HISTOIRE NATURELLE POISSONS DE LA FRANCE m Droits de (laduction cl de reproduclion réservé 5591-80. — ( onuKiL. Typ. et stér. Cui.rB. /y HISTOIRE NATURELLE ^ D a- :. DES POISSONS DE LA FRANCE LE D"^ EMILE MOREAU Avec 93o flgnreis dessinées d'après nature. TOME TROISIEME PARIS G. MASSON, ÉDITEUR LIBRAIRE DE L ' A C A D É M I E DE MÉDECINE ■120, Eoulevard Saint-Germain, en face de l'Ecole de Médecine M DCCC LXXXI HISTOIRE NATURELLE DES POISSONS Famille des Sparidés, Sparidse. Corps oblong, couvert d'écaillés généralement cténoïdes. Tête de forme variable ; bouche le plus souvent terminale, pas ou peu prolractile; mâchoires dentées, palais lisse. Appareil branchial ; ouïes largement fendues ; pièces operculaires écailleuses, sans épines; rayons branchioslcges au nombre de cinq à sept; pseudobranchies. Ligne latérale bien marquée, ne se continuant pas sur la caudale. Nageoires; dorsale unique, composée de dix à quinze aiguillons et de dix à seize rayons mous ; anale formée de trois épines et de sept à seize rayons mous ; ventrales thoraciques, ayant une épine et cinq rayons mous. La famille des Sparidés est composée de cinq sous-familles : mousses, arrondies. .. . \. Sarginiens. coupantes 2. Obladjniens. arrondies ou mousses.. 3. Spariniens. Incisives tranchantes. Dents latérales a peu près égales .... coniques. f pointues. Dents latérales ' Incisives ] inégales, 4 à 6 grandes canines. . . III. 4. Canthariniejns, 5. Denticiniens, 1 ■^ ^0^24 cf- 2 SPAIUDÉS. Sous-Famille des Sarginiens, Sargijii. CJrps comprimé, ovale, couvert d'écaillés pectinées. Tête plus haute que longue ; bouche peu fendue ; dents incisives plus ou moins aplaties, tranchantes, généralement au nombre de huit à chaque mâchoire ; molaires arrondies ; joues écaillcuses. Nageoires ; dorsale ayant onze à douze, rarement treize rayons épi- neux, pouvant se loger dans un sillon, et douze à quinze rayons mous ; anale avant trois aiguillons et dix à quatorze rayons mous; pectorales longues. Vessie natatoire plus ou moins développée. — Appendices pylori- ques peu nombreux. Celle sous-famillc comprend deux genres : Molaires sur / plusieurs rangées \. Sargi:!:. ( une seule rangée 2. Charax. GE>RE SAllGUE — SAliGVS, Cuv. Corps oblong, comprimé, couvert d'assez grandes écailles. Tête de forme variable ; incisives plus ou moins aplaties, tranchantes; molaires arrondies sur plusieurs rangées. Appareil branchial ; fente des ouïes grande; pièces operculaires et joues écailleuses; cinq ou six rayons branchiostèges. Le genre Sargue se compose de quatre espèces : Bande nuiràlrc' sur le tronron de la queue se prolongeant sur les rayons de la dorsale 1 . S. ordi.n'aire. noirâtres. [ 7ou8..., 2. S. de Ro.ndei.et. Sur le corps des bandes biunàtrcs verticales 1 nulles 3. S. vieilli: jaunâtres 4. S. an-nli-aiiie. seulement. Ventrales LE SARGUE ORDINAIRE — S ARGUS VULGARIS. Syn. : SAncts, Boll., p. 24î-2i4 ; Salviaii., p. 170, pi. G4. SpAiiLs SARGis, Brunn., Iclith. Mass., p. 38, n° 62. Le Saiicie onDi.NAiiiE, Sargus vulgaris, Gcof. St.-I!il., Dcscript. Ègypt. îi.st. nal. Poiss.. pi. 13, ng. •:, ('dit. in-8", t. WIV, p. 342. SARGUE ORDINAIRE. 31 Sargi's piNTAZzo, S.irgue puiitazzo, Riss., Hist. nat., p. 352. ' - ' Le Sargie de Salvien, Sargus Salviani, Cuv. et Valenc, t. VI, p. 28, pi. !63,'fig. 1-2, màch. ; Guichen., ExpL Alger., p. 47. Sargus Salviam, CBp., Cat., n°4G9; Canestr., Fn. ItaL, p. 88. •Sargus vulgaris, Gunth., t. I, p. 437; Brit. Capel., Cat., Peix. Portug., n° 3, p.. 20. N. vulg. : Sargou rascas, Nice ; Sarguet négré, Cette. Long.: 0,18 àO,2o. ■ Le Sargiie ordinaire aie corps ovale, comprimé, couvert d'as- sez grandes écailles, qui sont munies, sur le bord postérieur, de Fis. 146. plusieurs rangées de spinules. La hauteur du tronc est comprise deux fois et demie à deux fois et trois quarts dans la longueur totale. Le nombre des vertèbres est de vingt-trois ou vingt-qua- tre, 9 ou 10 + 14. La longueur de la tête fait environ le quart de la longueur totale. Le museau est assez avancé; la bouche est petite, à lèvre supérieure plissée. Les mâchoires sont à peu près égales; elles sont armées Tune et l'autre de huit incisives assez étroites, légè- rement proclives; sur les côtés, elles portent deux rangées de molaires arrondies. L'iris est argenté avec une teinte dorée <à son quart inférieur. Le diamètre de l'œil mesure le quart, ou même un peu plus, do la longueur de la tête, les deux tiers de l'espace préorbitaire ; ili 4 SPAHIDÉS. est un peu moins grand que l'espace interorbitaire, qui est relevé «Ml bosse. Près du bord de l'orbite se trouve l'orifice postérieur de la narine; il est ovale ; il est voisin de l'ouverture antérieure, qui est étroite, arrondie. Au tiers supérieur du corps se dessine la ligne latérale, qui est parallèle au dos ; elle est bien marquée sur une série d'écail- lés moins développées que les autres. Ec, 1. long. 50 à 53 ; ••transv.-^^^+ 1 = 17 ou 18. Il y a cinq rayons branchioslèges. Les joues sont garnies de quatre rangées d'écaillés, La dorsale compte onze aiguillons et quatorze ou plus souvent quinze rayons mous; son plus grand rayon est le quatrième ou le cinquième rayon épineux. L'anale a quatorze rayons mous ; la deuxième épine est généralement un peu plus longue que la troisième. La caudale est fourcbuc; elle a le lobe supérieur plus développé que l'autre; elle est composée de dix-sept grands rayons, et de trois rayons basilaires en dessus comme en dessous. Los pectorales ont une longueur un peu moins grande que le tiers de la longueur totale ; elles s'étendent jusque vers l'aplomb de la deuxième épine de l'anale. Les ventrales n'ont guère que la moitié delà longueur des pectorales; l'écaillé axillairc externe est développée, elle mesure la moitié au moins de la longueur du rayon épineux. I5r. 5. —D. 11/14 ou i5; A. 3/14; C. 3/17/3; P. 15; V. I/o. Sur le tronçon de la queue se remarque une bande noirâtre qui gagne les rayons mous de la dorsale, et même ceux de l'anale chez les jeunes animaux. La dorsale est tachetée de noirâtre dans sa partie épineuse. L'anale est noirâtre, ou d'un brun assez foncé. La caudale est blanchâtre, sans trace de bordure noire. Les pectorales sont grisâtres. Les ventrales sont noires à la face externe, grisâtres à la face interne. Le corps est d'un gris argenté avec des bandes verticales d'un gris doré, i)eu distinctes, et des bandes longitudinales de teinte jaunâtre ; ces dernières bandes, SARGUE DE RONDELET. o au nombre de quatorze à seize, sont bien marquées, surtout au- dessus de la ligne latérale. Une tache dorée se voit au-dessus de Torbite; chez les jeunes animaux, cette tache rejoint souvent celle du côté opposé, et forme une espèce de bande sur l'espace interorbitaire. De la base de la dorsale descend une large bande noirâtre, qui s'étend sur le scapulaire et sur le bord postérieur de l'opercule. La vessie natatoire est grande, arrondie en avant, pointue en arrière. Il y a quatre appendices pyloriques. Habitat. Méditerranée, commun, Nice, Cette, étang de Thau, Port- Vendres. Proportions : long, totale 0,227 ; tronc, haut. 0,08i, épais. 0,025. Tête, long. 0,0:i6, haut. 0,073.— Œil, diam. 0,0io, esp. préorbit. 0,02:\ esp. interorbit. 0,018. LE SARGUE DE RONDELET ou SAR proprement dit, SARGUS liONDELErn. Syn. : Sparus, Bell., p. 240-242; Brunn., Ichth. Mass., p. 39. Du Saugo, Rondel., liv. V, c. v, p. 114. Sar de Toulon, Duham., Pêch., part. 2, sect. 4, p. 15, pi. 3, fig. î. Spare bigarré, Sparus variegatus, Bonnat., p. 98 ; Lacép., t. IX, p. 311. La Sargue enrouée, Sargus raucus, Geof. St-Hil., Descript. Egypte, Hist. nat. Poiss., pi. 18, fig. 1, t. XXIV, p. 340. Spare sargue, Sparus sargus, Riss., Ichth., p. 23G. Sargus sargus, Sargue commun, Riss., Hist. nat., p. 352. Le Sargue, ou Sar proprement dit, Sargus Rondeletii, Cuv. et Valenc, t. VI, p. 14, pi. 141. Sargus Rondeletii, CBp., Cat., n" 408; Guiith., 1. 1, p. 440; Canestr., Fn. Ital., p. S''. Sargue ordinaire, Guichen., Expl. Alf/ér.,p. 40. N. vulg. : Sargou, Nice; Sarguet, Cette; Mouchon, Rayonne. Long. : 0,20 à 0,30. Il existe une grande ressemblance entre le Sargue de Ronde- let et le Sargue ordinaire; les proportions du corps sont les mêmes dans les deux espèces ; il y a un nombre égal de vertè- bres; les écailles seulement sont un peu moins grandes chez le Sargue de Rondelet. La tête a le profil courbe ; sa longueur est contenue quatre 6 SPARIDÉS. fois et quart à quatre fois et demie dans la longueur totale. Le museau est assez gros, arrondi. La bouche est petite, légèrement protractile. Les mâchoires sont à peu près égales; elles portent chacune huit incisives plus ou moins verticales, tranchantes, aplaties d'avant en arrière, quadrilatérales; la dernière incisive est un peu moins grande que les autres; la mâchoire supérieure a trois rangées de molaires arrondies; la mandibule n'en porte que deux rangées le plus ordinairement, parfois elle en a trois, parfois encore elle en a deux rangées d'un côté et trois de l'autre. L'iris est d'un blanc jaunâtre. Le diamètre de l'œil fait le quart de la longueur de la tête, les deux tiers de l'espace préor- bitaire, qui est à peine plus grand que l'espace interorbitaire. Les ouvertures de la narine sont rapprochées de l'orbite. Quant aux ouïes, elles sont bien fendues. Les rayons bran- chiostèges sont aplatis, au nombre de cinq. Les joues sont cou- vertes de quatre ou cinq rangées d'écaillés. La ligne latérale est bien dessinée, elle suit le profil du dos. Éc, 1. long. G5 ou 66 ; 1. transv. ^,°" l + 1 = 22 à 25. La dorsale est bien développée; elle a généralement douze épi- nes, parfois onze seulement, et douze à quatorze rayons mous ; la quatrième épine paraît la plus longue, elle mesure un peu moins du tiers de la hauteur du tronc. L'anale a la deuxième épine aussi forte que la troisième, et peut-être un peu plus grande. La cau- dale est fourchue ; elle est composée de dix-sept grands rayons et de trois ou quatre rayons basilaires en haut comme en bas; son lobe supérieur, qui est le plus développé, fait presque le quart de la longueur totale. Les pectorales sont falciformes; elles ont seize rayons; leur longueur est comprise environ trois fois et demie dans la longueur totale. Les ventrales ne mesurent guère que le sixième de la longueur totale ; l'écaillé axillairc externe est relativement moins développée que celle du Sarguc ordinaire. IJr. î;. — It. Il ou 1-2/12 à 14; A. 3/13011 14; C. 3ou 4/17/4 ou 3 ; P. iti; V. i/'6 La dorsale est d'un gris jaunâtre, l'anale d'un brun foncé; la SARGUE VIEILLE. 7 caudale, d'un brun jaunâtre, est bordée de noir; les pectorales sont grises ou d'un gris rosé ; les ventrales sont noirâtres. Une tache noire se montre à la base de la pectorale. Un gris-brunâtre colore le dos et les flancs ; le ventre est argenté; sur les côtés sont tracées vingt à vingt-cinq lignes lon- gitudinales brunâtres ; sept ou huit bandes verticales, d'un brun plus ou moins foncé, descendent de la région dorsale vers les flancs ; le tronçon de la queue porte une large bande noire formant une demi-ceinture fermée en dessus; cette bande ne s'étend ni sur la partie inférieure du tronçon de la queue, ni sur les rayons mous de la dorsale. L'opercule est bordé de noir. Cuvier et Valenciennes indiquent cinq appendices pyloriques ; j'en ai compté sept chez un individu. Habitat. Méditerranée, commun sur toute la côte, et même très-commun à Cette, au mois d'août. Océan, golfe de Gascogne, assez commun, Baronne, Arcachon; je ne l'ai jamais trouvé au-dessus de la Gironde. M. Lemarié l'indique parmi les poissons, qui se pèchent à l'île de Ré et à l'île d'Yeu ; mais l'auteur ne signale pas plus la forme que la disposition des molaires; on ne sait même pas s'il a eu sous les yeux un véritable Sargue. Proportions : long, totale 0,212; tronc, haut. 0,078, épais. 0,028. Tète, long. 0,047, haut. 0,06b. — Œil, diam. 0,012, esp. préorb. 0,018. esp. interorbit. 0,017. LE SARGUE VIEILLE — SAIÎGUS VFTULA. Syn. : Du Scare, Rondel., liv. VI, c. ii, p. 143. SCARUS ONIAS RONDELETII, Willugll., p. 305, pi. V, fig. 1. Le Sargue vieille, Sargus vetula, Cuv. et Valenc, t. VI, p. 8 ; Guichen., Expi. Alger., p. 47. Saiîgus vetula, CBp., Cat., n" 471 ; Gûnth., t. I, p. 444. Long. : 0,15 à 0,25, quelquefois 0,30. Excessivement rare sur nos côtes, le Sargue vieille, suivant la remarque de Rondelet, n'a point de nom vulgaire. Il a le corps comprimé, très-haut; la longueur totale fait à peine deux fois et demie la hauteur du tronc. Plus haute que longue, la tête a le profil supérieur arrondi ; sa longueur mesure le quart au moins de la longueur totale. 8 SPARIDÉS. La bouche est peu fendue; la mâchoire supérieure n'arrive pas, en arrière, a l'aplomb du bord antérieur de l'orbite. La mâchoire supérieure est un peu plus avancée que la mandibule; elles sont munies l'une et l'autre de huit incisives, qui sont plates, larges comme celles des hommes, dit Rondelet. Les molaires sont gros- ses et arrondies ; elles sont disposées sur quatre rangées à la mâchoire supérieure^ sur trois à la mandibule. L'iris est doré. Le diamètre de l'œil fait environ le quart do la longueur de la tête, les trois cinquièmes de l'espace préorbitaii e. L'espace interorbitaire est large, arrondi. 11 y a siir les joues six rangées d'écaillés. La ligne latérale est bien marquée; elle est rapprochée du dos, elle en suit la courbure. Ec, 1. long. 70 à 80. La dorsale compte onze aiguillons et quatorze rayons mous. L'anale est composée de trois épines et de treize rayons mous. La caudale est fourchue; elle a dix-sept rayons. Les pectorales sont pointues; leur extrémité dépasse, en arrière, les rayons épineux de l'anale; leur longueur est comprise de trois fois et demie à trois fois et trois quarts dans la longueur totale. Les ven- trales sont d'un tiers au moins plus courtes que les pectorales. D. 11/14; A. 3/13 ; C. 17 ; P. 17 ; V. 1/5. Les nageoires impaires et les ventrales sont noirâtres. La coloration est grisâtre sur le dos, plus claire sur les flancs qui portent dix-huit à vingt bandes longitudinales d'une teinte foncée. Une tache noirâtre se montre sur la partie dorsale du tronçon de la queue; elle est moins bien dessinée que dans nos autres Sargues; elle descend moins bas sur l(>s côtés; celte tache manque le plus ordinairement, d'après Rondelet. En général l'aisselle de la pectorale est marquée d'une tache noire. Une tache en croissant, d'un jaune pâle, s'étend sur les sourcils. Rondelet signale lu présence de quatre ou cinq appendices pyloriques. Habitat. Méditerranée, excessivement rare, les Marligues. Proportions : long, totale 0,172 ; tronc, haut. 0,071. SARGUE ANNULAIRE. Tôte, long. 0,045, haut. 0,0;i7. —Œil, diani. 0,012, esp. préorbit. 0,021 Pectorale, long. 0,048; ventrale, long. 0,030. LE SARGUE ANNULAIRE ou SPARAILLON, S ARGUS ANNULA RI S. Syn. : Du Sparaillon, Rondel., liv. V, c. m, p. 111; Duliam., Péch., part. 2, soct. 4, p. 13, pi. I, fig. 5. Sparus annularis, Linn., p. 4G7, sp. 2; Delaroche, Ann. Micséum, t. XIII, p. C4?, Mém., p. 56, fig. 13, Sparus smaris, Brunn., Ichth. Mass., p. 40, no 54. Le Spare SPARAILLON, Spapus Sparulus, Lacéo., t. IX, p. 283. Spare haffara, Sparus liaffara, Riss., Ic/tt/i., p. 244. AuRATA annularis, Daurado sparaillon, Riss., Hisf. nat., p. 357. Le Sargie annulaire, Sargus aiiiiularis, Geof. St-Hil., Descript. Egypt. Poiss.y pi. 18, fig. 4. t. XXIV, p. 343. Le petit Sargue, Sarguet ou Sparaillon, Sargus aanularis, Cuv. ei Valenc, t. VI, p. 35, pi. 143. Le Sargue sparaillon, Sargus annularis, Guichen., Expl. Alger., p. 4". Sargus annularis, CBp., Cat., n» 4 70 ; Gunth., t. I, p. 4i5 ; Cauestr.. Fn. ItaL, p. SO N. vulg. : Sparaillon, Port-Vendres, Languedoc ; Sarguet, Cette; Spar- lin, Antibes; Esperlin, Nice. Long. : 0,1 2 à 0,1 o, quelquefois 0,18. De taille moins développée que les autres Sargues, le Sparail- lon a le corps ovale, comprimé, couvert d'écaillés assez grandes très-minces, à bord postérieur garni de plusieurs rangées de spinules. La hauteur du tronc est comprise deux fois et demie à deux fois et quatre cinquièmes dans la longueur totale. Les ver- tèbres sont au nombre de vingt-trois, 9 -j- 14. La tête a le profil supérieur régulier, continuant la courbure du dos; sa longueur est contenue trois fois et deux tiers à quatre fois dans la longueur totale. Le museau est assez aigu. La bouche peu fendue, est légèrement protractile. Les mâchoires sont égales ; elles portent chacune huit incisives, larges, taillées car- rément, verticales, assez semblables aux incisives de rhomme. Les molaires arrondies sont disposées sur deux ou trois rangées à la mandibule, sur trois et même quatre séries à la mâchoire supérieure, qui est à peine plus courte que l'espace préor- bitaire. 10 SPAHIDÉS. L'iris est doré. Le diamètre de l'œil est compris trois fois et quart à trois fois et demie dans la longueur de la tète ; il est d'un cinquième moins grand que l'espace préorbitaire ; il est égal à l'espace interorbitaire, qui est légèrement convexe et complète- ment nu. Le pourtour de l'œil, en arrière et en dessous, paraît couvert d'un papier d'argent gaufré. Le sous-orbitaire antérieur est marque de stries verticales; il est tout argenté; son bord inférieur est faiblement écbancré, il cache le maxillaire supé- rieur (juand la bouche est fermée. Sur le tiers postérieur de l'espace préorbitaire se trouve l'ou- verture antérieure de la narine ; elle est étroite, arrondie, légè- rement lubuleuse. L'orifice postérieur est ovale, placé au milieu de la distance qui sépare l'orifice antérieur du bord de l'orbite. La fente des ouïes s'avance jusque sous le milieu de l'œil. L'opercule et le sous-opercule ne sont pas distincts ; ils sont cachés sous les écailles. Le préopercule a son limbe étroit, gravé de stries assez profondes, en bas principalement. La joue est garnie de cinq rangées d'écaillés. La ligne latérale est large, bien dessinée; elle suit la courbure dudos.Éc.,l.long.55à60;l. transv. ■- + i =20. Ordinairement la. dorsale est régulière; elle compte onze aiguillons et une douzaine de rayons mous. L'anale a généra- lement sa deuxième épine plus développée que la dernière; elle a dix ou onze rayons mous, La caudale est composée de dix-sept rayons principaux, et de trois ou quatre rayons basilaires en dessus comme en dessous; elle est fourchue; sa longueur est contenue environ cinq fois et demie dans la longueur totale. Les pectorales sont falciformes, très-longues; leur longueur est comprise trois fois et demie dans la longueur totale ; leur extré- mité arrive jus(iu'à l'aplomb du deuxième aiguillon de l'anale, un peu moins loin quelquefois chez les jeunes animaux. Les ventrales sont assez courtes, elles finissent avant l'anus. Br. 6.— U. 11/12 ou 13;.\.3/10ou il ; C. 3 ou 4/17/4 ou 3; P. 14; V. 1/5. CHARAX PUNTAZZO. H La dorsale, la caudale et les pectorales sont d'un gris légère- ment teinté de jaune. L'anale et les ventrales sont d'un beau jaune orangé. La région dorsale est d'un jaune doré ; les côtés, d'une coloration moins vive, sont d'un jaune clair glacé d'argent; le bord des écailles^ vers le dos surtout, est légèrement grisâtre. Il n'y a pas de bandes verticales foncées, à l'exception de cette large bande noirâtre, qui entoure le tronçon de la queue seule- ment, sans jamais se porter sur les rayons mous de la dorsale. Parfois une tache noirâtre marque l'aisselle de la pectorale. L'espace interorbitaire et les sourcils sont jaunâtres. Le préo- percule a le bord rosé en arrière, ou plus souvent argenté. Il y a quatre appendices pyloriques. Habitat. Océan, excessivement rare, golfe de Gascogne, Arcachon (A. Lafont) , Bayonne. Méditerranée, très-commun de Port-Vendres à i\ice . Proportions : long, totale 0,133 ; tronc, haut. 0,0ol. Tête, long. 0,036, haut. 0,044. — Œil, diam. 0,011, esp. préorbit. 0,014, esp. interorbit. 0,01 1 . — Maxillaire supérieur, long. 0,013. GENRE CHARAX — CHARAX, Riss, Corps ovale, comprimé, couvert d'écaillés de moyenne grandeur. Tête à profil oblique; museau pointu; niflchoires ayant une seule rangée de dents ; incisives tranchantes, portées en avant ; molaires fort petites, arrondies. Appareil branchial; fente des ouïes grande; pièces operculaires et joues écailleuses ; six rayons branchiostèges. LE CHARAX PUNTAZZO — CHABAX PUNTAZZO. Syn. : Sparus, Aldrov., p. 180-183. Pl'Ntazzo, Cetti, Stor. nat. Snrdegna, p. 115. Sparus acutirostris, Spare museau pointu, Delaroche, Ann. Muséum, 1809, t. XIII, p. 348, Mém., p. 62, fig. 12. Spare pontazzo, Sparus puntazzo, Riss., Ichfh., p. 237. Charax acutirostris, Charax museau pointu, Riss., Hist. 7iat., p. 354. Le Puntazzo commun, Charax puntazzo, Cuv. et Valenc, t. VI, p. 72, pi. 144 Guichen., Expl. Alger., p. 48. Charax puntazzo, CBp., Cat., n" 467 ; Giinth. , t. I, p. 453 ; Canestr., Fn. Ital., p. 89. 12 SPARIDÉS. N. vulg. : Mourre-agut, Nice. Long. : 0,12 à 0,25 et môme 0,35. Aldrovande a donné du Charax une figure Irès-reconnaissable. Ce poisson ressemble beaucoup au Sargue de Rondelet. 11 a le corps oblong, très-comprimé, couvert d'écaillés de moyenne grandeur. La liauteur du tronc est contenue deux fois et demie à trois fois dans la longueur totale. La tête a le profil supérieur très-oblique ; sa longueur fait le quart environ de la longueur totale. Le museau allongé et pointu du Cliarax lui a valu, à ISice, le nom vulgaire de Moiirre-mjut, La bouche est peu fendue ; la mâchoire supérieure est à peine plus longue que le diamètre de l'œil. Les mâchoires sont proé- minentes, à peu près égales; elles portent une seule rangée de dents. Les incisives sont plus ou moins longues ; elles sont diri- gées en avant; leur couronne est aplatie, assez large, coupée obliquement ; leur collet ou plutôt leur tige est mince et grêle ; ces dents sont au nombre de huit ; à partir du côté interne de l'intermaxillaire, elles diminuent de longueur et de largeur d'une façon assez régulière. La plus courte ou la dernière des incisives est suivie d'une rangée de molaires fort petites ; chez divers sujets, les molaires sont même si peu développées, qu'il faut une certaine attention pour les distinguer; elles sont mousses, parfois, dans les jeunes, elles ont leur extrémité légè- rement pointue. Quant à l'œil, il est assez rapproché du profil supérieur; il est arrondi. Son diamètre mesure le quart de la longueur de la tête, les deux tiers de l'espace préorbitaire, les trois quarts de l'espace interorltitaire, qui est convexe. L'iris est doré. Le sous- orbitairc antérieur est assez développé; il est marqué de stries ; il recouvre le maxillaire supérieur. Les ouvertures de la narine sont placées plus près de l'orbile que du bout du museau. 11 y a six rayons branchiostèges, et non pas cinq, ainsi que l'in- dique Giinlher. La ligne latérale est l»ien marquée; elle suit la courbure du pro- OBLADINIENS. 13 fil supérieur, Ec, lig. long. 55 à 60; lig. Iransv. — -]- 1 = 23. La dorsale commence à peu près au-dessus de l'insertion de la pectorale ; elle compte onze aiguillons et treize ou quatorze rayons mous. L'anale est basse ; elle a douze rayons mous ; sa troisième épine semble, en général, plus forte que la précédente. La caudale est écbancrée ; elle est composée de dix-neuf rayons. Les pectorales ont une quinzaine de rayons; elles sont pointues, longues ; leur longueur fait environ le quart de la longueur totale. Les ventrales sont d'un tiers moins longues que les pec- torales, elles arrivent presque jusqu'à l'anus. Br. G. — D. M;13ou li; A. 3/12; C. 19; P. io ou 16 ; V. I/o. La dorsale, l'anale et les ventrales sont d'un brun foncé ; la caudale est jaunâtre à bordure noire; les pectorales sont noirâ- tres à la base, pâles dans le reste de leur étendue. Le corps est d'un gris argenté, traversé par sept à neuf bandes verticales noirâtres ; une large bande noirâtre se montre sur le tronçon de la queue ; les flancs portent des bandes longitudinales dorées. D'après Cuvier et Valenciennes, il y a sept appendices pyloriques. Habitat. Méditerranée, assez commun à Nice, assez rare à Cette. Océan, golfe de Gascogne, je l'ai trouvé pour la première fois à Arcachon, au mois d'août 18(39-, il m'a paru assez commun en 1872 ; les pécheurs d'Arcachon le regardent comme étant de même espèce que le Sargue de Rondelet, auquel assurément il ressemble par la forme du corps et par le système de coloration; Saint- Jean-de-Luz (1869). Proportions : long, totale 0,143; tronc, haut. 0,055. Tète, long. 0,035, haut. 0,0i5. — Œil, diam. 0,009, esp. préorbit. 0,014, cpp. interorbit. 0,012. Sous-Fmnille des Obladiniens^ Ohladini. Corps oblong, couvert d'écaillés de moyenne grandeur. Tête de dimension variable ; bouche petite; incisives aplaties pas de molaires arrondies; Ics'dents latérales sont coupantes ou pointues. 44- SPAIIIDÉS. Appareil branchial; pièces opcrculaires et joues écaille uses; six rayons braïuhiosléges. Nageoires; dorsale ayant onze à quatorze, rarement quinze épines assez faibles, pouvant se cacher plus ou moins dans un sillon. Vessie natatoire terminée en arrière par deux longues cornes. — Appendices pyloriques peu nombreux. Celle sous-famille comprend deux genres : / nulle \. Bogue. En arrière des incisives une rangée de dents j ( petites, grenues. 2. Odlade. GENRE BOGUE — BOX, Cuv. Tête assez grosse ; bouche petite ; dents aplaties, sur une seule rangée : à la mâchoire supérieure, elles ont le bord tranchant plus ou moins échan- cré ou crénelé, à la mandibule elles sont terminées en pointe, avec ou sans talons latéraux. Nageoires ; dorsale à rayons mous aussi nombreux ou plus nombreux que les aiguillons. Le genre Bogue est formé de deux espèces : ! nulle 1. Bogue. bien marquée 2. Saupe. LE BOGUE COMMUN — BOX BOOPS, Syn. : Rocks vkl Iîooi'Es, Bell., p. 2-28-230. De la Bogie, Roiidol., iiv. V, c. xi, p. ll'S; Duhani., Pech., part. 2, soct. 4, p. 40, pi. 6. fig. 4. Boops Ro.NnEi.ETii piuMus, Willugh., p. 3l7, pi. V. 8, fig. 1. Spabus doops, Linn., p. 4G;}, sp. 12;Brunn., Ichih. Mass., p. 44, n" 59; Rafin.. Ind. itt. sicit., p. 24, n" 1Ô9. BoGA, Duham., Péch., part. 2, sect. 3, p. 544. Le Bogue, Spams boops, Bonnat., p. 100. Le Spare Bocle, Sparus Boops, Lacôp., t. IX, p. 302-, Riss., Ichth., p. 242. Boops vllgauis. Bogue ordinairo, Riss., Ilist. ?iat., p. 350. Le Bogue coMMi-N, Box vulg.iris, Cuv. et Valonc, t. VI, p. 348, pi. ICI, Bèff. an. m., pl. 3G, lig. 1 ; Ciiiichon., E.rpl. Alger., p. 54. Bo.x BOOP.s, CBp., Vol., n° 44(J; Caiiestr., /•';». Ital., p. 8". Box vuLCAiiis, Gaiilii.. t. I, p. 418; Capolio, Cat. Peix. Portug., n» 3, p. 20. The Bogue. Yarr., t. II, p. 159; Coucli, t. I, p. 225. BOGUE COMMUN. 13 N. vulg. : Poli. Arcachon; Boga, Saint-Jean-de-Luz ; Bogas et Bogeu, Roussillon; Bogua, Cette ; Bogue, Languedoc, Provence ; Buga, Nice. Long. : 0,20 à 0,30, quelquel'ois 0,3o. De taille plus élancée que la plupart des Sparidés, le Bogue a le corps légèrement fusiforme, allongé, couvert d'écaillés minces, assez larges, à Lord postérieur finement pectine, et plus ou moins anguleux. La hauteur du tronc est comprise quatre fois et demie à cinq fois dans la longueur totale. Les vertèbres sont au nombre de vingt-trois ou vingt-quatre, 10 ou 11 + 13. Il n'y a pas d'écaillés sur le museau, ni sur l'espace interor- bitaire'; la peau de cette région est criblée de petits pores. La tête est large en dessus; sa longueur est contenue quatre fois et demie environ dans la longueur totale. Le museau est court, arrondi. La bouche est petite, fendue obliquement; elle jouit d'mie certaine protractilité. Les mâchoires sont égales; elles portent une seule rangée de dents; la mâchoire supérieure est munie de vingt-quatre dents à bord libre coupant et crénelé ; la mandibule est garnie de dents pointues à double talon. Ses grands yeux ont valu au Bogue le nom de Boops. Le dia- mètre de l'œil mesure le tiers de la longueur de la tête; il est égal à Tespace préorbitaire, parfois môme il est un peu plus grand ; il a la même dimension que l'espace interorbitaire. L'iris est argenté avec une tache noirâtre en avant. Le sous-orbi- taire antérieur est assez long, mais assez étroit ; il recouvre la mâchoire supérieure quand la bouche est fermée. Les ouvertures de la narine sont étroites, à peu près arron- dies ; l'orifice antérieur est placé vers le milieu de la ligne menée du bout du museau à l'orbite. La fente branchiale s'avance jusque sous le milieu de l'œil. L'opercule, le sous-opercule et l'interopercule sont peu déve- loppés. L'opercule a le bord postérieur échancré et terminé en une pointe courte, mais assez large. Le préopercule a le bord postérieur droit, et le bord inférieur légèrement courbe. La joue est garnie de trois ou quatre rangées de petites écailles. Quant à la ligne latérale, elle est presque droite, rapprochée 16 SPARIDÉS. du dos; elle est d'une teinte brunâtre. Éc, 1. long. 70 à 74; !. transv. -^ + 1 = 19. En arrière de l'insertion des j)eclorales commence la dorsale ; elle est longue ; elle a quatorze aiguillons as?ez hauts, mais fai- bles; le quatrième aiguillon paraît le plus allongé; ceux, qui suivent vont en décroissant d'une façon régulière, ils sont moins élevés que les rayons mous, de sorte que la nageoire semble un peu échancrée dans sa région moyenne ; il y a quinze ou seize rayons mous. L'anale prend naissance sous le deuxième, ou sous ie troisième rayon mou de la dorsale; sa troisième épine est plus longue que la seconde ; après elle viennent quinze ou seize rayons mous.. La caudale est fourchue ; elle est composée de dix- sept rayons principaux, et de quatre rayons basilaircs en dessus comme en dessous. Les pectorales comptent seize ou dix-sept rayons; elles soni étroites, mais assez longues; leur longueur fait le cinquième de la longueur totale. Les ventrales sont insé- rées un peu en arrière de la base des pectorales; leur longueur mesure à peine le huitième de la longueur totale. IJr. 6. — D. iijVÔ ou 16; A. 3/15 ou 16 ; C. 4 17/i; P. 16 eu 17 ; V. i/b. Toutes les nageoires sont pâles. L'animal vivant est d'une coloration éclatante; il est gris bleuâtre sur le dos, argenté sur les flancs et le ventre ; il porte, au-dessous de la ligne latérale, trois ou quatre bandes longitudinales dorées. La vessi(! natatoire est grande ; en arrière elle est terminée par deux cornes. 11 y a cin(i appendices pyloriques. Habitat. Le Bogue se trouve sur toutes nos côtes, mars il est exccssive- nioiit rare dans le Nord et le Nord-Ouest ; il est pris quelquefois dans la (Charente-Inférieure, la Rochelle, Musée Fleuriau ; il est assez commun pendant l'été, dans le golfe de (jascogne, Arcachon, Bayonne. Méditerranée, Ircs-cuMinuni, l'ort-ViMidres, Cette, Nice. Proportions; long, totale 0,20:» ; tronc, haut. 0.04G. Tête, lung. 0,0i.;;, haut. 0,03'J. — (HCil, diam. 0,014, csp. préorbil. 0,014, esp. interorbit. 0,0 lii. Ce poisson est remarquable par sa prodigieuse fécondité, il est plus ou moins recherché, suivant la qualité de sa chair, qui semble beaucoup SAUPE. 17 dépendre de l'état des fonds qu'il habite. Dans le golfe de Gascogne à Arca- chon, les Bogues sont peu estimés; ils le sont beaucoup plus sur les côtes de la Méditerranée ; aussi font-ils dans cette mer, à Nice par exemple, l'objet d'une pèche assez importante. — Le Bogue, dit-on, se nourrit de végétaux; il peut en manger, mais il vit principalement de matières animales; il se jette avidement sur la ligue amorcée avec des mollusques, des néréides, etc. — 11 est souvent tourmenté par un parasite; c'est un crustacé, espèce de Cymothoé, qui se loge dans la bouche du poisson. Tous les Bogues que j'ai examinés à Arcachon, et ils sont nombreux, portaient ce gênant commensal ; ceux qui fréquentent les eaux de la Méditerranée ne sont pas toujours aussi maltraités. LA SAUPE — BOX SALPA. Syn. : Salpa, Bell., p. 187-189; Salvian., p. 119-120; Willugh., p. 31G, pi. V, 7. De la Saipk, Rondel., liv. V, c. xxiii, p. 136; Duliam., Pêch., part. 3, sect. 4, p. 17, pi. 5, lig. 3. Sparus salpa, Linii., p. 470, sp. 15; Bloch, pi. 265; Brunn., Ichth. Mass., p. 46, n° Gl ; Rafin., hid. itt. siciL, p. 24, n° IGO. Spare SAUPE, Sparus salpa, Lacép., t. IX, p. 302 ; Riss., Ichth., p. 243. Boops SALPA, Bogue saupe, Riss., HisL nat., p. 34D. La Saupe, Box salpa, Cuv. et Valenc, t. VI, p. 357, pi. 1G2; Guichen., Exid. Alger., p. 54. Box SALPA, CBp., Cat., n" 445; Guntli., t. I, p. 4':;0; Canesu-., Fn. liai., p. 87. N. vulg. : Salpe, Port-Vendres ; Saoupa, Cette ; Sarpa, Nice ; Saopi et Sopi sur différents points de la Méditerranée. Long. : 0,20 à 0,3(), quelquefois 0,40. La Saupe se distingue du Bogue autant par la yariété de sa parure que par l'ensemble de ses formes. Elle a le corps ovale, comprimé. La hauteur du ^tronc est comprise trois fois et un III. 2 18 SPARIDÉS. tiers à trois fois et demie dans la longueur totale. La peau est couverte d'écaillés assez petites, assez minces, à bord postérieur faiblement pectine. Les vertèbres sont au nombre de vingt-qua- tre, 10 -f 14. Généralement la tète est un peu plus baute que longue; sa longueur faille cinquième de la longueur totale. Le museau est gros, arrondi. La bouche est petite. La mâchoire supérieure est légèrement plus avancée que la mandibule ; elle porte une rangée de dents aplaties, larges, à bord tranchant et échancré ; la mandibule est armée de dents assez larges, triangulaires, pointues. L'iris est jaunâtre. Le diamètre de l'œil, qui est arrondi, mesure à peu près le quart de la longueur de la tête, les deux tiers environ de l'espace préorbitaire. L'espace interorbitaire est nu; il est égal à l'espace préorbitaire. A la partie supérieure de l'orbite, un peu en arrière du diamètre vertical de l'œil, se trouve un pore arrondi ou médiocrement ovale. Le sous-orbi- taire est large, à bord inférieur légèrement échancré. Les orifices de la narine sont très-étroits; l'orifice antérieur est placé vers le milieu de la ligne allant du museau à Torbite. Il y a sur la joue quatre rangées d'écaillés. Le limbe du préo- perculc est marqué de stries. Rapprochée du profil supérieur, dont elle suit la courbure, la ligne latérale est nettement dessinée ; elle est large ; elle est de couleur changeante, d'un bleu grisâtre ou d'un jaune à reflets bleuâtres. Écl.long. 70a 80; l.transv.-jï- -f 1 = 22. La dorsale commence à peu près au-dessus du milieu des pec- torales ; elle compte le plus souvent onze aiguillons et quatorze rayons mous ; elle est basse ; la quatrième, ou la cinquième épine, qui est la plus élevée, ne fait guère que le quart de la hau- teur du tronc. L'anale a la troisième épine plus longue que les précédentes; elle a quatorze rayons mous, rarement quinze. La caudale est fourchue ; elle est à la base couverte de petites écailles; elle est composée de dix-huit rayons principaux, et de trois rayons basilaires en dessus comme en dessous; le lobe supé- OBLADE ORDINAIRE. 19 rieur est le plus développé. Les pectorales ont une quinzaine de rayons ; elles ne mesurent pas le cinquième de la longueur totale. Les ventrales sont courtes; elles sont insérées un peu en arrière des pectorales. Br. 6. — D. 11 ou 12/12 à 14; A. 3/14 ou 15; C. 3/18/3; P. looulG; V. I/o. Le dos est teinté d'un gris bleuâtre ; les flancs et le ventre sont d'un blanc argenté mat; les côtés sont parcourus par dix, ou plus souvent par onze lignes longitudinales d'un beau jaune doré ; quelques-unes de ces lignes se prolongent sur les oper- cules. Le limbe du préopercule et les sous-orbitaires sont d'un blanc argenté fort brillant. La pectorale a la partie supérieure, vers la base,, marquée d'une tache noirâtre. La vessie natatoire est grande, terminée par deux cornes très- longues. Il y a quatre appendices pyloriques. Habitat. Océan, excessivement rare, la Rochelle ; golfe de Gascogne, assez rare, Arcachon. Méditerranée, la Saupe est commune de Port-Veudres à Nice; pendant l'été, elle est même fort commune à Cette. Proportions : long, totale 0,20 ; tronc, haut. 0,060. Tête, long. 0,040, haut. 0,047. — Œil, diam. 0,011, esp. préorbit. 0,01oo, esp. mterorbit. 0,01(5. La Saupe est des plus agréables à l'œil; malheureusement la bonté de sa chair ne répond pas à la beauté de sa coloration. Elle vit de matières végé- tales et animales. GENRE OBLADE — OBLADA. Tête assez forte ; mâchoires munies en avant d'incisives aplaties, échan- crées, et latéralement de dents pointues sur une seule rangée ; derrière les incisives, une rangée de dents très-petites, comme grenues. Nageoires; dorsale à rayons épineux moins nombreux que les rayons mous ; pectorales longues. L'OBLADE ORDINAIRE — OBLADA MELANURA. Syn. : Melanurus, Bell., p. 269-271; Salvian., p. 181, pi. G5. Du NiGUOiL, Rondel., liv. V, c. vi, p. 113. Sparus melanurus, Linn., p. 468, sp. 4 ; Bruiin., Idith. Mass., p. 41, n" 55 ; Rafiii., Ind. itt. sicil., p. 24, n" 155. De l'Oblade, Duham., Pèch., part. 2, sect. 4, p. 20. 20 SPAIUUES. Le Spare odlade, Sparus oblada, Lacép., t. IX, p. 283. Spaiie oblade, Sparus mclanurus, Riss.. Ichth., p. 237. Boops MELA.NL'nis, Boguc oblado, Riss., ïUst. nat., p. 3^9. L'Oiii.ADE oiiDiXAinE, Oblata iiiolanura, Cuv. et Valenc, t. VI, p. 3GC, pi. 1G2 bis, Règ. an. !7/.,pl. 3G, fig. 3, bouche ; Guichcn., Expl. Alfjér., p.ô4. Oblaha melanlra, CBp., Cat., n° 444. Odlata melanlra, Guntli., t. I, p. 422; Canestr., Fn. ItaL, p. 88. N. vulg. : Ncblada, Celle ; IJlade, Oblado, Marseille ; Blada, Nice. Long. : 0,15 à 0,2o. Le corps de l'Oblade est oblong; sa hauteur^ qui fait environ le double de son épaisseur, est comprise trois fois et demie à trois fois et quatre cinquièmes dans la longueur totale. Ses écailles, assez petites à la région dorsale, assez grandes sur les côtés, sont minces; elles ont le bord postérieur garni de spinules très-déli- cates. Il va vingt-quatre vertèbres, 10 -f- 14, A peine plus haute que longue, la tôle continue le profil du corps; sa longueur est contenue quatre fois et quart à quatre fois et demie dans la longueur totale. Le museau est assez court, arrondi, La bouche est petite, un peu oblique, légèrement pro- Iractile, Les mâchoires sont à peu près égales; elles sont garnies de dents fort dissemblables; en avant ce sont des incisives plus ou moins aplaties, à bord échancré, en nombre variable suivant l'âge des sujets; il y en a généralement, de chaque côté, sept à la mâchoire supérieure et huit à la mandibule, chez les ani- mauv de grande taille ; il n'en existe souvent que cinq chez les jeunes individus ; la rangée des incisives est continuée par des dents coniques, légèrement recourbées. En arrière des incisives, se trouve une série composée de dents grenues plutôt que poin- tues; à la mandibule, ces dents sont tellement petites, qu'il est parfois dilTicile de les distinguer chez les jeunes sujets. L'iris est d'un gris noirâtre. L'œil est arrondi. Son diamètre mesure le tiers environ de la longueur de la tète; il est à peine plus grand que l'espace préorbitaire ; il est égal à l'espace inter- orbifaire, qui est complètement nu. Le sous-orbitaire antérieur est allongé, assez étroit, à bord inférieur très-légèrement on- duleux, mince, recouvrant le maxillaire supérieur, quand la bouche est fermée. OBLADE ORDINAIRE. 21 Les ouvertures de la narine sont plus rapprochées de l'orbite que du museau; elles sont voisines, situées presque sur la même ligne horizontale ; l'orifice postérieur est ovale, un peu plus large que l'antérieur qui est arrondi, à bord relevé. Le préopercule est fort développé ; son angle postérieur est arrondi; son limbe est marqué de stries nombreuses. La joue est large ; elle est couverte de sept ou huit rangées d'écaillés. Un large ruban noirâtre dessine la ligne latérale, qui suit à peu près le profil du dos. Ec, 1. long. 64 à 67; 1. transv. '1|^' + 1 = 22 ou 23. La dorsale est basse ; elle compte onze épines assez faibles, et quatorze rayons mous. L'anale a sa première épine beaucoup moins développée que les deux autres ; ses rayons mous sont au nombre de treize ou quatorze. La caudale est fourchue ; elle est formée de dix-sept rayons principaux et de six rayons basilaires. Les pectorales ont une quinzaine de rayons; elles sont falci- formes ; elles arrivent au moins jusqu'à l'anus; leur longueur, qui est égale à celle de la caudale, mesure environ le quart de la longueur totale. Les ventrales sont moitié moins longues que les pectorales; l'écaillé axillaire externe fait les deux tiers de la longueur de l'épine. Br. (i. — D. 11/14; A. 3/13 ou 14; C. 3/17/3; P. lo; V. I/o. La caudale est brunâtre; les autres nageoires semblent d'un gris plus ou moins foncé. Chez les jeunes, les ventrales et l'anale sont d'un rouge tirant sur le jaune. A la région supérieure, la coloration est brunâtre ou d'un bleu foncé ; au-dessous de la ligne latérale, les côtés sont d'un gris argenté nuancé de bleuâtre avec neuf ou dix, parfois onze bandes longitudinales noirâtres ou d'un bleu foncé ; le ventre est d'un gris jaunâtre très-pâle, glacé d'argent. Une bande assez large, noirâtre, entoure presque complètement le tronçon de la queue chez les jeunes ; elle s'étend de la fin de la dorsale au commencement de la caudale. L'espace interorbitaire est noirâtre. Une tache noire marque le bord pos- térieur de l'opercule. Les pièces operculaires, les joues et les •22 SPARinitS. f-ous-urhitaires sont d'un gris argenté à reflets rosés. Chez les jeunes animaux, le dos et les côtés sont d'un brun assez foncé ; le \ctilre est gris brunâtre; les bandes ou lignes longitudi- nales des flancs sont peu ou pas marquées. La vessie natatoire est fort grande ; elle est terminée en arrière par deux longues cornes. Il y a six.^ppcndices pyloriqucs. Habitat. Méditerranée ; ce poisson est commun sur toute la côte, Port- Vendres, Cette, Marseille, Nice. Proportions : long, totale 0,249 ; tronc, haut. 0,066, épais. 0,035. Tête. long. 0,056, haut. 0,061. — Œil, diam. 0,017, esp. préorbit. 0,016, esp. interorbit. 0,017. La chair de l'Oblade est peu recherchée. Sous- famille des Spari7iiens^ Sparini. Tête variable dans ses dimensions ; mâchoires à dents antérieures coni- ques, à molaires arrondies, placées sur plusieurs rangées. Appareil branchial ; fente des ouïes grande ; six rayons branchiostèges ; pièces operculaires et joues écailleuses. Nageoires ; dorsale ayant onze à treize rayons épineux, qui peuvent se cacher dans un sillon ; anale à trois rayons épineux. La sous-famille des Spariniens se compose de trois genres : / en velours ou en cardes finc^ 1. Pagel. Dents ) /. , . i 1 r ( deux rangs. . 2. Pagre. ( fortes, coniques, au nombre de '^f antérieures ou 6. drosses molaires , , , , , 1 . , . , . plus de deux de la mâchoire supérieure sur | ^ rangs 3. Daurade. GErVRE PAGEL — PAGELLLS, Cuv. Corps obloiig, couvert d'écaillés ciliées. Tête assez forte; mâchoires garnies en avant de dents on velours, ou en cardes fines, et latéralement de molaires arrondies, sur plusieurs rangées ; les molaires sont généralement en séries moins nombreuses chez les jeunes que chez les adultes. Nageoires : dorsale ayant douze aiguillons, rarement onze ou treize, et neuf à treize rayons mous ; anale composée de trois aiguillons et de neuf à douze ravons mous. PxVGEL COMMUN. 23 Vessie natatoire assez grande. — Appendices pyloriques au nom- bre de quatre ou cinq le plus ordinairement. Le genre Pagel compte au moins six espèces : , petit que l'espace préor- bitaire 1 . P. éuythrin. S. I manquant Diamètre .p ci ,ts .es 1 Diamètre / ; atteignant nulle Sur le i i '\ grand quel l'anale 2.P. a museau court. •orns lOn 191 r -i i 1 l'cspace l 01 ps lua 1^ I oeil plus I , ,., . \ , ^, . bandes / ipreorbitaire.j n attei- verticales 1 1 Pectorale fgnant pas noirâtres / ^ l'anale 3. P. bogueravel. Iplus ou moins longues 4. P. mormyre. ^ j3 bien i l'origine de la ligne latérale 5. P. centrodonte. marquée, à jla base et à l'aisselle delà pectorale G. P. acarne. o LE PAGEL COMMUN ou ERYTHRIN, PAGELLUS FltYmJilNUS. Syn : Du Pagel, Erytlirinus, Rubellio, RondoL, liv. V, c. xvi, p. 128. Erythiums, sive lîubellio, Salvian., p. 239, pi. 97. ?Sparis euythhinus, Linn., p. 409, sp. 10; Bloch, pi. 274; Brunn., Ichth. Mass., p. 43, n" ô3, part. Le Pagel, Spams erythrinus, Donnât., p. 99, pi. 49, fig. 185. Spare pagel, Spaïus pagellus, Laccp., i. IX, p. 291. Spare pagel, Sparus erythrinus, Riss., Ichth., p. 240. Pagrus erythrinus. Pagre pagel, Riss., Hist. nat., p. 361. Le Pagel commun, Pagellus erythrinus, Cuv. et Valenc, t. VI, p. 170, pi. 150; Guichen., Expl. Alger., p. 50. Pagellus erythrinus, CBp., Cat., n° 4G0; Giinth., t. I, p. 473; Guichen., Rév. Genre des Pagels, Mém. Soc. impér. se. nat. Cherbourg, t. XIV, p. 101 ; Canestr., Fn. liai., p. 90. ? The Spanish sea Bream, Yarr., t. II, p. 144. Erythrinus, Couch, t. I, p. 233. N. vulg. : Pageau, île de Ré ; Rousseau, Bayonne ; Pagell, Pyrénées- Orientales ; Patjel, Cette ; Pageo, Nice. Long. : 0,20 à 0,oO et plus. Brûnnich a sans doute confondu, sous le nom de Sparus ery- thrinus, deux espèces différentes: le Pagel commun et le Pagel centrodonte. L'Érythrin a le corps ovale , couvert d'écailies 24 SPAHIDÉS. minces, à bord libre faiblement cilié et légèrement anguleux. La bauteiir tlii tronc, qui fait le double au moins de l'épaisseur, est contenue trois fois à trois fois et trois quarts dans la lon- gueur totale. H y a vingt -trois ou vingt- quatre vertèbres, 10 -1-. La tête a le profil supérieur déclive ; sa longueur, qui paraît égale à sa hautenr, est comprise trois fois et trois quarts à quatre fois dans la longueur totale. La région frontale est écaillcuse; les écailles dessinent, dans l'espace interorbitairc, un angle qui s'avance un peu plus loin que le diamètre vertical de l'œil. Le museau est relativement pointu. La bouche est assez grande ; les lèvres sont charnues. La mâchoire supérieure est légèrement protractile, un peu plus courte que la mandibule. Les dents an- térieures sont en cardes ; celles de la rangée externe sont un peu plus développées que les autres. Latéralement et en arrière surtout, les molaires de la rangée interne sont les plus grosses; en dedans de ces dernières, il y a, chez l'animal adulte, de petites molaires arrondies, en plus ou moins grand nombre, disposées le plus ordinairement sans aucune symétrie, formant une bande plus ou moins large. Les yeux sont ovales. L'iris est argenté, teinté de jaune. Le diamètre de rœil est contenu trois fois et quart à trois fois et deux tiers dans la longueur de la tète; il fait les deux tiers, parfois les quatre cinquièmes de l'espace préorbitaire ; il est égal à l'espace interorbitairc chez les sujets de moyenne taille. La plaque sous-orbitaire est développée; elle est finement striée; son 1)01(1 inférieur, légèrement onduleux, cache le maxillaire supérieur (|iiaii. Le Spai\e MoiiME, Sparus Mormyrus. Lacôp., t. I\, j). 311. Si'AitE MunuYiiE, S]iarus .Morinyrus, lUss., Ic/tt/t., p. 245. PAGEL MORMYRE. 31 Le Pagre mormyre, Pagnis mormynis, Geof. St-Hil., Descript. Egypte, Poiss., pi. 18, fig. 3, t. XXIV, p. 343; Riss., Hist. nat., p. 3G.>. Le Pagel morme, ou Mormyhe, Pagollus mormyrus, Cuv. et Valcnc, t. VI, p. 200; Guichen., Expl. Alger., p. 51. Pagellus MORMYius, CBp., Cat., n" 456; Giintli., t. I, p. 481 ; Guichen., Rév. genr. Pagels, p. 1(I6; Canestr., Fn. Uni., p. 91. N. vulg. : Tenillé etTinié, Cette; Morme, Morme, Provence ; Mourmena, Nice. Long. : 0,20 à 0,32. Les naturalistes de l'époque de la Renaissance ont parfaite- ment connu ce Pagel, et l'ont décrit sous le môme nom. Le Morme ou Mormyre a le corps oblong, comprimé. La hauteur du tronc est comprise en général trois fois et un cinquième dans la longueur totale. Les écailles sont assez grandes, minces, à spinules peu sensibles, bien qu'il y en ait cinq ou six rangées ; mais la pointe des spinules est courte, faible, et s'émousse facilement. Suivant la taille des animaux, la tête présente quelques dif- férences dans ses proportions ; chez les grands individus, sa longueur, qui est à peine moins grande que sa hauteur, est con- tenue trois fois et trois quarts à trois fois et quatre cinquièmes dans la longueur totale. Le museau est avancé. La bouche est légèrement protractile; les lèvres sont épaisses. Les mâchoires sont égales ; le maxillaire supérieur n'arrive pas, en arrière, à l'aplomb du bord antérieur de l'orbite ; les dents antérieures sont en cardes fines. A la mâchoire supérieure les molaires, chez les adultes, sont placées sur quatre rangées ; celles de la seconde rangée interne sont, en arrière, plus larges que longues, elles sont beaucoup plus aplaties que les autres ; il y en a trois ou quatre de chaque côté. Les molaires de la mandibule sont dispo- sées sur deux, trois et parfois même sur quatre rangées; les trois ou quatre dernières molaires de la rangée interne sont beau- coup plus développées que les autres, elles sont pareilles aux grosses molaires de la mâchoire supérieure, elles leur correspon- dent. Ces molaires sont plus fortes chez le Mormyre que dans la plupart des autres Pagels. Les yeux sont placés très en arrière, vers le profil supérieur 32 SPARIDÉS. de la tète. L'iris est d'un blanc jaiinàlre. Le diamètre de Tœil est compris cinq fois à cinq fois et demie dans la longueur de la tête ; il fait moins de la moitié de l'espace préorbitaire ; il mesure les deux tiers de Tcspace interorbitaire chez les grands, plus chez les jeunes. Le sous-orbitaire antéiicur est fort développé. Les ouvertures de la narine sont plus rapprochées de l'orbite que du museau ; l'orifice antérieur est étroit, arrondi ; l'orilice postérieur est ovale. 11 y a environ six rangées d'écaillés sur la joue. Le limbe du préopercule est très-large, surtout vers l'angle postérieur. La ligne latérale est bien marquée ; elle suit le j)roril du dos. Les écailles qui sont au-dessus de la ligne sont moins grandes que celles qui sont au-dessous. Ec, 1. long. environCi; 1. transv. ^ .-1-1 =lGal9.^ _ Chez les grands individus la dorsale est basse, elle est relati- vement moins élevée que chez les jeunes ; elle a le plus souvent vingt-quatre rayons. L'anale a trois épines et dix ou onze rayons mous. La caudale est très-échancrée ; elle est écailleuse à la base ; elle compte dix-sept ou dix-huit grands rayons, plus deux rayons basilaires en haut et en bas. La pectorale n'atteint pas l'anale; sa longueur fait le cinquième de la longueur totale; sa base est garnie de fort petites écailles. Les ventrales ont une longueur à peine égale au septième de la longueur totale. D. 11 ou 12/12; A. 3/10 ou 11 ; C. 2/17 ou 18/2; P. 10 ;V. 1/5. Le corps est d'un gris argenté, traversé par dix à douze, géné- ralement par onze bandes noirâtres verticales, qui de la région tergale descendent }»lus ou moins bas sur les côtés; la première bande part en arrière de la nuque, et marque un peu le bord postérieur de l'opercule. Les sous-orbitaires et le limbe du préo- percule sont argentés, ils semblent recouverts d'un pajiier détain légèrement gaufré. Les nageoires sont d'un jaune brunâtre. Habitat. Mcdilerijuico, assez commun à Mec, peu comnuni à Cette. Océan, golfe de (Jascognc, assez commun à Arcachon pendant l'été, juillet, août. Je ne l'ai pas trouvé au nord de la Cironde. Proportions : long, totale 0,315; tronc, haut. 0,098. PAGEL CENTRODONTE. 33 Tôte, long. 0,083, haut. 0,091. — Œil, diam. 0,015, esp. préorbit. 0,042, esp. interorbit. 0,024. — Mâchoire supérieure, long. 0,034. LE ROUSSEAU OU PAGEL CEiNTRODONÏE, PAGELLUS CENTRODONTUS. Syn : ?De l'Orphe, Rondel., liv. V, c. xxv, p. 139. De Pagro, seu Pliagro, Aidrov., p. 149-151. Du Bezogo. — Du Cai.et ou Gros-yeux, Duham., Péch., part. 2, sect. 4, p. 30-31. Sparus pagrus, Blocli, pi. 267. Le Spare orphe, Sparus orphus, Lacép., t. IX, p. 344. Sparus centrodontus, Spare à dents aiguës, Delaroche, Ann. Muséum, t. XIII, p. 345, Mém., p. 59, fig. 11. Spare marseillais, Sparus massiliensis, Riss., Ichth., p. 247. AuRATA MASsiLiExsis, Dorade marseillaise, Riss., Hist. nat., p. 357. Le Rousseau ou Pagel a dents aiguës, Cuv. et Valenc, t. VI, p. 180; Guichen., Expl. Alger., p. 50. Pagellus centrodoxtus, CBp., Cat., n" 4G1 ; Gûnth., t. I, p. 470; Guiclieii., liév. Pagels, p. 102 ; Schlegel, p. 23, pi. 2, fig. 4 ; Canestr., Fji. ItaL, p. 90. ÏHE CoMMON Sea Bream, Yarr., t. II, p. 149 ; Couch, t. I, p. 237. Short sea Bream, Pagellus curtus (monstruosité), Couch, t. I, p. 241. N. vulg. : Besugo, Nice ; Arousseii, Biarritz ; Pilonneau, la Rochelle, Rousseau, Vendée ; Brome ou Brône, Cherbourg ; Gros-yeux, marché de Paris. Long. : 0,30 à 0,50. Dans son Mémoire Sti?' les espèces de Poisso?is observées à Iviça , Delaroche a très-exactement figuré, et fort bien décrit sous le nom de Pagre à dents aiguës, le poisson que nous allons étudier. Ce Pagel a le corps oblong, couvert d'écaillés assez grandes. La hauteur du tronc, qui fait au moins le double de l'épaisseur, est comprise trois fois à trois fois et trois quarts dans la longueur totale. Le nombre des vertèbres est de vingt-trois ou vingt- quatre, 10 +. En général la tête est à peine plus longue que haute ; elle a le profil supérieur convexe ; sa longueur est contenue trois fois et deux tiers à quatre fois dans la longueur totale. Le museau est court, obtus, arrondi. La bouche est fendue jusque sous l'orifice postérieur de la narine ; elle est remarquable par la coloration rouge saumon ou orange de la muqueuse qui en tapisse les pa- in. 3 34 SPARIDÉS. rois internes. Les mâchoires sont à peu près égales, ou la mâ- choire supérieure esta peine phis longue que la mandibule. Sur le devant des mâchoires, les dents sont en cardes fines ; celles de la rangée externe sont un peu plus fortes que les autres, plus longues et ordinairement plus crochues; les molaires offrent entre elles de légères différences, celles qui occupent le bord externe des mâchoires sont un peu pointues, les autres, surtout à la rangée interne, sont complètement arrondies et un peu plus grosses. Les rangées de dents sont en nombre variable suivant l'âge des animaux; la mâchoire supérieure a trois, quatre et même cinq rangées de molaires chez les grands individus; la man- dibule en compte deux, trois ou quatre rangées, rarement cinq. Ses grands yeux font de suite reconnaître le Centrodonte. Le diamètre de l'œil mesure le tiers de la longueur de la tète ; il est aussi grand, ou même plus grand, que l'espace préorbilaire, qui est ordinairement égal à l'espace interorbitaire. Le sous- orbitaire est bien développé ; sa longueur, qui dépasse d'un tiers sa hauteur, égale le diamètre de l'œil. L'iris est jaunâtre. La peau qui passe sur l'œil est lâche; elle se détache facilement. J'ai trouvé un ganglion ophlhalmique volumineux. L'orifice antérieur de la narine est placé vers la fin du tiers moyen de la ligne menée du bout du museau à l'orbite. Comme celle de la bouche, la muqueuse qui recouvre la paroi interne de la chambre respiratoire et les arcs branchiaux, est d'une teinte saumon ou rouge orangé. Le préopercule a le bord postérieur échancré, et l'angle inférieur arrondi et saillant en arrière. Les écailles de la joue sont assez grandes, elles sont lon- gues surtout ; elles forment sept rangées. Les dents pharyngien- nes sont longues et pointues. La ligne latérale est courbe, bien marquée, rapprochée du dos. Éc, 1. lat. 75 à 80 ; 1. transv. 1^ + 1 = 22 à 2i. ' ' lo ou Ib I La dorsale est bien développée ; ses plus grands rayons mesu- rent presque le tiers de la hauteur du tronc ; il y a douze aiguil- lons, et douze ou treize rayons mous. L'anale est d'un quart moins liaulfMjuo la dorsale; elle compte une douzaine de rayons PAGEL CENTRODONTE. 35 mous. La caudale est fourchue ; elle a dix-sept rayons princi- paux, des lobes de même dimension; sa longueur est comprise cinq fois et quart à cinq fois et demie dans la longueur totale. Les pectorales sont falciformes et très-longues ; elles mesurent le quart de la longueur totale ; leur pointe dépasse l'anus. Les Yentrales sont beaucoup plus courtes que les autres nageoires paires. Br 6. — D. 12/12 ou 13; A. 3/12; G. 17; P. 16 ou 17; V. I/o, Les nageoires impaires sont d'un jaune rosé; les pectorales sont rosées, et les ventrales d'un blanc rose clair. Sortant de la mer, le Centrodonte est gris plus ou moins foncé rosé sur le dos, gris argenté sur les flancs. Une grande tache noire plus haute que large, ordinairement bien marquée, s'é- tend, vers l'épaule, sur le commencement de la ligne latérale. Cette tache manque parfois chez les très-jeunes individus, qu'il sera cependant toujours facile de reconnaître à la coloration de la bouche, à la grandeur de l'œil. La vessie natatoire est très-développée. Il y a quatre appendi- ces pyloriques, parfois trois seulement. Habitat. Méditerranée, commun, Nice, Gette. D'après Canestrini, ce poisson n'est pas commun à Gônes, à Nice, à Naples ; j'ignore si le Centro- donte est rare à Naples, mais je me rappelle l'avoir vu en notable quantité, sur le marché, à Nice aussi bien qu'à Gênes. Océan, commun pendant l'été, Arcachon, LoritMit, Concarneau. Manche, assez commun, et parfois même très-commun dans certaineslocalités, comme je l'ai constaté au Havre. Il est assez rare sur la côte de Picardie. Proportions : long, totale 0,4o ; tronc, haut. 0,131, épais. 0,060. ïète, long. 0,118, haut. 0,112. — Œil, diam. 0,039, esp. préorbit. 0,035, esp. interorbit. 0,03o. Caudale, long. 0,083 ; pectorale, long. 0,116; ventrale, long. 0,061. Le GroS"\eux, comme on l'appelle sur nos marchés, est un excellent poisson. 36 SPARIDÉS. LE PAGEL ACARNE — PAGELLUS ACAIiNE. Syn. : Du Poisson Acarxe, Rondel., liv. V, c. xx, p. 134. De l'Acarxe-Alboro des Vénitiens, ou Pagre blanc, Duhara., Pcch., part. 2, sect. i, p. 32. Spare berde, Sparus borda, Riss., Ic/tt/i., p. 252. Pagrvs acarne, Pagre acarne, Riss., Hist. nat., p. 3G1. Le Pagel acarne, Pagellus acarne, Cuv, et Valcnc, t. VI, p. 191, Rè^r. a«. ilL, pi. 3i, fig. 1; Guichen., Expl. Alger., p. 51. Pagellus acarne, CBp., Cal., W 459, Giinth., t. I, p. 480; Guichen., Riv. genr. Pagels, p. 103; Canestr., F?i. liai., p. 91. Pacellus Owenii, Gunth., t. I, p. 478. The Axillary Bream, Yarr., t. II, p. 147. Spanish Bream, Coucli, t. I, p. 235. N. vulg. : Pageo de plana, Nice. Long. : 0,20àO,3o. Les ichthyologistes anglais, écrit M. Giinthcr, ont confondu V Axillary Bream avec VAcaiiie de la Méditerranée (Giinth., t. I, p. 478). Suivant nous, les naturalistes anglais n'ont fait aucune confusion ; quand nous étudierons la disposition du système dentaire, il nous sera facile de prouver que V Axillary Bream, le Pagellus Oicenii, n'est jias une espèce distincte. L'Acarne a le corps oblong. La hauteur du tronc est comprise trois fois et demie à trois fois et quatre cinquièmes dans la longueur totale. La peau est couverte d'écaillés assez grandes, à bord postérieur PAGEL ACARNE. 37 garni de plusieurs rangées de sjoinules. Les vertèbres sont au nombre de vingt-deux, 9 + 13. En général la tête est moins haute que longue ; elle est assez forte, à profil arrondi; sa longueur est contenue trois fois et demie à trois fois et trois quarts dans la longueur totale. Le mu- seau est obtus, gros, arrondi. La bouche est peu fendue; à l'in- térieur elle est tapissée d'une muqueuse couleur rouge saumon ou jaune orange. La mâchoire supérieure, légèrement protrac- tile, est un peu plus avancée que la mandibule ; elles portent l'une et l'autre, à la partie antérieure, des dents en cardes plus ou moins fortes, et sur les côtés plusieurs rangées de molaires arrondies. Dans l'Acarne, de même que chez la plupart des au- tres Pagels, le nombre des rangées de molaires, particulièrement à la mâchoire supérieure, varie suivant l'âge des sujets; il est plus grand chez les vieux individus que chez les jeunes. M. Gûnther paraît ignorer le fait; ayant compté, chez les ani- maux de taille développée, trois rangées de molaires sur Tinter- maxillaire, il a pensé trouver dans cette disposition la différence caractéristique d'une espèce nouvelle, à laquelle il a donné le nom de Pagellus Owenii, espèce qui, d'après lui, est connue seulement sur les côtes des Iles-Britanniques. Les deux poissons (P. d'Owen et Acarne), écrit M. Gûnther, sont très-semblables l'un à l'autre ; mais l'espèce britannique a constamment trois rangées de molaires à la mâchoire supérieure, tandis que les spécimens méridionaux en montrent deux seulement, comme l'a établi Cuvier(Gûnth.). Le nombre des rangées de molaires, avons- nous dit, est variable suivant le développement des sujets, trois exemples suffisent pour le prouver : 1" Acarne péché à Nice, mesurant 0™,204 de longueur : deux rangées de molaires à la mâchoire supérieure; 2° spécimen venant de Bayonne, ayant 0'°,250 de dimension : deux rangées de molaires sur Tinter- maxillaire gauche, trois rangées sur Tintermaxillaire droit; 3° animal acheté au marché de Paris, ayant 0™, 308 de taille : trois rangées de molaires sur Tintermaxillaire gauche, quatre ran- gées sur Tintermaxillaire droit. Il ne faut pas l'oublier, les Pagels 38 SPARIDÉS. crOwen à trois rangées de molaires, cités par Giintlier, ont une longueur de quatorze pouces anglais (O^jSoo); le si)écimen à deux rangées de molaires, décrit non par Cuvier, dont Gûnther invo- que l'autorité, mais par Valenciennes, est seulement « long de huit pouces» (0°',217). Inutile d'insister davantage pour démon- trer que le Pagel d'Owen est un Acarne parvenu à son entier développement. Quant à la mandibule, elle porte deux, parfois trois rangées de molaires. Chez les animaux de grande taille, le diamètre de l'œil mesure le quart environ de la longueur de la tôle, les deux tiers de l'es- pace préorbitaire ; il est égal, ou peu s'en manque, à l'espace interorbitaire ; dans les jeunes, il est compris trois fois et quart dans la longueur de la tête, il est d'un neuvième seulement plus petit que l'espace préorbitaire, il est un peu plus grand que l'espace interorbitaire. Le sous-orbitaire antérieur est large ; sa plus grande hauteur fait les deux tiers de sa longueur. L'opercule a le bord postérieur légèrement échancré vers le haut, formant une espèce de pointe mousse. La muqueuse, qui tapisse la paroi externe de la chambre branchiale, est d'une teinte rouge orange. Les joues sont couvertes de cinq rangées d'écaillés. La ligne latérale est large, bien marquée, presque droite ; elle est composée d'écaillés plus petites que les autres. Ec, 1. longit. 70 à 72; 1. transv. ^^ -f- 1 = 19 ou 20. Au-dessus de l'aisselle de la pectorale, commence la dorsale, qui généralement a douze aiguillons et onze rayons mous. La caudale est fourchue ; sa longueur est comprise cinq fois à cinq fois et demie dans la longueur totale. La pectorale est falciforme ; sa pointe dépasse l'anus ; sa longueur chez les adultes mesure le quart environ de la longueur totale. L'écaillé axillaire externe de la ventrale est longue. Br. ti. — D. 12/11 ; A. 3/9 ou 10; C. 2/17/2; P. 15 ou 10 ; V. I/o. La partie épineuse de la dorsale est rosée. La caudale, les rayons nu)us de la dorsale et ceux de l'anale sont d'un rougcàtre clair. La pectorale est d'un rose très-pàle ; à l'aisselle de la na- PAGEL ACARNE. 39 geoire, et sur la base de ses rayons supérieurs, se remarque une tache d'un noir rougeâtre ; celte tache, lorsque la pectorale est appliquée le long du corps, paraît triangulaire, à pointe dirigée en bas. Les ventrales sont blanchâtres. Le dos et les côtés sont colorés d'un rougeâtre argenté, parfois assez clair; le ventre est argenté. Le sous-orbitaire et le limbe du préopercule sont argen- tés. Le dessus de la tête est d'un gris rougeâtre. Habitat. Méditerranée, assez commun de Nice à Port-Vendres. Océan, golfe de Gascogne, rare, Saint-Jean-de-Luz, Arcachon ; frès-rare au nord de la Gironde, la Rochelle. Manche, excessivement rare, Abbeville. Proportions : long, totale 0,308; tronc, haut. 0,0^6, épaiss. 0,04i. Tête, long. 0,082, haut. 0,076. — Œil, diam. 0,022, esp. préorbit. 0,030, esp. interorbit. 0,02o. — Mâchoire supérieure, long. 0,029. Caudale, long. 0,(i62; pectorale, long. 0,079 ; ventrale, long. 0,046. Parmi les nombreux poissons qui nous viennent de Cette est un Pagel dont nous allons donner une courte description. Il diffère des Pagels que nous avons étudiés, et semble présenter les caractères d'une espèce dis- tincte. 11 est court. La hauteur du tronc est comprise à peine trois fois dans la longueur totale. La muqueuse tapissant la bouche et la chambre branchiale est d'un jaune rougeâtre, safran. Les incisives sont petites, égales, très-aiguës ; les dents de la série externe sont pointues, excepté en arrière, où se trouvent deux rangées de molaires arrondies. L'iris est jaunâtre. Le diamètre de l'œil mesure presque le tiers de la lon- gueur de la tête ; il est égal à l'espace préorbitaire. Il y a sur la joue huit ou neuf rangées d'écaillés. — La ligne latérale est rapprochée du dos; elle est large, brunâtre. Éc, 1. long. 67 à 70 ; 1. transv. j^^ -f- I = 24 à 26. La dorsale est composée de treize aiguillons et de dix rayons mous ; la quatrième épine, qui est la plus longue, fait le tiers de la hauteur du tronc. La pectorale est courte ; sa longueur est à peine contenue six fois et demie dans la longueur totale, elle ne dépasse guère celle de la ventrale. Br. 6. ~ D. 13/10 ; A. 3/11 ; C. 3/17/2 ; P. 16; V. I/o. La dorsale est brunâtre, la caudale d'un gris rougeâtre. Les ventrales et l'anale sont d'un gris jaune assez pâle. La pectorale est grise; à l'aisselle de la nageoire est une tache noirâtre, qui ne s'étend pas sur la base des rayons. La région dorsale est d'un brun jaunâtre ; les côtés sont d'un gris jaunâtre . Les sous-orbitaires et le limbe du préopercule sont argentés ; la joue et les pièces operculaires, qui sont couvertes d'écaillés, sont jaunâtres. Habitat. Méditerranée, excessivement rare, Cette, étang de Thau. Ce poisson m'a été envoyé sous le nom de Bourabéou. 40 SPARIDÉS. Proportions : long, totale 0,147 ; tronc, haut. 0,30, épaiss. 0,019. Tète, long. 0,037, haut. 0,041. — Œil. diam. 0,0113, esp. préorbit. 0,011, esp. interorhit. 0,011 ; sous-orbitaircs antérieurs, long. 0,013, haut, niaxim. 0.008. — Mâchoire supérieure, long. 0,011. Caudale, long. 0,029 ; pectorale, long. 0,022; ventrale, long. 0,021 ; épine axillaire externe de la ventrale, long. 0,007. GEM\E PAGRE — PAGRLS. Corps ovale, couvert d'écaillés ciliées. Tête plus ou moins forte; mâchoires ayant en avant quatre ou six dents fortes et coniques, espèces de canines, derrière lesquelles se trouvent des dents en cardes; grosses molaires arrondies, placées sur deux rangées. Nageoires ; dorsale à rayons épineux plus nombreux que les rayons mous; anale ayant trois épines et huit ou neuf rayons mous. Le genre Pagre comprend deux espèces bien déterminées. , ., . I de teinte uniforme 1 . P. ordinaire Espace mterorbitaire } .,, .n«, «n ^ (marque d un croissant bleuâtre.. 2. P. orphe. LE PAGRE ORDINAIRE — PAGRUS VULGARIS. Syn. : Du Pagre, Rondel., liv. V, c. xv, p. 127. Spahis pagrus, Linn., p. 40!), sp. Il ; Rafin., Ind. Ut. sicil.,^. 24, n° 157. Du Pagre proprement dit, Duham., Péch., part. 2, sect. 4, p. 29. Le Spare pagre, Sparus pagrus, Lacép., t. IX, p. 291 ; Riss., Ichth., p. 241. Pagris pagrus, Pagre ordinaire, Riss., Ilist. liât., p. 3G0. Sparus augenteus, Sparo argenté, Delaroclie, A7i7î. Muséum, p. 339, Mém., p. 53. Le Pagre ordinaire, Pagrus vulgaris, Cuv. et Valenc, t. VI, p. 142, pi. 148, Règ. an. ilL, pi. 34, fîg. 4, mâchoires ; Guichon., Expl. Alger., p. 4!). Pagrus vulgaris, CBp., Cat., n» 4C4 ; Giintii., t. I, p. 4GG; Canestr., Fn. Ital., p. 90. ?TheI5raize, or Decker, Yarr., t. II, p. 138, fig. cop., CV., vign., p. lil, dent., Pag. érythrin. ÎBecker, Coucl), t. I, p. 228. N. vnlg. : Padre, Nice ; Pagre, Cette; Bagre, Port-Vendres. Long. : 0,20 à 0,40, quelquefois 0,73. Le Pagre a le corps ovale, couvert d'écaillés assez grandes. La hauteur du tronc est comprise trois fois et un tiers à trois fois et trois quarts dans la longueur totale. Le nombre des vertèbres est de vingt-quatre; il y a, d'après Valenciennes, neuf vertèbres abdominales. PAGRE ORDINAIRE. 41 Chez les animaux de taille moyenne, la tôle est à peu près aussi haute que longue ; sa longueur est contenue trois fois et demie à quatre fois et un tiers dans la longueur totale; son profil supérieur dessine une courbe assez régulière. Le museau est gros, arrondi. La mâchoire supérieure n'arrive pas en ar- rière à l'aplomb du bord antérieur de l'orbite ; elle est un peu plus avancée que la mandibule ; son extrémité antérieure est armée de quatre dents longues, fortes et pointues, espèces de canines, en arrière desquelles se trouvent de petites dents en cardes; sur les côtés, et à la suite des canines, il y a quatre à sept dents coniques à pointe mousse, puis viennent cinq ou six molaires complètement arrondies; vers le bord interne de cette première rangée, il en existe une autre composée de douze à dix-sept molaires, plus grosses en arrière ; les jeunes animaux n'ont que deux rangées de molaires ; chez les sujets de grande taille, en dedans de la rangée interne, se voient de petites dents arrondies, grenues, disposées en deux, parfois en trois séries plus ou moins régulières. La mandibule porte en avant quatre, plus rarement six longues dents pointues, derrière lesquelles sont des dents en cardes ; sur les côtés elle a deux rangées de molaires développées, et en dedans, chez les grands individus, elle porte encore une ou deux séries de petites molaires grenues. L'iris est doré, avec une tache noire en haut. L'œil est ar- rondi. Son diamètre, suivant la taille des sujets, est compris trois fois et trois quarts à quatre fois et deux tiers dans la lon- gueur de la tête ; il fait tantôt plus, tantôt moins de la moitié de l'espace préorbitaire. Le sous-orbitaire est haut et large. Cachés sous les écailles, l'opercule et le sous-opercule ne sont pas distincts l'un de l'autre. Le préopercule est très-haut, à limbe large. La joue est garnie de six rangées d'écaillés. La ligne latérale est bien marquée ; elle est courbe, rapprochée dudos. Éc, l.long. 55 à60; 1. transv. rr^. + 1 = 20 à 22. ^ 13 a 15 I La dorsale commence en avant de la base de la pectorale ; elle est insérée dans un sillon assez creux pour qu'elle puisse s'y ca- cher à peu près entièrement, quand elle s'abaisse ; elle est com- 42 SPARIDÉS. posée do douze épines et de dix rayons mous ; le quatrième aiguillon elle cinquième paraissent les plus allongés, leur lon- gueur ne mesure pas le tiers de la hauteur du tronc. L'anale est placée sous la partie molle de la dorsale ; elle est armée de trois épines, plus robustes que celles de la nageoire du dos ; la deuxième épine est la plus forte généralement ; il y a seulement huit rayons mous. La caudale est fourchue; elle compte dix- sept ou plutôt dix-neuf rayons principaux. Les pectorales sont pointues; elles se portent en arrière jusqu'à l'aplomb delà troi- sième épine de l'anale, et même parfois un peu plus loin; leur longueur est contenue environ trois fois et demie dans la lon- gueur totale ; elles ont une (juinzaine de rayons. Les ventrales sont beaucoup plus courtes que les pectorales. Br. 6.— D. 12/iO; A. 3/8; C. 3 ou 4/ 19,4 ou 3; P. lo; V. 1/5. Les nageoires sont d'une teinte rose pâle. Le dos semble rosé ou d'un rouge tendre ; les flancs sont argentés. Habitat. Méditerranée, assez rare, Nice, Cette ; il s'en poche quelquefois à Cette de très-gros, pesant de cinq à huit kilogrammes ;Port-Vendres. Océan, excessivement rare; au mois dt; septcmi)re 1877, un individu, mesurant 0'»,7i7,a été pris à Concarneau ; il l'ait partie de la collection du Muséum de Paris. Proportions : long, totale 0,21;; ; tronc, haut. 0,04. Tête, long. 0,0(11, haut. 0,00->. — Œil, diam. 0,016, esp. prcorhit. 0,027. La chair du Pagre est très-estimée. LE PAGRE ORPHE — PAG RU S ORPHUS. Syn. : Spaki's PAonus, Bnimi., Spolia e mari Adriat. report., p. 9i, n" G. AuitATA oiipiius, Doradii orjjlic, Riss., Ilist. nat., p. -356. Le Pagiik oiu'iie, Pagrus orplius, Cuv. et Valenc, t. VI, p. 150, pi. 149. Pauhus oiipiiis, CBp., Cat., n" 103; Giiiitli., t. I, p. 4G7. ÎCoich's Sea BiiEAM, Yarr., t. II, p. 14'2 ; Coucli, t. I, p. 231. N. vulg. : i*agcu testas, Nice. Long.; 0,i:; à 0,28. C'est, il nous semble, à cette espèce que doit être rapporté le poisson décrit par Briinnich sous le nom de Spams pagrus. PAGRE ORPHE. 43 L'Orphe a le corps ovale, le dos presque tranchant, le ventre légèrement aplati en avant de l'anale. Le tronc est assez épais ; son épaisseur est contenue deux fois et un tiers à trois fois dans sa hauteur, qui est comprise trois fois à trois fois et un tiers dans la longueur totale. La peau est couverte d'écaillés ciliées, relati- vement grandes. La tête a le profil supérieur arrondi, un peu moins convexe que dans le Pagre ordinaire ; elle est généralement plus longue que haute ; sa longueur fait le quart, ou même un peu plus, de la longueur totale. Le museau est court, arrondi ; la bouche est peu fendue. Les mâchoires sont égales, ou la mâchoire supé- rieure est un peu moins avancée que la mandibule ; chez les sujets de moyenne taille, elles portent l'une et l'autre deux ran- gées de molaires arrondies ; elles ont, en avant, six dents coni- ques ou canines, plus longues que les autres ; quelquefois chez les jeunes, il y a seulement trois canines, plus longues que les autres ; quelquefois derrière les canines se trouvent des dents en cardes. L'iris est argenté. L'œil est ovale. Son diamètre mesure pres- que le tiers de la longueur de la tête ; il est un peu moins grand que l'espace préorbitaire, et même que l'espace interorbitaire. Les sous-orbitaires antérieurs ont le bord festonné. Les pièces operculaires se recouvrent sous la gorge. L'opercule a le bord postérieur légèrement échancré, prolongé en pointe mousse. Quant à la ligne latérale, elle est bien marquée, d'une teinte foncée. La dorsale commence au-dessus de l'insertion de la pectorale ; le quatrième aiguillon est généralement le plus élevé. La cau- dale est fourchue; le lobe supérieur est le plus allongé. Les pectorales sont falciformes; leur pointe dépasse l'aplomb de l'anus. L'épine de la ventrale est longue. D. 12/10 ou H ; A. 3/8 ou 9; G. 17; P. 15; V. I/o. Toutes les nageoires sont rosées, excepté les ventrales qui 44 SPARIDÉS. sont {iliitùl lilas. La tointe frénéralc csl rose, à reflets d'un blanc nacré, avec des lignes longitudinales d'un gris pâle. La région oc- cipito-frontale est roiigeàtre. Au-dessus des narines, l'espace inter- orbitaire porte un croissant, une lunule bleuâtre. Les sous-orbi- tairessont rougeàtres, les joues argentées. Le bord postérieur de l'opercule est noirâtre ou d'un noir rougeàtre. Habitat. Mcdilerranée, assez rare, Nice, de mars à novembre, d'après Risso; Toulon. Océan, golfe de (iascognc, très-rare; au mois d'août 187f, j'en ai trouvé plusieurs spécimens à Arcachon. Proportions : long totale 0,170; tronc, h;iut. 0,o;i-2, épaiss. 0,022. Tôte, long. 0,043, haut. 0,041. — Œil, diam. 0,014. Le Pagre orphe est, paraît-il, vénéneux à certaines époques (V. art. Véné- neux, dans Diction, Mcd. Chirurgie, Littré et Uobin). ? Le Pagre hurta, Pagrus hurta. Syn. : Spare huuta, Sparus hurta, Riss., Ichth., p. 255. AiiiAïA HLUTA, Dorade hurta, Riss., Ilist. nat., p. 358. Le Pague m rta, Cuv. et Valenc, t. VI, p. 15'.!, V, p. 15 i. ?PAGnts iiLRTA, CBp., Cat., D" 462. Long. : 0,20. Quel est le poisson qui porte à Nice le nom de Bavclla ? Risso en a donné la description suivante : son corps est comprimé, ovale oblong, d'une cou- leur argentée, traversé de petites lignes dorées et de plusieurs bandes rou- geàtres;... la bouche est médiocre; les mâchoires sont garnies de deux rangées de dents, dont celles de devant de la supérieure plus petites. Est-ce bien le hurta des auteurs (Risso) ? Br. o. — D. 12/10 ; A. 3/7 ; C. 17 ; P. 10; V. 1/5. Ce poisson, d'après Risso, n'a que cinq rayons branchiostcgcs, sept rayons mous à l'anale ; il est de passage, apparaît au printemps. GENRE DAURADE — CIlRYSOPFfRYS. Corps ohlong, couvert d'écaillos assez petites. Tête l'urle ; incisives ou dents antérieures coniques, développées, au nom- bre de six généralement à chaque mâchoire ; molaires arrondies sur trois à cinq rangées à la mâchoire supéi-ieure, sur deux rangées ou plus à la man- dibule. Nageoires: dorsale ayant onze ou douze épines. Ce genre comprend deux espèces. DAURADE VULGAIRE. 45 „ , 1^ I marquée d'une bande longitudinale brunâtre . . 1. D. vulgaire. { d'une teinte uniforme, sans bande brunâtre. .. . 2. D. a museau RENFLÉ. LA DAURADE VULGAIRE — CHRYSOPHRYS AU RAT A. Syn. : Aurata, Bell., p. 192-193; Salvian., p. 175, pi. 62; Willugh., p. -^OT, pi. V, 5. De la Dauuaoe, Rondel., liv. V, c. ii, p. 108 ; Duham., Vêch., part. 2, sect. 4, p. 9, pi. 2 ; H. Cloquet, Faune des Médecins, 1824, t. IV, p. 40G. Sparus aurata, Linn., p. 4G7, sp. 1; Bloch, pi. 2ti6 ; Brunn., Ichth. Mass., p. 36, n° 50; CBp., Cat., n" 405. Le Spare dorade, Sparus aurata, Lacép., t. IX, p. 2G6; Riss., Ichth., p. 23i. Aurata semilunata, Dorade en croissant, Riss., Hist. nai., p. 355. La Daurade vulgaihe, Clirysoplirys aurata, Cuv. et Valenc, t. VI, p. 85, pi. 145, pi. 163, fig. 3, intermaxillaire; Guichen., Expl. Alger., p. 48. Chrysophrys aurata, Gûnth., t. I, p. 484; Canestr., Fn. liai., p. 9'2. The Gilt-head, Yarr., t. II, p. 135 ; Coucli, t. I, p. 243. N. vulg. : Dorade, Dorée, Dorette, côtes de l'Ouest ; Daurada, Roussillon; Saouquèna, Cette; Aourade, Daurade, Provence ; Aurada, Nice. Long. : 0,2o à 0,3o, quelquefois 0,oO. Suivant l'âge des animaux les proportions montrent de nota- bles différences. Le corps de la Daurade est assez comprimé ; il est ovale ; sa hauteur est comprise trois fois à trois fois et demie dans la longueur totale. La peau est couverte d'écaillés minces, relativement petites, et plus ou moins complètement lisses ; sur certaines écailles, à l'aide d'un verre grossissant, on distingue parfois des racines de spinules usées, que le doigt ne peut sentir. La tête est forte ; elle est plus haute que longue ; sa longueur est contenue environ quatre fois et un tiers dans la longueur totale; le profil supérieur est arrondi. Le museau est obtus. La bouche est moyenne; les lèvres sont épaisses. La mâchoire su- périeure est plus avancée que la mandibule ; elles portent ordi- nairement l'une et l'autre six fortes incisives coniques, légère- ment crochues, à pointe mousse ; parfois il s'en trouve quatre seulement à la mâchoire inférieure. Les molaires sont placées sur quatre ou cinq rangées à la mâchoire supérieure, sur trois ou quatre rangées à la mandibule ; au fond de la bouche, et sur chaque mâchoire, il y a toujours une et souvent deux molaires à couronne très-large, à surface ovale plus ou moins plane; les 46 SPARIDÉS. séries dentaires sont plus nombreuses chez les vieux individus que chez les jeunes. La mâchoire supérieure arrive en arrière à peu près à l'aplomb du bord antérieur de l'orbite. Chez les Daurades mesurant 0'°,25 à 0°',30 de longueur, le diamètre de l'œil est compris quatre fois et trois quarts dans la longueur de la tète; il fait la moitié de l'espace ju'éorbitaire, et les deux tiers de l'espace interorbitaire ; chez les sujets ayant 0°,45 à 0™,oO de taille, il est contenu cinq fois et un cinquième dans la longueur de la tète, il ne mesure que les deux cinquiè- mes de l'espace préorbitaire. L'iris est doré. Les sous-orbitaires antérieurs sont larges^ à bord inférieur légèrement onduleux, ne couvrant pas en arrière le maxillaire supérieur. L'orifice antérieur de la narine est beaucoup plus rapproché de l'orbite que du bout du museau ; il est assez petit ; l'orifice postérieur est grand : c'est une espèce de fente allongée et étroite. Le sous-opercule est peu distinct de l'opercule. Le préopercule a le bord postérieur droit, le bord inférieur courbe, et l'angle arrondi ; son limbe, qui est large en arrière et en bas, est légè- rement strié. La joue est garnie de sept ou liuit rangées d'écaillés. La ligne latérale est rapprochée du j)rofil supérieur, dont elle suit la courbure. Ec, 1. long. 70 à 80; 1. transv. T^^, -f- 1 = 24 ou 25. 16 uu (7 ■ Généralement la dorsale compte onze aiguillons et treize rayons mous; elle est assez haute en avant. La caudale est fourchue ; elle a dix-sept rayons principaux ; son lobe supérieur est plus allongé que l'autre. Les pectorales sont développées, leur longueur mesure environ le quart de la longueur totale. Les ventrales sont assez larges, mais beaucoup plus courtes que les pectorales. Dr. fi.— l). H/13; A. 3/11 ou 12; C. 3/17/3; P. 10; V. J/o. Sur le frais, la dorsale est bleuâtre, elle est parcourue par une bande longitudinale brunâtre. L'anale et la caudale sont grisâ- tres, ainsi que les pectorales. Les ventrales sont d'un violet grisâtre, elles sont jaunâtres d'après Valencicnnes. DAURADE A MUSEAU RENFLÉ. 47 La région dorsale est d'un bleu foncé ; les côtés sont d'un jaune argenté, avec des lignes longitudinales d'un brun clair. Des points blancs, brillants, arrondis, se remarquent le long du bord supérieur de la ligne latérale, chez les sujets de mo^'enne taille. Une bande dorée forme une espèce de croissant entre les yeux; en arrière de l'œil existe un Vdoré assez large. Une tache couleur rouille, mal circonscrite, se trouve sur le bas de l'oper- cule ; le préopercule montre une tache dorée, qui n'est pas très- persistante ; une tache rougeâtre se voit à l'aisselle de la pectorale. Il y a quatre appendices pyloriques. Habitat. Méditerranée, ce poisson est fort commun de Port-Vendres à Nice. Océan, golfe de Gascogne, commun de Saint-Jean-de-Luz à Arcachon ; assez commun entre la Gironde et la Loire ; assez rare sur les côtes de Bre- tagne. Manche, très-rare, Boulogne (Bouchard-Chantereaux). Proportions: long, totale 0,270; tronc, haut. 0,080. Tête, long. 0,062, haut. 0,071. — OEil, diam. 0,013, esp. préorLit. 0,027, esp. interorbit. 0,020. Les Daurades fournissent une chair plus ou moins délicate suivant les fonds qu'elles fréquentent. « Nous estimons fort, dit Rondelet, celles de l'e.s- tang de Martegue, é de Lates, de l'estang près du cap de Sete. Aujourd'hui encore les Daurades de l'étang de Thau sont très-recherchées : elles sont pochées non seulement dans l'étang, mais aussi dans le canal de Cette, lorsque, vers la fin de septembre, elles regagnent la mer ; quelques-unes d'entre elles s'engagent parfois dans le canal du Midi, mais elles ne parais- sent jamais dépasser le Bassin rond (Agde), et de la elles descendent à la mer, ou reviennent dans l'étang de Thau. Ces poissons se nourrissent prin- cipalement de coquillages. » LA DAURADE A MUSEAU RENFLÉ, CHR YSOPHIl YS CRA SSIROSTRIS. La Daurade a museau renflé, Chrysophrys crassirostris, Cuv. et Valenc, t. VI p. 98, pi. 146. Sparus crassirostris, CBp., Cat., n" -iGG. Chrysophrys crassirostris, Gûiith., t. I, p. 484. Long. : 0,30 à îiO. Excessivement rare sur nos côtes, cette espèce a le corps épais, couvert d'écaillés assez petites, plus hautes que longues. La 48 SPARIDÉS. hauteur du tronc est comprise trois fois et un cinquième à trois fois et demie dans la longueur totale. La tète a le profil arqué ; sa longueur fait environ le quart de la longueur totale. Le museau est gros, arrondi, La bouche est assez ouverte ; les lèvres sont épaisses. La mâchoire supé- rieure est munie de six grosses incisives coniques ; elle a trois ou quatre rangées de molaires. La mandibule est armée en avant de six dents fortes, coniques ; elle porte deux ou trois rangées de molaires. Le diamètre de l'œil mesure environ le sixième de la longueur de la tête, le tiers de l'espace préorbitaire; il est moins grand que l'espace interorbitaire. Le sous-orbitaire a le bord inférieur plus échancréque dans la Daurade vulgaire. Le préopercule semble couvert d'écaillés sur une plus grande surface que dans l'autre espèce. Les joues sont garnies de sept rangées d'écaillés. Placée sur le tiers supérieur du corps, la ligne latérale suit à peu près la courbure du dos. Ec. 1. long. 83 à 8o ; 1. transv. ~ + 1 = 20. La dorsale est basse, à peu près égale ; elle commence au- dessus de l'insertion de la pectorale ; elle compte onze épines et treize rayons mous. La caudale est fourchue ; sa longueur fait le sixième de la longueur totale. Les pectorales sont bien dévelop- pées ; elles ont une longueur égale ou supérieure à celle de la tête, double de celle des ventrales. D. H/13;A. 3/11 ; G. 17; P. i:j; V. l/o.> Les nageoires sont d'un gris assez foncé ; la dorsale ne montre pas de bande longitudinale noirâtre. La caudale paraît avoir une bordure très-brune. Le dos est bleu foncé, le flanc bleu jaunâtre, le ventre gris foncé ; des bandes longitudinales d'un brun bleuâtre s'étendent sur la région supérieure et sur la région laté- rale du corps. Une large tache noirâtre s'étale sur l'épaule et sur l'opercule. Les joues sont d'une teinte cuivrée ; le museau est CANTHÈRE GRIS. 49 bleuâtre. Un croissant doré brille d'un \if éclat sur l'espace in- terorbi taire. Habitat. Méditerranée, excessivement rare, Nice. Proportions : long, totale 0,480; tronc, haut. 0,loO. Tête, long. 0,123, haut. 0,l3o. — OEil, diam. 0,021, esp. préorbit. 0,061. Caudale, long. 0,080 ; pectorale, long. 0,133 ; ventrale, long. 0,067. S 011 S- famille des Canthariniens^ Cantharini. Corps ovale, couvert d'écaillés de moyenne grandeur, plus ou moins ciliées. Tête plus haute que longue ; bouche petite ; dents toutes en velours ou en cardes, mais un peu plus fortes à la rangée externe. Appareil branchial : ouïes largement fendues ; six rayons branchio- stèges ; pièces operculaires et joues écailleuses. Nageoires : dorsale à onze rayons épineux pouvant se loger dans un sillon. La sous-famille des Canthariniens est formée d'un seul genre . GENRE CANTHÈRE — CANTHARUS, Cuv. Caractères de la sous-famille. Ce genre comprend trois espèces : échancrés 1 . C. gris. Sous-orbitaires 1 ^'^^ échancrés. / plus de trois fois antérieurs 1 Longueur du \ la hauteur 2. C brème. corps faisant j moins de trois l fois la hauteur. 3. C. orbiculaire, LE CANTHÈRE GRIS — CANTHARUS GRIS EUS. Syn. : Du Cantheno, Ronde!., liv. V, c. iv, p. 113. Sparus CANTHARUS, Liiui., p. 470, sp. 13. Sarde grise, Duham., Pêch., part. 2, sect. 4, p. 16, pi. 7, fig. 1. Spare CANTHÈRE, Sparus cantharus, Lacép., t. IX, p. 302 ; Riss., Ichth., p. 212. Cantharus tanuda, Canthare tanudo, Riss., Hist. nat., p. 366. Sparus lineatus, Black Brecmi, Montagu, Mem. Weni. Societ., 1818, t. II, p. 451, pi. 2!. Le Canthère commun, Cantharus vulgaris, Cuv. et Valenc, t. VI, p. 319, pi. 100; Guichen., Expl. Alger., p. 53. III. 4 50 SPAHlDIiS. Le Canthkre gris, Cantharus grisous, ("uv. ot Valenc, t. YI, p. 333. Canthakis viLGAKis, C. griscus, CBp., Cat., n" 447 ; n'> 450. ('.antmahis LiNEATis, Guiitli., t. I, p. 413; Canestr., F71. Ital., p. £G. The Bi.ack .sea Iîueam, Yarr., t. II, p. \:,G. Oi.D \YiFE, Couch, t. I, p. 222. N. vulg. : HrOme commune, Roulognc; Pilomicau, Dorade, Seiiie-liifo- ricure, Sainl-Valery-en-Caux; BiOmc de rochers, Sarde, Cherbourg ; Mange- goëmon, Vendée ; Bouchon, Rayonne ; (iallet, Porl-Vendres; Canlaréhi, Sar. Celte; Cantheno, Languedoc ; Canlharo, Canthèna, Taiiuda, Provence ,: à Nice, le jeune est appelé Cantheno, l'adulte, Tanudo ou Tanuda. Long. : 0,20 à 0,4U, quelquefois 0,oO. Certaines différences dans l'ensemble des proportions, dans le système de coloration, ont fait croire à Valencienncs que le Canlhère commun et le Canthère gris forment deux espèces distinctes. Quand on a sous les yeux, un assez grand nombre d'animaux, on constate que ces différences ne sont pas nettement tranchées, qu'elles sont individuelles et nullement spécifiques. Ce poisson a le corps ovale, couvert d'écaillés ciliées. La hau- teur du tronc, qui fait environ le triple de l'épaisseur, est comprise trois fois à trois fois et quart dans la longueur totale, rarement moins, rarement plus. 11 y a vingt-quatre vertèbres, il) -\- 14. La tête est plus haute que longue ; sa longueur est contenue quatre fois et quart à quatre fois et trois quarts dans la longueur totale. Son profil supérieur décrit une courbe assez faible; il est régulier, il y a seulement une petite dépression vers l'espace interorbitaire. Le museau est assez pointu. La bouche est peu fendue, légèrement protractile. Les mâchoires sont égales ; elles sont munies de dents en cardes, assez fines, régulières, serrées ; les dents qui forment la rangée externe, sont un peu plus fortes que les autres, surtout en avant, elles sont médiocrement cio- chues, bien acérées. Le maxillaire supérieur porte en arrière^ sur la face externe, une carène assez prononcée; il est en |)artic caché par le sous-orbitaire antérieur, qui le laisse à découYert au niveau de son échancrure seulement. L'iris est argenté teinté de noirâtre. L'œil est ovale. Son dia- mètre varie suivant la talMc d(S sujets ; chez les petits, il mesure CANTIIÈRE GRIS. 51 presque le tiers de la longueur de la tète, il est égala l'espace préorbitaire ; chez les grands, il fait le quart de la longueur de la tête, il est d'un quart ou d'un tiers plus court que l'espace préorbitaire. L'espace interorbitaire est à peu près égal à l'espace préorbitaire. Le sous-orbitaire antérieur est échancré sur le bord inférieur, à la réunion des deux pièces qui le composent. Les ouvertures de la narine sont plus rapprochées de l'orbite que du bout du museau. L'orifice antérieur est fort petit, arrondi ; l'orifice postérieur est ovale, assez large. En arrière, l'opercule est terminé par un angle assez aigu. Le préopercule est développé; il a le bord postérieur droit, le bord inférieur légèrement courbe et l'angle arrondi. Les joues sont couvertes de six à huit rangées d'écaillés. La ligne latérale est rapprochée du dos; elle est large, bru- nâtre; elle est composée d'un nombre d'écaillés très-variable; Éc.,l.long. 62à75;l.transv. —{; + 1 = 24 à 28. La dorsale commence un peu en avant de l'insertion de la pectorale ; elle compte onze épines et une douzaine de rayons mous; le plus grand rayon, qui est le quatrième aiguillon, ou le cinquième, rarement le troisième, fait le tiers de la hauteur du tronc; les derniers rayons mous sont parfois assez allongés pour atteindre la base delà caudale. Le deuxième aiguillon de l'anale est plus développé que les autres. La caudale est fourchue ; elle compte quinze à dix-sept rayons principaux ; sa longueur mesure environ le cinquième de la longueur totale; le lobe supérieur est plus grand que l'autre. Le surscapulaire est en forme d'écaillé non ciliée; au-dessus existe une ligne courbe constituée par treize écailles déprimées, grandes ; elle est, disent Cuvier et Valenciennes, sous-tendue par une ligne composée de huit écailles semblables. Les pectorales sont de longueur variable ; tantôt elles atteignent l'aplomb de la première épine de l'anale, tantôt elles n'arrivent pas à l'anus ; elles sont falciformes ; elles comptent une quinzaine de rayons. La longueur des ventrales est comprise cinq fois et demie à six fois dans la longueur totale ; l'appendice axillaire externe de la nageoire est allongé. 52 SPAIUDÉS. Rr. r.. — D. i l/l 1 ou 12; A. 3/9 ou 10 ; C. 3/15 à 17/2 ; P. lo ; V. I/o. La dorsale et l'anale sont d'un gris violacé ou d'un bleu noi- râtre. La caudale est grise avec une bordure d'un brun foncé. Les pectorales sont grises, les ventrales plus ou moins brunâtres. Le corps est ordinairement gris brunâtre sur le dos, gris argenté sur les côtes avec quinze à vingt-deux lignes longitudinales d'un jaune doré plus ou moins éclatant; parfois les flancs paraissent d'un gris teinté de brun plus ou moins foncé, avec des lignes longitudinales noirâtres ; parfois encore le dos et les côtés sont marqués de lignes longitudinales brunes alternant avec des raies d'un jaune très-intense. L'opercule est bordé de brunâtre, ou de gris assez clair. En arrière des narines se montre souvent un arc bleuâtre, allant d'une orbite à l'autre. Sur le frais se trouve, derrière l'œil, une grande tacbe jaune verdâtre semi-circulaire ; elle s'elface promptement. La vessie natatoire est développée ; elle est terminée, en ar- rière, par deux prolongements coniques. Habitat. Le Canthère se trouve sur toutes nos côtes. Manche, plus ou moins lonmiun. Boulogne ; au mois de juillet d87i), je l'ai vu en grande quantité au Havre ; Cherbourg; il paraît moins abondant sur la côte septen- trionale de la Bretagne. Océan assez commun, Concarncau, Lorient; très- commun, l'été, de la Loire à la Bidassoa. Méditerranée, assez commun, Port-Vcinlres, (^,etle, Marseille, ^ice. Proportions : long, totale 0,395; tronc, haut. 0,128. Tète, long. 0,09i, haut. 0,114. — Œil, diam. 0,022, esp. préorbit. 0,030, esp. intcrorbit. 0,032. Pectorale, long. 0,094 ; ventrale, long. 0,066. Les Canthères, surtout ceux qui vivent dans la Méditerranée, donnent une chair assez peu recherchée. • LE CAxNTMERE BRÈME — CANTHARVS BRAMA. Syn. : ?Bhi>mf: de meu, Duliam., /Vc/i., part. 2, sect. 4, p. 22, pi. 4, fig. 1. Le Cantiièiie uukme, C.aiUliarus brama, Cuv. et Valenc, t. VI, p. 328; Guichen., Expl. Alijér., p. Ô.3. Cantiiai\ls iiiiAMA, CBp., Cal., w" 4't8; Guiith., t. I, p. 41G. Long. : 0,25 à 0,35. CANTHÈRE BRÈME. 53 Assez semblable à celui du Canthère commun, le corps du Canthère brème est cependant un peu moins élevé ; il est com- primé, couvert d'écaillés ciliées très-rudes. La hauteur du tronc est comprise trois fois et deux tiers dans la longueur totale. Ordinairement la tète est un peu plus haute que longue; sa longueur est contenue environ quatre fois et un tiers dans la longueur totale. La nuque est tranchante ; l'espace interorbi- taire est déprimé; la ligne du profil supérieur de la tête est légèrement concave. La mâchoire supérieure est un peu plus avancée que la mandibule ; elles sont garnies l'une et l'autre de dents en cardes régulières ; toutefois les dents de la rangée externe, en avant surtout, sont plus fortes que les autres. Le diamètre de l'œil mesure le quart de la longueur de la tête, les trois quarts de l'espace préorbitaire ; il est un peu moins grand que l'espace interorbitaire. Les sous-orbitaires ont le bord inférieur légèrement ondulé, mais non échancré. Les orifices de la narine sont bien séparés ; l'orifice antérieur est petite arrondi ; l'orifice postérieur est ovale ; il est très-rap- proché de l'orbite. L'angle postérieur de l'opercule est assez pointu. Sur le tiers supérieur de la hauteur du corps se trouve la ligne latérale, qui décrit une courbe allongée. Ec, 1. long. 62 ; l.transv. j^ + 1 = 28 à 30. La dorsale est régulière; sa quatrième épine, qui paraît ua peu plus longue que les autres, a une longueur faisant au moins le tiers de la hauteur du tronc. L'anale, d'un tiers moins haute que la dorsale, a dix rayons mous. La caudale compte dix-sept grands rayons ; elle est fourchue ; sa longueur mesure le quart de la longueur totale. Les pectorales sont composées d'une quin- zaine de rayons; elles arrivent jusqu'à l'aplomb de la première épine de l'anale ; leur longueur est égale à la hauteur du tronc. Les ventrales sont d'un tiers au moins plus courtes que les pec- torales; elles n'atteignent pas l'anus. D. 11/12; A. 3/10; C. 17; P. 13; V. 1/3. 54 SPARIDÉS. Le corps est d'un gris argenté avec des bandes longitudinales dorées. Habitat. Méditerranée, excessivement rare. Océan? Arcachon, (A. La- fonl); Charente-Inférieure, Vendée (Lemarié). Manche? Cherbourg, (Duha- mel). — I.e poisson, figuré par Duhamel sous le nom de Brème de mer, est-il le Canthére brème, ainsi que l'écrit Valenciennes? Ce n'est pas probable, A la Rochelle, au Musée Fleuriau, j'ai vu un Canthére inscrit sous le nom de C. brama, bien qu'en réalité il soit un C. griscus, comme le démontre la disposition des sous-orbitaires. Proportions : long, totale 0,33 ; tronc, haut. 0,090, épaiss. 0,03o. Tète, long. (i.OTii, haut. 0,083. — («ul, diam. 0,010, csp. préorbit. 0,024, esp. intororbil. 0,021. — Mâchoire supérieure, long. 0,0'J2. Caudale, long. 0,084 ; pectorale, long, 0,000 ; ventrale, long, 0,054. LE CAiNTIIERE ORBICULAIRE — CANTHAIilS ORBICULARIS. Syn. : Le Caxthèhe ORDicuLAinE, Cantliarus orbicularis, Cuv. et Valonc, t. VI, p. .3:51. CANTHAnrs onBiciLARis, CBp., Cat., n" 449, Fn. ital., fig. ; Gunih., t. I, p. 410; Caiiesti'., Fn. Ital., p. 87. Long. : 0,30 à 0,40 quelquefois plus. La forme de ce poisson lui a fait donner le nom spécifique à'Orhicul'iire. La ligne du dos et celle du ventre dessinent une courbure fort prononcée; le tronc par conséquent est très-élevé ; sa hauteur est contenue deux fois et demie ta deux fois et trois quarts dans la longueur totale. Les écailles sont larges. Plus haute que longue, la tète a le profil supérieur oblique; sa longueur mesure presque le quart de la longueur totale. Le museau est assez avancé ; il est arrondi. La bouche* est peu fen- due. La mâchoire supérieure est égale à la mandibule, qui est renflée; cll(>s j)ortent Tune et l'autre des dents en cardes assez fortes, surtout celles de la rangée externe. Le diamètre de l'œil est compris quatre fois et demie dans la longueur de la tète; il est d'un tiers moins grand que l'espace préorbitaire, qui est aussi grand que l'espace interorbitaire. Le sous-orbitaire a le bord inférieur ondulé, mais non échancré. CA?^THERE ORBICULAIRE. 55 Les ouvertures des narines sont assez étroites ; l'orifice posté- rieur est ovale. lly a sur la joue sept rangées d'écaillés; Yalenciennes et C. Bonaparte en comptent six rangées seulement. L'opercule a l'angle postérieur assez prononcé. La ligne latérale suit la courbure du dos; elle est large; elle est formée d'écaillés qui semblent percées de trois pores. Ec, 1. long. 66 ; I. transv. 77-^ + 1 = 25 ou 26. La dorsale est régulière ; elle est haute ; d'après Yalenciennes, c'est le sixième aiguillon qui est le plus élevé, c'est le troisième, chez le sujet que j'examine. L'anale a la troisième épine plus forte que la seconde. La caudale est peu échancrée. La pectorale n'arrive pas tout à fait à l'origine de l'anale; elle est plus longue que la caudale, et surtout que la ventrale ; sa longueur mesure presque le quart de la longueur totale. Br. 6. — D. H/12; A. 3/10; C. 17; P. 13; V. I/o. Les ventrales sont brunâtres ; les autres nageoires sont d'un bleu violacé, plus foncé sur la dorsale et l'anale, plus clair sur les pectorales. Le corps est d'un gris argenté, avec des bandes longitudinales d'un brun à reflets jaunâtres; les écailles sont toutes marquées d'un trait vertical jaunâtre, et bordées de gris argenté. Habitat. Méditerranée, excessivement rare, Cette (Doûmet). Proportions: long, totale 0,35 ; tronc, haut. 0,130, épaiss. 0,040. Tête, long. 0,086, haut. 0,115. —Œil, diain. 0,019, esp. préorbit. 0,030, esp. interorbit. 0,031. — Mâchoire supérieure, long. 0,028. Caudale, long. 0,072; pectorale, long. 0,085; ventrale, long. 0,057. Sous-famille des Denticiniens ^ Denticini. Corps ovale, comprimé, couvert d'écaillés pectinées de moyenne gran- deur. Tête forte ; dents toutes pointues, en velours et en crochets ; à chaque mâchoire au moins quatre dents plus développées que les autres, des es- pèces de canines. Appareil branchial ; ouïes largement fendues ; six rayons branchio- stèges ; joue et pièces operculaires écailleuses. 56 SPARIDES. Nageoires ; dorsale ayant dix à douze aiguillons et noui à douze rayons mous ; anale à trois rayons épineux et huit ou neuf rayons mous, pouvant, ainsi que la dorsale, se loger dans un sillon ; caudale fourchue. Vessie natatoire cchancrée en arrière. — Appendices pyloriques peu iioinl)reux. Cette sous-famille est formée d'un seul genre. GE.NRE DE>TÉ — DEXTEX, Guv. Caractères de la sous-famille. Le genre Denté comprend deux espèces bien déterminées : / petit que l'espace préorbilaire. .. . 1. D. ordinaire. Diamètre i ^ ^ ^ delœiipub I grand que l'espace préorbitaire. . . 2. D. auxguos yeux. LE DENTÉ ORDINAIRE — DE NT EX VULGARIS. Syn. : Svxagris, Bell., p. 181. Du Dentale, Dcntex, Rondel., liv. V, c. xix, p. 133. Dentex, Salvian., p. 110-111, pi. 31 ; Couch, t. I, p. '203. Si'ARUS DENTEX, Linii., p. 471, sp. 20; Bruiin., Iddh. Mass., p. 4G. n" 02; Bloch, pi. 2C8 ; Rafiii., Ind. itt. sicil., p. 24, n° 149. Dentice, Cetti, Stor. nat. Sardegn., p. 119. Du Denté, Duham., Pêch., part. 2, sect. 4, p. 25, pi. 8, fig. 9, mâchoires. Spahe denté, Sparus dentex, Lacép., t. IX, p. 323; Riss., Ichtii. p. 'JSl. Le Denté ordinaire, Dentex vulgaris, Cuv., l\èg. an., 1817, t. II, p. 273; Riss., Hist. 7iat., p. 364; Cuv. et Valenc, t. VI, p. 220, pi. 153; Guichen., Expl. Alger., p. l>\. Dentex vilgaius, CBp., Cat., n" 452; Gûnth., t. I, p. 3GG ; B. Capel., Cat., n" 3, p. 17 ; Canestr., Fn. Ital., p. 83. The Sparus, or Dentex, Yarr., t. II, p. 153. N. vulg. : Dente et Dentou, Port-Vcndres ; Dentaou, Denté, Celle ; Lenle, Nice. •Long.: 0,30 à 0,oO, quelquefois 1,00. Le corps est oblong, comprimé ; sa hauteur est comprise trois fois et ([iiart à trois fois cl trois quarts dans la longueur totale. Il ya vingt-quatre vertèbres, 10 -j- 14. A peu près aussi haute que longue, la tcte a le profil supérieur lé"-èreiuent déclive; sa longueur est contenue trois fois et trois quarts dans la longueur totale. Le museau est avancé, assez DENTÉ ORDINAIRE. 57 pointu. La bouche est de moyenne grandeur, elle s'ouvre à peu près jusque sous l'orifice antérieur de la narine ; les lèvres sont assez minces. En avant, les mâchoires sont armées chacune de quatre longues canines, fortes et crochues ; les canines externes sont plus développées que celles qui se trouvent près de la sym- physe maxillaire ; chez les jeunes, la mandibule porte souvent quatre petites canines entre les deux canines externes. En arrière des canines sont placées de petites dents en velours. Sur le côté des mâchoires existe une rangée de dents assez courtes relative- ment, mais fortes, pointues et légèrement crochues ; chez les vieux individus, il y a généralement vers le bord interne de la série dentaire latérale une bande, plus ou moins fournie, de dents excessivement petites. Le maxillaire supérieur est à peu près complètement caché par le sous-orbitaire, quand la bouche est fermée. Ainsi que le fait observer Bélon, les yeux sont placés en haut, ils sont rapprochés du front. L'iris est jaune clair en arrière, plus foncé en avant. Le diamètre de l'œil présente des dimen- sions variables suivant la taille des sujets ; chez les jeunes, il mesure le quart de la longueur de la tête, les trois cinquièmes de l'espace préorbitaire, il est égal à l'espace interorbitaire ; chez les animaux qui ont acquis leur entier développement, il est com- pris cinq fois à cinq fois et demie dans la longueur de la tête; il ne fait pas la moitié de l'espace préorbitaire. Le sous-orbitaire antérieur est en forme de trapèze; il est très-haut; il est marqué de stries verticales ; il est nu ainsi que l'espace interorbitaire. Les ouvertures de la narine sont rapprochées de l'orbite, et voisines l'une de l'autre. L'orifice antérieur, à peu près arrondi, est moins large que l'orifice postérieur, qui est ovale. Il est inutile de rappeler que les pièces operculaires sont écail- leuses. Le limbe du préopercule est assez large ; il est en partie couvert de très-petites écailles irrégulières, plus ou moins lisses, à peine ciliées. Les écailles de la joue sont assez grandes, à bords latéraux échancrés, à bord libre finement pectine ; elles sont disposées sur huit ou neuf rangées. 58 SPARIDÉS. La ligne latérale est bien dessinée; elle suit le profil du dos. Éc, 1. long. 00 à 60 ; 1. transv. ^J^, + 1 = 22 à 24. La dorsale comnience à peine plus en arrière que l'insertion de la pectorale; elle est très-légèrement échancrée vers son tiers poslérieur, le dernier rayon épineux étant moins allongé que le premier rayon mou ; elle compte généralement onze épines et onze rayons mous ; ses épines sont assez grêles, la plus longue, qui est ordinairement la quatrième, mesure le tiers environ de la hauteur du corps. L'anale a sept ou huit rayons mous; sa troisième épine est plus forte que les précédentes. La caudale est fourchue ; sa longueur est comprise quatre fois et un tiers dans la longueur totale ; le lobe supérieur est un peu plus déve- loppé que l'inférieur. Les pectorales sont pointues ; elles attei- gnent le commencement de l'anale ; elles mesurent le quart de la longueur totale. Les ventrales sont insérées un peu en arrière des pectorales ; elles n'arrivent pas à l'anale. Br. G.— D. ll/ii ; A. 3/7 ou 8 ; C. 18; P. 14 ou l.'i ; V. 1/b. La dorsale est couleur chair, ou d'un brun rosé, avec des ta- ches bleues; l'anale est jaunâtre; la caudale est d'un gris rosé ou rouge pâle; les ventrales sont d'un jaune safran. Ordinaire- ment l'aisselle de la pectorale est marquée d'une tache bleu foncé; la nageoire est rougeàtrc. Le dos est d'un bleu assez pâle, argenté, les flancs sont d'un jaune légèrement doré, à reflets argentés; le corps est j)arscmé de très-jolies taches bleu de ciel qui disparaissent rapidement. Les côtés sont parcourus par des bandes longitudinales grisâtres, peu foncées, qui se fondent dans la teinte générale. Le sous-orbitaiie est blanc-mordoré. Les écailles du préopcrcule sont jaunâtres; celles qui recouvrent l'opercule sont d'un jaune beaucoup [dus clair, glacé de blanc. Tel est le système de coloration que m'a présenté un jeune ani- mal sortant delà mer. La vessie natatoire est très-grande. Les appendices pyloriques sont au nombre de cinq. Habitat. ML-ditcTranéc, assez commun, Mec ; assez rare. Celle, Port- DENTÉ AUX GROS YEUX. 59 Vendres. Océan, golfe de Gascogne, très-rare, Arcachon (A. Lafont) ; Cha- rente-Inférieure, excessivement rare, la Rochelle, Musée Fleuriau, île de Ré; Finistère, accidentellement, au Muséum de Paris est uu Denté fort grand qui a été péché à Concarncau, en 1877 ; cet animal mesure 0"',92î) de longueur. Proportions : long, totale 0,153 ; tronc, haut. 0,047. Tête, long. 0,041, haut. 0,0i-3. — Œil, diam. 0,OIOo, esp. préorbit. 0,017, esp. interorbit. 0,0101. — Mâchoire supérieure, long. 0,010. Caudale, long. 0,035 ; pectorale, long. 0,039; ventrale 0,024. LE DENTE AUX GROS YEUX — DEM EX MACROPHTIULMUS. Fiff. loi, Syn. : Dentalis seu Dentex, Bell., p. 179. Sparus macrophthalmus, Bloch, pi. 372. Spare gros-oeil, Sparus macrophthalmus, Laccp., t. IX, p. 318; Riss., IcfitJi., p. 250. Dentex erythrostoma, Denté bouche rouge, Riss., Hist. nat., p. 364. fig. 31. Le Denté aux gros -ïeux, Dentex macrophthalmus, Cuv. et Valenc, t. VI, p. 227 ; Guichen., Expl. Alger., p. 51. Dentex macrophthalmus, CBp., Cat., n» 455; Gunth., t. I, p. 370; B. Capel., Cat. Peix. Portttg., n" 3, p. 17 ; Canestr., Fn. ItciL, p. 83. N. vulg. : Boucca-rouga, Nice. Long. : 0,25 à 0,40. Cette espèce est beaucoup plus rare que la précédente; elle a été décrite par Bélon sous le nom de Denté. Le corps est ovale, couvert d'écaillés ciliées, assez grandes. Le profil du dos est ar- qué. La hauteur du tronc est comprise trois fois à trois fois et demie dans la longueur totale. Généralement la tête est plus haute que longue; sa longueur est contenue trois fois et deux tiers environ dans la longueur 60 SPARIDÉS. totale ; son profil anléricur est légèrement arrondi. Le nuiscau est gros et court. La bouche a sa fente très-obli(iue et relativement grande. Les lèvres, assez épaisses, sont rougeàtres. La muqueuse tapissant la cavité buccale est rouge. La mâchoire supérieure se porte, en arrière, jusque sous le bord antérieur de Torbite ; elle est un peu plus courte que la mandibule ; en avant elle est armée de quatre canines proclives, de moyenne grandeur, les canines externes sont plus longues que les autres ; en arrière des canines et sur les côtés, il existe une bande assez étroite de dents en car- des fines. La mandibule porte en avant une rangée externe de huit à douze dents crochues, assez fortes, et après, une bande de petites dents en velours. En arrière le bord inférieur du maxil- laire supérieur n'est pas caché par la plaque sous-orbitaire. Les yeux sont très-gros. L'iris est rougeàtre. Le diamètre de l'œil mesure le tiers de la longueur de la tète; il est plus grand que l'espace préorbitaire. L'espace interorbitaire est couvert d'une peau épaisse; il est plus petit que le diamètre de l'œil. La plaque sous-orbitaire est deux fois et un tiers à trois fois plus longue que large. Le bord postérieur du battant operculaire est doublement échancré. Le limbe du préopercule est plus ou moins écailleux. La joue est large ; elle est couverte, dans sa plus grande hauteur, de sept rangées d'écaillés. Vers l'angle supérieur de la fente branchiale apparaît la li- gne latérale ; elle est bien marquée, légèrement courbe jusque sous la fin de la dorsale ; elle est, au-dessus de l'insertion de la pectorale, deux fois plus rapprochée du profil supérieur que du profil inférieur. Ec, 1. long. o4 a 58 ; 1. transv. -j^ -]- 1 = 20. Au-dessus de la base de la pectorale commence la dorsale ; elle est régulière ; elle a une douzaine d'épines fortes et très- pointues ; la quatrième épine, qui est la plus grande, mesure, en général, le tiers, et plus, de la hauteur du tronc ; les rayons mous sont au nombre de neuf ou dix. L'anale prend naissance sous le premier rayon mou de la dorsale ; elle est composée de trois aiguillons et de sept ou huit rayons mous ; les épines sont DENTÉ AUX GROS YEUX- 61 fortes, la plus développée est tantôt la seconde, tantôt la troi- sième. La caudale est échancrée; elle compte dix-sept rayons principaux, et trois rayons basilairesen dessus comme en dessous; sa longueur fait un peu moins du cinquième de la longueur to- tale. Les pectorales ont une quinzaine de rayons ; elles sont lé- gèrement falciformes. très-longues ; leur longueur est contenue trois fois et demie à trois fois et deux tiers dans la longueur to- tale ; leur pointe arrive jusqu'à l'aplomb de la troisième épine de l'anale. Les ventrales sont d'un tiers environ moins longues que les pectorales; leur épine est forte, bien pointue ; l'écaillé axillaire externe est assez large, elle mesure presque le tiers de la longueur de la nageoire. D. 12/9 ou 10 ; A. 3/7 ou 8; C. 3/17/3 ; P. la ou 16 ; V. I/o. La dorsale et les ventrales sont rosées avec un fin pointillé noirâtre ; l'anale montre h peu près la même teinte ; la caudale est rougeàtre ; les pectorales sont rosées. Le dos et les côtés sont rosés ou d'un rouge très-pàle ; le ventre est argenté, marqué d'un pointillé noirâtre formant des espèces de losanges sur les écailles. Les sous-orbitaires, le limbe du préopercule, les branches de la mâchoire inférieure sont argentés et semés d'un très-fin poin- tillé noirâtre. Il est inutile de rappeler que les lèvres sont rougeâtres. Habitat. Méditerranée, très-rare, ainsi que l'avait constaté Bélon, nostro litori admodiim rariis, ant eo nomine ignotus ; Nice. Proportions : long, totale 0,272 ; tronc, haut. 0,091, épais. 0,043. Tête, long. 0,074, haut. 0,084. — CEil, diam. 0,025, esp. préorbit. 0,021, esp. interorbit. 0,0215. — Mâchoire supérieure, long. 0,0305. Caudale, long. 0,052 ; pectorale, long. 0,075 ; ventrale, long. 0,049. ? Le Denté synodon, Dentex synodon. ' , Syn. : Dextex Synodon, Denté Synodon, Riss.,dans Archiv natur., A. Wiegmann 1840, t. X, p. 382. Quel est ce Denté? Est-ce le Spams gibbosus de Rafinesque, le Deiitex gibbosus de Coccol Est-ceune variété, une monstruosité de Tespèce commune ? Nous donnons un extrait de la description faite par Risso. — Corporeovato, oblongo, vejitricoso, crasso, ru- 62 SPARIDÉS. biqinoso. Frontc gibhosa ; latcrihus macu/i.i n/rjris sparsis ornatis; cauda lunala. — An Synodon aiict. ? La tète l'orme presque le tiers (le la lon|,^uour totale. La mâchoire supérieure a sur le de- vant (jiiafre grosses dents canines. A la mâchoire infi-rieure il y a sur le devant six grosses dents aiguës; elles sont accompagnées, de chaque coté, d'une rangée de dents rapprochées les unes des autres, suivies d'autres rangées plus petites, en cardes. — Br. 5. — D. 11/10; A. 3/8; C. 24; P 14; V. 1/5. — Éc, 1. long. 70. — Risso dit qu'il ne connaît ])as la femelle, ni les petits. Habitat. Nice. — Proportions : long, totale 0,82o ; tronc, haut. 0,220; épaiss. 0,080. — Œil, diam. 0,033, csp. préorbil. 0,1 2 i-. — Distance du mu- seau à la pectorale 0,240. ? Le Denté de Cetti, Dvntex Cctti, Riss. Syn. : Pskidodextice, Cctti, Sto7\ nnt. Savdpgn., p. 110. Spaue Cetti, Sparus Cctti, Riss., Iclith., p. 2ôG. Dextex Cetti, Dente de Cctti, Riss., Ilist. nat., p. .^G."). Dentex Cetti, CBp., Cat., n" 4ô3 ; Doùmet, Cat. Poiss. Celte. D'après Cetti, le Pseudodenié porte une très-grande tache jaunâtre sur le battant operculaire ; il n'est pas armé de longues dents, comme le vrai Denté. Quel est ce Poisson? — Voici les ca- ractères spécifiques indiqués par Risso: mâchoires égales, garnies de petites dents isolées ; yeux rouges, iris doré ; opercules ornés d'une grande tache jaune safran. Long. 0,70. — Br. 6. — D. 1 1 / H ; A, 3/C ; C. 20 ; P. 10 ; V. I/o. En 1840, Risso écrivait dans les Archives de Wiegmann : Quant au Denté à qui je donnai le nom de Cetti, mes observa- tions ne sont pas encore suffisantes pour affirmer si c'est une nouvelle espèce (L. c, p. 390). I.a chair diiDcnlt'' ordinaire est exquise, tandis que celle du Pseudodenié esl, d'après Celti, de inédiocrc qualité. MENIDES. 63 Famille des Ménidês, Mxnidœ . Corps ol)long, couvert d'écaillés cténoïdes; vertèbres au nombre de vingt- deux à vingt-quatre. Tête assez développée; bouche très-protractile, s'allongeant en forme de tube ; intermaxillaire à branche montante fort développée ; mâchoires gar- nies de dents en velours avec ou sans canines. Appareil branchial; ouïes largement fendues ; opercule terminé posté- rieurement en pointe assez aiguë ; pièces opcrculaires et joues écailleuses ; six rayons branchiostèges ; pseudobranchies. Nageoires ; dorsale unique, composée généralement de vingt-deux rayons, pouvant s'abaisser dans un sillon ; anale à trois aiguillons ; caudale échan- crée ou légèrement fourchue ; ventrales thoraciques, à six rayons ; près du bord externe de ces nageoires est une écaille axillaire plus ou moins longue, entre leur bord intei?ne est une écaille impaire. "Vessie natatoire grande, simple, ordinairement bifurqué e en arrière. — Appendices pyloriques au nombre de quatre à sept, rarement de trois. La famille des Méiiidés comprend deux genres. / denté Vomer Mendole. non denté - . PicArtEL. GENRE MENDOLE — 3hEN.-J, Cuv. Tête assez longue ; vomer denté. Ce genre est composé de quatre espèces : bande longitudinale. Canines de la mandibule assez grandes. Écaille axillaire externe de la ventrale faisant moins de la moitié de la longueur delà nageoire.. \. M. commune. plus de la moitié de la longueur e la nageoire. . 2. M d'Osbeck. \ nulles ou fort courtes 3. M. juscle. \ groupe, sur le chevron seulement 4. M. voMiînnNE, 64 MKMDÉS. LA MENDOLE COMMUNE — M.ENA VLLGAn/S. Fig. lo2. Syn. : .'.M.kna, lîcU., p. T2ô--y2C,. ? De la Menkole, Rondel., liv. V, c. xiir, p. 12-4 ; Duliam.. Prr/t.. part. 2, sect. 4, p. 41, pi. C, fig. 3 ; Donnât., p. 98, pi. 4S, fig. 183. Sparis m.kxa, Linn., p. 4G8, sp. G; ?151ocli, pi. 270 ; Brunii., Iclitli. Mass., p. 42, n" 5G. Le Spabe mendole. Spams ma-na, Lacép., t. IX, p. 291 ; Riss., Iclit/i., p. 2-39. Smaius m.ena, Picarel mendolo, Riss., Hist. nat., p. :544. La IIendole commune, Ma-na vulgaris, Cuv. et Valonc, t. VI, p. 390 ; Guiclion., Expl. Al(jér., p. 55. M;ENA viLGAnis, CBp., Cat., n" 442; Giintli., t. I, p. 3SC; Crncstr., Fn. Ital., p. 83. N. vulg. : Mata-soukhit, l'ort-Vcndres, Celte; Amcndoula, Nice. Long. : 0,13 à 0,20. Il est à prcsumcr que Bélon et Rondelet ont confondu sous un même nom les difTérentcs espèces composant le genre Mendole. Ainsi que le signale Valcnciennes, le corps de la Mendole com- mune présente à peu près la forme de celui du Hareng, mais il est |)lus épais, et le ventre est arrondi. La hauteur du tronc, qui fait environ deux fois et quart l'épaisseur, est contenue trois fois et demie à trois fois et trois quarts dans la longueur totale. Les écailles sont minces, assez grandes, beaucoup plus hautes ([ue larges, garnies de plusieurs rangées de spinules sur leur bord postérieur. Le nombre des vertèbres est de vingt-deux, 9 -|~ ^"^• Ordinairement la tète est un peu plus haute que longue ; sa longueur est comprise (juali'(> fois et un cinquiènic ;i (juatre fois et demie dans la longueur h)lale. Le museau est assez allongé. MENDOLE COMMUNE. 65 La bouche est trcs-protractile, en raison du développement de la branche montante de l'intermaxillaire. La mâchoire supé- rieure est munie de dents assez fines ; les dents de la rangée ex- terne sont les plus fortes. Outre ses dents en velours, la man- dibule porte en avant deux canines assez développées. Sur le vomcr est une rangée longitudinale de dents en velours. La langue est pointue et libre. L'iris est jaunâtre. Le diamètre de l'œil mesure à peu près le quart de la longueur de la tête ; il esta peine moins grand que l'espace préorbitaire. L'orifice antérieur de la narine est un peu plus rapproché de l'orbite que du bout du museau. Il y a généralement cinq grandes rangées d'écaillés sur la joue, plus une très-courte. Une large bande rapprochée du dos, à teinte rougeàtre, indique le trajet de la ligne latérale ; elle est formée d'une série d'écaillés qui, en avant surtout, montrent deux petits pores ouverts l'un au-dessus de l'autre. Ec, 1. long. 74 à 76; 1, fransv. fg + 1 = 20. L'épine la plus développée de la dorsale est d'une longueur sensiblement égale au tiers de la hauteur du tronc. La caudale est fourchue. Nous indiquerons plus bas les proportions des na- geoires paires. L'écaillé axillaire externe de la ventrale est assez courte ; sa longueur ne fait guère plus du tiers de la longueur de la nageoire. Br. G. — D. 11/H ; A. 3/9 ; C. 5/17 ou 18/4 ; P. 15 ;V. I/o. La dorsale est couleur olive, avec quelques taches rougeâtres ; l'anale et la caudale sont jaunâtres, tachetées de bleu ; les na- geoires paires sont d'une teinte rougeàtre ou gris rougeàtre. Le dos est grisâtre ou gris plombé, marqué de cinq ou six raies lon- gitudinales brunâtres; les flancs sont jaunâtres, semés de taches bleues; le ventre est argenté. Chaque côté porte une grande ta- che noirâtre, qui s'étale sous la ligne latérale, au-dessns du tiers postérieur des pectorales. III. 5 66 MÉNIDÉS. Habitat. Méditcrrance, cette espèce est assez commune de Nice à Port- Vendres. Océan ? Elle est indiquée dans le Catalogue des Poissons de Bayonne, par U. Darracq. Couch rapporte qu'une Mendole commune a été prise dans le port de Falmoulh ; ce poisson, qui a la dorsale soutenue par trente-quatre ravons 11/23, n'est assurément pas de la famille des Ménidés (V. Couch, t. l,p. 20G). Proportions : long, totale 0,184 ; tronc, haut. 0,053, épais. 0,024. Tête, long. 0,04i, haut. 0,047.— Œil, diam. 0,011, esp. prcorbit. 0,012, esp. intcrorbit. 0,013. — Mâchoire supérieure, long. 0,016. Caudale, long. 0,033 ; pectorale, long. 0,042 ; ventrale, long. 0,031 ; écaille axillaire externe de la ventrale, long. 0,011. LA MENDOLE D'OSBECK — HIJENA OSBECKII. Syn. : ?Sparus zebua, Brunn., îchth. Maf^s., p. 47, n" 63; (Swc/e) Bonnat., p. 101, Le Spaue marseillais, Sparus massiliensis, Lacép., t. IX, p, 311 ? Le Spare Osreck, Sparus Osbcckii, Lacép., t. IX, p. 311?; Riss., Ichth., p. 246. Smaris gora, Picai'el gore, Riss., Hist. nat., p. 347. Sparus tricuspidatus, Spare à trois aiguillons, Max. Spinola, Ann. Muséum, 1807, t. X, p. 367, pi. 20, fig. 1. a-l.b. La Mendole d'Osdeck, Mœna Osbeckii, Cuv. et Valenc, t. VI, p. 397 ; Guiclicn., Expl. Alger., p. 55. M-ENA Osbeckii, CBp., Cat., n" 440 ; Canestr., Fn. Ital., p. 84. M^sA Zébra, Gunth., t. I, p. 387. N. Vulg. : Gora, Nice. Long. : 0,18 à 0,22, quelquefois 0,25. Sous le nom de Sparus Zébra, Bri'innich paraît avoir réuni plusieurs espèces distinctes. La Mendole d'Osbeck a le corps ovale couvert d'assez larges écailles. La hauteur du tronc est variable, elle est comprise trois fois et un tiers à quatre fois dans la lon- gueur totale. D'après Valenciennes, il y a vingt-trois ver- tèbres, 10-1-13. En arrière, la tête a le profil subitement relevé; sa longueur, qui semble un peu moindre que sa hauteur, est contenue quatre fois et un tiers à quatre fois et deux tiers dans la longueur totale. La mâchoire supérieure se porte, en arrière, jusqu'à la perpen- diculaire tangente au bord antérieur de l'orbite. La mandibule est armée de canines relativement fortes, dirigées en avant. Les dents du vomer sont disposées en série longitudinale. L'iris est jaunâtre. Le diamètre de l'œil est compris quatre fois MENDOLE JUSCLE. 67 à quatre fois et un tiers dans la longueur delà tête; il fait envi- ron les deux tiers de l'espace préorbitaire. On compte sur la joue cinq rangées principales d'écaillés, plus une petite. La ligne latérale est large ; elle suit le profil du dos. Éc, 1. long. 70;l.transv. |^ + l=:19à2I. Spinola a cru trouver dans le développement des écailles des ventrales un caractère spécifique ; aussi a-t-il donné à ce pois- son le nom de Spareà trois épines. L'écaillé axillaire externe de la ventrale est très-grande ; sa longueur fait plus de la moitié de la longueur de la nageoire. D. 11/10 ou H ; A. 3/9 ; C. 17 ; V. i/S. La dorsale, l'anale et la caudale sont presque noires, ou bien olivâtres ; elles sont marquées de taches bleu d'azur (Spinola). Les nageoires paires sont jaunâtres. Le dos est d'un jaune bru- nâtre plus ou moins foncé ; les flancs sont argentés ; le corps est tacheté de bleu. Les joues et les opercules portent des bandes bleues. La tache noire du côté est ordinairement sous les derniers rayons épineux et les premiers rayons mous de la dorsale. Habitat. Méditerranée; ce poisson est assez commun, Nice, Cette. Proportions: long, totale 0,175 ; tronc, haut. 0,045. Tôte, long. 0,038. — Œil, diam. 0,009, csp. préorbit. 0,013, esp. inter- orbit. 0,012. LA MENDOLE JUSCLE — M^NA JUSCULUM. Syn. : De la Mendole, Rondel., liv. V, c. xni, p. 124. La Mendole juscle, Mœna jusculum, Cuv. et Valenc, t. VI, p. 395. M^NA JUSCULUM, CBp., Cat., n" 441 ; Canestr., Fii. ItaL, p. 84. Long. : 0,15 à 0,18. La figure de la Mendole donnée par Rondelet semble être celle du Juscle. Dans cette espèce le corps est légèrement fusiforme ; il est couvert d'écaillés assez petites. Le profil supérieur dessine une courbe régulière ; le profil inférieur est à peu près hori- 68 MÉNIDÉS. zontal. La hauteur du tronc est comprise quatre fois à quatre fois et quart clans la longueur totale. La tête a le profil régulier ; sa longueur est contenue quatre fois et un tiers à quatre fois et trois quarts dans la longueur to- tale. Les mâchoires sont munies de très-petites dents ; à l'cxtré- mité de la mandibule les dents ne sont pas saillantes, elles sont à peine différentes des autres, parfois seulement un peu plus fortes. Le vomer porte une rangée de dents en velours. L'iris est jaunâtre. Le diamètre de l'œil est compris trois fois à trois fois et demie dans la longueur de la tête ; il est égal, ou peu s'en manque, à l'espace préorhitaire. A Tangle postérieur du préopercule sont des stries nettement marquées. La joue est garnie de cinq rangées d'écaillés bien dis- tinctes; en outre, il en existe une petite série. La ligne latérale suit la courbure du dos ; elle est large ; ses écailles sont percées de deux pores excessivement étroits. Ec, 1. long. 70 à 75 ; 1. transv. A^ _l i = 20 à 23. o ' 14 a lo I Au-dessus de l'insertion de la pectorale commence la dorsale ; elle est basse. La ventrale est courte ; sa longueur fait à peine le sixième de la longueur totale ; l'écaillé axillaire externe me- sure environ la moitié de la longueur de la nageoire ; l'écaillé impaire est relativement plus longue et plus étroite que celle de la Mcndolc commune. D. il/1 1 ; A. 3/9 ; C. 4/17/3 ; P. lo ; V. 1 /S. Les nageoires sont d'une teinte grise, uniforme, sans taches. Le dos est brunâtre; les flancs sont d'un gris argenté, avec qua- torze ou quinze lignes longitudinales brunâtres, souvent peu distinctes. La tache noire du côté est bien marquée ; elle longe le bord inférieur de la ligne latérale. Habitat. Méditerranée, le Juscle est assez commun à Nice, plus rare à Celte. Proportions : lonj,'. totale 0,i:;fi ; tronc, haut. 0,039, épai.^. 0,019. IVli', long. 0,o:ii, haut. 0,032. — OJuUdiani. 0,0102, esp. préorbil. 0,010o, csp. inlcrorbit. 0,Olu. — Mûchoire supérieure, long. 0,013. MENDOLE VOMERINE. 69 Caudale, long. 0,030; pectorale, long. 0,034; ventrale, long. 0,023, écaille aiillaire externe, long. 0,012. LA MENDOLE VOMERINE — MJENA VOMERINA. Syn. : La Mendole vomérine, Maena vomerina, Cuv. et Valenc, t. VI, p. 400, pi. 1G4. M.ENA VOMERINA, CBp., Cat., Il" 439; Ganth., t. I, p. 387. Long. : 0,12 à 0,19. Dans la disposition particulière que présente l'insertion des dents sur le vomer, Valenciennes a trouvé un excellent carac- tère spécifique, servant à distinguer cette Mendole de toutes les autres. La Vomérine a le corps oblong, couvert d'écaillés ciliées_, assez grandes, pi us hautes que longues, fort adhérentes. La hau- teur du tronc est comprise trois fois et deux tiers à quatre fois et un tiers dans la longueur totale. La tête a le profil régulier ; sa longueur, qui est sensiblement égale à sa hauteur, est contenue quatre fois et demie dans la longueur totale. Le front est large. Le museau est assez gros. Les lèvres sont épaisses, surtout la lèvre supérieure. La mâchoire supérieure est garnie de dents en fortes cardes. La mandibule est armée de quatre ou six canines crochues, plus développées que les autres dents, chez les adultes. Le vomer n'a pas une ran- gée longitudinale de dents comme chez les autres espèces, il porte sur le chevron un groupe de dents fines, pointues, assez nom- breuses ; la rangée externe de ces dents circonscrit une sorte d'ovale. L'iris est jaune doré. Le diamètre de l'œil est compris trois fois a trois fois et demie dans la longueur de la tête ; il est égal à l'espace préorbitaire. Sur la joue se comptent cinq rangées d'écaillés. La ligne latérale suit la courbure du dos; elle est large ; elle est composée d'écaillés percées de deux pores fort étroits. Éc, l. long. GO à 62 ; 1. transv. ^ -j- 1 = 23. La dorsale est régulière. L'écaillé axillaire externe de la ven- 70 MÉNIDÉS. traie ost assez courte ; sa longueur ne fait guère que le tiers de la longueur de la nageoire, parfois moins encore. D. H/11 ; A. 3/9; C. 4/17/3 ; P. 15 ; V. I/o. Les nageoires sont d'une teinte uniforme, sans taches ; elles sont toutes jaunâtres, excepté les pectorales qui sont grisâtres. Le dos est jaunâtre ; les flancs sont grisâtres. La tache des côtés est souvent peu marquée. Habitat. Méditerranée, la Vomérino est assez commune à Nice, plus rare à Marseille ; assez commune à Celte, mer, étang de Thau. Proportions : long, totale 0,11)0 ; tronc, haut. 0,046, épais. 0,021. Tête, long. 0,043, haut. 0,041. — Œil, diam. 0,013, csp. prcorbit, 0,013, esp. interorbit. 0,013. — Mâchoire supérieure, long. 0,016. Caudale, long. 0,037 ; pectorale, long. 0,041 ; ventrale, long. 0,035, écaille aiillaire externe, long. 0,011. GE>'RE PICAREL —SMARIS, Cuv. Tête plus ou moins allongée; bouche très-protractile; mâchoires ayant des dents en cardes ou en velours, et parfois même de petites canines en avant; vomer non denté. Ligne latérale composée d'écaillés ordinairement percées de deux pores étroits. Nageoires ; dorsale àvingt-deux rayons en général, ayant onze rarement treize aiguillons ; anale à trois épines et neuf, parfois dix rayons mous. Le genre Picarel comprend plusieurs espèces. plus de 80 1. P. ORDI.NAIRK. bien mar- moins de cinq fois la hau- ] moins de 80. -- leur du tronc. / Tache noire sur i . •5 i r .^:ii„^ 1 1 1 ,,.r • l ^I^^^ 2. p. MARTIX-PÉCHEUa. o < LcaïUes 1. 1. J le 1'-'^ espace m- ) au nombre de f traradiaire de la dorsale nulle 3. P. cnRYsÈLK. cinq fois et plus la hauteur du tronc 4. P. de Mauri. LE PICAREL ORDINAIRE — SMARfS VULGARIS, ?Syn. : Smaius, Bell., p. 22C-22S. ?Di PicAtiEL, Iloiidel., liv. V, c. xiv, p. 12C. ?SrAias sMARis, Linii., p. 4(iS, sp. 5. PICAREL ORDINAIRE. 71 ?Sparus.., Brunn., Ichth. Mass., p. 42, n" 57. ?Du Jaret, Duham., Péch., part. 2, sect. 4, p. 43, pi. 8, fig. 2. ?Le Spare smaris, Sparus smaris, Lacép., t. IX, p. 2^.3 ; Riss., Ichth., p. 238. ?Smaris alcedo, Picarel alcyon, Riss., Hist. nat., p. 34G. Le Picarel ordinaire, Smaris vulgaris, Cuv. et Valérie, t. VI, p. 407. Smaris vulgaris, CBp., Cat., n» 43 i, Fn. ital., fig. ; ? Giintli., 1. 1, p. 388. M.ENA SMARIS, Caiicstr., Fn. Ital., p. 84. N.VuLG.: Mala-souldat, Port-Vendres ; Vernieira, Cette ; Picarel, Giarret, Gerret, Languedoc, Provence. Long. :0,lo à 0,18. Valenciennes a nettement déterminé les caractères spécifiques du Picarel ordinaire. Ce poisson a le corps légèrement fusiforme, couvert d'écaillés plus hautes que longues, à plusieurs rangées de spinules. La hauteur du tronc, qui l'emporte d'un tiers au moins sur l'épaisseur, est contenue quatre fois et quart à quatre fois et trois quarts dans la longueur totale. La tête a le profil régulier; elle est d'un tiers ou d'un quart moins haute que longue ; sa longueur est comprise environ qua- tre fois et demie dans la longueur totale. Le museau est assez pointu. La bouche est oblique, très-protractile ; les lèvres sont minces. Les mâchoires sont égales. La branche montante de l'intermaxillaire est excessivement longue, comme du reste dans les autres espèces. La moitié postérieure du maxillaire supé- rieur est très-élargie ; elle présente une échancrure dans laquelle est reçue Textrémité externe de la branche dentaire de l'inter- maxillaire ; elle se termine par une saillie qui, lors de la protrac- tion de la bouche, forme une petite pointe vers le bord inférieur du museau. A la mandibule, l'os dentaire est trois fois plus haut en arrière que près de la symphyse. Les mâchoires por- tent une bande de petites dents en velours ou en cardes fines ; de plus, à l'extrémité de la mandibule sont implantées deux petites canines crochues, à pointe tournée en dehors, séparées l'une de l'autre par un espace assez étroit. L'iris est jaunâtre. Le diamètre de l'œil est compris trois fois à trois fois et deux tiers dans la longueur de la tête ; il est égal, ou peu s'en faut, à l'espace préorbitaire. Le sous-orbitaire an- 72 MÉNIDÉS. térieiir a le bord inférieur entamé d'une échancrure, qui laisse à découvert une partie du maxillaire supérieur. Il V a sur la joue quatre principales rangées d'écaillés, plus une petite série vers le limbe inférieur du préopercule. Les os pharyngiens sont munis de dents en velours. La ligne latérale est large, bien marquée, rapprochée du dos. Éc, 1. long. 87 à 90; 1. transv. p-;2__ _j_ i = 19 ou 20. M. Gûn- ther indique 1. lat. 70 ; il a confondu les espèces les unes avec les autres. Au-dessus de l'insertion de la pectorale commence la dorsale ; elle est régulière, assez basse ; sa plus grande hauteur ne fait guère que la moitié de la hauteur du corps ; son dernier rayon mou est court, il a une longueur moindre que la hauteur du tronçon delà queue; le nombre des rayons est de vingt-deux. L'anale est composée de trois épines et de neuf rayons mous ; son dernier rayon est aussi court que celui delà dorsale. La caudale est fourchue. La ventrale est moins développée que la pectorale. L'écaillé axillaire externe de la ventrale est pointue, longue; sa longueur mesure quelquefois près de la moitié de la longueur de la nageoire. Br. 6. — D. ll/H ; A. 3,9; C. 17 ; P. 15; V. I/o. La teinte des nageoires paraît fort variable ; ordinairement la dorsale et la caudale sont grisâtres, l'anale et les nageoires paires sont d'un gris jaunâtre ; parfois la dorsale est olivâtre, avec quel([U('s points rouges en séries ; la caudale est brunâtre, tache- tée de quelques points rougeâtres également en séries ; l'anale et les ventrales sont en partie jaunâtres ; les pectorales sont orangées; tel est à peu près le système de coloration indiqué par le prince de Canino ; ces teintes plus brillantes semblent être la livrée des mâles. La coloration générale est un gris jaunâtre, plus rembruni à la région dorsale. La tache du côté est très-mar- quée, très-noire. Habitat. MiMlilcrraiit-o, assez comiiniii, Nice ; moins coiiimim à dette. Proportious .long, totale 0,1 .10 ; tronc, haut. 0,i)3i-, épais. (t,020. PICAREL MARTIN-PÊCHEUR. 73 Tôte, long. 0,035, haut. 0,026. — Œil, diam. 0,009o, esp. préorbit. 0,010, csp. interorbit. 0,010. — Mâchoire supérieure, long. 0,013. Caudale, long. 0,025; pectorale, long. 0,030 ; ventrale, long. 0,019. LE PIGAREL MARTIN-PÊCHEUR — S MA RIS ALCEDO. Fig. 153. Syn. : ? Smaris, Willugh., p. 319, pi. V. 8, fig. 5. Spare alcyon, Sparus alcedo, Riss., Ichth., p. 258. Smaris smaris, Picarel smaris, Riss., Hist. nat., p. 345. Le Picarel martin-pècheur, Smaris aiccdo, Cuv. et Valenc, t. VI, p. 116 ; Guichen., Expl. Alger., p. 55. Smaris alcedo, CBp., Cat., no 435, F?î. ital., fig.; Gunth., 1. 1, p. 388. M^NA alcedo, Canestr., Fn. Ital., p. 84. N. vulg. : Gerle blavié, Nice ; Varlet de Ville, Marseille (CV.). Long. : 0,15 à 0,20. Le Martin-pêcheur a le corps oblong. La hauteur du tronc, qui fait le double environ de la hauteur, est comprise quatre fois à quatre fois et trois quarts dans la longueur totale. En général la tête est un peu moins haute que longue ; sa longueur est contenue quatre fois et quart à quatre fois et deux tiers dans la longueur totale. Le museau est assez mince. Les mâchoiressont dentées. Le vomer est lisse. L'iris est jaunâtre. Le diamètre de l'œil est compris trois fois et un tiers à quatre fois dans la longueur de la tête ; il est moins grand que l'espace préorbitaire. 11 y a quatre principales rangées d'écaillés surla joue, plus une 74 MÉNIDÉS. rangée fort étroite, peu distincte, vers le limbe inférieur du préopercuie. La ligne latérale est large, bien marquée ; elle suit la cour- bure du dos. Ec., 1. long. 70; 1. transv. p -}- 1 = 18. La dorsale est régulière ; elle est élevée; le sixième aiguillon, qui ordinairement est le plus allongé, mesure plus de deux fois la hauteur du corps ; en général les derniers rayons sont plus développés que les précédents, ils arrivent, quand ils sont couchés , assez près de la base de la caudale. L'anale a ses derniers rayons mous égaux aux premiers, parfois un peu plus allongés. La caudale est fourchue ; son lobe supérieur est le plus grand. Les ventrales sont de longueur variable ; tantôt elles sont aussi lon- gues que les pectorales, tantôt plus courtes. Br. G. — D. U/li ; A. 3/9; C. 17; P. V6 ; V. I/o. Les nageoires impaires sont d'un jaune très-pâle, avec des ta- ches, plus ou moins régulières, d'un bleu assez clair. Une tache brune ou noirâtre se voit entre les deux premières épines de la dorsale. Les pectorales sont d'un jaune orangé ; les ventrales sont d'un bleu mêlé de roux avec une bordure jaunâtre. Le dos est brun fort clair à reflets jaunâtres. Les côtés sont gris, ils por- tent trois bandes longitudinales d'un bleu assez clair, et d'autres bandes jaune doré ; ces bandes sont plus ou moins larges, plus ou moins interrompues, elles se fondent dans le ton général ; elles disparaissent assez promptement, ou plutôt elles perdent beau- coup de leur éclat. Les pièces operculaires et la tète sont ordinai- rement traversées par des bandes bleuâtres. La tache noire, qui est au-dessous de la ligne latérale est grande, et plus ou moins marquée. Habitat. Méditerranée, assez commun, Nice ; commun, Cette. Proportions : long, totale 0,188 ; tronc, haut. 0,OiO, épais. 0,010. Tête, loiij,'. (»,0'i.(), haut. 0,0.33. — Œil, dium. 0,012, esp. préorbit. 0,0125, esp. inlcrorbil. 0,011. — Mâchoire supérieure, long. 0,oltJ. Caudale, long. 0,03i ; pectorale, long. 0,3C ; ventrale, long. 0,031. PICAREL CHRYSÈLE. 75 LE PICAREL CHRYSÈLE — SMAJÎIS CHRYSELIS. Syn. :? Petite Picarelle blanche, Duham., Péch., part 2, sect4, p. 41, pi. 8,fig. 4, ?Spare bilobé, Sparus bilobatus, Riss., IcJdh., p. ^52. ?Smaris italicus, Picarel d'Italie, Riss., Hist. nat., p. 346. Le Picarel chrysèle, Smaris chryselis, Cuv. et Valenc, t. VI, p. 419, pi. 1G5. Le Picarel gagarel, Smaris gagarella, Cuv. et Valenc, t. VI, p. 420. Smaris chryselis, CBp., Cat., n° 43C, Fn. ital., fig. Smaris gagarella, CBp., Cat., n" 437, Fn. ital., fig. N. Vulg. : Vernieïra, Cette. Long. : 0,lo à 0,20. Il existe une telle ressemblance entre le Chrysèle et le Gagarel qu'il est impossible de ne pas les considérer comme étant de même espèce. Les différences, assez légères du reste, qui se trouvent dans les proportions du corps, paraissent dépendre du sexe ; et C. Bonaparte suppose que le Gagarel peut bien être la femelle du Chrysèle. L'épaisseur du corps fait tantôt un peu plus, tantôt un peu moins de la moitié de la hauteur, qui est comprise trois fois et quatre cinquièmes à quatre fois et quart dans la longueur totale. La tête est à peu près aussi haute que longue ; sa longueur est contenue quatre fois environ dans la longueur totale. Les mâ- choires ont une bande de petites dents en velours, ou en cardes fines, et souvent elles ont, près de leur symphyse, de faibles ca- nines, légèrement crochues, un peu saillantes. L'iris est doré. Le diamètre de l'œil est compris trois fois et quart à trois fois et demie dans la longueur de la tête, il est égal, ou peu s'en faut, à l'espace préorbitaire. On compte sur la joue quatre principales rangées d'écaillés, plus une petite série vers le limbe inférieur du préopercule. La ligne latérale suit le profil du dos ; elle est large. Ec, 1. long. 70 ; 1. transv. :| + 1 = 18. Dans le Chrysèle, le sixième aiguillon de la dorsale est sou- vent un peu plus grand que la moitié de la hauteur du tronc ; chez le Gagarel, il est ordinairement un peu moins grand, mais il n'y a rien de fixe dans ces proportions. Les derniers rayons 76 MÉNIDKS. mous de la dorsale, et ceux de Tanale, sont communément plus allongés chez le Chrysèle que chez le Gagarel; leur longueur, dans le Chrysèle, mesure environ les deux tiers de la longueur du tronçon de la queue; il ne faut pas attacher trop d'impor- tance à ces dilTérences que nous venons de signaler. Les na- geoires paires sont généralement d'égale longueur. D. 11/11 ; A. 3,9; G. 17 ; P. loou 10 ; V. 1/5. La coloration des nageoires passe rapidement. La dorsale est d'un bleu clair nuancé de jaune ; elle est semée détaches bleues; souvent elle porte une bordure bleuâtre. L'anale est d'un jaune bleuâtre avec des taches azurées. La caudale a généralement des taches d'un bleu très-i'oncé. Les pectorales et les ventrales sont d'un jaune grisâtre. Le dos est grisâtre ; les côtés sont d'une teinte plus claire à reflets jaunâtres, ils sont parcourus par des bandes longitudinales d'un bleu fort pâle, s'effaçant très-vite ; de petites taches bleuâtres, plus ou moins brillantes, sont dissé- minées sur les différentes parties du corps, elles disparaissent promptement. La tache des flancs semble plus marquée chez le Chrysèle que chez le Gagarel. Habitat. Méditerranée, assez commun, Nice ; très-commun, Cette. Proportions : Chrysèle ; long, totale 0,170 ; tronc, haut. 0,0 iO, épais. 0,01Sd. Tôte, long. O.Oilo, haut. 0,039. — Œil, diam. 0,013, esp. préorbit. 0,013, esp. intcrorbit. 0,012. — Mâchoire supérieure, long. 0,016. Dorsale : 6"= aiguillon, haut. 0,026; dernier rayon mou, long. 0,016 ; anale, dernier rayon mou, long. 0,01 a; caudale, long. 0,034; pectorale, long. 0,03o; venlralc, long. 0,03i. Gagard, long, totale 0,169; tronc, haut. 0,042, épais. 0,017. Tôte, long. 0,0i0, haut. 0,037. — (H:il. diam. 0,012, esp. préorbit. 0,012, esp. intcrorbit. 0,012. — Mâchoire supérieure, long. 0,014. Dorsale : 6» aiguillon, haut. 0,023 ; dernier rayon mou, long. 0,010; anale dernier rayon mou, long, 0,009o; caudale long. 0,033; pectorale, long. 0,035; ventrale, long. 0.033. PICAREL DE MAURI. LE PICAREL DE MAURI — SMAJRIS MAURII. Fig. 154. Syn. : Sparl's Smaris, Spare picard, Dclaroche^ Ann. Muséum, 1809, t. XIII, p. 344, Mém., p. 5S, fig. 17. Smaris gracilis, CBp., Fn. ital., fig. ; Gûnth., 1. 1, p. 389. Smaris Maurii, CBp., Cat., n" 438, Fn. ital., fig. ; Gùnth., t. I, p. 389. M-ENA Maurii, Canestr. , Fn. Ital., p. 85. MiENA gracilis, Caoestr., Fn. Ital., p. 85. N. Vulg. : ni Vogué ni Verniera, Gerlé, Cette. Long. : 0,12 a 0,18. Dans son Catalogue des Poissons d'Europe, le prince de Ga- nino établit que le Smaris gracilis est la femelle du Smaris maurii, et conserve à l'espèce ce dernier nom. M. Giinther n'ad- met pas la manière de voir de G. Bonaparte, et maintient comme deux espèces distinctes des poissons qu'en réalité il ne connaît pas ; il n'a jamais eu sous les yeux qu'une peau de Smaris gra- cilis, comme sujet d'étude, comme objet de comparaison. Le Picarel de Mauri a des formes plus sveltes que ses congénères ; chez le mâle la hauteur du tronc fait le cinquième de la lon- gueur totale, le sixième chez la femelle. Ghez la femelle, la tête est d'un tiers moins haute que longue ; elle paraît un peu moins élevée que chez le mâle ; sa longueur est comprise quatre fois et un tiers à quatre fois et demie dans la longueur totale. Le museau est assez mince. La bouche est excessivement protractile. Les mâchoires sont garnies de fort pe- tites dents, fines, pointues ; à l'extrémité de la mandibule sont implantées deux canines très-peu développées, parfois à peine distinctes des autres dents. Le diamètre de l'œil est compris trois fois à trois fois et quart 78 MÉNIDÉS. dans la longueur de la tète ; il est égal, ou peu s'en manque, à l'espace interorbitaire. Sur la joue, il semble y avoir seulement trois rangées d'écaillés. La ligne latérale est presque droite ; elle est bien dessinée, composée d'écaillcs qui pour la plupart sont percées de deux po- res extrêmement étroits, souvent difficiles à voir. Ec, 1. long. 80 ; 1. transv. ,, ^ ,, + 1 = 18 ou 19. ' 12 ou 13 ' La dorsale est régulière ; sa hauteur surpasse la moitié de la hauteur du tronc; ses derniers rayons, ainsi que ceux de l'anale, sont courts dans la femelle, allongés dans le mâle. D. H/llou 12; A. 3/9. Les nageoires sont rosées, ou d'un rouge jaunâtre plus ou moins teinté de gris. Le dos est d'un bleu argenté à reflets jau- nâtres; les côtés sont d'une teinte plus claire ; le ventre est blanchâtre. La tache des flancs est grande, et très-distincte, chez la femelle surtout. Habitat. Méditerranée, assez rare, Cette. Le prince de Canino dit que le Smaris grarilis lui a été envoyé de Sardaigne, par le Prof. Gêné, sous le nom de Giarretto femmina. Proportions : long, totale 0,130 ; tronc, haut. 0,021 , épais. 0,014. Tête, long. 0,029, haut. 0,018. — OEil, diani. 0,009, esp. prcorbit. 0,0095, esp. intcTorbit. 0,0085, — Mâchoire supérieure, long. 0,012. Caudale, long. 0,024 ; pectorale, long. U,024 ; ventrale, long. 0,018. Le Picard insidiateur, Smaris insidiator. Syn. : Le Picarel insidiateur, Smaris insidiator, Cuv. et Valcnc, t. VL p. 414. Smauis insidiatok, CBp., Cat. , n° 433, Fn. ital., fig. ; Guntli. , t. I , p. 390; B. Capcl., Cat. l'eix. Portug., n° 3, p. l'J. M.i:NA iNsiuiATnix, Canestr., Fn. Ital., p. 85. Long. : 0,15 à 0,20. Sa dorsale érhancrée, soutenue par treize épines et neuf rayons mous fait de suite distinguer le Picarelinsidiateur des autres espèces. D'après Cuvier et Valencicnncs, ce poisson a trois appendices pyloriques, une vessie nata- toire simple, non fourchue en arrière. D. 13/9; A. 3/10 ; C. 17; P. 15 ;V 1/5. Risso n'a-t-il pas confondu un de ces poissons avec le Picarel Smaris, auquel il donne treize aiguillons à la dorsale, D. 13/10 (Riss., /itsf. Jîaf., p. 3i:i.) LABRIDES. 79 Proportions : long, totale 0,166 ; tronc, haut. 0,026, épais. 0,016. Tôte, long. 0,0i-2, haut. 0,025. — Œil, diam. 0,015, esp. préorbit. 0,012, esp. interorbit. 0,011. — Mâchoire supérieure, long. 0,017. Les Ménidés vivent de substances animales. Ils paraissent toujours se tenir dans les endroits vaseux. Leur chair est peu recherchée, elle est môme d'as, sez mauvaise qualité ; aussi à Port-Vendres, à Cette, donne-t-on le nom de Mata-soulilat à la Mcndole commune et au Picarel ordinaire ; à Venise, sui- vant quelques auteurs, l'expression de magnamenole (mangeur de Mendoles) est une grave injure. Famille des Labridés, Labridse. Corps ovale, plus ou moins allongé, couvert d'écaillés cycloïdes. Tête de forme variable ; bouche à lèvres charnues ; mâchoires dentées ; langue et palais lisses. Appareil branchial ; fente des ouïes plus ou moins grande ; cinq ou six rayons branchiostèges ; pseudobranchies ; deux pharyngiens supérieurs, pharyngiens inférieurs soudés en une seule plaque, munis les uns et les autres de dents mousses ou pointues. Nageoires ; dorsale longue, à rayons antérieurs épineux ; généralement, derrière chacun des aiguillons la membrane, qui les réunit, se détache en un filet plus ou moins prolongé ; anale ayant de trois à six épines ; ventrales thoraciques soutenues par une épine et cinq rayons mous. Vessie natatoire développée, sans conduit pneumatophore. — Ap- pendices pylorîques manquant. La famille des Labridés comprend sept genres lisse 1 . Labre. écailleux. Préopercule o dentelé. Dents des mâ- choires sur une seule rangée. Bouche plusieurs rangées. Épines de l'anale au nombre de peu pro- trac tile... très - pro- tractile. . . 2. Crénilabhb. 3. SUBLET. trois 4. Cténolabre. quatre au moins . . . 5. ACANTHOLABRE. non écailleux. Ligne latérale continue 6. Girelle. interrompue 7. Rason. 80 LABlilDËS. GE>'Ri: LABRE — LJRIilS, Arted. Corps oblong, comprimé, couvert décailles lisses plus ou moins grandes. Veiloliros au nombre de trente-huit à quarante-deux. Tête à profil régulier ; museau nu, allongé ; bouche moyenne, à lèvres épaisses et plissées; mâchoire supérieure protractile, ayant, ainsi que lu mandibule, une seule rangée de dents coniques. Narines ayant chacune deux orifices étroits, plus rapprochés de l'orbito que du bout du museau. Appareil branchial ; quatrième arc branchial portant une série simple de lamelles respiratoires; membrane l)ranchioslège soutenue par cinq rayons, s'unissant sous la gorge à celle du côté opposé ; interopercule nu, ou n'ayant en général que fort peu d'écaillés ; opercule bordé en arrière, d'une membrane plus ou moins large, couvert d'écaillés ainsi que le sous- opercule et la joue. Ligne latérale bien marquée, non interrompue, se continuant sur la base de la caudale. Nageoires : dorsale composée de quinze à vingt et un rayons épineux et de huit à douze rayons mous ; anale à trois aiguillons et huit à douze rayons mous ; un lambeau charnu dépasse ordinairement la pointe des rayons épineux surtout à la dorsale ; les rayons mous de la dorsale, ceux de l'anale sont plus ou moins allongés, et forment une espèce de lobe arrondi ; cau- dale carrée avec les angles arrondis, à base écailleuse ; les écailles sont dispo- sées en petites séries isolées, qui finissent à peu près vers le milieu de la lon- gueur de la nageoire ; ventrales insérées un peu en arrière des pectorales, Les Labres sont parés des teintes les plus brillantes, qui sou- vent, dans une même espèce, présentent des différences tran- chées suivant l'agc ou le sexe des individus. La richesse et la variété de leur système de coloration ont fait donner à ces animaux les noms de Merles, Tourds, Perroquets. De même que les autres Labridés, ils sont, comme le disait Rondelet, de vrais poissons saxatiles, des Rochiers, ou des Roucaous, ainsi qu'on les appelle en Languedoc. Ils habitent les endroits peu profonds, garnis de roches et de varcciis. Ils se nourrissent de crustacés, de coquillages, (piils broient avec leurs fortes plaques pharyngiennes, dont les dents peuvent se renouveler plus ou moins fréquemment; il est facile de suivre l'évolution des dents, qui sont destinées à remplacer celles qui doivent tomber. Les Labres fournissent une ch.iir molle et fade, assez j)eu recherchée. Le genre Labre se comiiosr de linil mi neuf espèces. VIEILLE COMMUNE. 81 ^ ^ nulle. Longueur de la tête ôgale à la hauteur du tronc. Sous la ligne latérale bandes longitu- dinales brunâ- tres. man- / 20 ou 21.. quant, l Épines I moins \ de la ] de 20. j dorsale \ Bande ar-' au J gentée nombre f le long de ', des flancs au nombre de neuf ou dix. . 4. L. ltnéolé. l. L. VIEILLE bien mar- quée. 2. L. TOURD. nulle. 3. L. MEULE. d'un quart environ plus grande que la hauteur du tronc . Traits noirs autour de l'orbite I l)ien J ocellée 5. L. paré. distincts. / Dorsale j sans ocelles.. 6. L. louche. nu, ou a peu près. 7. L. vert. ayant, en arrière, plusieurs rangées manquant. Interopercule d'écaillés. 8. L. mêlé. bien dessinée 9. L. des ro ches. LA VIEILLE COMMUNE ou LABRE VIEILLE, LABRUS BERGYLTA. Syn. : Labrus bergylta, Ascanius, Icônes rerum naturalium, pi. 1 : Cl3p., Cat., 11° 727. De la Vieille ou Vielle, Diiliam., Pêch., part. 3, sect. 4, p. 34, pi. C, fig. 1. Labrus maculatus, Bloch, pi. 294 ; Fries et EkstrOm, Scandbiav. Fiskar, pi. 2; Giinth., t. IV. p. 70; Sclilegel, p. 18, pi. 2, fig. 2. Le Ballan, Labrus Ballan, Bonnat., p. 115, pi. 98, fig. 100; Lacép., t. IX, p. 175, Le Bergylte, Labrus bergylta, Bonnat., p. 115; Lacép., t. IX, p. 185. Le Labre neustrien, Labrus Neustriœ, Lacép., t. IX, p. 185. La Vieille commune ou Perroquet de mer, Labrus bergylta, Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 20. The Ballan Wrasse, Yarr., t. I, p. 482 ; Couch, t. III, p. 24. N. Vulg. : Vieille ; Vieille verte, jaune, tachetée ; Carpe et Tanche de mer ; Perroquet de mer, côtes de Normandie, marché de Paris ; Grande Vieille, Fécamp ; Vras, Cherbourg ; Vrac, GranviUe ; Crahotte, Côtes-du- Nord. Long. : 0,30 à 0,40 et môme 0,30. III. 6 82 LABRIDÉS. La variété de son système de coloration a fait parfois décrire la Vieille commune sous plusieurs noms différents. Ce poisson a le corps ovale, comprimé. La hauteur du tronc, qui est gé- néralement double de l'épaisseur, est comprise trois fois et de- mie à quatre fois dans la longueur totale. Il y aie plus souvent trente-huit vertèbres, 19-|-19. M. Gûnther écrit à propos des vertèbres : « Valenciennes indique 20 vertèbres, erreur copiée par Yarrell. » Yarrell n'est pas le seul à copier les fautes d'im- pression qui se trouvent dans V Histoire naturelle des Poisso)is. Il est inutile d'insister sur ce point; mais comme M. Gùnthcra fait du travail de Valenciennes une citation inexacte, il devient nécessaire de rétablir le texte qu'il a modifié. Valenciennes dit : « Je compte dix vertèbres abdominablcs et un pareil nombre de caudales »... Puis en parlant des côtes, il ajoute : « les douze premières portent des apophyses horizontales (CV., T. XIII, p. 33). » II est évident que s'il y a douze premières côtes, il y a plus de dix vertèbres abdominablcs, qu'après le mot dix_, il en doit venir un autre précisant le nombre de ces vertèbres, que le dernier mot est passé. Ordinairement la tète est un peu moins haute que longue; sa longueur est contenue trois fois et deux tiers à quatre fois dans la longueur totale. Le museau est allongé ; la bouche est assez peu fendue ; les lèvres sont fort épaisses ; la lèvre supérieure a huit plis latéraux bien marqués, l'inférieure en a deux très-gros. Les mâchoires sont égales ; elles sont munies de dents coniques, régulières, diminuant de longueur d'avant en arrière ; sur une Vieille mesurant 0™, 48 de taille, il y a, de cha(]ue côté, à la mâ- choire supérieure dix dents, et onze à la mandibule. L'inter- maxillaire est protractile ; le maxillaire supérieur est court, il est caché presque complètement par le sous-orbitaire anté- rieur. L'iris est rougeàtre ou jaune rougeâtre. Le diamètre de l'œil est compris quatre fois et un tiers à cinq fois et demie dans la longueur de la tète ; chez les grands, il mesure la moitié de l'es- pace préorbitaire, les deux tiers chez les jeunes. Le sous-orbi- VIEILLE COMMUNE. 83 taire antérieur est une pièce large et longue, quadrilatérale, re- couverte par une peau sans écailles. Les orifices de la narine sont étroits, arrondis, rapprochés de Torbite ; l'orifice antérieur est entouré d'un petit bourrelet. Il y a généralement deux ou trois écailles sur l'interopercule. L'opercule et le sous-opercule ne sont pas distincts ; ils sont couverts d'écaillés. Les joues sont garnies de neuf ou dix rangées d'écaillés, qui, chez les jeunes, occupent une surface dont la hauteur est égale au diamètre de l'œil, et plus grande que le diamètre de l'œil chez les sujets développés. Les rayons bran- chiostègessont au nombre de cinq. La ligne latérale commence un peu au-dessus de la fente branchiale ; elle suit presque le profil supérieur, par le quart de la hauteur du corps, jusqu'à la fin de la dorsale; puis elle s'a- baisse sur le milieu du tronçon de la queue, et se continue sur la base de la caudale. Elle est soutenue par une série d'écaillés beaucoup plus petites que les autres. Ec, 1. long. 41 à 47 ; l.transv. L^ -^ \ = 19 à 23. La dorsale prend naissance un peu en arrière de l'insertion de la pectorale; elle compte une vingtaine d'épines ; la dernière épine, qui est la plus grande, répond à la première de l'anale; les aiguillons sont dépassés par les franges ou lambeaux de la membrane intraradiaire ; la portion molle de la nageoire est soutenue par dix ou onze rayons ; elle est d'un tiers plus haute que la partie épineuse, et forme en arrière une espèce de lobe arrondi ; chez les sujets de très-grande taille, la hauteur de la portion molle l'emporte d'un cinquième sur la longueur de la base ; chez les individus de moyenne taille, il n'existe pas de différence sensible entre la hauteur de la portion molle et la longueur de sa base ; l'étude de ces proportions ne donne pas un résultat sur lequel on puisse compter. L'anale a le plus sou- vent neuf rayons mous, qui composent un lobe à peu près sem- blable à celui de la dorsale. La caudale est coupée carrément, avec les angles arrondis ; à la base, elle est couverte d'écaillés qui se continuent en courtes séries entre les rayons ; sa longueur 84: LABRIDÉS. mesure le sixième, ou plus, de la longueur totale. Les pectorales sont larges. Les ventrales sont assez courtes ; elles sont insérées en arrière des pectorales. Br. o.— U. 20 ou 21 /lO ou 1 1 ; A. 3;.S à 10 ; C. 2/142 ; P. 1-i ou \o ; V. 1/5. La teinte est rarement uniforme ; le corps et les nageoires sont marqués de taches plus ou moins arrondies, plus ou moins régulières, formant soit des ocelles, soit des espèces de mailles ; il est inutile, il est d'ailleurs impossible de décrire les nom- breuses variétés que présente le système décoloration. — Sou- vent le corps est d'un ton verdàtre foncé sur le dos, clair sur les flancs, presque blanchâtre sous le ventre ; il est traversé par des lignes plus ou moins régulières, d'une teinte rouge-brique, limitant des mailles, ou plutôt dessinant des taches ocellées. Les nageoires sont aussi rouge-brique plus ou moins foncé avec des taches verdàtres ; la dorsale montre de nombreux ocelles, sur- tout dans sa partie molle ; les pectorales n'ont ordinairement de taches qu'à leur base. — Parfois toutes les nageoires sont vertes; le corps est verdàtre avec des taches nacrées le long des flancs. — La teinte générale est rougeâtre, variée de taches blanchâ- tres; les nageoires sont rougeàtres avec des ocelles d'un blanc rosé, quelquefois d'un blanc laiteux. — Le système de colora- tion est bleuâtre, ou bleu tirant sur le vert, avec des taches rouge-brique. Habitat. La Vieille se trouve sur nos côtes de l'Ouest. Manche, assez commune, Picardie, Normandie; commune, Cùtes-du-Nord ; très-commune dans le Finistère, surtout aux environs de RoscofT, c'est dans ce pays que j'ai vu les variétés les plus nombreuses et les plus magnifiques ; on ne peut guère se faire une idée de la richesse de couleurs que présentent les ani- maux quand ils sortent de la mer. Océan, la Vieille est assez commune jusqu'à l'embouchure de la Loire ; elle est assez rare en Vendée, dans la Charentc-liifcricure ; rare dans le golfe de Gascogne. Proportions : long, totale O.iS ; tronc, haut. 0,120. Tôle, long. 0,130, haut. 0,110. — Œil, diam. 0,023, csp. préorbit. 0,0i7, esp. intcrorbil. 0,028. Caudale, long. 0,089 ; pectorale, long, 0,08j ; ventrale, long. 0,0G0. Var. : Le Labre pcsquit. LABRE TOURD. 80 A Biarritz, on donne le nom de Pesqiiit au Crénilabre mélope et à une Yariétc de la Vieille commune dont je vais indiquer le système de coloration. La tête et le corps sont d'une teinte uniforme, d'un rouge as- sez pâle, presque rose ; les nageoires sont d'unjaune rougeàtre ; la portion molle de la dorsale, ainsi que celle de l'anale, est un peu brunâtre. Une petite tache noire se fait remarquer à la base -des deux derniers rayons de la dorsale. Habitat. J'ai vu seulement deux spécimens de cette variété, l'un à Arca- chon, l'autre à l'aquarium de Biarritz. Var. : Ll Vieille verte, Lahrus Donovani, Valenc. Syn. : La Vieille verte, Labrus Donovani, Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 39. Labrl's Donovani, Giinth., t. IV, p. 71. The Green-streaked Wrasse, Yarr., t. I, p. 487. Green Wrass, Couch, t. III, p. 30. La tête, le corps et les nageoires sont d'une teinte verdàtre, vert-pré ; la coloration est un peu plus claire à la région infé- rieure du tronc ; une bandelette blanche part de l'œil et se pro- longe jusqu'à la caudale. Il n'y a pas d'ocelles sur les nageoires ; je n'ai pas vu de tache noirâtre à la base des derniers rayons mous de la dorsale. Habitat. Manche, côtes de Bretagne. Océan, Arcachon. LE LABRE TOURD — LABRUS TURDUS. Syn. : ?Le dixième Tourd, Rondel., liv. VI, c. vi, p. 154. ?TuRDUs viRiDis MiNOR, WiUugli., p. 320. Labrus turdus, Linn., p. 478, sp. 32; ?Brunn, Ichth. Mass., p. 51, n" G7 ; CBp., Cat., no 731 ; ?Gunth., t. IV, p. 71 ; Canestr., Fn. ItaL, p. 6i. Le Labre tourd, Labrus turdus, Lacép., t. IX, p. 165; Riss., Ichth., p. 218?; Cuv. et Valenc, t. XIII, p. G2 ; Guichen., Expl. Alger., p. 84. ? Labrus saxatilis. Labre saxatile, Riss., Hist. nat., p. 300. Long. : 0,16 à 0,30. Bien différent du Labre vert avec lequel il a été souvent con- fondu, le Tourd a le corps plus ovale, plus ramassé. La hauteur du tronc est comprise trois fois et demie à quatre fois dans la longueur totale. 86 LAHRIDÉS. La longueur tlo lu tclc esfsensiblemLMit cgale à la hauteur du corps. Le museau est assez fort. La lèvre supérieure a sept ou huit plis latéraux. Il y a sept ou huit dents sur chaque inter- maxillairc, et dix à douze sur l'un et l'autre coté de la man- dibule. Chez un sujet de moyenne taille, le diamètre de l'œil mesure environ le cinquième de la longueur de la tète ; il est égal à l'espace interorhitaire ; il est d'un tiers moins grand que l'es- pace préorbitaire. On compte sur la joue une huitaine de rangées d'écaillés. Il y a deux ou trois écailles sur l'interorpercule. La ligne latérale est rapprochée du profil supérieur, sous la dorsale. Éc.,1. long. 42; 1. transv. ^4- 1 = 18. La dorsale a généralement dix-huit épines; la longueur du dernier aiguillon fait un peu plus de la moitié de la longueur de la base de la portion molle. Les ventrales sont courtes. I). 17 ou 18/11 à 14 ; A. 3/10 à 12 ; C. 13 ou 14 ; P. 14; V. i/o. Il ne paraît pas y avoir d'ocelles sur les nageoires. Les na- geoires impaires sont vertes ; la dorsale porte une seule tache noire à la base de ses deux ou trois derniers rayons mous ; l'a- nale est bordée d'un petit liséré lilas. La pectorale est d'un vert légèrement jaunâtre avec une bordure rougeàtre, et un trait brun vers la base. La ventrale est d'une teinte verdâtre tirant sur le jaune. La coloration générale est d'un beau vert plus foncé sur le dos que sur les côtés. Une bande blanchâtre plus ou moins brillante, parfois un peu lilas, part de l'œil, et se ter- mine à la caudale. Le ventre et la gorge sont d'un vert jau- nâtre avec des taches blanches. Habitat. M(''ditcrranéc, assez commun, Nice, Celte. Proportions : long, tolule 0,167 ; tronc, haut. 0,0i4, épais. 0,023. TCte, long. 0,043, haut. 0,03o. - Œil, diam. 0,00'J, csp. préorbit. 0,014, osp. inlcrorbil. 0,009. LABRE MERLE. 87 LE LABRE MERLE — LAD RUS MERVLA. Syn. : Du Merle, Rondcl., liv. VI, c. v, p. 148 ; Donnât., p. 109, pi. 52, fig. 301. Mehula, Salvian., p. 223, fig. 87 ; Aldrov., p. 32-35. TrnDUs niger, VVillugh., p. 320, pi. X. 1, fig. 1. Labrus merula, Linn., p. 480, sp. 40; CBp., Cat., n° 735; Guntli., t. IV, p. 72; Canestr., Fn. ItaL, p. 05. Labrus liyens, Brunn., Ichth. Mass., p. 53, n° 08. Le Labre merle, Labrus merula, Lacép., t. IX, p. 157; Riss., Ichth., p. 225, Nist. nat., p. 30G; Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 80,^^5-. an. il!., pi. 80, fig. 1. Labre bleu, Labrus cœruleus, Riss., Ichth., p. 225, Hist. nat., p. 305. N. Vulg. : Rouquaou, Cette. Long. : 0,20 à 0,30. Quant à la forme générale, ce Labre peut être comparé à la Vieille de nos côtes de l'Ouest. Il a le corps ovale. La hauteur du tronc est comprise trois fois et deux tiers à quatre fois et trois quarts dans la longueur totale. Ordinairement la tête est un peu moins haute que longue ; sa longueur est égale à la hauteur du tronc. Le museau est gros, arrondi. Les lèvres sont épaisses, teintes de lilas foncé ; la lèvre supérieure a sept plis latéraux assez grands et un autre très-petit ; la lèvre inférieure en a deux gros. Les dents sont régulières, un peu plus fortes sur le devant ; de chaque côté, il y a huit ou neuf dents à la mâchoire supérieure, et dix à douze à la mandibule. L'iris est rougeàtre ou d'un jaune verdàtre. Le diamètre de l'œil est compris quatre fois et demie à six fois dans la longueur de la tête; chez les sujets de grande taille, il fait seulement la moitié de l'espace préorbitaire. Des pores assez étroits se trou- vent autour de l'œil, principalement vers le bord supérieur de l'orbite. En arrière l'opercule est bordé d'un large pli membraneux. Le sous-opercule est allongé ; il paraît sur certains individus ne porter qu'une seule rangée d'écaillés. L'interopercule est nu pres- que complètement, il a une ou deux écailles à sa partie supé- rieure. Le limbe du préopercule est assez large. La joue est cou- verte de sept ci di.\ rangées d'écaillés. 88 LABRIDÉS. La lifine latérale est bien marquée. Éc, 1. long. 42 à iG ; 1. transv. ^r-izT^ + ^ = '^<^" ^^^• A partir du premier jusqu'au dernier, les aiguillons de la dor- sale paraissent s'allonger progressivement, ils restent toujours assez bas ; la portion molle de la nageoire est arrondie et plus élevée que la portion épineuse, elle est à peu près aussi haute que longue. L'anale présente une forme assez semblable à celle de la portion molle de la dorsale ; son dernier rayon mou est placé sous le sixième rayon mou de la dorsale. La distance qui sépare la fin de la dorsale de la base de la caudale est égale à la hauteur du tronçon de la queue ; elle fait le huitième de la longueur totale. La caudale a les angles arrondis ; elle compte treize à quinze rayons principaux. Les ventrales sont insérées un peu après le tiers antérieur de la longueur des pectorales. D. 17 àlO/H ou 12 ; A. 3/8 ou 9 ; C. i/13ài:i;l ; P. lo ; V. I/o . Les nageoires impaires et les pectorales sont d'un bleu très- foncé presque noirâtre; l'anale n'est pas d'une teinte uniforme, elle porte une bordure d'un bleu assez clair ; les ventrales sont brunâtres, elles ont sur le bord libre de leur épine, et sur l'ex- trémité de leurs grands rayons un liséré bleu clair, parfois vio- lacé ou lilas peu foncé. L'animal est d'un bleu foncé sur le dos et les côtés, d'un bleu plus clair vers le bas des flancs, et, sous le ventre, il est d'un brun violacé ou plutôt lilas. Habitat. Méditerranée, assez commun, Nice, Toulon, Marseille, lesMar- tigups, r.citc. Proportions : long, totale 0,282 ; tronc, haut. 0,077, épais. 0,038. Tôle, luiig. 0,07G, haut. 0,0G9. — Œil, diam. 0,013, esp. préorbit. 0,027, esp. interoibit. 0,016. — Mâchoire supérieure, long. 0,026. Caudale, long. 0,051 ; pectorale, long. 0,043 ; ventrale, long. 0,037. Var. : Lr Labre livide, Labrus lividus. Syn. : Li: Laphe livide, Labrus lividus, Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 87. Un jeune Labre livide a seulement si\ plis latéraux à la lèvre supérieure. La dorsale est grisâtre, la caudale noirâtre ; l'anale, d'un vert-olive foncé, porte une bordure noirâtre ; les pectorales sont d'un gris jaunâtre pou foncé ; les ventrales sont noirâtres, LABRE LINEOLË. 89 sans bordure. La coloration est d'un brun plus ou moins sombre vers la région supérieure, un peu plus clair sur les côtés et sur le Yentre. Habitat. Méditerranée, assez commun, Nice, Toulon, Cette. Var. : Le Labre bordé, Labnis limbatus. Syn. : Le Ladre bordé, Labrus limbatus, Cuv. et Valenc, t. XIII, p. f9. Chez un individu conservé dans l'alcool, la teinte générale est grisâtre ; la bande qui ya de la tête à la caudale est brune. Les nageoires impaires sont brunâtres, surtout vers l'extrémité libre de leurs rayons ; l'anale montre une bordure noirâtre ; la dor- sale est marquée d'une très-petite tache brunâtre sur les deux premiers aiguillons, d'une autre plus grande, noire, à la base des deux derniers rayons mous. Une tache noirâtre se voit à la base de la pectorale. Habitat. Méditerranée, Nice, Toulon. LE LABRE LINÉOLÉ — LABRUS LINEOLATUS. Syn. : ?L.4£ce boisé, Labrus tesscllatus, Riss., Ichtk., p. 224. ? Labrus ossiphagus, Labre ossiphage, Riss., Hist. nat., p. 301, fig. 17. Le Labre linéolé, Labrus lineolatus, Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 9U. Labrus lineolatus, Canestr., Fn. Ital., p. GG ; ?CBp., Cat., n" 736. Long. 0,20 à 0,30. 11 est probable que cette espèce a été deux fois décrite par Risso, d'abord sous le nom de Labre boisé, puis sous la dénomi- nation de Labre ossiphage. Le corps de ce poisson est ovale. La hauteur du tronc qui mesure le double de l'épaisseur est con- tenue trois fois et demie environ dans la longueur totale. En général, la tête paraît un peu moins haute que longue ; sa longueur est comprise trois fois et deux tiers à quatre fois dans la longueur totale. Le museau est arrondi. La lèvre supé- rieure est grosse; elle a sept plis obliques bien marqués; la lèvre inférieure présente de chaque côté une large expansion membraneuse. La mâchoire supérieure porte, sur chaque moitié, une dizaine de dents ; les dents antérieures sont plus dévelop- 90 LABRIDÉS. pées que les autres ; les dernières sont excessivement petites. Sur un animal d'assez grande taille, la mandibule n'a que huit dents de chaque côté. Le diamètre de l'œil est contenu cinq fois et demie à six fois dans la longueur de la tète ; il fait un peu plus de la moitié de l'espace préorbilaire. Vers le bord supérieur de l'orbite se trou- vent des pores assez nombreux. Aucune trace d'écaillés n'existe sur Tintcropercule ; je dois ce- pendant faire une observation, le sujet servant à mon étude est dans l'alcool depuis fort longtemps, il a pu perdre quelques écailles. Le limbe inférieur du préopercule est assez large ; il porte une rangée de pores très-visibles. Il y a huit rangées d'é- caillcs sur la joue. La ligne latérale est bien dessinée. Ëc, 1. long. 43; 1. transv. ^ -|- 1 = 18. La portion molle de la dorsale est aussi haute que longue. L'anale finit avant la dorsale. Le tronçon de la queue est à peu près aussi haut que long. La caudale a quatorze rayons princi- paux et deux ou trois rayons basilaires en dessus comme en dessous. D. 18/1 1 ou 12; A. 3/9 ; C. 2 ou 3/14;3 ou 2 ; P. li) ; V. d/o. Les nageoires sont d'une teinte pâle. Le dos est brunâtre ; le ventre et la gorge sont argentés. Au-dessous de la ligne latérale il y a une dizaine de rayures longitudinales brunâtres plus ou moins marquées,, séparées les unes des autres par des taches blanchâtres. Habitat. Méditerranée, très-rare, Nice, Toulon. Au Muséum de Paris se trouve un de ces Labres, qui a été rapporté de Nice, en 1829, par Laurillard ; il est inscrit sous le nom Labrus ossiphagus, Risso. Proportions : long, totale 0,2G0 ; tronc, haut. 0,074, épais. 0,036. TcHo, long. 0,070, haut. 0,006. — Œil, diani. 0,012, osp. préorbit. 0,022, esp. intororhit. 0,0i;). — Mâchoire supérieure, long. 0,()-J2. Caudale, long. 0,038 ; pectorale, long. 0,043 ; ventrale, long. 0.033. LABRE PARÉ. 91 LE LABRE PARÉ — LAD RUS FESTJVUS. Syn. : ? Le septième Tolrd, Rondel., liv. VI, c. vi, p. 153. TL'RDUS OBLONGUS FUSCUS MAGULOStS, WiUugll., p. 3?3. Labrus tcrdus, Brunn., Ichth, Mass., p. 51, n° G7, Var. b. Labrus festivus, Labre paré, Riss., Hist. 7iat., p. 304. Le Labre paré, Labrus festivus, Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 71. Labrus festivus, CBp., Cat., n" 7;i2 ; Guntli., t. IV. p. 72; Canestr., F;j. ItaL, p. 65. N. Vulg. : Sera, Nice ; Roussignaou, Cette. Long. : 0,20 à 0,40. Quelle que soit la taille de ces animaux, les proportions du corps semblent peu varier. La hauteur du tronc, qui fait le double de l'épaisseur, est comprise quatre fois et demie à cinq fois dans la longueur totale. Le profil du dos est peu arqué, celui du ventre est presque droit. La longueur de la tête, qui l'emporte d'un quart environ sur la hauteur est contenue trois fois et un tiers à trois fois et deux tiers dans la longueur totale. Le museau est allongé. La mâ- choire supérieure est assez renflée ; elle montre sept ou huit plis. Les dents de la mâchoire supérieure sont au nombre de dix ou onze de chaque côté, 20 ou 22, les dents antérieures sont plus longues et plus fortes que les autres ; à la mandibule, les dents sont à peu près égales ; on en compte une douzaine sur chaque côté, 24 ; il faut faire remarquer qu'il n'y a rien de bien absolu dans le nombre des dents. Tantôt l'iris est doré, tantôt il est d'un vert jaunâtre. Le dia- mètre de l'œil mesure le sixième de la longueur de la tête chez les sujets de moyenne taille, le septième chez les individus fort développés; il fait la moitié ou le tiers de l'espace préorbitaire ; il est sensiblement égal à l'espace interorbitaire. Il y a sur la joue huit rangées d'écaillés. La ligne latérale est bien marquée. Ec, 1. long. 45 ; 1. transv.^j^ + l = 17àl9. La dorsale compte une trentaine de rayons ; sa portion épineuse est d'un tiers au moins plus basse que sa portion 92 LABRIDÉS. molle. Les pectorales sont largues, développées en éventail. Les ventrales sont petites ; elles sont insérées en arrière des pec- torales. r>. 18 ou 19/ 12 ou 13 . A. 3 10 ou 1 1 ; C. 2, 13/2 ; P. 14 ou io; V. 1 ,'5 La dorsale est le plus ordinairement jaunâtre ou jaune-orange; parfois elle est d'un gris verdùtre ; assez rarement les premiers rayons épineux sont brunâtres ; à la base du dernier ou des deux derniers rayons mous, il y a généralement une tache noirâtre; des ocelles lilas ou verdàtrcs se montrent sur la nageoire, prin- cipalement dans la région molle. L'anale est jaune verdàtre ou orange, semée d'ocelles verdàtres ou lilas clair; chez beaucoup de sujets, elle est bordée d'un petit liséré violet ou vert-lilas. La caudale est couleur orange tirant sur le verdàtre ; elle a souvent des ocelles, qui paraissent verdàtres. La pectorale a la membrane intraradiaire pâle, et les rayons d'un orange clair. La ventrale est orangée ; chez un certain nombre d'animaux, elle est ornée d'ocelles verdàtres. La coloration est très-variable. De la tctc à la caudale s'étend une bande qui est ordinairement d'un blanc lilas, mais parfois elle est soit verdàtre, soit bleuâtre, ou bien encore, et c'est le cas le plus rare, elle est rougeàtre. Chez beaucoup de sujets, le corps est d'un vert jaunâtre au-dessus delà bande colorée, au- dessous, il est jaunâtre teinte de vert assez clair ; le ventre est d'un blanc tacheté de jaune; il y a des taches blanches sous la gorge. Chez certains individus, la feinte est plus foncée sur le dos, elle est d'un vert brunâtre ou d'un bleu sombre avec des taches noirâtres plus ou moins mal limitées; les flancs, d'un gris jaunâtre, ont des macules blanches ou bleues ; le dessous du corps est blanc, tacheté de vert et d'orange, ou marqué de points rouges. La tète est souvent jdus ou moins verdàtre en dessus. Les ojM'reules et la joue montrent quelcjucs ocelles ; il y a des traits noirâtres sur la tète, ainsi que sous la gorge ; autour de l'œil se voient aussi plusieurs traits noirâtres; ordinairement il en e\isl(> deux vers le bord antérieur de l'orbite ; l'inférieur, et LABRE LOUCHE. 03 le plus large, est une espèce de bande coiirle ; le supérieur re- monle vers le museau. En arrière de l'œil, il y a généralement deux bandes noirâtres^ séparées par des points nacrés, allant sur le préopercule, et mèirie sur l'opercule ; les bandes postérieures et antérieures sont parfois réunies par une petite bandelette de même teinte, suivant le contour inférieur de l'orbite. Les bandes postérieures se continuent quelquefois le long du corps ; elles sont placées au-dessous de la bande colorée, quand cette der- nière part de l'orbite. Un Labre paré, récemment péché a Cette, est à la région su- périeure d'un rouge marron ou brunâtre avec des points d'une teinte nacrée et verdâtre. Une ligne nacrée, légèrement verdàtre, assez peu marquée va de l'œil à la queue ; sur les flancs se montrent des bandes obliques, d'un rouge marron, elles s'entre- croisent et forment des espèces de mailles ; elles se prolongent sur le "ventre, qui est d'un blanc nacré. Le dessus de la tête est d'un brun rougeâtre a\ec des macules bleues, La joue et les pièces opcrculaires sont parcourues par des bandes irrégulières, les unes longitudinales, les autres obliques ; ces lignes sont d'un rouge orange. H y a en avant de l'œil trois ou quatre taches bleues, et une petite bande noirâtre ; en arrière se trouve une bandelette noirâtre ; au bord supérieur de l'orbite est un point noirâtre. La gorge et le ventre, jusqu'à l'anus, sont d'un blanc nacré avec des bandes irrégulières orangées. Les nageoires im- paires et les ventrales sont marquées d'ocelles verdâtres. Habitat. Méditerranée, assez commun, Nice, Toulon, Marseille ; assez rare, Cette. Proportions : long, totale 0,233 ; tronc, haut. 0,048, épais. 0,023. Tête, long. 0,063, haut 0,043. — Œil, diani. 0,0M, esp. préorbit. 0,023, esp. interorbit. 0,011. — Mâchoire supérieure, long. 0,024. Caudale, long. 0,038 ; pectorale, long. 0,033 ; ventrale, long. 0,026. LE LABRE LOUCHE — LABRUS LUSCUS. Syn. : Labrus luscus, Linn., p. 478, sp. 30. Le labre louche, Labrus luscus, Lacép., t. IX, p. 153; Riss., Ichth., p. 217 ; Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 69. 94 LABRIDÉS. L'absence de macules sur les nageoires impaires est le seul caractère qui dislingue le Labre louche du Labre paré. Nous pensons que le Labre louche est une simple variété de l'espèce que nous venons d'étudier. Il devient inutile de faire une des- cription nouvelle ; nous dirons seulement quelques mots du sys- tème de coloration. La région supérieure du corps est verdàtre ou rougeâtre avec des macules foncées et des taches nacrées ; la région inférieure est blanchâtre, traversée par des bandes orangées. La bande colorée est dorée ou blanchâtre ; elle n'est pas toujours bien distincte, elle est souvent coupée par des taches brunes ou jau- nâtres ; elle part ordinairement du bord postérieur de l'orbite. Le sourcil est marqué d'un ou de deu\ traits plus ou moins foncés ; en arrière de l'œil, il y a généralement deux traits ou lignes noirâtres ; l'orbite est souvent entourée de points noirâtres. Il est inutile de rappeler que les nageoires impaires ne sont pas ocellées. Habitat. Méditerranée, assez commun, Nice, Villefranche, Toulon ; plus rare, les Martigues. Proportions: long, totale 0,370 ; tronc, haut. 0,082, épais 0,042. Tête, long. 0,110, haut. 0,074. — Œil, diam. O.Olo, esp, préorbit. 0,043, esp. interorbit. 0,018. — Mâchoire supérieure, long. 0,040. Caudale, long. 0,044 ; pectorale, long. 0,0oo ; ventrale, long. 0,040. LE LABRE VERT — LABRUS VIRIDIS. Syn. : Tinous vihidis major, Willugli., p. 332. Labrus vihidis, Linn., p. 4T8, sp. 29 ; CBp., Cat., n" 734. Le LAD^E peiiroquet, Labrus psittacus, Lacép., t. IX, p. 1G5. Ladrk PEitROouET, Labrus viridis, Riss., Ichth., p. 221. Labrus tlrdis, Labre lourd, Riss., Hist. nat., p. 303. Le Labre vert, Labrus viridis, Cuv. et Valenc, t. XIII, p. "5, pi. 370. N. Vulg. : Rouchié, Sera, Nice ; Berdoun, ou Verdoun, Celte. Long. : 0,20 à 0,30. Sa taille allongée et son système de coloration font distinguer aisément ce Labre de tous les autre>. La hauteur du tronc est contenue cinq fois et quart à cinq fois et demie dans la lon- gueur totale. LABRE VERT. 95 La longueur de la tête, qui remporte d'un tiers environ sur la hauteur du corps, est comprise trois fois et demie à trois fois et trois quarts dans la longueur totale. Le museau est avancé, assez étroit. La bouche est armée de dents pointues, fortes et serrées, qui, sur la moitié de chacune des mâchoires, sont au nombre de huit à dix ; chez un individu très-développé, Valen- ciennes en compte douze à chaque mâchoire, à droite et à gau- che évidemment. Chez les jeunes animaux, le diamètre de l'œil est contenu quatre fois et demie à cinq fois dans la longueur de la tète, il est d'un tiers plus petit que l'espace préorbitaire ; chez les sujets de grande taille, il ne fait que le sixième de la longueur de la tête, la moitié de l'espace préorbitaire. Presque toujours l'interopercule semble complètement nu, parfois il porte une ou deux écailles. Les joues sont couvertes de très-fines écailles disposées sur sept à neuf rangées. La ligne latérale suit le profil supérieur jusqu'à la fin de la dorsale, puis s'abaisse vers le milieu du tronçon de la queue. Éc . 1, long. 42 à 45 ; 1. transv.i^+1 = 16 à 19. En général la dorsale a dix-huit épines; la portion molle est d'un tiers environ plus élevée que la portion épineuse ; elle est d'un tiers ou d'un quart moins haute que longue. L'anale compte une dizaine de rayons mous. Les ventrales sont courtes; le rayon épineux est relativement développé. D. 17 il 19/lOà 12 ; A. 3/10 ou 11 ; C. 14 ou 15 ; P. Uou 15; V. I/o. Les nageoires sont vertes avec des ocelles lilas, qui sont sur- tout bien marqués sur la dorsale ; un petit point noir existe à la base des deux derniers rayons mous de la dorsale, qui a des fran- ges bleuâtres ; les pectorales sont légèrement teintées de roux. Le dos et les côtés sont colorés d'un vert magnifique ; le ventre, ainsi que la gorge, est d'un vert jaunâtre avec des points ou des taches d un bleu plus ou moins foncé. Sur les flancs, brille une bandelette, qui s'étend de l'œil à la naissance de la caudale ; cetie bandelette, à fond blanchâtre ou vert clair, est marquée sur 96 LABRIDKS. le frais de taches azurées et rougeàtrcs, qui en rehaussent l'é- clat. Quelquefois sur le dos et sur les côtés, au-dessus de la li- gne latérale sont disposées deux ou trois séries de points ou de petites taches noirâtres. Habitat. Méditerranée, assez commun, Nice, Marseille, les Martigues, Cette. Proportions : long, totale 0,118 ; tronc, haut, 0,022. Tête, long. 0,033, haut. 0,018. —Œil, dium. CjODlS, esp. préorbil. 0,012, csp. interorbit. 0.005. Var. : Le Labre iiérce, Labrus Jiercus. Syn. : Labre nérée, Labrus nercus, Riss., Ichth., p. 231, Ilist. nat., p. 302; Cuv. et Valcnc, t. XIII, p. 78. Certaines différences dans le système de coloration distin- guent le Labre nérée du Labre vert dont il est seulement une variété. Chez le Nérée, la dorsale est d'un vert clair avec une bordure jaune rougeâtre ; elle a quelques taches d'un l)leu ver- dàtre ; ses franges sont d'un bleu-lilas très-clair. L'anale est d'un vert jaunâtre. La caudale, ainsi que la pectorale, est verte à la base, rougeâtre à l'extrémité. La ventrale est d'un jaune verdâ- tre, avec des ocelles d'un vert plus clair. La région supérieure du corps est d'un vert assez foncé, la région inférieure est d'un blanc verdâtre très-clair avec des bandes jaunâtres les unes lon- gitudinales, les autres obliques. Les pièces operculaires sont d'un vert tendre, elles sont traversées par des bandes jaunâ- tres qui se coupent en formant une espèce de réseau. La bande longitudinale est d'une teinte nacrée ou bleu verdâtre, elle est souvent peu distincte, ou peu marquée, elle se confond dans la coloration générale. LE LABRE iMÊLÉ OU VARIÉ — LABRUS MIXTUS. Syn. : Labuls mixtus, Fries et Ekstrom, Skandinav. Fiskar {tnas.), pi. 37, Ifœm.) p\. 38. Mâle. Tlhdl's PEnnELLE pif.Ti-s, Willugh., p. 3;*2. TuHbLS MAJOIt VAItILS PU.ECEDENTI SIMILIS, Wlllugll., p. 322. Ladiius xiixtis, Liiin., p. •479, sp. 37; CBp., Cal., n» 729; Gûnth., t. IV, p. 74 ; Canestr., Fn. liai., p. UG. LABRE MÊLÉ. 97 Labrus vetula, Blocli, pi. 293. Le Labre bleu, Labrus cœruleus (Ascanius, pL 12), Boniiat., p. 113. Le Labre rayé, Labi-us lineatus (Pennant), Donnât., p. 113; Lacép., t. IX, p. 171 ; Riss., Ichth.,p. 220. Le' Labre mêlé, Labrus mi\tus, Lacép., t. IX, p. 153 ; Riss., Ichth., p. 222, Hist. nat., p. 308. Le Labre varié, Labrus variegatus, Lacép., t. IX, p. 171 ; Riss., Ichth., p. 229. Le Labre varié, Labrus mixtus, Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 43, pi. 369; Guichen., Expl. Alger., p. 83. Thk Cook Wrasse, Yarr., t. I, [m.) p. 491, (/".) p. 495. CooK, Coucli, t. III, p. 34. Femelle. Labrus car\eus, Ascanius, Icônes rerum natw., pi. 13; Bloch, pi. 289; CBp., Cat., n° 730. Labrus trimaculatus [Trimacidated Wrasse), Pennant, Brit. zooL, 17C9, t. III, p. 2ÛG; Donovan, Nutur. History Brit. Fish., 1802-1808, pi. 49. La Triple-Tache, Labrus trimaculatus, Bonnat., p. 113, pi. 98, fig. 401. Le Labre triple-tache, Labrus trimaculatus, Lacép., t. IX, p. 153 ; Riss., Ichth., p. 219. Labrus quadrlmaculatus. Labre à quatre taches, Riss., Hist. nat., p. 302. Le Labre a trois taches, Labrus trimaculatus, Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 68; Guichen., Expl. Alger., p. 83. Three-spotted Wrass, Couch, t. III, p. 36. N. Vulg. : Violon, Cherbourg ; [m.) Vieille rayée, Cherbourg ; Roussi- gnapu, Cette; Verdoun, Kice ; (/".) Coquette, Brest ; Couniet, le Croizic ; Roucaou, Cette; Tenca, Nice. Long. : 0,18 à 0,30. Ainsi que l'ont démontré Pries etEkstrôm, le Labre mêlé et le Labre à trois taches sont l'un le mâle, l'autre la femelle d'une même espèce. Les proportions sont à peu près les mêmes dans les deux sexes. Le corps est allongé, couvert d'écaillés plus pe- tites et plus nombreuses que dans les autres Labres. La hauteur du tronc est comprise quatre fois et demie à cinq fois dans la longueur totale. D'après Valenciennes, le nombre des vertèbres est de trente-neuf, 18 4-21. D'un tiers environ moins haute que longue, la tête est de forme pyramidale ; sa longueur est contenue trois fois et quart à trois fois et demie dans la longueur totale. Le museau est pointu. La lèvre supérieure montre sept ou huit plis latéraux. Les dents sont fines, aiguës, et relativement assez nombreuses ; chez les sujets de grande taille, il y en a généralement, sur III. 7 98 LABRIDÉS. chaque moitié des mâchoires, une douzaine en haut, et dix- huit à la mandibule. Le maxillaire supérieur est complètement caché par le sous-orbitaire. L'iris est doré, ou jaune avec un cercle verdàtre. Le diamè- tre de l'œil paraît un peu plus grand chez la femelle que chez le mâle; il est compris quatre fois et demie à cinq fois et demie dans la longueur de la tète ; il fait environ la moitié de l'espace préorbitaire. Les orifices de la narine sont étroits, éloignés l'un de l'autre. En arrière l'interopercule porte plusieurs rangées d'écaillés ; la rangée supérieure en compte six à huit. La joue est couverte de huit à douze séries d'écaillés. La ligne latérale est rapprochée du profil supérieur. Ec, 1. long. 50 à 60 ; 1. transv. ^ -f 1 = 23 à 25. La dorsale est soutenue par une trentaine de rayons, seize à dix-huit épines et douze à quatorze rayons mous. L'anale com- mence sous le dernier aiguillon de la dorsale ; elle compte dix ou onze rayons mous. La caudale et les nageoires mesurent à peu près la même longueur. Br. o. — D. IG à 18/12 à 14 ; A. 3/10 ou 11 ; C. 15 ; P. 16 ; V. I/o. Chez le mâle, la dorsale est jaunâtre avec une longue tache bleue, qui s'étend sur les sept ou huit premiers rayons épineux, et se continue parfois jusqu'au douzième ; quand elle s'arrête au huitième aiguillon, elle est suivie ordinairement de deux points bleuâtres; quelquefois les filaments libres sont d'un jaune rou- geâtre, et le bord de la nageoire porte un très-fin liséré bleuâ- tre. L'anale et les ventrales sont jaunâtres, bordées de bleu. La caudale est un peu jaunâtre à la base, et bleue dans le reste de son étendue. Les pectorales sont tantôt orangées, tantôt d'un jaune clair, avec une teinte noirâtre à la base ; quelquefois elles sont (l'un rose pâle avec une tache d'un noir bleuâtre à la base. La moitié supérieure du corps est le plus souvent d'un brun vcrdâlre, avec quatre ou cinq bandes longitudinales bleuâtres ou d'un bleu violacé ; les deux bandes inférieures sont les plus Ion- LABRE MÊLÉ. " 99 gues ; au-dessous d'elles le côté est jaunâtre ; parfois la région dorsale est rougeâtrc avec des bandes bleues longitudinales, et la région abdominale est saumon, ou d'un rouge jaunâtre clair ; plus rarement la partie supérieure du corps est d'un brun vio- lacé, avec trois ou quatre bandes bleuâtres peu marquées. La gorge est jaunâtre. La tète est d'un brun verdâtre, elle est par- courue par des bandes bleuâtres, dessinant un réseau irrégulier ; trois bandes paraissent disposées d'une façon plus fixe que les autres, la première est placée à la région occipitale, la seconde dans l'espace interorbitaire, la troisième part de la joue, passe en avant et au-dessous des narines, et se confond sur le museau avec la bande du côté opposé, en formant une espèce d'angle ou- vert en arrière. Chez la femelle les nageoires sont rougeâtres ; les nageoires impaires ont une bordure blanchâtre. La teinte générale est d'un rouge plus ou moins vif sur le dos, plus pâle sur les côtés et le dessous du corps. En arrière, il y a trois taches noires, une sur le tronçon de la queue, et deux à la base de la dorsale, s'é- tendant Tune sur les six derniers rayons mous, et l'autre sur les cinq premiers rayons mous; souvent encore une tache noire se trouve entre la première et la troisième épine de la dorsale ; quelquefois il en existe une petite sur les derniers rayons épineux. Habitat. Cette espèce se trouve sur toutes nos côtes. Manche, très-rare, Boulogne, Cherbourg. Océan, assez rare, Brest, la Rochelle, Arcachon, Saint-Jean-de-Luz. Méditerranée, assez commune, Cette, INice. Les mâles sont, il me semble, moins nombreux que les femelles; cependant Ascanius dit que le Paon rouge est plus rare que le Paon bleu. Proportions : [Mâle) long, totale 0,243 ; tronc, haut. 0,032. Tète, long. 0,074, haut, 0,051. — CEil, diam. 0,014, esp. préorbit. 0,030, esp. interorbit. 0,012o. Caudale, long, 0,03 ) ; pectorale, long. 0,033 ; ventrale, long. 0,032. (Fem.)long. totale 0,188 ; tronc, haut. 0,040 Tète, long. 0,038, haut. 0,037. — Œil, diam. 0,012, esp. préorbit. 0,022, esp. interorbit. 0,010. Caudale, long. 0,027 ; pectorale, long. 0,026; ventrale, long. 0,026. 100 LABRIDÉS. LE LABRE DES ROCHES — LABRUS SAXORUM. Syn. : ? LAfmus rubiginosus, Labre rubigineux, Riss.. Ilist. 7uit., p. 30G, fig. 18. '.'Laiiius HiPHSTnis, Labre rupestre, Riss., Hist. nul., p. 307, fig. 19. Li; LAniiE kes hoches, Labrus saxorum, Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 91. Laiihi s sAxoitiM, CBi)., Cat., ii" ''■)'. Long. : 0,15 à 0,2j. Sous le nom de Labro des roches, Valenciennesa décrit une espèce qui paraît difl'crente du Labre rupestre de Risso. Ce poisson a le corps ovale. La hauteur du tronc, qui faille double de répaisseur, mesure le quart environ de la long-ueur totale. La tète est moins haute que longue ; sa longueur est comprise trois fois et trois quarts dans la longueur totale. Le museau est allongé, La bouche est assez large ; la lèvre supérieure est épaisse, elle montre huit plis latéraux. Les mâchoires sont mu- nies de dents à peu près égales; la mâchoire supérieure a toute- fois, en avant, deux dents un peu plus fortes que les autres; elle a de ciiaque côté huit ou neuf dents, IG ou 18; la mandibule en porte une dizaine â droite et à gauche, 20. Sur le frais, l'iris est bleuâtre, à bord pupillairc rouge. Le dia- mètre de Tœil est contenu cincj fois et demie dans la longueur de la tête; il est à peu près égal a la moitié de l'espace préorbitaire. Sept ou huit rangées d'écaillés couvrent la joue. La ligne latérale est continue, raïqtrochée du dos. Ec, 1. long. 42 a 4j ; 1. tranvs. ip^jjf^ +1=15 à 17. Les rayons épineui de la dorsale ne sont pas très-élevés ; la dernière épine est beaucoup moins longue que la base de la partie molle de la nageoire ; il y a seize à di\-neuf aiguillons, LABRE DES ROCHES. 101 plus onze, rayons mous. La caudale est carrée. Les peclorales et les ventrales sont développées. D. 16 à 10/11 ; A 3/9 ; C. 13 ; P. 14 ; V. 1/5. Sur les deux premiers aiguillons de la dorsale se voit une tache noirâtre, mal définie ; il en existe une autre à la base du neuvième aiguillon ; il y a trois taches noires sur la partie molle de la nageoire, la première est à la base du premier rayon mou, la seconde à la base du sixième rayon et du septième, la dernière à la base des deux derniers rayons ; le fond de la na- geoire est brun rougcàtre, ou brun lie de vin, avec quelques ocelles lilas dans la région épineuse seulement; ces ocelles ne sont pas constants ; d'après Valenciennes, la dorsale et la cau- dale sont brunes et sans taches. L'anale est d'un brun légère- ment rougeâtre ; à la base de sa membrane intraradiaire se trouvent quelques ocelles d'un lilas foncé, ne se voyant guère que par transparence. La caudale est d'une couleur noirâtre ti- rant un peu sur le rouge ; elle n'a pas de tache. Les pectorales sont d'un brun peu foncé ; elles ont à l'aisselle une bande noi- râtre. Les ventrales sont noirâtres ; près de leur insertion la teinte est moins foncée. Il est assez difficile de donner une idée nette du système de coloration; le dos est d'un brun rougeâtre; les côtés, d'un brun lilas, sont marqués de lignes obliques formant des espèces de losanges très-irréguliers; le ventre et la gorge sont d'un lilas assez clair, lavé de blanc. Le dessus et les côtés de la tête sont d'un brun lilas, avec quelques ocelles d'un lilas assez clair. Sur l'angle postérieur et supérieur de l'opercule se montre une tache d'un bleu foncé, presque noirâtre ; elle s'étend parfois un peu sur le corps. Des taches d'un noir très-foncé se dessinent sur les pièces operculaires, et surtout près de l'œil; vers l'or- bite, les taches sont au nombre de sept ou huit, quelquefois plus; il n'y a pas de tache au dessous de l'œil. Le museau et la lèvre supérieure sont d'une teinte lie de vin très-foncée. Habitat. Médilerranée, très-rare, Nice, Marseille. Proportions : long, totale 0,225 ; tronc, haut. 0,055, épais, 0,028. i02 LABRIDÉS. TcMc, long. 0,000, haut. 0,049. — Œil, diam. 0,011, esp. prôorbit. 0,023, esp. intcrorhil. 0,01 -2. — .Mâchoire supérieure, long. 0,02i>. Caudale, long. 0,023 ; pectorale, long. 0,033-, ventrale, long. 0,033. GE.NRE CRÉMLAimE — CRIJXIL^llililS, Cuv. Corps ovale, couvert d'écaillés assez grandes. Tête assez forte; lèvres en général épaisses ; mâchoires portant une seule rangée de dents. Appareil branchial ; préopercule à bord postérieur dentelé ou crénelé ; pièces operculaires et joues écaillcuses ; cinq rayons hranchioslèges. Ligne latérale bien marquée, non interrompue. Nageoires; dorsale à rayons épineux plus nombreux que les rayons mous ; caudale arrondie ou coupée carrément. Les Crénilabres, dit Valencicnncs, forment un dos genres les plus difficiles à étudier, à décrire, et dont on connaît un assez grand nombre d'espèces, pour la plupart encore mal déterminées. Malgré les travaux de Valenciennes, malgré les recherches plus récentes des naturalistes italiens, on est souy(;nt fort em- barrassé pour distinguer les Crénilabres, qui vivent dans les eaux de la Méditerranée, et qui s'y trouvent en assez grande quantité. Pour différencier ces animaux les uns des autres, il existe mal- heureusement peu de signes d'une bien grande précision ; on est généralement obligé de chercher des caractères spécifiiques dans le système de coloration, système de coloration des plus variables suivant Tàge, le sexe des individus, changeant encore chez le mâle, selon qu'il porte sa livrée ordinaire, ou qu'il est revêtu de sa parure de noces. A côté des espèces assez nettement établies, cerlaiiis auteurs en admettent d'autres, qui ne sont réellement que de simples variétés, dontilsuflit d'esquisser rapidement les traits généraux. — Parmi ces poissons il en est un, qui depuis longtemps est (•(uiiiu pour le soin qu'il met à préparer, avec des algues, le nid destiné à recevoir ses œufs; c'est le Crénilabrc paon, aussi est-il désigné, par les pécheurs de Port-Vendres sous le nom de Ploumarciic de nid. Le Paon n'est pas le seul à construire un abri pour sa pnigéiiiUue; le Ciéuilabre massa semble prendre la même précaution, ainsi (juc le Labre vieille ou la Vieille commune, qui se trouve en si grande abondance sur nos côtes de Bretagne. Le genre Crénilabre se compose de nombreuses espèces. CRÉNILABRES. 103 cd n => c cj ;j •^ a-l 70 '-J u cj a G si ^ O r) ci a; :;^^ rt Cj :S -i-^ an — U) ^ «j & O o 5 £- S ;=. o t/. large, pas très-bien limitée, d'un vert grisâtre ou bleuâtre, se remanpie sur l'opercule; chez les animaux con- CRÉNILABRE ROISSAL- 107 serves dans l'alcool, cette tache devient gris-roussâtre. Les pièces operciilaires portent quelques points verdàtres, ou d'un noir verdâtre. Une bande brun-jaunàtre va de l'œil sous la gorge. La tache de la queue est noire, petite, parfois même peu visible. Habitat. Méditerranée, Nice, assez commun. Var. : Le Crùnilabre littoral, Cvenilabrus littoralis. Syn. : Le Crénilabre littoral, Crenilabrus littoralis, Riss., Hist. not., p, 322 ; Cuv. et Valcnc, t. XIII, p. 198. Crenilabrus littoralis, CBp., Cat., n° 7i8. Comme les deux précédents, ce Crénilabre porte à Nice le nom vulgaire de Vacchetta. La teinte est verdâtre; elle est interrompue, ainsi que le dit Risso, par de grandes bandes lon- gitudinales argentées. Une dizaine de raies bleues traversent la gorge et l'extrémité des opercules. Une tache bleue, non ocellée, se voit sur l'opercule. Le tronçon de la queue est marqué, au- dessous de la ligne latérale, d'une grande tache noirâtre. LE CRÉNILABRE ROISSAL — CRENILABRUS ROISSALI, Riss. Labrus, Brunn., Spol. mar. Adriat., p. 97, n° 10. LiJTJAN Roissal, Lutjanus Rolssali, Riss.. Ichth., p. 276, pi. 8, fig. 28. LuTJAN VARIÉ, L. Alberti, Lutjanus varius, L. Alberti, Riss., Ichth., p. 27". Crenilabrus Roissali, Cr. varius, Crénilabre Roissal, Cr. varié, Riss., Hist. naf , p. 323. Le Gréniladre Roissal, Crenilabrus Roissalii, Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 205. Crenilabrus Roissali, CBp., Cat. n° 752; Canestr., Fn. Kal., p. G8. N. Vulg. : Langaneu, Nice. Long. : 0,12 à 0,16. Suivant Brûnnich, ce petit poisson est appelé Pirca sur les côtes de Dalmatie. 11 a le corps de forme ovale, régulière. La hauteur du tronc mesure le tiers ou un peu moins de la lon- gueur totale. La longueur de la tête est comprise trois fois et quart à trois fois et demie dans la longueur totale. Le museau est avancé. La bouche est protrac tile. Les dents antérieures sont légèrement proéminentes. L'iris est rougeâtre. Le diamètre de l'œil est contenu quatre 108 LABHIDÉS. fois a quatre fois et trois quarts clans la longueur de la tète; il fait à peu près les deux tiers de l'espace préorbitaire. Chez les \ieux individus, le préopercule ne porte pas de cré- nelures à son bord inférieur, il en a môme très-peu chez les jeunes, de sorte que le bord postérieur paraît seul dentelé. Les écailles de la joue sont placées sur quatre à six rangées, occu- pant un espace égal à la longueur du diamètre de l'œil. L'inter- opercule est garni de deux ou trois rangées d'écaillés. La ligne latérale est bien dessinée. Ec, 1. long. 33; 1. transv. ^ -1- 1 = 15. En général la dorsale a quinze épines et neuf rayons mous, parfois elle a un aiguillon de plus et un rayon mou de moins. D. la ou 16/8 ou 9; A. 3/8 ou 9. La coloration est très-variable. Le corps est verdàtre, teinté de marron, quelquefois de jaunâtre, ou bien encore il est d'un vert de mer avec des bandes longitudinales bleues et jaunes. Une tache noire se montre sur l'opercule ; une macule ou plutôt une courte bande noirâtre est en avant de l'œil ; ces deux taches, sans bordure, sont moins visibles chez les jeunes animaux, sur- tout lorsqu'ils sont sortis de l'eau depuis longtemps. La dorsale est d'un vert clair nuancé de roux peu foncé ; elle porte quelque- fois une petite tache noirâtre sur l'un de ses rayons épineux; elle est inarquée de deux taches noires, entourées d'une bordure orange ou rougeâtre, s'étalant, la première sur les deux ou trois premiers rayons mous, l'autre sur les trois derniers ou sur les deux avant-derniers rayons mous; parfois les deux taches se confondent, et forment une bande assez large sur la base de la région molle do la nageoire. L'anale et la caudale sont vertes. La pectorale est d'un vert jaunâtre; à la base est un trait marron limité par une petite bande verte. La tache de la queue est gri- sâtre, très-peu marquée; elle manque souvent chez les jeunes aiiinianx. L'anus est tantôt bleuâtre, tantôt couleur chair. Habitat. Mc'dilcriMiiéc, Irt's-foniiiiuu, Nice ; commun, Toulon, Marseille; rare, Celle; assez commun, Porl-Vendrcs. Océan, le Croisic (CV.). CRÉNILABRE TIGRÉ. 109 Proportions: long, totale 0,121;; tronc, haut. 0,042. Tète, long. 0,038, haut. 0,033. — Œil, diam. 0,00S, esp. préorbit. 0,012, esp. interorbit. 0,008. Var. : Le Crénilahre à cinq taches, Crenilabrus quinquemaculatus, Riss. Syn. : ? Labrus quinquemaculatus, Blocli, pi. 291, fig. 1. Cré.nilabre a cinq taches, Crenilabrus quinquemaculatus, Riss., Hist. nat., p. 324, pi. 10, fig. 23 ; Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 212. Crenilabrus quinquemaculatus, Gûntli., t. IV, p. 82. Il est probable que le Labnis quinquemaculatus de Bloch n'est pas le poisson auquel Risso a donné la même dénomination spécifique. Dans le Crénilabre à cinq taches de Risso, on n'aper- çoit pas, sous l'œil, le demi-cercle de canaux pituitaires, signalé par Blocli, ni des crénelures aussi prolongées sur le bord infé- rieur de l'interopercule. Chez ce poisson le dos est \erdàtre, et le ventre argenté. La dorsale est marquée de cinq taches noirâtres, qui sont ainsi disposées: la première sur les deux premiers aiguillons; la se- conde, sur le cinquième, le sixième et le septième aiguillon; la troisième sur le dixième, le onzième et le douzième aiguillon; la quatrième, sur le premier, le deuxième et le troisième rayon mou ; la cinquième sur les trois derniers rayons de la nageoire. L'anale a deux taches noirâtres. Il y aune tache isolée sur l'o- percule; il existe une tache noirâtre bien distincte sur le tronçon de la queue. La caudale et les pectorales sont verdâtres; les ven- trales sont bleuâtres. LE CRÉNILABRE TIGRÉ — CRENILABRUS TIGRWUS, Riss. Syn. : Crenilabrus tigrinus, Crénilabre tigré, Riss., Hist. nat., p. 317, fig. 2G. Labrus ^ruginosus, Nordm., Fn. pontiq., p. 45G, pi. 17, fig. 3. N. Vulg. : Rouquie, Nice. Long. : 0,08 à 0,12. Valenciennes regarde le Tigré comme une variété du Roissal. Il existe cependant entre eux certaines difîérences. Chez le Tigré, la hauteur du tronc est comprise trois fois à trois fois et demie dans la longueur totale. HO LABRIDÉS. La Icmgueur de la tète est à peu près égale à la hauteur du tronc. Les dents antérieures sont un peu plus longues que les autres, et légèrement proclives. Le diamètre de l'œil mesure les trois quarts de l'espace préor- bitaire: il fait à peine moins du quart de la longueur de la tète. Il y a sur la joue quatre rangées d'écaillés. Sur rintf>roper- cule je vois une seule rangée d'écaillés qui semblent plus grandes que celles de l'interopercule du Roissal. La ligne latérale est rapprochée du dos. Ec, 1. long. 39; 1. transv. j-; + ^ = ï^^- D. 14 ou lo;9; A. 3/S ou 9. Une tache couleur rouille, paraissant résulter de la réunion de plusieurs macules, car elle n'est pas d'une teinte uniforme, se montre sur les trois premiers rayons mous de la dorsale, et sur l'intervalle qui les sépare du dernier rayon épineux; quelque- fois un petit point noir se trouve sur l'avant-dernier espace in- traradiaire; la nageoire est d'un gris rosé, elle est traversée par trois bandes de taches dirigées obliquement d'avant en arrière. L'anale porte une tache noire assez grande sur le troisième, le quatrième et le cinquième rayon mou; elle en a une autre plus petite dans son dernier espace intraradiaire ; parfois les taches sont plus nombreuses. Le tronçon de la (jucue est marqué d'une petite tache noire, bien circonscrite, placée un peu au-dessous de la ligne latérale, et ne descendant jamais sur le bord inférieur de la queue. La caudale est plus ou moins tachetée. Un trait noirâtre marque la base de la pectorale; il est généralement court, n'arrive pas sur le quart inférieur de la nageoire. La ventrale a sur le milieu une tache, qui forme une bande trans- versale. Le corps est jaune verdàtre, semé de taches noires, excepté sur la partie qui s'étend de la gorge aux ventrales. 11 y a plusieurs taches noirâtres sur les pièces operculaires ; une tache noire assez grande se voit sur l'opercule, vers l'angle posli rieur «prcllene déborde pas. Une bande noirâtre, allant de l'fi'il au uiu<;eau, se réunit en avant à celle du coté opposé ; une CRÉNILABRE MÉLOPE. 111 raie noire descend de l'orbite sous la gorge, se réunit à celle de l'autre côté, et forme avec elle une espèce de mentonnière, quel- quefois cependant les deux raies ne se rejoignent pas en dessous. L'anus est bleuâtre. Habitat. Méditerranée, assez commun à Nice; je ne l'ai pas trouvé ailleurs, ni à Marseille, ni à Cette, ni à Port-Vendres. Proportions : long, totale 0,08o ; tronc, haut. 0,026. Tète, long. 0,n2:i, haut. 0,021. — Œil, diam. 0,006, esp. préorbit. 0.008, esp. interorbit. 0,0U6. LE CRÉNILABRE MÉLOPE — CRENILABRUS MELO PS. Syn. : Labrus melops, Linn., p. 477, sp. 24. LuTJANus NoRVEGicus, Blocli, pi. 25G. Le Lutjan norwégien, Lutjanus norvegicus, Lacép., t. X, p. 5T. • Le Labre mélope, Labrus melops, Bonnat., p. 112; Lacép., t. IX, p. 153. Labrus Cornubius, Donov., Nat. Hist.Brit. Fish., pi. 72. LuTJAN MÉLOPE, Lutjanus melops, Riss., Ichth., p. v65. Crénilabre MÉLOPE, CrBnilabrus melops, Riss., Hist. nat., p. 318; Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 167 ; Guichen., Expl. Alger., p. 85. Le Crénilabre norwégien, Crenilabi'us Norwegicus, Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 176. Le Crénilabre de Couch, Crenilabrus Gouchii, Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 178. Le Crénilabre de Donovan, Crenilabrus Donovani, Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 180 ; Guichen., Exjd. Alger., p. 86. Crenilabrus melops, GBp., Cat., n" 738; Giinth., t. IV, p. 80. The Corkwing, Yarr., t. I, p. 498; Couch, t. III, p. 43. The Cop.kwing, Yarr., t. I, p. 604. N. Vulg. : Fournie, Rouquie, Nice ; Clavierra, rouquière. Cette; Pesquit, Biarritz. Long. : 0,15 à 0,iS. Sur nos côtes, le Crénilabre le plus commun est sans contredit le Mélope. Son corps est ovale: il présente des proportions assez variables. La liauteur du tronc est comprise deux fois et trois quarts à trois fois et demie dans la longueur totale. Le nombre des vertèbres est de trente-deux ou trente-trois, 13 -f. La longueur de la tète est contenue trois fois et demie à quatre fois dans la longueur totale. Le museau est arrondi. Les lèvres sont assez peu épaisses; la lèvre supérieure, à quatre ou cinq petits plis, n'a pas de crête. Les mâchoires sont égales. Les dents sont petites; de chaque côté, il y en a cinq ou six à la mâchoire supéiieure, et si.x ou sept à la mandibule. Il 2 LABRIDÉS. L'iris est doré ou verdàtre. Le diamètre de l'œil est compris quatre fois et demie à cinq fois et demie dans la longueur delà tète; il fait plus de la moitié de l'espace préorbitaire. Chez les sujets de grande taille, on distingue plusieurs lignes de pores sur l'espace intcrorbitaire. Une rangée de porcs, plus ou moins développés, est placée sous le bord inférieur de l'orbite. Les orifices de la narine sont assez éloignés l'un de l'autre. Sur linteropercule, il y a une huitaine d'écaillés, disposées en deux séries le plus ordinairement. Les crénelures du préoper- cule sont régulières; elles commencent sur le haut du bord postérieur de cette pièce, et se continuent sur le bord inférieur jusqu'au prolongement du diamètre vertical de l'œil, parfois même plus en avant. Les joues sont couvertes de cinq ou six rangées d'écaillés. La ligne latérale suit la courbure du profil supérieur jusqu'à la terminaison de la nageoire, puis s'abaisse et se continue di- rectement vers la caudale. Ec, 1. longit. 32 à 34 ; 1. transv. ^-^ -f 1 = 14 à 16. Ordinairement la dorsale compte seize rayons épineux ; elle en a quelquefois quatorze seulement, rarement dix-sept; sur treize Métopes, pris au hasard, parmi ceux que j'ai rapportés de l'île de Noirmoutiers, sept ont à la dorsale quatorze aiguillons, cinq en ont seize et le dernier en a dix-sept; la portion molle de la na- geoire est soutenue par huit ou neuf rayons. L'anale commence sous l'avant-dernier aiguillon de la dorsale. La caudale fait un peu plus du septième de la longueur totale. I!r. .i. — D. lia 17/8 ou 9 ; A, 3/9 ;C. i/li/1 ; P. t4 ; "V^ I/o. Le système de coloration est des plus variables. La portion épineuse de la dorsale est d'un verdàtre clair tantôt uniforme, tantôt avec une suite de taches orangées, placées sur le milieu de la nicMibrane inlraradiaire, formant une espèce de bande, légèrement interrompue au niveau des rayons; sur les derniers aiguillons, il y a j)arfois une double série de taches orangées, et entre elles des taches arrondies d'un vert assez clair; le bord de CRÉNILABRE MÉLOPE. 113 la membrane intraradiaire est orange; la partie molle est sou- vent brunâtre à la base, et yerdàtre au milieu; sa moitié supé- rieure est orange, à ton plus foncé sur les rayons, et avec deux ou trois petits ocelles dans chacun des six premiers espaces in- traradiaires, ces ocelles sont d'un vert excessivement pâle, chez un Crénilabre venant de Cette; la partie épineuse est parfois jaunâtre avec des traits bleus, et la portion molle est verdâtre avec des points bleus. La nageoire porte souvent une large tache brune, teintée de verdâtre^ sur les trois premiers rayons mous, et sur l'espace intraradiaire séparant les épines des rayons mous, cette tache est bien marquée sur des Crénilabres de Cette, de Noirmoutiers, elle manque sur beaucoup des Crénilabres de Biarritz ; il y a encore ordinairement une tache noirâtre à la base des trois derniers rayons mous; cette tache qui existe chez la plupart des Crénilabres de Noirmoutiers, ne se trouve pas chez plusieurs des poissons venant de Biarritz. L'anale sur des Cré- nilabres de Biarritz, est d'un vert très-pâle avec deux rangées de taches couleur orange sur les espaces intraradiaires, et une bor- dure d'un vert-olive assez foncé; chez des spécimens pris à Noirmoutiers, elle est jaunâtre, avec de petits traits bleuâtres; enfin chez un magnifique Mélope de Cette, la nageoire est cou- leur chair sur les rayons épineux, elle a sa partie molle par- courue par trois bandes obliques : la première, qui est à la base, est la plus courte, elle va jusqu'au cinquième rayon mou; la bande intermédiaire est verdâtre, elle arrive au sixième rayon; la bande externe est orange, presque triangulaire, elle com- mence vers la pointe du premier rayon mou, et vient en s'élar- gissant sur la base des deux ou trois derniers rayons, qui sont orangés, et marqués de quelques ocelles d'un vert très-pâle. La caudale est ordinairement jaunâtre avec des traits bleus; parfois elle est verdâtre, teintée d'orange; quelquefois les espaces intra- radiaires sont marqués d'ocelles ou plutôt de taches très-pâles. Les pectorales ont la base bleuâtre, ou d'un brun marron ; elles sont jaunâtres; parfois les rayons sont couleur marron, et les espaces intraradiaires pâles. Les ventrales sont d'une couleur III. 8 m LABRIDÉS. jaunâtre avec des traits bleuâtres, ou bien d'un bleu très-clair; parfois les rayons sont d'un orangé assez clair, et les espaces intraradiaires sont verdàtres. La teinte du corps est souvent d'un jaune tirant sur le vert, avec des bandes longitudinales foncées et des points bleus sur les côtés; parfois elle est complètement verte, c'est même cette co- loration qui paraît la plus ordinaire cbez les Crénilabres des côtes de Bretagne; elle est encore d'un vert assez sombre, soit avec des taches ou de courtes bandes marron, soit avec des ma- cules noires et rougeâtres ; parfois la teinte est d'un brun rou- geàtre avec quelques ocelles verdàtres et des macules brunâtres. Il y a, sur le tronçon de la queue, une tache noire bien circons- crite; elle est immédiatement sous la ligne latérale, et ne s'étale jamais sur le bord inférieur de la queue; elle manque très-rare- ment, ou du moins des deux côtés à la fois. La tête est peinte des couleurs les plus brillantes; latéralement elle est traversée de lignes vertes ou bleuâtres, dirigées obliquement d'arrière en avant et de haut en bas; en dessus, elle est d'un brun marron; les lèvres sont légèrement verdàtres. Derrière l'œil est une tache arquée, bien dessinée, d'un noir bleuâtre; du bas de cette tache part souvent une bande brunâtre, qui descend oblique- ment en avant, et s'unit sous la gorge à celle du côté opposé. Souvent chez les jeunes Mélopes, ou dans la variété Crénilabre de Donovan, la coloration est rougeâtre ou vert-doré sur le dos, vert jaunâtre ou rosé plus ou moins pâle sur les côtés et sur le ventre. Il y a fréquemment sur le dos six bandes verticales bru- nâtres; trois d'entre elles se prolongent sur la dorsale où elles s'étalent en grosses taches. La tache postorbitaire est moins large, moins distincte que dans l'adulte, parfois môme elle manque entièrement; il n'y a pas de rayures bleues sur les joues. Une tache linéaire bleuâtre, à bordure orangée, marque la base de la pectorale, quelquefois est elle noirâtre. La tache noire du tronçon de la queue n'est pas constante, chez d'assez nombreux sujets on n'en trouve pas la moindre trace. Habitat. Mùdilcrraiiéc, assez commun, de Mce à Port-Veiidres. Océan, I CRÉNILABRE SOURCIL DORÉ. H5 golfe de Gascogne, très-commun, Biarritz, commun, Arcachon ; assez com mun, Poitou très-commun, Noirmoutiers ; commun, côtes de Bretagne. Manche, très commun, Roscoff, Cherbourg ; assez rare au nord de la Seine, le Havre. Proportions : long, totale 0,170 ; tronc, haut. 0,055, épais. 0,024. Tôte. long. 0,0*5, haut. 0,054. — OËil, diam. 0,008, esp. préorbit. 0,015, esp. interorbit. 0,011. LE GRÉiNILÀBRE SOURCIL DORÉ, CRE^ILABRUS CHRYSOPHRYS, Riss. Syn. : Crenilabrus chrysophrus, Grénilabre sourcil doré, Riss., Hist. nat., p. 319. Le Grénilabre a sourcils d'or, Crenilabrus chrysophrus, Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 190. Crenilabrus chrysophrys, CBp., Cat., n° 74i. N. Vulg. : Rouquie, Nice. Long. : 0,10 à 0,13. Excessivement rare sur nos côtes, ce poisson a le corps ovale, très-comprimé. La hauteur du tronc est comprise environ trois fois et quart dans la longueur totale. La longueur de la tête mesure le quart de la longueur totale, ou peu s'en manque. La bouche est petite; elle est de teinte bleuâtre. La mâchoire supérieure est un peu plus longue que la mandibule; les incisives sont fortes, et portées en avant. La dorsale a treize ou quatorze épines et une dizaine de rayons mous. D. 13 ou 14/10 ; A. 3/8 à 10. Les nageoires sont vertes; une tache d'un vert plus foncé marque la base de la pectorale. D'après Risso, la dorsale, chez la femelle, a sur les derniers rayons quelques petites taches noirâ- tres. La teinte est vert-pré sur le dos et sur les côtés; le ventre est argenté ou d'un blanc lavé de verdâtre ; il ne paraît y avoir sur le corps ni taches, ni bandes colorées. Le sourcil porte une bande dorée, plus ou moins, distincte. Habitat. Méditerranée, rare, Nice. Océan, golfe de Gascogne, excessive- ment rare, Arcachon ? Proportions: long, totale 0,130 ; tronc, haut. 0,040, épais. 0,018. — Tôte, long. 0,032, H6 LABRIDES. LE CRÉNILABRE QUEUE NOIRE, CREMLADRUS MELANOCERCUS, Riss. Fig. loO. Syn. : LuTJAN queue noire, Lutjamis mclanoccrcus, Riss., Ichth., p. 283. CnÉNiLABnE QUEUE NOIRE, Crenilabrus mclanoccrcus, Riss., Hist. nat., p. 31C; Cuv. et Valenc, t, XIII, p. 213. Crenilabrus melanocercus, CBp., Cat., n° 7ô'i; Gûntli., t. IV, p. 80; Canestr., Fn. Ital., p. 68. N. Vulg. : Rouquie, Nice. Long. : 0,08 à 0,10 et même 0,14, suivant Risso. De forme assez variable, le corps du Crénilabre à queue noire est plus ou moins oblong. La liauteur du tronc est contenue trois fois et demie à quatre fois et quart dans la longueur totale. La longueur de la tête est comprise environ quatre fois et demie dans la longueur totale. Le museau est assez court, et assez mince. La bouche est petite. La mâchoire supérieure est à peine plus courte que Tinférieure; l'une et l'autre sont garnies de petites dents égales, non dirigées en avant. A peu près égal à l'espace préorbitaire, le diamètre de l'œil mesure le quart de la longueur de la tête. Les créneliircs sont fines sur le bord postérieur du préoper- culc, elles sont fortes vers l'angle postérieur, plus faibles sur le bord inférieur. Les écailles des joues sont disposées sur quatre rangées, elles couvrent ordinairement un espace de hauteur moindre que la longueur (hi diamètre de l'œil. 11 y a sur l'inte- ropercule uwa rangée d'écaillés. CRÉNILABRE QUEUE NOIRE. 117 La ligne latérale s'infléchit sous les rayons mous de la dorsale, gagne le milieu du tronçon de la queue et se continue directe- ment jusqu'à la nageoire. Ec, 1. long. 34 à 38; 1. transv. L2ll -f 1 = 12 ou 13. La dorsale commence au-dessus de la fente branchiale ; elle compte seize ou dix-sept aiguillons, et six à neuf rayons mous. L'anale a huit ou neuf rayons mous; Risso en compte dix, le dernier pour deux sans doute. Les pectorales ont douze à qua- torze rayons. D. 10 ou 17/6 à 9 ; A. 3/8 ou 9 ; C. 14 ; P. 12 à 14 ; V. 1 /o. La dorsale est d'un bleu foncé ou rougeâtre avec des taches bleues, qui sont moins visibles dans la région épineuse que dans la région molle. L'anale est brunâtre ou roussâtre, avec quelques taches bleues. La caudale est noirâtre, tachetée de bleu; elle est d'une teinte moins foncée vers la base; à son extrémité, elle a souvent une bordure blanche, La pectorale est d^un jaune excessivement pâle, ou d'un jaune rougeâtre; elle est bordée, vers la pointe de ses rayons supérieurs principalement, d'une bande noirâtre assez large. La ventrale est d'un jaune orange clair. Le corps est d'une teinte foncée, brun rougeâtre. Les joues et les sous-opercules sont parfois jaunâtres; la bande jaunâtre de la joue se divise sous la gorge en deux bandelettes formant une double mentonnière, et séparées l'une de l'autre par une raie azurée. Le pourtour de l'orbite est souvent marqué d'une ligne bleuâtre. Habitat. Méditerranée, assez rare, Nice, Toulon, Marseille. Proportions : long, totale 0,080 ; tronc, haut. 0,022, épais. 0,008. Tète, long. 0,018, haut. 0,018. — Œil, diam. 0,005, esp. préorbit. 0,00o, esp. interorbit. 0,00o. 118 LABRIDÉS. LE CRÉNIL.\BRE BLEU — CREMLABRUS CjERULEUS, Riss. Syn. : Crénilabre bleit, Crenilabrus caeruleus, Riss., Uist. nat., p. 316, fig. 25; Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 214. Crenilabrus ceruleus, CBp., Cat., n" 753 ; Guntli., t. IV, p. 80. N. Vulg. : Rouquie, Nice. Long. : 0,OS à 0,10. Il existe une telle ressemblance entre le Crénilabre queue noire et le Crénilabre bleu qu'il est difficile de ne pas les consi- dérer comme étant des variétés d'une même espèce. Chez ce dernier le corps semble un peu plus épais que dans l'autre. La hauteur du tronc est comprise trois fois et demie à quatre fois dans la longueur totale. La longueur de la tête mesure, ou peu s'en manque, le quart de la longueur totale. Les mâchoires, de même dimension, sont pourvues de dents fines, égales. Il n'y a généralement de crénelures que sur le bord postérieur du préopcrcule, elles paraissent s'arrêter vers l'angle postérieur et inférieur de cette pièce. L'interopercule porte une rangée d'é- caillcs. Je trouve sur la joue trois séries d'écaillés seulement. La ligne latérale est bien marquée. Éc, 1. long. 38; 1. transv. ^ + 1 = 12. D'après Valenciennes, la dorsale a toujours seize rayons épineux, et le plus souvent sept rayons mous. La caudale fait le septième de la lonjiucur totale. I). IC/Tou 8; A. 3/8; C. 12 à 14. CRÉNILABRE DE BAILLON. 119 La dorsale et l'anale sont d'un Lieu très-foncé. La caudale est d'un brun jaunâtre à la base, puis elle prend une teinte noirâtre très-sombre, et porte en arrière une bordure claire, soit blanche^ soit jaunâtre. Les nageoires paires sont pâles: elles sont gazées de bleuâtre, écrit Risso. La pectorale, selon Valenciennes, n'a jamais de noir à son extrémité, c'est là peut- être le seul caractère qui permette de distinguer Tun de l'autre le Crénilabre queue noire et le Crénilabre bleu. Le corps est, suivant Risso, d'une belle couleur bleu céleste; il me paraît d'une teinte foncée. Habitat. Méditerranée, assez rare, Nice, Toulon, Marseille ; je l'ai trouvé à Port-Vendres. Proportions : long, totale 0,092 ; tronc, haut. 0,0?4, épais. 0,010. Tête, long. o,022, haut. 0,020. - Œil, diam. 0,006, esp. préorbit. 0,00o5, esp. interorbit. 0,0052. . LE CRÉNILABRE DE BAILLON, CRENILA BR US BA ILLONl, Valenc. Syn. : Le Crénilabre de Bâillon, Crenilabrus Bailloni, Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 191, pi. 373 ; Règ. an. ilL, pi. 87, fig. 3. Crenilabrus Bailloni, CBp., Cat., n° 745; Gûnth., t. IV, p. 84; B. Capcl., Cat. Peix. Portiig., n° 5, p. 6. ?Baillon's Wrass, Coucli, t. III, p. 45. Long. : 0,13 à 0,22. Des écailles grandes et minces recouvrent le corps de ce poisson, qui est ovale. La hauteur du tronc est comprise trois fois et demie à trois fois et trois quarts dans la longueur totale. La longueur de la tête mesure le quart environ de la longueur totale. Le museau est assez gros, arrondi. Les mâchoires sont égales, garnies de petites dents régulières. Chez un sujet d'assez grande taille, le diamètre de l'œil fait le cinquième de la longueur de la tête, les trois cinquièmes de l'espace préorbitaire. L'orifice antérieur de la narine est deux fois plus éloigné du bout du museau que de l'œil; il est arrondi. L'orifice postérieur 120 LABHIDÉS. est ovale: il est placé près du bord antérieur et supérieur de l'orbile. L'interoperculc est ccailleux. Le bord postérieur du préoper- cule est assez finement crénelé; les dentelures descendent sur l'angle postérieur qu'elles dépassent un peu en dessous, mais elles ne s'avancent pas plus loin que l'aplomb du bord posté- rieur de l'orbite. 11 y a sur la joue trois rangées d'écaillés, cou- vrant un espace de hauteur égale, ou peu s'en manque, à la lon- gueur du diamètre de l'œil. La ligne latérale est bien marquée. Éc, 1. long. 3a à 38; 1. transv. — + 1 = lo. Au-dessus de l'insertion de la pectorale commence la dor- sale; elle a quatorze épines et neuf ou dix rayons mous. L^inale a comme la dorsale neuf ou dix rayons mous; Valenciennes en indique treize, mais il y a évidemment dans la formule cliilîrée de la nageoire, une faute d'impression, comme le prouve l'examen des figures données par le naturaliste. La caudale est carrée ou plutôt légèrement arrondie. Les pectorales sont larges ; elles ont une quinzaine de rayons; les rayons supérieurs sont les plus allongés. Les ventrales sont courtes, presque triangu- laires ou plutôt pointues. D. 14/9 ou 10 ; A. 3/9 ou 10 ; C. '2/1 i/2 ; P. 15 ; V. \ /5. Chez le poisson frais, d'après Valenciennes, le corps est d'un gris bleuâtre, passant au violet sur les flancs. Cinq ou six larges taches d'un bleu foncé descendent de la région dorsale en s'éva- nouissant sur les côtés; cinq ou six séries de taches, ou de traits jaunes, s'étendent le long des flancs. Sur la tête se remarquent des bandes orangées ; les plus constantes sont celles qui vont de l'œil au museau, elles sont au nombre de trois à cinq; sur les joues les bandes peuvent être interrompues, et former des taches. L'opercule est sans tache, d'une teinte uniforme, avec une bor- dure rosée, parfois il est traversé de bandes verdàtres. La dorsale est violacée, elle est bordée de rose; à la base de ses ai- guillons, elle porte une bande jaune, ou jaune verdàlre; souvent CRÉNILABRE MÉDITERRANÉEN. 121 à la hase de ses premiers rayons mous, il y a une ou deux taches noires. L'anale est teintée de rose et de violet avec quelques points jaunes. La caudale, écrit Valenciennes, est verte avec une large et belle tache rose foncé, ou vineuse, sur l'angle supérieur et postérieur. Il n'y a pas de tache noire sur le tronçon de la queue. Les pectorales sont violacées, avec trois bandes verticales jaunâtres. La tache de la pectorale est bleue et bordée d'o- rangé. Les ventrales sont marquées de points jaunes (Valenc). Le système de coloration paraît 1res variable, si l'on en juge d'après les figures données par Valenciennes, soit dans Y Histoire naturelle des Poisso72s, soit dans le Règne animal illustré. Habitat. Manche, excessivement rare, Saint- Yalery-sur-Somme. Océan, très-rare, la Rochelle. Proportions: long, totale 0,175 ; tronc, haut. 0,046, épais. 0,020. Tôte, long. 0,0i4, haut. O.OiO. —Œil, diam. 0,009, esp. préorbit. 0,015, esp. interorbit. 0,009. — Mâchoire supérieure, long. o,000. Caudale, long. 0,028 ; pectorale, long. 0,033 ; ventrale, long. 0,025. LE GRÉNILABRE MÉDITERRANÉEN, CRENILABRUS MEDITFRRANEUS. Syn. : Peuca mediterranea, Linn., p. 485, sp. 18. LuTjAN MÉDITERRANÉEN, Lutjanus medlterraiieus, Lacép., t. X, p. 52; Riss., Ichth., p. 272. Crénilabre MÉDITERRANÉEN, Creiiilabrus medilerraneus, Riss., Hist. nat., p. 318; Cuv. et Valonc, t. XIII, p. 186; Guiclien., Expl. Ahjér., p. 86. Crenilabrus mediterraneus, CBp., Cat., n" 740 ; Gûnth., t. IV, p. 79; Canestr., Fn. Ital., p. 67. N. Vulg. : Sublaire, Rouquie, Nice ; Bourdagas, Port-Vendres. Lcng. : 0,10 à 0,i5. A cette espèce il faut rapporter le Crénilabre de Rory et le Crénilabre de Rrûnnich , qui n'en sont réellement que des va- riétés. Le Méditerranéen a le corps ovale. La hauteur du tronc est comprise trois fois et quart à trois fois et trois quarts dans la longueur totale. Les vertèbres sont généralement au nombre de trente, 13 -f 17. La longueur de la tête est contenue trois fois et demie à trois fois et trois quarts dans la longueur totale. Le museau est gros; 122 LABRIDÉS. les lèvres sont épaisses. A la mâchoire supérieure les deux pre- mières incisives sont plus fortes que les autres, elles sont sail- lantes, dirigées en avant. Ordinairement l'iris est d'un bleu verdàtre, il est d'un rouge doré vers son bord pupillaire. Le diamètre de l'œil est compris quatre à cinq fois dans la longueur de la tête; il mesure la moitié ou les deux tiers de l'espace préorbitaire. Chez les sujets de grande taille, le bord postérieur du préo- percule paraît seul dentelé; l'anj^le inférieur de l'os ne porte que de fines crénclures, qui ne se continuent pas sur le bord inférieur. Il y a généralement sur les joues quatre rangées d'é- cailles, rarement trois. La ligne latérale est parallèle à la base de la dorsale. Ec, 1. long. 30 à 34; 1. transv. -L. + 1 = 12 à 14. Ordinairement la dorsale a seize aiguillons et neuf ou dix rayons mous. L'anale est soutenue par trois épines et neuf à onze rayons mous, finissant en même temps que ceux de la dor- sale. La caudale compte treize ou quatorze grands rayons. D. 15.à 17/9 ou \0 ; A. 3/9 à H ; G. 2 ou3/13 ou 1 4/3 ou 2 ; P. 13ou 14; V. I/o. La dorsale est d'un rouge assez clair, tirant sur le jaune vers la base de la nageoire. L'anale est d'un jaune pâle. La caudale est d'un rouge jaunâtre clair, plus foncé près de l'insertion de la nageoire. La pectorale est d'un rose paie; une tache noire marque l'articulation et la base de la nageoire, elle est bordée de jaune sur la pectorale seulement. La ventrale est d'un rouge assez clair. Une grande tache noire se montre sur le tronçon de la queue; elle est limitée en bas par la ligne latérale, et s'étend jusque vers le profil du dos. L'anus est bleuâtre. Le corps est rose ou rouge jaunâtre peu foncé, avec des bandes longitudi- nales d'un brun assez pâle ; la gorge et le ventre sont rosés. Les joues sont de teinte jaunâtre ; à droite et à gauche, une bande jaunâtre va, sur la tète, rejoindre celle du côté opposé. Habitat. Médilerranéc, assez commun, Mec, Marseille, Porl-Vendrcs. Proportions : long totale 0,145; tronc, haut. 0,043. CRÉNILABRE MÉDITERRANÉEN. 123 Tête, long. 0,039, haut. 0,038. — QEil, diam. 0,008, esp. préorbit. 0,016, esp. interorbit. 0,008. Var. : Le Crénilabre de Bory, Crenilabrus Boryanus, Riss. Syn. : Crenilabrus nigrescens, Crénilabre noirâtre, Riss., Hisf. nat., p. 320. Crénilabre de Bory, Crenilabrus Boryanus, Riss., Hi.t;t. nat., p. 320; Cuv. et Valcnc, t. Xm, p. 189. Crenilabrus pittima, CBp., Cat., n" 743. N . VuJg. : Rouquié nègre, Nice. Souvent les dentelures du préopercule dépassent l'angle pos- térieur de cette pièce, et s'avancent sur le bord inférieur jusque vers le prolongement du diamètre vertical de l'œil. Les nageoires impaires, qui sont d'un jaune plus ou moins rougeâtre, sont bordées de bleu; la pectorale, d'un brun rous- sâtre, porte à sa base une grande tache noire bordée de jaune. Le tronçon de la queue est parfois marqué de deux bandes ver- ticales d'un roux brunâtre. Le dos et la tête sont d'un brun ver- dâtre ; le ventre est jaunâtre ; des lignes bleues se voient sur la tête, la gorge, et s'étendent le long des flancs. Habitat. Méditerranée, assez commun, Nice, octobre, novembre, d'après Risso. Var. : Le Crénilabre de Brùnnîch, Crenilabrus Brunnichii. Syn. : Labri species obscuriores, Brunn., Ichth. Mass., p. 56, n" 72. LUTJANUS BIDENS, Bloch, pi. 251, fig. 1. Labre serpentin, Labrus serpentinus. Donnât., p. 117. Le LiiTJAN Brunnich, Lutjanus Brunnichii, Lacép., t. X, p. 49 ; Riss., Ichth., p. 273. Crénilabre Brunnich, Crenilabrus Brunnichii, Riss., Hist. nat., p. 319; Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 183. Crenilabrus Brunnichii, CBp., Cat., n» 741. 11 n'y a pas de tache noirâtre sur le tronçon de la queue. Les nageoires sont en partie jaunâtres; les pectorales sont d'un beau jaune, elles portent à leur base une grande tache d'un bleu très-foncé, presque noir; l'anale est bordée de bleu. Le corps est rougeâtre avec des bandes longitudinales d'un vert cuivré peu foncé. De jolies bandes bleuâtres forment sur la tête des dessins ondulés, qui ont fait donner, parBonnaterre, à ce poisson le nom de Labre serpe?îti?i. Habitat. Méditerranée, Nice, Marseille. 121 LADRIDÉS. LK CRÉNILABHE PETITE TANCHE — CREMLADRUS TINCA. Syn. : Ladiius tinca, Brumi., Ic/ith. Mass., p. 5ô, n" 70. LiTJAN TANCOÏDK, Lutjaiius tiiica, Riss., Icht/i., p. 270. LiTJAN CoTTA, Lutjanus Cotta, I\iss., Ic/itfi., p. 282. Chemladuis tinca, Crciiilabre tancoidc, Riss., Hist. 7iat., p. 315. CnEXiLAiinis Cotta, Crenilabrc Cotta, Riss., Hist. nat., p. .315. Le CRÉxiLABnE PETITE TAXCHE, Creiillabrus tinca, Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 199 ; Guichcii., Expl. Alger., p. 87. CiiENiLADULS TLNCA, CBp., Cut., n» 7i9 ; Guiuli., t. IV, p. 80; Caaestr., Fn. Ital., P. 70. N. Vulg. : Iloucairon, Mce. Long. (»,07 à 0,10. Un (les plus petits du genre, ce Créiiilahre a le corps ovale , assez gros. La hauteur du tronc est comprise trois fois et demie a quatre fois dans la longueur totale. Le profil du dos est presque droit, celui du ventre est arque. La longueur de la tète est contenue trois fois et demie à trois fois et trois quarts dans la longueur totale. Le museau est gros, arrondi. Les mâchoires ont les dents égales, non portées en avant. Tantôt l'iris est verdàtre, tantôt il est rougeàtre. Le diamètre de l'œil fait le quart de la longueur de la tète, les deu.\ tiers en- viron de l'espace préorbitaire. Le prcopcrculc est crénelé seulement sur le bord postérieur. Les joncs sont couvertes de trois rangées d'écaillcs. La ligne latérale est rapprochée du dos. Ec, 1. long. 30 à 32; I. transv. ^ + 1 = 13. Généralement la dorsale a quinze aiguillons et neuf ou dix rayons mous. I). I'mju I;;!» ou JO ;A. 3/S ou 9 ; G. 14 ou 15 ; P. 13 ou 1 i ; V. 1/5. Les nageoires sont en jiartie jaunâtres. Sur un individu très- frais, elles étaient, les ventrales exceptées, toutes d'un jaune rougeàtre; les ventrales étaient rosées à leur insertion, pâles dans le reste araisscnt toujours disposées sur deux rangées seulement. La ligne latérale est rapprochée du dos. Ec, 1. long. 32; 1. transv. l -\- \ = \2. A la dorsale, il y a treize à quinze rayons épineux, et neuf ou dix rayons mous. Br. 0. — D. 13 à i:i 9 ou 10 ; A. 3/9. La dorsale est, à la base^ d'un rose jaunâtre assez clair, avec des taches roussâtres; plus haut, elle présente une large bande vcrdàtre ou bleuâtre, teintée de brun ; elle porte en avant une tache noire qui, bien distincte surtout dans le premier espace intraradiaire, diminue, disparaît même quelquefois au milieu du second espace intraradiaire. L'anale est blanchâtre à la base, verdâtre dans le reste de son étendue, avec quelques macules brunâtres. La caudale est verdâtre et poinlillée de brun. La pectorale est d'une teinte jaune clair; elle est marquée à la base d'une tache foncée, de forme arquée, ne s'étendant pas ordinairement sur les rayons inférieurs. La ventrale aies rayons jaunâtres, et les espaces intraradiaires verdâtres. La teinte du corps est assez variable, tantôt d'un gris jau- nâtre ou verdâtre, tantôt d'un briui rougeâtre jdus clair sur les flancs; le dos et les côtés sont semés de macules brunâtres; au- dessus de la ligne latérale, s'étendent deux bandes longitudi- nales brunâtres plus ou moins marquées; le ventre et la gorge sont jaunâtres; la bouche est aussi jaunâtre et l'espace interor- bilaire noirâtre. Une large bande brunâtre descend du bord postérieur cl infcricur de l'orbite, et vient rejoindre sous la gorge celle du côté opposé, en formant une espèce de menton- nière ou plutôt de jugulaire; en avant, sous la mâchoire infé- rieure se voit une autre bande noirâtre. Les joues, qui sont d'un jaune verdâtre, portent quelques bandes brunâtres. Sur le I SUBLET GROIN. 131 tronçon de la quenc, an-dessous de la ligne latérale, est une large tache noirâtre, ou d'un bleu très-foncé, qui s'étale un peu sur les rayons de la caudale, et joint en dessous celle du côté opposé, figurant comme une sorte de demi-embrasse ; elle est moins prononcée chez les femelles et chez les jeunes; suivant Giinther, elle manque souvent; je ne partage pas cette opinion, j'ai toujours constaté la présence de cette tache sur les très- nombreux spécimens que j'ai examinés. L'anus est tantôt bleuâtre, tantôt pâle. Parfois la teinte générale est d'un vert uniforme, sans aucune tache, excepté sur la partie antérieure de la dorsale, et sur le tronçon de la queue. Habitat. Méditerranée, commun, Nice, Toulon, Marseille, Cette. Océan, j'ai trouvé ce Crénilabre dans le golfe de Gascogne ; Bayonne ; il est assez comnuui à Arcachon. Proportions : long, totale 0,1 ;i3 ; tronc, haut. 0,039. Tête, long. 0,038, haut. 0,033. — Œil, diam. 0,007, esp. préorbit. 0,012, esp. interorbit. 0,009. GENRE SUBLET — CORICUS, Cuv. Tête allongée ; museau proéminent ; bouche très protractile ; mâchoires à dents sur une seule rangée. Appareil branchial ; préopercule dentelé ; pièces operculaires et joues écailleuses ; cinq rayons branchiotèges. Nageoires ; dorsale composée de quatorze à seize aiguillons et d'une dizaine de rayons mous ; anale à trois épines et neuf ou dix rayons mous. LE SUBLET GROIN — CORICUS ROSTRATUS. Syn. : Lutjanus rostratus, Bloch, pi. 254, fig. 2. LuTJAN GROIN, Lutjaiius postratus, Lacép., t. X, p. 57. LuTjAN VERDATRE, Lutjaiius viresceiis, Riss., Ichth., p. 280. LuTJAN Lamarck, Lutjanus Lamarckii, Riss., Ichth., p. 281, fig. 29. CoRicus viRESCENS, C. Lamai'ckii, C. rubescens, Sublet verdàtre, S. de Lamarck, S. rougeâtre, Riss., Hist. 7iat., p. 3:i'2-333. Le Sublet groin, Coricus rostratus, Guv. et Valenc, t. XIII, p. 256, pi. 37G (Sublet Lamarck), Règ. an. ilL, pi. 88, fig. I, P, Ib; Guichen, Expl. Alger., p. 89. Coricus rostratus, CBp., Cat., n" 771 ; Nordm., Fn. pontiq., p. 463, pi. 20, fig. 2. Coricus viresgens, CBp., Fn. ital., fig. Cremlabrus rostratus, Gtiiith., t. IV, p. 86; Canestr., Fn. Ital., p. 69. N. Vulg : Sublaire, Nice ; Siiblaïré, Cette ; Barre-stret (bouche étroite), Port-Vendres. Long. : 0,08 à 0,12. 132 LABRIDÉS. Il semble vraiment extraordinaire que ce petit poisson soit resté inconnu à Bélon, à Rondelet, à Brïmnich. Le corps est comprimé, ovale ou plutôt en forme de parallélogramme, cou- vert d'assez grandes écailles. La hauteur du tronc est comprise trois fois et demie, rarement quatre fois dans la longueur totale. 11 y a une trentaine de vertèbres, 13 + 18 (CV.). L'appendice génito-urinaire est fort développé; il est conique, de teinte bleuâtre. Généralement la tête est d'un tiers environ plus longue que haute ; sa longueur est contenue trois fois à trois fois et demie dans la longueur totale; elle se termine en un museau relevé et pointu. La bouche est très-protractile en raison de la longueur de la branche montante de l'intermaxillaire, qui est deux fois plus grande que la branche dentaire. Les lèvres, assez minces, forment de chaque côté des mâchoires une large bordure mem- braneuse. La mandibule est légèrement relevée, quand la bouche est fermée ; elle est un peu plus avancée que la mâ- choire supérieure ; elles portent l'une et l'autre une rangée de petites dents aiguës, régulières. Tantôt l'iris est rougeâtre, tantôt il est d'un jaune doré. L\ril est placé vers le profil supérieur de la tète. Son diamètre mesure à peu près le cinquième de la longueur de la tète, la moitié de l'espace préorbitaire. Les orifices de la narine sont éloignés de l'extrémité du mu- seau ; l'antérieur est très-étroit; le postérieur est un peu plus grand ; il est ovale, placé vers le bord supérieur de l'orbite. La fente des ouïes s'avance à peu près jusque sous le bord pos- térieur de l'orbite. Les dents pharyngiennes sont petites et grenues. Le bord postérieur du préopercule est finement den- telé; le bord inférieur est lisse, mince. D'après Valenciennes, les écailles de la joue sont disposées sur deux rangées; chez un sujet de grande taille, j'en compte trois rangées d'un côté, et quatre dtî l'autre. Happrochée du profil supérieur, dont elle suit la courbure jusqu'à la terminaison de la dorsale, la ligne latérale devient CTÉNOLABRE. 133 droite sur le tronçon de la queue. Ec, 1. long. 30; 1. transv. La dorsale a le plus souvent quinze aiguillons et dix rayons mous. La caudale est arrondie. Br. 5. — D. 14 à 16/10; A. 3/9 ; C. 13 ; P. 12 ; V. 1/5. Rien de plus variable que le système de coloration; d'après la livrée des animaux, Risso pensait avoir sous les yeux plusieurs espèces distinctes, auxquelles il donnait des noms en rapport avec la teinte générale ; il avait le Sublet verdàtre, le Sublet rougeâtre; il appelait Sublets Lamarck, tous les individus qui n'avaient pas une couleur bien tranchée, soit verdàtre, soit rou- geâtre. Les teintes les plus ordinaires sont: le rouge orangé, verdàtre avec des points rouges; jaune vert avec des points plus foncés; vert plus ou moins clair, bleuâtre sur le dos avec des points rouges; brun rougeâtre avec des points brun marron, et une bande de points brunâtres allant de l'œil à la fin de la cour- bure de la ligne latérale. Chez certains individus, il y a une tache noire sur le commencement de la dorsale. Habitat. Méditerranée, très-commun, Nice ; assez commun, Toulon, Marseille ; rare, Cette, Port-Vendres, Proportions : long, totale 0,114 ; tronc, haut. 0,029. Tête, long. 0,033, haut, 0,022. — Œil, diam. 0,007, esp. préorbit. 0,014, esp. interorbit. 0,006, GENRE CTÉNOLABRE — CTENOLJBRVS, Valenc. Corps oblong, comprimé, couvert d'assez grandes écailles. Tête longue; bouche petite; mâchoires garnies de dents sur plusieurs rangées, une série externe formée de dents coniques assez fortes, en dedans ou en arrière une bande de petites dents en velours. Appareil branchial; préopercule dentelé; joues et pièces operculaires écailleuses; cinq rayons branchiostèges. Nageoires ; dorsale ayant seize à dix-huit aiguillons et sept à douze rayons mous; anale à trois épines et sept à dix rayons mous; les épines de la dorsale, et celles de l'anale portent des lambeaux cutanés. Le genre Cténolabre comprend deux espèces : / noire ; A. 3/7 ou 8 1. G. des roches. Tache sur le commencement ) de la dorsale ) n » n.r. -.'/-. \ nulle; A. 3/10 2. C. iris. 131 I.ARRTni.S. LE CTÉNOLAIMU: Di:S ROCHES, CTENOLABRUS RU P EST RIS. Fiî Syn. : L.VBRis ripestris, Liiiii., p, 478, sp. 27; Arted. Walb., pars 3", p. 252; Pries ot Ekstroni, Skand. Fisk., pi. i). LiTJAMs RIPESTRIS, Bloch, pi. 250. fig. 1. Le Cténoladue des roches, Clenolabrus rupcstris, Cuv. et Valcnc, t. XIII, p. 223 ; Guiclion., Expl. Alf/ér.,\t. 88. Cthnolaiiris RiPESTHis, CBp., C'if.. n" 7Gr>; Giintli., t. IV, p. 89. Jacos Goldsinny, Yarr., t. I, p. 509; Coucli, t. III, p. 47. Long.: 0.10 iiO,i:i. De forme oblongue, le corps du Cténolabre des roches a des proportions assez \ariables. La hauteur du tronc, qui fait en gé- néral le double de l'épaisseur, est contenue trois fois et demie à quatre fois et demie dans la longueur totale. Ordinairement la tète est un peu plus longue que haute; sa longueur est comjtrise trois fois et deux tiers à quatre fois dans la longueur totale. Des porcs assez larges se montrent sur la ré- gion supérieure du crâne et sur l'espace interorbilaire, qui est nu. La bouche est peu fendue, protractile. La mâchoire supé- rieun; est un peu moins avancée que la mandibule; elles sont munies, l'une et l'autre, de quatre incisives crochues, plus lon- gues et plus fortes que les autres dents; elles portent, sur les côtés, une rangée de dents assez petites, légèrement crochues; en dedans de cette première série, il y a une bande étroite de dents excessivement lines, parfois peu distinctes. CTÉNOLABRE DES ROCHES. 135 L'iris est argenté. Le diamètre de l'œil fait environ le quart de la longueur de la tète. Les ouvertures de la narine sont assez éloignées l'une de l'au- tre ; elles sont étroites ; l'orifice antérieur est légèrement tu- buleux. Différents spécimens, que j'ai examinés, ont le préopercule dentelé sur le bord postérieur seulement. L'interopercule a gé- néralement plusieurs rangées d'écaillés en arrière, et une seule en avant. I-^es joues sont couvertes de quatre ou cinq séries d'écaillés. La ligne latérale suit le profil supérieur du corps jusqu'à la fin de la dorsale, puis elle s'abaisse, gagne le milieu du tronçon de la queue, et reste droite jusqu'à sa terminaison. Ec, 1. long. 34 à 38 ; 1. transv. ^^^ + 1 = 14 à 16. Généralement la dorsale est soutenue par dix-sept aiguillons et huit à dix rayons mous. L'anale a sa troisième épine plus forte, et plus longue que les deux précédentes ; elle compte sept ou huit rayons mous. La caudale est coupée carrément avec les angles arrondis. Le tronçon de la queue a une hauteur égale à la distance, qui sépare la base de la dorsale de celle de la cau- dale. Les pectorales sont arrondies, assez larges ; elles sont insé- rées sur le tiers inférieur de la hauteur du corps, au-dessous de l'angle de l'opercule. Br. 5.— D. 16 à 18/8 à 10; A. 3/7 ou 8 ; C. 13 à 13; P. 14; V. 1/5. La dorsale est d'un gris verdàtre, avec une tache noirâtre sur les trois ou quatre premiers espaces intraradiaires ; quelquefois dans le quatrième espace intraradiaire, au lieu d'une tache, il n'y a qu'une petite bandelette noire. L'anale et la caudale sont verdâtres. La pectorale est rougeàtre avec une bande verdàtre, et une bande noirâtre à la base. La ventrale est d'un vert pâle. La teinte des nageoires paraît variable. Le corps est d'un gris rosé sur le dos, ou d'un rouge verdàtre, d'un blanc rosé sous le ventre, il y a sur les côtés dix à douze bandes longitudinales d'un gris verdàtre ou brunâtre; elles sont parfois traversées par d'au- tres bandes verticales, mal limitées, d'un brun plus ou moins I3r, LABHIDÉS. foiict'' ces bandes disparaissent assez promptement, ou du moins s'eiïacent en partie. Une tache noire bien marquée se trouve sur le liant ; ventrale, long. 0,017. Les Ctéiiolabres (Ct. des roches et Ct. iris) dont je viens d'indiquer les pro- portions, ont été l'un et l'autre péchés à Cette, en 1878. Aucun naturaliste, jusqu'il cette époque, n'avait constaté l'existence du Cténolabre iris sur les eûtes de France. GENRE ACA>TIIOLAimE — ACANTHOLABRUS, Valenc. Corps ()l)long, comprimé, couvert d'assez grandes écailles. Tête longue; dents des mâchoires sur plusieurs rangées, celles de la série externe sont fortes, coniques. Appareil branchial; préopercule plus ou moins dentelé; pièces oper- culairi'» ft joues écailleuses; cinq rayons branchiostéges. Nageoires; dorsale ayant seize à vingt et un aiguillons; anale axant au moins quatre épines. ACANTHOLABRE PALLONI. 139 L'ACANTHOLABRE PALLONI — ACANTHOLABRUS PALLONI. / / / / y/ y V^ Fig. 159. Syn. : Lutjan Palloni, Lutjaniis Palloni, Riss., Ichth.,^. 263. Crenilabrus exoletus, Crénilabre rosé, Riss., Hist. nat., p. 329. L'ACANTHOLABRE Palloni, Acaiitliolabrus Palloni, Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 243, pi. 375. ? L'ACANTHOLABRE DE CoucH, Acaiitholabrus Couchii, Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 248. AcANTHOLABRUs PALLONI, CBp., Cdt., n" 762; Gunth., t. IV, p. 91; Canestr., Fn. Ital., p. 71. ? ACANTHOLABRUS COUCHII, CBp, Ccit., w" 764; Gunth., t. IV, p. 92. The Scale-rayed Wrasse, Yarr.j t. I, p. 514; Coucli., t. III, p. 38. N. vulg. : Tenca, Nice. Long. : 0,15 à 0,20. Il est présumable que rAcantholabre palloni et l'Acantho- labre de Coiich forment une seule et même espèce. Le corps est oblong; la hauteur qui fait le double de l'épaisseur est contenue quatre fois à quatre fois et un tiers dans la longueur totale. Le nombre des vertèbres est de trente-cinq ou trente-six. Un peu moins haute que longue, la tête a sa longueur à peu près égale au quart de la longueur totale ; son profil supérieur décrit une courbe assez faible ; la région occipito-frontale est écailleuse. La mandibule est un peu plus avancée que la mâ- choire supérieure^ qui est légèrement protractile ; en général les incisives, ou les dents antérieures sont plus développées que les autres, elles sont pointues et un peu crochues; les dents latérales sont aiguës et régulières; à la rangée interne les dents sont assez fortes. L'iris semble argenté. Le diamètre de l'œil mesure environ 140 LABRIDÉS. le quart de la longueur de la tête; il est à peu près égal à l'es- pace interorbitaire, qui est couvert d'écaillés. Les orifices de la narine sont arrondis; l'ouverture postérieure est très-rapprochée de l'orbite. Toutes les pièces operculaires sont écailleuses. Le préopercule est crénelé sur le bord postérieur, ainsi que sur l'angle inférieur, qui est arrondi ; d'après Valenciennes, les dentelures ne dépas- sent pas l'angle ; il n'y a rien de constant dans cette disposition, parfois les dentelures s'avancent sur le bord inférieur du préo- percule. On compte sur la joue quatre ou cinq rangées d'écaillés. Quant à la ligne latérale, elle est bien marquée ; elle est pa- rallèle à la base de la dorsale ; sur le tronçon de la queue, elle est droite. Ec, 1. long. 43 à 45; 1. transv. 1 -f- 1 = 16. Ordinairement la dorsale a vingt épines, et huit rayons mous; elle commence au-dessus de l'insertion de la pectorale. L'anale finit plus tôt que la dorsale; elle compte le plus souvent cinq épines, quelquefois elle en a quatre seulement, quelquefois, au contraire, elle en a six; les rayons mous sont au nombre de cinq à huit. La caudale est soutenue par une quinzaine de grands rayons; elle est carrée, ou légèrement arrondie. Les nageoires impaires ont la base plus ou moins écailleuse. Les pectorales sont assez larges, elles ne sont pas très-longues. Les ventrales sont séparées l'une de l'autre par une longue écaille triangulaire. Br. 5.— D.20 ou21/8 ou 9; A. 4 à 6/5 à 8; C. 2/lo/2;P. 15; V. I/o. Sur le frais, d'après Risso,la dorsale est d'un vert jaunâtre, variée d'obscur; l'anale est blanche, les ventrales roses, les pectorales jaunâtres. La teinte est bleuâtre ou violacée sur le dos, rose pâle sur les flancs, blanchâtre sous le ventre. La partie dorsale du tronçon de la queue est marquée d'une tache noi- râtre ; il existe parfois une macule noire à la base des rayons mous de la dorsale. Habitat. Méditerranée, assez rare, Nice, Cette. Atlantique? Probable- niciil, nous l'avons ûn,VAcantholabrc de Couch (Valenc.) est une variété de Y Acantfiolabre palloni? La seule différence qui les distingue, est dans le nom- bre des épines do l'anale; l'Acaiitholabre de Couch a six épines à l'anale au GIRELLE COMMUNE. 141 lieu de cinq. Mais j'ai rapporté de Nice un Acantholabre qui compte égale- ment six épines à l'anale ; j'ai reçu de Cette un individu qui en a quatre seulement; évidemment ces deux spécimens ne peuvent être considérés comme deux espèces nouvelles. Proportions : long, totale 0,172; tronc, haut. 0,040, épais, 0,021. Tète, long, 0,042, haut. 0,035.— QEil, diam. 0,010o, esp. préorbit. 0,013, esp. interorbit. 0,011. Caudale, long. 0,024; pectorale, long. 0,024; ventrale, long. 0,021. GENRE GIRELLE — JULIS, Cuv. Corps oblong, comprimé, couvert d'écaillés de grandeur variable. Tête à peu près complètement nue ; mâchoires garnies de dents; les dents antérieures sont plus longues et plus fortes que les autres. Appareil branchial; membranes branchiostèges réunies sous la gorge, soutenues chacune par six rayons. Nageoires; dorsale ayant huit ou neuf épines et une douzaine de rayons mous; anale à trois rayons épineux et onze ou douze rayons mous. Le genre Girolle comprend trois espèces : de plus de , . ,. , , { . , ,- • \ sans tache.. 2. G. Giofredi. longitudmale au nombre j intraradiaire ) d'une trentaine 3. G. paon. LA GIRELLE COMMUNE — JULIS VULGARIS. Syn. : Julis, Bell., p. 254-250; Salvian., p. 219, P. 85, p. 217. De la Girella, Rondel., liv. VI, c. vu, p. 1.55. Labrus JULIS, Linn., p. 47(;, sp. 15; Brunn., Iclith. Mass., p. 54, n" 69; Bloch, pi. 287, fig. 1. Labre girelle, Labrus julis, Bonnat., p. lOS, pi. 52, fig. 199; Lacép., t. IX, p. 157 ; Riss., Ichth., p. 227. Julis mediterranea, Girelle méditerranéenne, Riss., Hist. nat., p. 309. La Girelle commune, Julis vulgaris, Cuv. et Valenc, t. XIII, p. 361, pi. 384 ; Guichen., Expl. Alger., p. 89. Julis mediterraneus, CBp., Cat., n" 773, Fn. ital., fig. Julis vulgaris, CBp., Cat., n° 774?; Canestr., Fn. Ital., p. 71. CoRis julis, Gûnth., t. IV, p. 195. The Rainbow Wrasse, Yarr., t. I, p. 521 ; Couch, t. III, p. 49. N. vulg. : Girella, Nice; Donzella, Marseille; Girèla, Cette; Girelle, Port- Vendres. "Long.: 0,15 à 0,20, quelquefois 0,2o. 142 LABRIDÉS. De forme allongée, le corps de la Girelle commune est régu- lier ; il est couvert de petites écailles très-lisses. La hauteur du tronc, qui fait environ le double de l'épaisseur, est contenue cin à o,-2(i. Dans son Voijarjo en /*rt/e5/me, Hassel([uist a fort bien décrit celte esptce, sous le nom de Labrus pavo. Le corps est oblong, «omprimé. coiiverl de grandes écailles minces, très-adhérentes. La h;iiilriir (hi lidiic est comprise quatre fois à quatre fois et de- mie dans la |(iiii:iieiii' totale. La tète est a peine moins hante que longue ; sa longueur est GIRELLE PAON. 149 égale à la hauteur du tronc. Le museau est avancé. La bouche est petite. Les mâchoires ont, sur le devant, chacune deux dents plus longues et plus fortes que les autres ; Fintermaxillaire ne porte pas de canine en arrière, mais il se termine par une espèce de crochet à pointe dirigée en bas. Tantôt l'iris est bleuâtre, tantôt il est d'un jaune verdâtre. Le diamètre de l'œil mesure à peine le sixième de la longueur de la tête, la moitié de l'espace préorbitaire. La ligne latérale est rapprochée du profil supérieur qu'elle suit jusque sous la fin de la dorsale, puis elle s'infléchit et se continue directement sur le tronçon de la queue. Ec, 1. long. 29 à 31 ; l.transv. "-2^ + 1 ^ 13 ou 14. Au-dessus delà base des pectorales, commence la dorsale, qui €st régulière, basse en avant surtout; elle est soutenue par huit épines et une douzaine de rayons mous. L'anale prend naissance sous le troisième rayon de la dorsale, elle compte une douzaine de rayons mous, plus trois aiguillons, et non deux comme l'in- dique Gûnther; la première épine est courte, plus ou moins en- foncée dans la peau. La caudale est arrondie chez les jeunes animaux, profondément échancrée, ou fourchue, dans les sujets de grande taille ; elle a treize ou quatorze rayons principaux ; le lobe supérieur est le plus allongé. Les pectorales ont une quin- zaine de rayons. Les ventrales sont très-courtes. Br. 6. — D. 8/12 ou 13; A. 3/11 ou 12; C. 13 ou 14; P. 15; V. 1/3. La dorsale est verte, mais à partir de son troisième aiguillon, elle est en grande partie couverte d'une bande longitudinale d'un bleu plus ou moins foncé ; sur un spécimen, j'ai vu la dor- sale rosée à la base, parcourue par une bande longitudinale noirâtre, et bordée d'un liséré blanchâtre. L'anale porte à la base une bande bleuâtre ou d'un violet très-foncé, dans sa partie moyenne elle est blanchâtre, vers le bord elle est verte. La cau- dale est marquée de lignes vertes et rouges ; ses rayons externes sont d'un rouge brunâtre. La pectorale montre une tache jau- nâtre à la base, et une large tache d'un bleu noirâtre à l'extré- 150 LABRIDÉS. mité; la teinte do ses taches contraste vivement avec la coloration (Je la nageoire, qui est verdàtre. La ventrale est blanchâtre ou d'un vert très-pâle. Le système de coloration est variable ; un trait vertical rou- geàlre tranche, sur beaucoup d'écaillés avec la teinte générale qui est verdàtre; ce Irait manque souvent sur les écailles, (pii sont placées vers le tiers moyen des pectorales, et le corps semble entouré d'une bande verdàtre, légèrement oblique, venant des trois premiers aiguillons de la dorsale. D'autres bandes en cein- ture peuvent se montrer sur diverses parties du corps, lorsque les traits verticaux rougeàtres viennent à manquer ou à s'effacer. Des bandes azurées partent du pourtour de l'orbite ; Tune d'elles se dirige en avant, vers la commissure de la bouche ; d'autres vont sur les pièces operculaires, ou traversent la région supé- rieure de la tète. Habitat. Mrditerranée, assez rare, Nice. Proportions : long, totale 0,183 ; tronc, haut. O,0i-2, épais. 0,015. TtHe, long. 0,042, haut. 0,030. — Œil, diain. 0,00o;i, esp. préorbit. 0,014, esp. interorbit. 0,010. — Mâchoire supérieure, long. 0,010. Caudale, long, (lobe supérieur) 0,040 ; pectorale, long. 0,027 ; ventrale, long. 0,01C. GE>'RE RASON — KYRICniIlYS, Cuv. Corps oI)long, très-comprimé, couvert de grandes écailles. Tête tranchante, plus haute que longue, à profil antérieur plus ou moins vertical, à peu près complètement nue ; mâchoires à dents sur une seule rangée. Appareil branchial; préopercule lisse; joue et pièces operculaires peu ou pas éciiilKnisos ; six rayons branchiostèges. Ligne latérale interrompue sous la fin de la dorsale. Nageoires ; dorsale ayant généralement neul' aiguillons et une douzaine de rasons mous. RASON ORDINAIRE. loi LE RASON ORDINAIRE — XYniCHTHYS !\OVACUL\. Fig. 101, Syn. : Du Rason, Novacida, Rondel., liv. V, c. xvii, p. 130. Pesce pettine, Salvian., p. 217, P. 83. NovACULA piscis, Gesner, p. 741 ; Willugh., p. 214, pi. O. 2, fig. 2. CoRYPH.CNA NOVACULA, Linii., p. 447, sp. 4 ; Rosenthal, Ichthyotom. Taf., pi. 12, flg. 2. Le Rason, Coryphsena novacula, Donnât., p. 59, pi. 33, fig. 127. •Le Coryphène rasoir, Corypliœna uovacula, Lacép., t. VIII, p. 284; Riss., Ichth., p. 181. Novacula coryph.ena, Rason coryphène, Riss., Hist. 7iat.^ p. 334. Raso.\, Cuv., Mém. Muséum, 1815, t. I, p. 324, pi. 16, fig. 4, tète. Le Rason ordinaire, Xyrichthys cultratus, Cuv. et Valenc, t. XIV, p. 37, pi. 391, Hèg. an. ilL, pi. 89, fig. 3 ; Guichen., ExpL Alger., p. 91. Xyrichthys novacula, CBp., Cat., n" 7*9; Canestr., F7i. Ital, p. 72. Novacula cultrata, Gûntli., t. IV, p. 1G9. N. vulg. : Rasoir, Rason, Provence, Languedoc; Rat de mer, Cette. Long. ; 0,15 à 0,20, quelquefois 0,30. Sa forme comprimée a fait comparer ce poisson à une lame de rasoir. Le corps est couvert de grandes écailles, minces, lisses ; il diminue graduellement de hauteur de la ceinture sca- pulaire à l'insertion de la caudale. Le dos paraît tranchant, à profil presque droit ; le profil abdominal est un peu plus arqué. La hauteur du tronc, qui fait trois fois et demie à quatre fois l'épaisseur, est comprise trois fois à trois fois et demie dans la longueur totale. Les vertèbres sont au nombre de vingt-cinq, 9 + 16 (CV.). La tête est plus haute que longue; elle est fort comprimée; de la nuque au museau, elle est très-mince ; sa longueur est con- tenue trois fois et trois quarts à quatre fois et quart dans la lon- gueur totale; le profil supérieur, jusqu'au prolongement du nV: 152 LAIiUIDliS. diaiiiètri- horizontal de lœil, dessine un quart de cercle ; le ju-olil antérieur tombe presque verticalement. La bouche est placée vers h' l'itdi! inférieur ; elle est petite, horizontale. Les mâchoires sont a peu près égales ; de chaque côté, elles ont une di/aine de petites dents pointues et légèrement crochues; en avant, elles sont armées l'une et l'autre de deux canines longues et fortes; les canines supérieures sont crochues, fort pointues, elles sont écartées, et reçoivent, dans leur intervalle, les canines inférieures, qui sont également pointues, mais un peu moins crochues. Ordinairement l'iris est rougeâtre. L'œil est placé vers le quart supérieur de la hauteur de la tète. Son diamètre est compris quatre fois et demie à cinq fois et demie dans la longueur de la tète ; il mesure le tiers ou la moitié de l'espace préorbitaire. Les orifices de la narine sont fort étroits, très-rapprochés l'un de l'autre; et de l'orbite. En arrière le battant operculaire se termine par une large membrane triangulaire, qui se prolonge au-dessus de l'insertion de la pectorale. Il y a quelques écailles vers le bord supérieur de l'opercule. L'interopercule est une lame très-mince ; il re- couvre la membrane branchiostège, il vient sous la gorge rejoindre, ou peu s'en manque, celui du coté opposé. Sous les derniers rayons mous de la nageoire du dos, la ligne latérale est interrompue; sa partie antérieure, fort rapprochée du [irofil supérieur, est composée ordinairement de vingt écailles ; sa j>artie postérieure, qui est formée de huit écailles, est placée sur le milieu de la hauteur du tronçon de la queue. Ec, 1. long. 28; 1. transv. ^ -}- I = 1 1 ; Valenciennes indique seule- iiHiil \ingl-six écailles dans une ligne longitudinale. La dorsale est longue ; elle commence sur la nuque, en avant de la fente branchiale ; elle est régulière; elle est basse surtout dans la [>artie épineuse ; ses aiguillons, au nombre de neuf le plus souvent, sont grêles, et même les deux premiers sont llexi- bles; il y a utir dou/aiiie de ravons mous, assez peu développés. L'anale est composée Av trois épines et de douze rayons mous, POMACENTRIDÉS. lo3 qui sont semblables à ceux de la dorsale. Le tronçon de la queue paraît avoir un peu plus de hauteur que de longueur. La caudale est carrée, avec les angles arrondis; elle a des écailles à la base seulement; elle est soutenue par treize ou quatorze grands rayons. Les pectorales sont insérées vers le tiers inférieur de la hauteur du tronc, ou à peine^au-dessus ; elles comptent onze rayons. Les ventrales, rapprochées l'une de l'autre, sont attachées sous l'in- sertion des pectorales; elles sont étroites, plus courtes que les autres nageoires paires. Br. 6. — D. 9 ou 10/12; A. 3/12; C. 1/13 ou 14/1 ; P. 11 ; V. I/o. Toutes les nageoires ont une teinte jaunâtre, relevée, sur les nageoires verticales, par des lignes ondulées violettes ou bleuâ- tres. Le corps esl d'une coloration rougeâtre, qui est plus foncée vers le dos, plus claire sur les côtés et sous le ventre; chacune des écailles est marquée d'un trait vertical bleuâtre. Des bandes ou des lignes bleuâtres descendent de la région orbitaire sur les joues et sur les pièces operculaires. Habitat. Méditerranée, très-rare, Nice, Marseille, les Martigues; j'en ai reçu de Cette deux spécimens, l'un en 1876, l'autre en 1878. Océan, Bayonne, où, suivant U. Darracq, il porte le nom de Curé ou Gascon ; il est de passage en juin et juillet ; il donne une chair fort estimée {Cat., Poissons de Bayonne) ? Proportions: long, totale 0,170; tronc, haut. 0,055, épais. 0,013. Tête, long. 0,044, haut. 0,052. — Œil. 0,008, esp. préorbit. 0,025, esp. interorbit. 0,007. — Mâchoire supérieure, long. 0,011. Caudale, long. 0,025; pectorale, long. 0,030; ventrale, long. 0,023. Famille des Pomacentridés^ Pomacentridse. Corps ovale, comprimé, couvert d'écailles pectinées. Tête plus ou moins haute; mâchoires à dents peu développées; palais lisse. Appareil branchial ; os pharyngiens inférieurs soudés ; pseudobran- chies ; cinq à sept rayons branchiostèges. Ligne latérale interrompue ou finissant sous la partie molle delà dorsale. Nageoires ; dorsale unique, à rayons épineux plus ou moins développés; ventrales ayant une épine et cinq rayons mous. 1j4 pomacentridi-s. «;k>re CIIROMIS — CIIIiOMIS, Cuv. Tête ••cailleuse ; bouche protractilc ; mâchoires à dents eu velours; vonier et pahiliiis lisses. Appareil branchial; opercule ayant son angle postérieur épineux; arcs l)iMiuhi;iu\ pijrlant, les trois premiers, une série double, le quatrième, uiu' M'iic >iiiiple de lamelles respiratoires; six rayons branchiostèges. Ligue latérale interrompue sous la fin de la dorsale. Nageoires; dorsale à rayons épineux pouvant s'enfoncer dans un sillon, plus nuiMl)reux que les rayons mous; anale à deux épines. LE CHIIOMIS GASÏAGNEAU — CHROMIS CASTANEA. Syn. : Castagnola, vcl Castaneus piscis, Bell., p. 206-267. Ciiniiuis, Roiidol., liv. V, c. xxi, p. \i'i ; Gosncr, p. 264 ; Willugh., p. 330, pi. X. h fig. G. Spaius cHiioMis, Linii., p. 470, sp. 14. . Le Mahuon, Sparus clironiis, Donnât., p. lOn, pi. 49, fig. 187. Le Spaiik mahiion, Sparus clironiis, Laccp., t. IX, p. 344; Riss., Ic/tth., p. 254. Le petit Castagneal-, Chromis castanea, Cuv., Mém. Muséum, 1815,'t. I, p. 353, Rèy. ati., 1817, t. II, p. 2CG, Rè6 POMACENTHIDÉS. à la lin tle la dorsale cl Tinscrlion de la caudale, il existe une série l(>n{j:itudinale de neuf ou di\ écailles canaliculécs. Ec, 1. long. 28 à 3(>: 1. transv. .r;^^ -f- 1 = !<> ou 11. La dorsale est longue; elle conipte le plus souvent quatorze aiguillons assez forts ; elle s'abaisse un peu en avant de la por- tion molle, qui est élevée, arrondie, et composée en général de huit ou neuf rayons mous, rarement de dix ou onze. L'anale a deux épines; la seconde épine est très-longue; sa portion molle est semblable à celle de la dorsale, et formée d'un même nombre de rayons. La caudale est fourchue ; elle mesure environ le quart de la longueur totale. Les pectorales sont bien développées ; elles ont ordinairement dix-sept rayons. La ventrale a la moitié externe de son premier rayon mou sétacée, fort allongée ; l'écaillé axillaire externe et l'appendice écailleux impair sont de grande longueur. Les nageoires verticales portent à la base plusieurs rangées d'écaillés. Hr. fl. — I). 13 ou 1 i/8 à 1 1 ; A. 2/8 à 1 1 ; C. 4/17/3 ; P. 17 ; V. I/o. Toutes les nageoires sont d'un brun violacé; la caudale a le bord interne de ses lobes plus ou moins blanchâtre ; à l'aisselle de la pectorale est une tache d'un noir très-foncé. Le nom de Castfffjnola, donné cà ce poisson, lui vient, comme le rappelle Bélon, de sa couleur qui est celle de l'écorce de la châtaigne ; le corps est brun violacé, marron, glacé d'argent; sur les côtés s'étendent nn(\ à huit bandes d'une teinte foncée, noirâtre. La vessie natatoire est Irès-développée. Les deux apj)endices py loricjucs dont est pourvu le Castagneau doivent, écrit Valencien- nes, le faire éloigner des Labres (CV. t. 14, p. VI). Valenciennes range celte espèce parmi les Sciénoïdes {Diction. Hist. nat. d'Or- bigny) ; Guichenot adopte la même manière de voir. Habitat. I.c (Ihromis ii'ost pas aussi abondant sur nos côtos de la M('di- Icrrant'c (|u'()n le dit frciiiTalcinent; il est mùinc, suivant Uondolct, inconnu <'M Languedoc; je ne lai jamais trouvé aux environs de Cette; d'après Jiuichenot, il est fort rare en .Mgérie. Très-commun dans les Alpes-.Marilimes, Nice, Antibes; assez conunun, Toulon, Marseille (sur le marché de ces deux villes, j'ai vu de beaux spécimens, ayant (t"',lo à (i'",l 1 de longueur) ; très- MOTACANTHIDÉS. 157 rare, Port-Vendres ; le sujet, dont je vais indiquer les proportions, vient de ce dernier pays. Proportions : long, totale 0,101; tronc, haut. 0,031, épais. 0,013. Tête, long. 0,025, haut. 0,030. — Œil, diam. 0,008, esp. préorbit. 0,006, esp. interorbit. 0,007. — Mâchoire supérieure, long. 0,009. Caudale, long. 0,027 ; pectorale, long. 0,024; ventrale, long. 0,023. Le Chroniis fournit une chair assez peu recherchée. Les femelles, d'après Risso, pondent, en juillet et août, deux mille œufs environ. TRIBU DES ACANTHOPTÉRYGIENS ABDOMINAUX, A CANTHOP TER YGll AB DOMINALES. Cette tribu est composée de sept familles. 3 nulle, ou réunie à l'anale 1. Notacan- T H I D É s. 1 libres 2. Gastéros- TEIDi;S, unies par unemem brane. Museau prolongé en tube 3. Aulostomi- DÉS. ordinaire. Tronçon de la queue à carènes latérales 4. Tetra go- NURIDÉS. 4 rayons 5. Mugilidés. sans 1 plus / très -pe- carène. j de4 i tites 0. Athérini- t" dor- \ rayons. 1 inégales, dés. sale à J Dents j quelques f des ma- / unestrès- 1 choires.l fortes... 7. Sphyréni- DÉS. Famille des Nofacanfkidés, Notacanthidœ. Corps allongé, comprimé, couvert de petites écailles cycloïdes. Tête plus ou moins écailleuse; museau avancé ; bouche fendue oblique- ment sous le museau ; mâchoires et palatins dentés. Nageoires; dorsale constituée par des aiguillons libres, ayant parfois un rayon mou après la dernière épine ; anale longue, unie à la caudale ; ven- trales composées de plusieurs aiguillons et de rayons mous. lo8 NOTACAMHIDÉS. GENRE >OrACA>TIlE — XOTJCAXTHIS, Bloch. Caractères de la famille. / 6 ou 7 1. N. DE LA Méditerranée. Épines de la dorsale au nombre de j 9 2. N. Bonaparte. ( 30 et plus. 3. N. deRisso. LE NOTAGANTHE DE LA MEDITERRANEE, NOTACANTHUS MEDITERRAISEUS. ,3^j^^^ Fig. 163. Syn. : Notacanthus Mediterraneus, Filippi etVerany, Mcm. Accad.sc. Torino, W>9, ser. 1. 1. XVIII, p. 187, Nota sop. aie. pesci... del Mediterraneo, 1857, p. 3 ; Giiinh., t. III, p. 545 ; Canestr., Fîi. Ital., p. 118. Long. : 0,14 à 0,20. Ce curieux poisson a été pour la première fois décrit par de Filipi>i et Vérany. Il a le corps allongé et comprimé. La hauteur du tronc, qui fait le double, et plus, de l'épaisseur, est contenue de sept à neuf fois dans la longueur totale. La peau est garnie de petites écailles lisses, qui paraissent à peine im- luifpu'es. L'anus est placé un peu avant le milieu de la longueur lulalc. La tète est couverte de très-petites écailles ; sa longueur, qui IcMiporlc d'un tiers au inoinssur sa hauteur, est comprise cinq fuis et (juarl à six l'ois dans la longueur totale. Le museau est fort avancé ; il est comprimé, en forme de pyramide quadran- gulairc, dont la face intérieure est relevée brusquement; il est termine en pointe mousse. La bouche est tout à fait en dessous, NOTACANÏHE DE LA MÉDITERRANÉE. io9 a fente très-oblique, assez petite; les lèvres sont minces, noirâ- tres. Les dents sont étroites, pointues, relativement assez longues; à la mâchoire supérieure, elles sont égales, serrées, dirigées d'avant en arrière ; à la mandibule, elles sont égales aussi, mais plus allongées plus nombreuses, un peu moins pointues que celles de la mâchoire supérieure, portées en sens contraire. Autant qu'il m'a été permis d'en juger sur un animal conservé dans l'alcool depuis plusieurs années, l'iris est noirâtre. L'œil est recouvert par une peau amincie ; il est arrondi. Son diamètre est contenu cinq fois et demie dans la longueur de la tète ; il mesure les trois quarts environ de l'espace préorbilaire; il est égal à l'espace interorbitaire. Les orifices de la narine sont très-rapprochés l'un de l'autre ; ils paraissent confondus dans une petite fossette noirâtre. De Filippi et Vérany ne peuvent, disent-ils, compter que trois rayons branchiostèges; j'en trouve cinq, il me le semble du moins ; l'examen est difficile, quand il s'agit d'animaux aussi rares, qu'on ne peut étudier qu'en'prenant les plus grandes pré- cautions. La fente des ouïes est grande, elle s'avance en dessous jusque vers la perpendiculaire tangente au bord postérieur de l'orbite. L'intérieur de la chambre branchiale est noirâtre. Les pièces operculaires sont comme papyracées ; non distinctes les unes des autres ; elles sont marquées de stries et couvertes de très-fines écailles. La ligne latérale est bien dessinée ; elle est rapprochée du profil supérieur. Un peu avant le milieu de la longueur totale commence la dorsale ; elle compte sept aiguillons et un rayon mou; elle aune épine de plus que celle du Notacanthe décrit par de Filippi et Vérany. Ces épines sont régulières; elles vont en augmentant de force et de longueur de la première à la der- nière ; elles sont libres, la membrane intraradiaire ne se conti- nuant pas sur l'épine suivante ; cependant la dernière épine est unie au rayon mou. L'anale est fort longue, elle prend naissance sous la troisième épine de la dorsale; elle est excessivement basse; elle a ses derniers rayons insérés à l'extrémité du tron- 160 NOTACANTHIDÉS. çon de la queue, lequel paraît légèrement relevé ; la nageoire a douze aiguillons, et un très-grand nombre de rayons mous, qu'il est excessivement difficile de compter d'une manière exacte, il y en a cent trente-deux, suivant de Filippi; les rayons mous sont tous articulés, non branchus. La caudale est extrêmement petite, et formée seulement de cinq rayons (F.V.); elle n'existe vérita- blement pas; la partie inférieure et terminale du tronçon de la quoue porte seule des rayons, et des rayons appartenant à l'anale. La pectorale est soutenue par quatorze rayons peu développés, ne mesurant pas le dixième de la longueur totale. Les ventrales sont très-rapprochécs l'une de l'autre, et même légèrement unies par leur côté interne ; elles sont insérées bien en arrière des pectorales, elles finissent sous la première épine de la dorsale ; elles sont très-courtes, leur longueur ne faisant guère que le quatorzième de la longueur totale; elles ont chacune deux épines et six rayons mous ; ce nombre de rayons mous est encore diffé- rent de celui qui est indiqué par de Filippi et Vérany. Br. 3.— D. o— 1/1 ; A. 12/132; V. 4/8 (F. V.). Br. 0. — D. — 1/1 ; A. 12/?; P. 14; V. 2/6. Le corps est d'un brun rougeâtre. Les ventrales sont noirâ- tres; l'anale est bordée de brun foncé. Habitat. Méditerranée, excessivement rare; trois spécimens ont été pé- chf^; à Nire: l'un est hu Musée zoologique de Turin, les autres appartiennent au Muséum de Paris; ces derniers sont-ils bien de même espèce que celui du Mii-^rc de Turin? Proportions: long, totale 0,142; tronc, haut. 0,020, épais. 0,008. Tôle, long, 0,027, haut. 0,016. — OEil, diam. 0,005, esp. préorbit. 0,007, esp. interorbit. 0,005. — Mâchoire supérieure, long. 0,005. Pectorale, long. 0,013 ; ventrale, long. 0,010. Distance du nmseau ii : dorsale 0,006; anale 0,072; anus 0,069; pectorale 0,029; ventrale 0,0;iD. Les dimensions de l'exemplaire conservé au Musée de Turin sont les sui- vantes: long, totale 0,203 ; tOte, long. 0,0i3; distance du museau à l'anus 0,08 (K. V.). NOTACANTHE BONAPARTE. 161 LE NOTAGANTHE BOiNAPARTE — NOTACANTHUS BONAPARTE. Syn. : Notacanthus Bonaparte, Notacanthe Bonaparte, Riss., dans Arc/nv Natw., Wiogmann. 1840, t. X, p. 3(iG, pi. 10. Notacanthus Bonaparte, Filip. et Verany, Mem. Accad. se. Torinn, 1859, t. XVIII, p. 190, Nota, p. G; Gunth., t. III, p. 545; Canestr., Fn. Ital , 118. ?NoTACANTHiJS NASUs, CBp., Cttt., W 604; Blocli, pi. 431 ; Cuv. et Valenc, t. VIII. p. 4C7, pi. 2il, Règ. a?i. ilL, pi. 55, fig. 3. Suivant le prince de Canino, le Notacanthe Bonaparte de Risso et le Nota- canthe nez de Bloch sont de même espèce. Il paraît cependant exister entre ces animaux des différences essentielles; sans parler des caractères tirés de la disposition des dents palatines, disposition qui peut varier en raison de l'âge des spécimens, il est nécessaire de rappeler que le nombre des rayons branchiostèges est de huit dans le Notacanthe nez, et seulement de six dans le Notacanthe Bonaparte. — N'ayant pas les éléments nécessaires pour juger la question, nous nous bornons à donner un résumé de la des- cription que Risso a publiée dans les Archives de Wiegmann. Corpore elonguto, compressa, nigro punctato ; pars anterior lata, cœruleo-argen- tata, posterior temiissima, incarnata.Rostro chimœriformi: cauda acuta. Le corps est couvert de très-fines écailles, assez adhérentes à la peau, comme celles des couleuvres. La tète a la l'orme de celle de la Chimère; museau proéminent, terminé en pointe obtuse. La bouche est arquée. La mandibule (mâchoire supérieure), plus avancée que la mâchoire inférieure, est garnie d'une rangée de dents tranchantes au nombre de vingt à vingt-deux. Les dents palatines sont disposées sur deux rangées. La mâchoire infé- rieure est garnie d'un seul rang de dents plus fines, plus petites et plus subtiles. Les lèvres sont assez épaisses. La ligne latérale commence au-dessus des ouïes. Br. 6. — D. 9; A. lo/120; P. 16; V. 3/11. Long, totale 0,!48; larg. 0,024. — Œil diatn. 0,007, esp. préorbit. 0,012. — Distance du museau à : pectorale 0,036; ventrale 0,074; dorsale 0,082; anus 0,092. Habitat. :M('diterranée, excessivement rare, Nice. m. 11 162 (,AsrKi{osTi:ii)i:s. I.i: NOÏACANTllK DE lUSSO — yOTACANTHUS liISSOANUS. Syn. : NOtacanthis Iîissoams, Filip. et Voraii., Mnn. Accu/, se. Torino, 1S'>9. I. Wlll, p. l'JO. Sota, p. 0; GQnlli. , t. IFI, p. ai.'); Cancstr.. F/i. Ital.. p. 118. Diiiis 1,1 Coiieciio7i Jiisso à Nice se li-otivail encore une espèce (le INolacaiilhe dont voici la diag-nose : liegione nasali valde oloiiriatc'., prohosciformi. Pinnula' spiuofi,r dorsalrs trir/inta et ultra (Fili[) el Veran.). Aux trois ospc'cos de la Médilerranéo, pn-côdetniiiLMil indiquées, le profes- seur (lanestrini ajoute le yotaatnthus iiasus, Jîlocli, qu'il regarde comme dii- férenldu Notaranthus Bonaparte; à cet égard il ne partage pas Topinion du prince deCanino (V. Cancstr., Fn. Ital., p. 1 17.). Famille des Gaslérostéidés., Gasterosteidx, CBp. Corps allongé, légèrement comprimé, nu ou bien ayant, au lieu décailles ordinaires, des pièces osseuses sur les flancs, et parfois sur les côtés de la queue. Tête nue; mandibule plus avancée que la mâchoire supérieure, l'une et l'autre garnies de dents; palais et langue lisses. Yeux latéraux ; sous-orbitaires recouverts seulement par la peau, plus ou moins développés, formant une chaîne continue, le dernier s'articulant avec le préoiicrcule. Appareil branchial; ouïes bien fendues; trois rayons branchiostèges; pièrcs operculaires non écailleuses. Nageoires ; première dorsale formée par des épines isolées, munies à leur partie postérieure d'une membrane triangulaire ; seconde dorsale ayant une épine et des rayons mous ; anale semblable el opposée à la seconde dorsale; caudale entière ou peu échancrée ; pectorale à rayons simples, ar- ticulés, non brancluis; os du bassin uni au squelette de la pectorale ; ven- trale peu développée, n'ayant qu'une épine, et un ou deux rayons mons. Vessie natatoire oblongue. — Appendices pyloriques i)eu nombreux. La lamillc des Gaslérostéidés se compose de deux fi^enres. , moins di- douze épines I. Ki'I.nociii;. Première dorsiilc à ' pins de douze épines •!. n.\sTiu';. KPINOCIIK. 103 GENRE ÉPINOCIIE — CJSTEKOSTEUS, Linn Corps plus ou moins allongé, comprimé. Nageoires; ceinture scapulairc composée de deux os pairs, un scapu- lairc et un coracoïdien. Cubitus très-développé, rugueux à sa face externe, articulé en avant avec celui du côté opposé, en arrière avec un des os du bassin, qui n'est plus en rapport avec le coracoïdien. Les os du bassin ont éprouvé une modification dans leur forme ; ils sont coudés; ils ont une partie ascendante, qui constitue latéralement une espèce de cuirasse, et une partie horizontale qui, s'unissantà celle du côté opposé, fait un bouclier triangulaire. C'est dans l'angle rentrant, limité par la branche montante et par la branche horizontale de l'os du bassin, que vient s'articuler la ven- trale. Les cubitus et les os du bassin circonscrivent un espace triangulaire ou losangique. Ventrale ayant une épine et un petit rayon mou. L'épine, plus ou moins forte, est très-pointue; elle présente un mode d'articulation particulier, qui lui permet, suivant les besoins du poisson, de rester fixe dans une position horizontale. Dans un excellent travail sur les Épinoches, le docteur E. Sauvage a pro- posé, fort justement suivant nous, de diviser le genre Gasterostcus en plu- sieurs sous-genres (Sauv., Révision des Épinoches, dans Nouv. Archiv . Muséum, 1874, t. iO). Le genre E^pinoche comprend deux sous-genres, ou deux di- visions suivant certains auteurs. ,s . . -, ,, / moins de cinq \. Épinoche. Lpmes précédant les rayons mous J de la 2" dorsale au nombre de ) , , . , t-, \ plus de cinq 2. Epinocheïte. SOUS-GENRE ÉPLXOCIIE — GASTEROSTEUS. Nageoires; avant les rayons mous de la seconde dorsale il y a générale- ment trois aiguillons, rarement deux ou quatre. l.'ÉPINOGHE AIGUILLONNÉE — GASTEROSTEUS ACULEATUS. Syn. : Gasterostel-s acileatls, Linn , p. 489, sp. 1 ; Bloch, pi. 53, fig. 3; CBp., Cat., n°662 ; Hockol et Kner, Sùsswassei'fisc/t. Ôstreidi. Monarch., p. 38; Giinth., 1. 1. p. 2; Siebold, Stisswassevfisch. Mitleleiiropa, p. 66; Schlegel, p. 52, pL 4, fig. 4 ; Canesîr., Fn. Ital., p. 25. Le Trois-épines, Gasterosteus aculeatus, Bonnat., p. I3G, pi. 57, fig. 222. Le Gastérosté épinoche, Gasterosteus teraculeatus, Lacép., t. VIIL p- 368. Gastérostée épinoche, Gasterosteus aculeatus, Riss., Ichtii., p. 192. Gasterosteis aculeatus, Épinoche aiguillonné, Riss., Hifst. 7iat., p. 427. Three-spined Stickleback, Coucli, t. L p. 167. Kii (.ASTI- IlOSTl'ini'S. N. vulg. : Lpiiioche ii trois opines; (iraiidc Epinoche ; Épinarde: Piool; Kippo; ÉpiiiglollP ; f^pinaude; Savetier; Cordonnier; Arite, Charenle-Infé- rimirc; Cn-ho-Varlt'; Espignaulx', Kstrangla Ca, Gard (Crespon); Sabatié. Nice. Long. : 0,n:i à 0,08. Le corps osl comprime, plsis on moins fnsiformo; il a une hauteur qni est comprise quatre fois et demie à cinq fois dans la longueur totale. Il y a sur le- dos, entre la tète et les rayons mous de la seconde na^^eoire, cinq ou six plaques osseuses, et sur les côtes une série d'écussons en nombre variable de deux à trente- deux. Canesirini, rapporte Bonizzi, a constaté l'absence com- plète de pièces latérales, chez un petit individu, ayant 0°, 014 de taille. Le tronc est entouré d'une cuirasse qui est constituée par des plaques dorsales, des écussons latéraux, les cubitus et les os du bassin ; la branche montante de l'os du bassin est en rapport généralement avec trois pièces latérales. Le bouclier l<)rmé par la réunion des os du bassin est très-variable dans ses proportions ; il est souvent plus large chez les femelles que chez les mâles. Le rachis se compose de trente-deux ou trente-trois vertèbres. La longueur de la tète est contenue trois fois et demie à quatre fois dans la longueur totale. La région supérieure du crâne est liniMuent striée. Le museau est assez effilé. La bouche est peu fendue. La mâchoire supérieure est légèrement protraclile; elle est plus courte que la mandibule; elles portent l'une et l'autre une bande étroite de petites dents crochues. iùi général le diamètre de l'œil est un peu moins grand que l'espace préorbitaire, il mesure un peu plus du quart de la lon- gueur (le la tète. Les sous-orbitaires sont au nombre de trois; ils sdiil stiirs; ils forment une espèce de chaîne s'étendant de la bouche au picopercule ; le troisième osselet est le jilus dévc- lop[»é ; il est a jieu près carré. Plus rapprochés de rorbile (jue du museau, les orifices de la narinr sont voisins lini de laiitre, placés dans une jx-lile fos- sette. La fente des ouïe< est grande. La membrane braru'hioslège ÉPINOCHE. Ifio est souleiuic par trois rayons; clic est séparée de celle du côté opposé par un isthme assez étroit. L'opercule aie bord inférieur arrondi; il est couvert de stries nombreuses, parallèles, légère- ment courbes. Le soiis-opcrcule est peu développé ; Linteroper- culc est en forme d'Y. Le préopcrcule a deux branches, l'une horizontale, l'autre verticale, faisant un angle droit, dans lequel est reçue la partie postérieure et inférieure du grand sous-orbi- taire ; son limbe est marqué destries. A l'état normal, deux épines isolées représentent la première nageoire du dos. La troisième épine est beaucoup plus courte que les autres, elle est plus fine, plus crochue ; elle appartient réellement à la seconde dorsale, qui est assez longue, étant sou- tenue par dix à douze rayons mous. L'anale est semblable et op- posée à la seconde dorsale, en général elle commence un peu plus en arrière ; elle est presque triangulaire ; elle est composée d'une petite épine crochue, et de huit ou neuf rayons mous. La caudale est le plus souvent légèrement échancrée, parfois elle est carrée; elle a une douzaine de grands rayons, plus trois ou quatre rayons basilaires en dessus comme en dessous. Les pecto- rales sont insérées assez loin de la fente branchiale ; elles comp- tent ordinairement douze rayons, articulés, non branchus. La ventrale est placée après le milieu de la longueur de la pecto- rale, elle est formée d'un petit rayon mou et d'une épine trian- gulaire bien développée, hérissée de dentelures assez fortes, principalement sur le bord supérieur, couverte à la face externe de stries et de granulations. Les épines des dorsales, des ven- trales, présentent de fort grandes dilîérences soit dans leurs proportions, soit dans la disposition de leurs dentelures. Br.3. — D. 2(1 à 3)— 1/10 à 12; A. 1/8 ou 9 ; C. 3 ou 4/12/4 ou 3 ; P. 10 i 12. V. 1 / 1 . La coloration est variable suivant l'habitat et l'époque de l'année; elle est verdàtre à pointillé noirâtre sur les flancs et le dos ; blanchâtre sous le ventre; la teinte est souvent plus foncée chez les Epinochcs ([ui vivent dans les eaux plus ou moins sau- leg (.ASTKuosn.iin.s. iiiàtfcs. riit'/. \r< i;|)iiHKlit's ;i (inciic liss- de la Teste (près Arca- clinii le t larjre, à parois épaisses. Il \ a deu\ appendiees p\ loiiipies. Habitat. l.l"|tiiioc}ie se trouve daii-^ la plupart de ikjs déparleiiieiits ; elle iiiaiHjuc (Ml Savoie, ainsi (jue IKpiiioclit'tfe. Proportions: lont,'. totale o,0.i*i ; tniiic. haut. (t,0||-J. TcMe, long. O,0lo;i, haut. (t.oiO. — (Ual, diain. (t.odl . esp. préorl)il. 0,00;i, esp. intcrorbit. 0,003. Exislc-t-il eu Europe plusieurs espèces d'Epiiioclies? Oui suivant certains ichthvologistes, non suivant d'autres. Ainsi les (iasttrostcHS aryyropomus, G. brachycentnis, G. tetniamt/in^ de Cuvier et Valenciennes sont regardés comme de simples variétés du G. acnleatus par Costa Fu. N(tpol.), par Canestrini (Spcc. gen. Gasterostcus, dans Archiv. zool., 186o, t. 3, p. 308), par Bonizzi {Ycriet. spec. Gasterosteus acnleatus, dans Archiv. zool., t869, ser. 2, l. 1, p. t:»(i). Le Ga!^ttro4(UsponticuK, Nordm., est considéré par l'auteur lui- même comme une variété du G. trachiirua: Nordmann, après avoir éerit que .MM. Cuvier et Valenciennes ont divisé en plusieurs espèces le Gtistcrostens aculeatiis de Linnée, ajoute : M. l-'ries rejette la séparation du Gasterostcus truchurus et du Iciwns, et dit expressément que non-seulement ces deux prétendues espèces se trouvent en Suède réunies au même endroit pendant le Irai, mais encore que le nombre des bandes osseuses varie de cinq à vingt- sept (Nordm., F/(. poj*t.,p. 370.). Le Gastcrusleus spùndosas de Yarrell est, suivant Couch, une variété du G. aculeatus. En France, les principales variétés de l'Épinoche sont les suivantes : Èpiiioche à ijucuc niic',É. à queue armée; È. dcmi-annce; É. dimi-cuirassée : E. n deii.i; épines ; E. à quatre épines. Var. : Épiitorlie ii queue nue, Gasterosteus leiurus. Syn. : L'fii*i\ociiE a cieik mk, Oaslorosteus Iciunis, (.n\. ol Valcnc, t. IV, p. 481. pi. !)«, lig. 4. Gastkhostkis LEiints, CBp., Cat., u" GG'.', c ; (u'hin, i'uiss. Mos-el/e, ji. 4i) ; Sau- vag«, .Vo«r. Arcliiv. Miiseutii, 1874, t. \, p. KJ. L'Épinoche a qikie i.issk, Gasterosteus li'iuiiis, Hlaiiclianl, l'oiss. raux doucts... France, p. 22.'>; Soland, l'oiss. de l'Anjou, p. *J"J(), dans Aiin. Sor. Ijn. Maine-et- Loire , INI.:). L'fipiNoiaii: hK IJaii.lon, (iasicrosieiis IJailloni, lilancli., p. 231 ; Sauv..]). IT. LÉi'iMK.HK AïK.F.NTÉE, Gastprosteiis argoiitatissiimis, Blaiicli , p. 23'2; Sauv., p. 10. !/l-',i'iN(irni: la.tiiANTi:, Gasierostcus elogaiis, Blancli.. p. 2J4; Sauv., p. 20. Tiii; Smodtii TAU-Eii Stic.ki.eiuck, Yarr., t. Il, p. .SH. KPINOCHE. 167 Les écussous latéraux sont au nombre de quatre à sept. Le tronçon de la queue est complètement nu. Habitat. L'Épinoche à queue nue est la vaiiclé la plus commune; elle se trouve dans les eaux douces, et dans les eaux saumâtres près d'Arcachon, de Bayonne; elle n'est pas rare dans l'étang de Maguelonnc (Hérault) ; c'est la seule variété qui se renconU'e aux environs de Paris. Var. : Épinoclie à queue armée, Gasterosteus Irackunis. Syn. : L'Epinoche a queue armée, Gasterosteus trachurus, Cuv. et Valenc, t. IV, p. 481, pi. !)8, fig. l. Gasterosteus t[i.\churus, Vallot, Ichth. franc., p. 85 ; CBp., Cat., ii° G62, a; Gunth., t. 1, p. 4,Var. D. L'ÉriNocHE AIGUILLONNÉE, GastBrosteus aciileatus, Blancli., p. 214; Soland, Poiss. de l'Anjou, p. 2IG ; Sauv., p. 9. The Rough-taileu Stigkleback, Yarr., t. II, p. 75. Cette Épinoche ne présente pas de ditTérences essentielles avec l'Épinoche à queue nue ni dans la forme du corps, ni dans la disposition et la composition des nageoires; elle a seulement un plus grand nombre de boucliers sur les côtés. Les écussons laté- raux sont au nombre de vingt-six à trente-deux ; ils vont en di- minuant d'une façon régulière d'avant en arrière ; ceux qui se trouvent sur le tronçon de la queue sont très-petits; ils sont tous plus ou moins carénés. Habitat. Cette Épinoche vit dans quelques ruisseaux et dans certaines eaux saumâtres de la Picardie et de la Normandie, aux environs d'Ault, de Harfleur, de Caen ; elle est, écrit M. de Soland, très-commune dans certains petits ruisseaux de l'Anjou, l'Aubance, le Latham, l'Arcison, etc. Je ne l'ai jamais trouvée dans les eaux saumâtres des environs d'Arcachon, de Bayonne. Var. : L'Épinoche demi-armée, Gasterosteus semiarmatus. Syn. : L'Épinoche demi- armée, Gasterosteus semiarmatus, Cuv. et Valenc, t. IV, p. 493 ; Blanch., p. 224; Soland, p. 218. Gasterosteus semiarmatus, CBp., Cat., n" GC2, /' ; Giintli., t. I, p. 3, Var. B; Sauv., p. 15. The Half-armed Stickleback, Yarr., t. II, p. 82. Suivant Cuvier et Valenciennes, les lames latérales sont au nombre de douze à quinze, et s'étendent jusque sous le commen- cement de la seconde dorsale; la queue est nue. Dans la ligure donnée par M. Blanchard, l'Épinoche a la partie postérieure du 168 fiASTÉIlOSTÉlDÉS. corps garnit' d'écussons ; il y a seulement un espace nu sous la seconde dorsale. Habitat. Hivière de Braie, près d'Abbeville ; environs du Havre; Anjou, ruisseau de Frotle-Pénil, en Saint-Laud (Soland). Var. : L'Épinoche demi-cuirassée, Gasterosteits scmiloricatus. Syn. : L'Épinoche DEXii-ci-inAssÉE, Gasterostcus semiloricatus, Cuv. et Valenc, t. IV, p. 494;Blanch., p. 22-2; Soland. p. 218. L'Épinoche nel.stkien.ne, Gasterostcus Neustrianus, Blanch., p. 220; Sauv., p. 14. Gasteuosteus SEMiLoniCATLS, CBp., Cat., n" GG2. d; Gûnth., t. I, p. 4, Var. G. 11 y a sur les côtés une vingtaine de boucliers; certains auteurs en indiquent seulement treize ou quatorze, d'autres en comptent vingt-deux ou vingt-trois. Cuvier et Yalenciennes disent fort justement à propos de cette Epinoche : Ce qui pourrait encore faire penser qu'il ne s'agit que de \ariétés, c'est que M. Bâillon a pris dans la Somme d'autres Epinoches, qui ont vingt-deux ou vingt-trois lames sur chaque flanc, couvrant le corps jusqu'à l'origine de la carène de la queue. Habitat. Somme; Seine-Inférieure, environs de Gournay, Harflcur; Maine-et-Loire, ruisseau de Mozé (Soland). Var. : L'Épinoche à deux épines, Gasterosteus Nemausensis . Syn. : ? Gastehostels biaclleatus. Epinoche a oeix épines, Gasterosteus Nemausensis, Crespon. Faune méridiuJiale, t. II, p. 283; (Nimoise) Soland, p. 211). Son dos n'est armé que de deux épines (Crespon). Heibitat. Knvirons do Nîmes; Anjou, dans le Lalham. le Gressillon elle Cduasiioii iSoland). Var. : L'Épinoche à quatre épines, Gasterosteus tetracanthus. Syn. : LÉpinocue a qiatiie épines, Gasterosteus tetracanthus, Cuv. et Valenc, t. IV. p. 4;)0. Epinoche a qiatiie épines, Gasterosteus quadrisplnosa, Crespon, Fn. mcrid., t. II, p. 28.3 ; Soland, p. 219. Gastebostels tethacanthls, CBp., Cat., n" CGI; Giintli., t. I, p. ;> ; Sauv., Now. Arcfi. Muséum, p. 24. Gastebostels spinixosus, Yarr., t. II, p. 89; Guntli., t. I, p. .j; Sauv., p. 2ô. Il va quatre épines avant les rayons mous de la seconde dor- sale ; l'épine su|»plémentaire est plus ou moins développée. Ca- nestrini a constaté que ceflo anomalie est parfois assez commune ; ÉPINOCHETTE. <69 sur cinquante individus pris aux environs de Modène, il en a trouvé cinq ayant quatre épines sur le dos, et puis deux, portant un aiguillon rudimentaire. entre la seconde épine et la troisième. Habitat. Vistre (Crespon); cette espèce est fort commune en Anjou (Soland). J'ai vu cette variété parmi des Épinoches pochées dans les fossés des environs deBayonne.Géhin rapporte que plusieurs des Épinoches examinées par lui, et venant des ruisseaux de Mance et de Vaux, ont sur le dos quatre épines, deux grandes, et deux petites. SOUS-GENRE ÉPIIVOCHETTE — GASTEROSTEA. Nageoires; une dizaine d'épines avant les rayons mous delà seconde dorsale. L'ÉPINOCHETTE — GASTEROSTEA PUNGITIA. Syn. : Gasterosteus pungitius, Linn., p. 491, sp. 8; Bloch, pi. 53, fig. 4; CBp., Cat., n» GGO; Gunth., t. I, p. (J; Siobold, p. 72; Schlegel, p. 54, pi. 4, fig. 5. L'Épinoche, Gasterosteus pungitius, Donnât., p. 137, pi. 57, fig. 225. Le Gastérostée épixochktte, Gasterosteus pungitius, Lacép., t. VHI, p. 3G8. L'ÉPINOCHETTE, OU petite Épinoche d'Europe à neuf épines, Gasterosteus pungitius» Cuv. et Valenc, t. IV, p. 5DG ; Vallot, Ichth. franc., p. 87. The Ten-spined Stickleback, Yarr., t. II, p. 91 ; Couch, t. I, p. 176. N. vulg. : Marichaud, Poitou (Lemarié). Long. : 0,04 à 0,06, rarement 0,07. Sans contredit l'Epinochette est le plus petit des poissons qui vivent dans les eau\ douces. Son corps est allongé, fusiforme; la hauteur du tronc est comprise cinq fois à cinq fois et demie dans la longueur totale. Les flancs ne sont pas garnis de la- melles verticales osseuses. En avant des rayons mous de la se- conde dorsale est une série de petits écussons, qui sont chacun, excepté le premier, en rapport avec la hase de l'un des aiguil- lons. Le tronçon de la queue est tantôt lisse, tantôt armé de pièces dures, plus ou moins carénées. La tête est assez forte ; sa longueur est contenue environ qua- tre fois et demie dans la longueur totale. Les mâchoires sont pourvues de dents. Les pharyngiens ont de petites dents crochues. L'iris est argenté. Le diamètre de Tœil mesure à peu près le no GASTÉRUSTLIDÉS. qiiaii (le la loni:iieiir tle la tête; il est à peine plus grand que l'espace préorbitaire. Avant les rayons mous de la seconde dorsale, il y a neuf à onze épines, qui sont à peu près égales, assez courtes, légèrement cToeluies, non dentelées sur les bords. L'anale est opposée et semblable à la seconde dorsale ; elle est composée d'un aiguillon «'I (le liuil ou neuf rayons mous. La caudale est carrée ou légè- rement airondie. Le bouclier abdominal présente en avant une écliancrure parfois peu sensible, parfois très-profonde ; en arrière de l'insertion des ventrales, il ligure un triangle tantôt large, taiihM fort éfroil. La ventrale n'a ({u'iin [)etit rayon mou et une épine; Taiguillon a les bords ordinairement lisses, mais quel- (juefois denticulés, il est généralement plus court que le côté du bouclier sur lequel il s'appuie. Hr. 3. — D. S à 10— 1 y ou 10 ; A. 1/8 ou 9 ; C. )2; 1». 10 ou 1 1 ; V. 1/1. La teinte est variable, le plus souvent elle est d'un vert jau- nâtre avec un pointillé noirâtre très-fin sur le dos et les côtés, blancliàtre sous le ventre. La vessie natatoire est oblonguc, moins large, plus allongée <]uc dans ri'qtinoclie. Lestomac est large ; l intestin est court et droit. Le péritoine est nacré, piqueté d(; noir. Habitat. l/Kpiiiuclu'Ue se Irouve dans la plupart de nos déparlciiu'nts qui soûl au nord du iii" do, latitude. Proportions: loiiir. totale 0,o;)0; troue, haut. 0,009. Tôle, long. 0,011, haut. 0,008. Var. : Epinockettes à queue armée. Syn. : r L'Épinociiette piquante, Gasterostcus piingitiiis, Blaiicli., p. 2:58. Gasteiiontka plngitia, Sauv., liév. Èpinoches, p. 29. 2° L'fj'iNocHKTTE iioiiuicKAONN'K, Gastorostcus Burguiidlaïuis, lUaiicli., p. 240 ; Sauv., [). 3m. I.u preniicre de ces Kpinochcttes se Irouve dans les départements du Nord, de l'Oise; la seconde se remontre aux environs de Dijon. A laquelle des deux faut-il lapiiorlcr l'Ilpinochelle piquante de l'Aujou? V. de Soland, loc. c^l.,\^. 2-20. Var. : Épxuochcttcs à i/ucue Hase. Syn. : 1" L'f'.piNrtciiKTTi: lisse, Gasterostcus la'vis, Cuv.. It/'f/. a/i. ///.. p. 76; lUnncli., p. 2i2: Snlaiid. Poiss. Anjou^ p. 321 ; Goliin, p. .'>:>. GASTRÉ. 171 2" L'Kpinochetïe lobkaine, Gasterosteus Lotliariiigus, Bhuicli., p. 'H'i. 3° L'Épinochette a tète corrrrE, Gasterosteus breviceps, Blancli., p. 245; Soland, p. 221. Lesucur u laissé une très-jolie figure d'une Épinochelle qu'il avait trouvée aux environs d'Étanipes. La considérant comme une espèce nouvelle, il lui avait donné le nom d'Épinockette solitaire. Nous nous bornons à rappeler les caractères indiqués par le naturaliste : corps épais, assez large ; tête ra- massée, à forte bosse charnue sur la nuque ; de larges taches jaunes sur les côtés; la gorge et rabdomen d'un violet très-foncé. GENRE GASTRÉ OU SPINACIIIE — SPINACHIA, Cuv. Corps allongé, anguleux; écussons osseux sur le dos, sur les flancs. Tête longue, pointue ; mâchoire inférieure avancée. Nageoires; quinze épines avant les rayons mous de la seconde dorsale ; os du bassin ne formant pas de bouclier médian. LE GASTRÉ ou ÉPINOGHE DE UW.— SPINACUIA VULGARIS. Fig. te 4-. Syn. : Gasterosteus spinachia, Linn., p. 492, sp. 10; Blocli, pi. Ô3, tig. 1 ; Guntli., t. J, p. 7; ScWegel, p. 54, pi. 4, fig. 3. Le Quinze-épi.\es, Gasterosteus spinachia, Boiiuat., p. 137, pi. 57, fig. 226. Le Gastérostée spinachie, Gasterosteus spinachia, Lacép., t. VIII, p. 3G8. Le Gastisé ou Épinoche de mer a museau allongé, Gasterosteus sjjinachia, Cuv. et Valenc, t. IV, p. 509, /%. an. ill., pi. 2G, fig. 3. SpiNACHfA VULGARIS, Floni., Hist. Brit . Anhn., p. 219; CBp., Cat., n" G59. ïiiE Fifteex-spined Stickleback, Yarr., t. II, p. 93; Couch, t. I, p. 180. N. vulg. : Quinze-épines; Étrangle-chat, Poitou (Lemarié). Long. : 0,09 à 0,12, quelquefois 0, lo. Sur nos côtes de l'Ouest se trouve une Épinoche à taille allon- gée. Le corps est de forme pentagonale en avant de l'anus, létra- gonale en arrière; sa hauteur est comprise dix à douze fois dans la longueur totale. Le ventre est aplati ; les cubitus et les os du bassin laissent entre eux, à la région abdominale, un espace à peu près complètement libre. La peau n'est pas aussi nue qu'on le suppose généralement ; sur le dos, une série de boucliers iTl (iASTl-HOSTÉIDÉS. s'étend (le loccipilal à l;i caudale; ces boucliers sont moins dis- tincts au niveau des rayons mous de la seconde dorsale ; il y en a ordinairement trois avant le premier aiguillon ; sur le côté se trouve une rangée de plaques carénées; en dessous existe une suite d'écussons, entre l'anale et la caudale. Le tronçon de la queue est très-long, déprimé, plus large (pie liant, à bords laté- raux presque tranchants; il est dans une assez grande partie de sa longueur entièrement envcdoppé parles (pialre séries de bou- cliers, qui se touchent par leurs bords. Les vertèbres sont au nombre d'une quarantaine 18 -}-. La tète est aplatie en dessus; elle a la forme d'une pyramide à quatre pans; sa longueur mesure le quart de la longueur to- tale. Le museau est allongé, tubuleux. La bouche est étroite, à fente oblique, ne dépassant guère le tiers antérieur de l'espace préorbitaire. Les lèvres sont épaisses, elles font une espèce de bourrelet. La mâchoire supérieure est plus courte que la man- dibule; elles ont l'une et l'autre une bande de dents en velours. Le diamètre de l'œil est compris quatre fois à quatre l'ois et demie dans la longueur de la tête ; il est égal à la moitié de l'es- pace préorbitaire. Le sous-orbitairc antérieur est allongé, cou- vert de stries. Placés dans une petite fossette, les orilices delà narine sont assez difficiles à distinguer. La membrane branchiostège s'unit sous la gorge à celle du côté opposé. L'opercule est large, strié. Ln général les boucliers de la ligne latérale sont au nombre de (juarante-quatre Il y a (juinze épines avant les rayons mous de la seconde dor- sale ; elles sont crochues, séparées les unes des autres ; elles ont cliacune eu arrière une petite membrane triangulaire; la pre- mière épine est au-dessus de la base de la |)ectorale ; la dernière, qui a|q>aitieiil en réalité a la seconde dorsale, est plus longue et plus grosse (pie les précédentes; elle est opposée a raiguill Inrli- et plus longue (|ue le jH'eniier aiguillon ; la I CENTRISQUE BÉCASSE. 177 ([iiah'ièine est au-dessous de la troisième et un peu plus courte ; la cinquième est très-réduite. Quant au deuxième rayon épi- neux, c'est un aiguillon excessivement développé ; il est com- primé, légèrement triangulaire ; il a le bord antérieur mince, le côté postérieur creusé d'un sillon assez profond, garni de fortes dentelures à pointe dirigée en arrière ; les faces latérales sont marquées de stries longitudinales. Ce grand aiguillon peut se relever plus ou moins, jamais cependant à angle droit ; quand il est abaissé, son bord antérieur continue le profil du dos, et le sillon de son bord postérieur couvre les derniers aiguillons de la nageoire. La dimension extraordinaire de cette épine donne une apparence singulière au poisson, qui fut rangé par Artédi dans son genre Balislcs, et par Linné dans ses Amphihia nantes. La longueur proportionnelle de l'aiguillon paraît varier avec l'âge. La seconde dorsale est au-dessous de la première ; elle est assez courte; elle est formée d'une petite épine et de dix ou onze rayons mous. L'anale prend naissance au-dessous de la base du grand aiguillon de la première dorsale ; elle est basse, assez longue ; elle se porte en arrière plus loin que la seconde nageoire du dos ; elle compte dix-buit à vingt rayons. La cau- dale est assez courte; elle est coupée plus ou moins carrément; elle se compose de neuf grands rayons, et de six ou sept rayons basilaires en dessus comme en dessous. Les pectorales sont insé- rées très-peu au-dessous du milieu de la bauteur du corps ; elles sont assez développées; elles ont seize ou dix-sept rayons. Les ventrales sont fort petites, très-rapprochées l'une de l'autre^ ; elles peuvent rester cacbées dans une dépression du ventre ; elles ont quatre ou cinq rayons mous, elles n'ont pas d'épine suivant certains auteurs ; cependant l'aiguillon ne manque pas absolu- ment, j'en ai trouvé un faible vestige. Br. .3. — D. o — I / 10 ou 1 1 ; A. 18 à 20 ; C. G ou 7/9/7 ou G ; P. IG ou 17 ; V. 1/4 ou 5. La coloration est d'un rose doré ou d'un gris doré sur le dos, d'un rose argenté sur les côtés et le ventre. Les petits, d'après Risso, brillent de l'éclat de l'argent leplus éblouissant. m. 12 17K TI'THACÛM RIDÉS. Habitat. .Médilerraiiéi\ assez raiT, Nice, Marsoillo ; il est, suivant M. Iiorniirl, assez commun à (Icllc. Océan, excessivement rare, Bayonne; en is.;i, un (le ces poissons a (Hé péché dans lo Porluis breton (Lemarié). Proportions : long, totale 0,130; tronc, haut. (>,(t3(), épais. 0,009. Tête, long. 0,OoO, haut. 0,028. — (»i:il. diaiii. 0,010. esp. préorbit. 0,038, esp. interori)it. 0,008. Caudale, long. 0,015; pectorale, long. 0,021 ; ventrale, long. 0,008 dcuxiémi' épine de la première dorsale, long. 0,021. Famille des lY'traf/oiiiuidés, Tetragonnridœ. Corps allongé, couvert d'rcaillos dures, ciliées; deux crêtes, ou carènes saillantes de chaque côté de la queue. Tête allongée; museau assez gros, arrondi; mâchoires à dents sur une seule rangée; vomeret palatins dentés. Appareil branchial; fente des ouïes gramle; joue et pièces operculaires érailleuses. Nageoires; deux dorsales très-rapprochées l'une de l'autre, la première longue, basse épineuse, la seconde plus courte et plus haute; anale à peu près opposée à la seconde dorsale ; ventrales assez avancées, mais placées en arrière de l'insertion des pectorales. GENRE ÏÉTRAGOUUE — TETRJGOXLIWS, lUss. Oaraclères de la famille. LE TÉTRAGONURE DE CUVIKR, TlUTRAGONURUS CUVIEUI, Riss. l-'ig. loti. Syn. : IJu Mige nomi, Uondel., liv. \V, c. v, p. ;j2G. De Coiivo NiLOTico, Aldrov., p. uio. TÉTnAGONiiiE CuviEH, Tctragonurus Ciiviori, lliss., Ichth., p. ;ti7, fig. 37, lUst. >j«<.,p. 382;Cuv. etValcnc.,t. XI, p. l?-», pi. ;}|,s. /{ry. rt/^ ///.. pi. 7(1, lip. 3; Guiclicn. Kxjil. Ali/ér., p. G8. Tetiiai;<.nihis Ci vikiii, CIJp., Ca/.. „■• Cfi;} ; (uiiitli.. t. III, p. \m ; Cancstr., Fn liai., p. 116. ■.'TKTitAiJOMiits Atlanticis, Lowc, /w\7(. Mudrira, p. [l'.), pi. Il), TI'TKACONrUE DE CUVlliU. 17l> N, vulg. : Courpata, Nice. Long. : 0,^5 à 0,30, quelquefois 0,35. Pendant le séjour qu'il fit à Nice, en 1800, Lesueur traça, avec son habileté ordinaire, une excellente figure de ce poisson, désigné sous le nom de Chcmos d'Aldrovandn, Uisso. Le Tétra- gonure dessiné par Lesueur est très-probahleinent celui que Pérou donna au Muséum de Paris, le premier des précieux spé- cimens que possède la riche collection. Le corps de cet animal est allongé, à peu près arrondi vers le dos, un peu comprimé sur les flancs, et légèrement conique depuis la seconde dorsale jus- qu^à la base de la caudale. La hauteur du tronc est comprise six fois et un tiers à sept fois et demie dans la longueur totale. La peau est couverte d'écaillés épaisses, dures, striées, rudes, disposées en verticilles obliques. Les côtes sont grêles ; il y a cinquante-huit vertèbres, 36 + 22 (CV.). La longueur de la tête est contenue cinq à six fois dans la longueur totale. Le museau est comprimé, arrondi en avant. La bouche est grande. La mâchoire supérieure est plus avancée que l'inférieure; elle a une lèvre bien développée, qui cache les (lents en partie. La mandibule est remarquable par sa confor- mation ; le dentaire est mince, comprimé, mais excessivement élevé, et arqué sur le bord supérieur, dans la portion moyenne, qui est beaucoup plus haute que la portion rapprochée de la symphyse. Les deux mâchoires sont munies d'une rangée de dents, <à pointe dirigée en arrière; la mâchoire supérieure porte une cinquantaine de dents; à la mandibule, les dents sont plus nombreuses, plus comprimées qu'à la mâchoire supérieure; elles figurent une espèce de lame de scie. Le vomer et les palatins ont les dents placées en une série longitudinale. La langue est large; elle est libre ; elle est relevée sur les bords et déprimée en gouttière dans sa région médiane. Chez les sujets de moyenne taille, le diamètre de l'œil fait en- viron le cinquième de la longueur de la tête. L'iris paraît argenté ; sur le frais, d'après Laurillard, il est doré et entouré d'un cercle noir. 1X0 ÏKTRAfiONUHIDF.S. Les otivcrliiirs do la narine sonl arrondies, assez éloignées l'une (le l'aiilie ; loiilicc antérieur est le plus large. Il V a ein([ rayons, branchiostèges. Les pièces operculaires sont écailleuses, ainsi quelajou(>; les rangées d'écaillés s'avan- cent sous l'orbite, jusqu'à l'angle de la bouclie. L'es|)ace jugu- laire est fort étroit. I,a ligne latérale est légèi-ement courlie juscpiau-dessus de I anale ; elle est droite dans le reste de son trajet. Le, 1. long. 100 a 120; 1. Iransv. .10, environ. La première dorsale prend naissance au-dessus de lextréinité des pectorales, ou fort peu en arrière; elle est longue, très-basse; elle peut se cacber dans le sillon du dos; elle est composée de courtes épines, en nombre variable de quinze à vingt et une. La seconde; dorsale est beaucoup plus baute que la première, dont elle paraît la continuation ; elle est opposée à l'anale, mais elle commence un peu plus en avant; elle est composée d'une épine et d'uiK! douzaine de rayons mous. L'anale est semblable à la seconde dorsale; elle compte une douzaine de rayons. Le tronçon de la queue est épais; il s'entonce dans la base de la caudale, et de chaque côté, vers la racine des rayons formant les lobes de la nageoire, il porte deux fortes carènes hérissées d'écaillés. La caudale estécliancrée, plutôt que fourchue; elle a des lobes égaux, ou peu s'en manque, assez courts, ne mesurant guère plus du sep- tième de la longueur totale. La pectorale est insérée assez bas, au-dessous de la ligne prolongeant le diamètre horizontal de l'œil. La ventrale est placée un peu en arrière de la base de la pectorale. Rr. ii. — 1). ij à 21 — 1/11 il i:{ ; A. 11 ou 12 ; C. 28 à 30 ; P. 16 ; V. l/ii. Le poisson frais, tel que le représente Lesueur est d'une teinte lie de vin (ui lilas très-foncé sur le dos, presque noiràtic sur les pièces operculaires, d'un lilas plus clair sur les côtés, avec des reflets rougeàtr(\s. D'a[)rt's Valenciennes, le péritoine pai-ietal est noirâtre; l'es- lomac est eoniipie; les ap[)endices pyloriques soûl nonilueux. La vessie natatoire mancpie. MUGILIDÉS. 181 Habitat. Méditerraiiôc, Iros-rare, Nice, Toulon, Marseille. Proportions: long, totale 0,28o; tronc, haut. 0,045. Tête, long. 0,0:M , haut. 0,04't. — Œil, diiim. 0,010, esp. préorbit. 0,020. — Mâchoire supérieure, long. 0,024. La chair de ce poisson est blanche et tendre; mais suivant Risse, qui en a fait deux fois l'expérience, elle est pendant l'été d'un usage très-dangereux ; elle détermine une espèce d'empoisonnement, dont les principaux symptô- mes sont une chaleur pénible dans la gorge et l'œsophage, des vomisse- ments. A quoi attribuer ces accidents? Probablement au genre d'alimenta- tion du Courpata, qui se nourrit de Stéphanomies et autres radiaires mollasses dont la causticité etl'àcreté sont extrêmes (Risso). Famille des Magilidés^ Mugilidœ. Corps allongé, couvert d'écaillés. Tête écailleuse; bouche en travers, peu fendue; maxillaire supérieur très-étroit; mâchoire inférieure à tubercule médian, plus ou moins saillant. Appareil branchial; ouïes largement ouvertes; quatre branchies; pseudobranchies. Nageoires; deux dorsales éloignées l'une de l'autre; première dorsale à quatre aiguillons ; anale opposée à la seconde dorsale; ventrales abdomi- nales, ayant une épine et cinq rayons mous. Vessie natatoire grande, sans conduit pneumatophore. — Appendices pyloriques peu nombreux. GENRE MUGE — MUGIL, Aited. Corps allongé, légèrement comprimé sur les côtés, couver! de grandes écailles très-finement pectinées. Vertèbres généralement au nombre de vingt-quatre à vingt-six. Tête plus longue que haute, large en dessus ; museau obtus ; bouche assez petite, terminale, fendue transversalement, mais un peu arquée ; lèvre supérieure plus ou moins grosse, échancrée dans sa partie médiane pour recevoir le tubercule de la mâchoire inférieure ; maxillaire supérieur grêle, couvert en tout ou en partie parle sous-orbitaire antérieur; intermaxillaire et dentaire munis d'appendices denliformes. Ces appendices ressemblent à des soies, et figurent une espèce de brosse sur le bord des os, qui les sup- portent; ils soutiennent les lèvres; ordinairement ils restent cachés dans l'épaisseur de la lèvre inférieure, et dépassent la partie libre de la lèvre su- périeure, qu'ils bordent comme d'une rangée de cils plus ou moins distincts. Appareil branchial ; six rayons branchiostèges. Les os pharyngiens sont très-larges; ils présentent une particularité fort curieuse dans la dispo- sition de leurs surfaces et de leurs dentelures; ils forment tout à la fois une espèce de presse et de crible servant à séparer les matières alimentaires de celles qui dcuvent être rejetées au dehors; les os pharyngiens supérieurs 182 MLGILIDES. sont convexes, les pharyngiens inférieurs sont concaves et garnis sur le bord externe de longues dentelures. Les pièces operculaires, entièrement cou vertes d'écaillés, sont peu distinctes les unes des autres; elles sont très- bombées, tros-développées ; quand elles se sont unies aux branches de la mandibule, elles cachent l'appareil hyoïdien et la gorge en partie ou presque complélcmcnl, elles laissent entre elles un espace plus ou moins étroit, c'eslVispaci jugulaire on intramandibuUiire (V. fig. 167, c). Ligne latérale manquant ; à la région latérale et même à, la région in- férieure du corps se montrent souvent des écailles pourvues d'un canal assez long. Nageoires; première dorsale à quatre aiguillons ; seconde dorsale ayant une épine et sept à neuf rayons mous; anale composée de trois épines et de sept à onze rayons mous; caudale échancrée; pectorales insérées au-dessus du milieu de la hauteur du tronc ; ventrales non entièrement libres, retenues par une membrane, qui s'étend sur une partie plus ou moins longue de leur rayon interne; os du bassin, rattaché à la ceinture scapulairc par le coracuïdicn postérieur. Appendices pyloriques au nombre de deux iihuit; estomac, ou plutùL région pylorique, ayant des parois très-charnues, très-épaisses, constituant une espèce de gésier bulbiformc; intestin à plusieurs replis; péritoine pa- riétal noirâtre. Les poissons de ce genre portent dill'érents noms ; ils sont appelés Muges, Mujons sur les bords de la Méditerranée, .Meuils ou Meuilles snr les côtes de l'Océan, Mulets par les pécheurs de la Manche. Le genre Muge comprend sept espèces. ,' double, verticale I. M. céphale. ^^y^^\Q 1 [ caché par le sous-orbitaire. . 2. M. dork. l'aupière { circulaire, I étroite. 1 dépassant le ,' , .. ^ ., I ,,.,,. ' , .. . \ droit 3. M. CAPITON. I .Maxillan-e i sous-orbitaire, i - I \ supérieur / qui aie bord i . , , „ I [ antérieur {^^-^^'^^■- •*• M. sautkuh. presque , ""^'^ - ^'- ^^«•^«^• nul. \ „ ] quatre lois Havons j i • , ' rii'ut. Hauteur du tronc \ et demie mous de 1 • i , , i l'an le • 11 I *"*"'M"'''^^^ dans la longueur ( ou plus. . C. M. (;nÉi.(».\. f 'l f totale j ' qii.ili'c iï)is. 7. M. nxrcorni.i. MUGE CÉPHALE. 183 LE MUGE CÉPHALE — MUGIL CEPHALUS. Syn. : Du Cabot, Rondel., liv. IX, c. i, i). 207. Muge Provençal, Mugil Provcnsalis, Riss., Ic'itli., p. 346. MuGiL CEPHALUS, Mugo à grossc tète, Riss., Hist. nat., p. 388. Mugil cephalus, Dolarochc, Ann. Muséum, t. XIII, p. 358, Mém., p. 72, Var. A, fig. 4 ; Agass., Poiss. foss., t. V, p. 120, pi. F, Hg. 2 ; CBp., Cat., n" 515, F?j. ital., fig; Giinth., t. III, p. 417 ; Canestr., F)i. liai., p. 113. Le Muge céphale, Mugil cephalus, Cuv. et Valenc, Rôg. an. ilL, p. 1G4 ; Blanch., p. 251. Le Muge a large tète, Mugil cephalus, Cuv. et Valenc, t. XI, p. 19, pi. 307 ; Guichen., Expl. Alger., p. 07. N. vul?.: Carida, Nice; Cabot, Cette, et dans tout le Languedoc; Sau- tereau, Bayonne. Long. : 0,30àO,.ïO, quelquefois 0,70. Facilfi à distinguer dos antres Mnges, le Céphale a le corps un peu comprimé sur les côtés, arrondi vers le dos, qui est très- épais en avant. Le profil supérieur est presque droit, l'inférieur est légèrement et régulièrement convexe. La hauteur du tronc est contenue cinq fois environ dans la longueur totale. Le rachis se compose de vingt-quatre vertèbres, 12 + 12, d'après Valen- ciennes, de vingt- six 14 + 1-» suivant .Agassiz. La peau est cou- verte de grandes écailles à bord postérieur garni de plusieurs rangées de spinules émoussées, qui ne sont guère visibles qu'à Taide d'un verre grossissant. Excepté sur le bout du museau, sur les lèvres, et dans l'espace jugulaire, la tête est garnie d'écaillés ; elle est en dessus très-légè- rement convexe; sa longueur est comprise quatre fois et demie à quatre fois et trois quarts dans la longueur totale. Le museau est court, un peu abaissé, à bord antérieur semi-circulaire. La bouche est petite, anguleuse. La mâchoire supérieure est pro- tractile. La lèvre supérieure est peu épaisse ; elle porte une rangée de cils, ainsi que la lèvre inférieure, qui est mince, taillée en biseau, à bord presque tranchant. Le maxillaire supé- rieur est peu développé; il est grêle, court; il est terminé par une petite pointe droite, qui ne dépasse pas la commissure des lèvres; il est complètement caché par le sous-orbitaire antérieur. isl Ml (.IMOKS. iiiiaiiil 1.1 litiiitlio est reiiiico; a clic seule, la coiirorinalioii du maxillaire sii|icricur siillit pour l'aire reconnaître le Céplialc. l/es|iacc jugulaire est ovale : il est assez large en avant ; sa lon- LMieiir mesure le double eiiviion du diamètre de l'œil, chez les sujets de moyenne taille. Au lieu d'avoir un repli iialjiéhral étroit et circulaire comme dans les autres espèces, l'ieil du (]é|tliale est pourvu de deux paupières verticales, qui s'écartent vis-à-vis de la pupille, et se rejoignent en haut et en bas ; la |)artie postérieure de ce voile membraneux s'étend jusque sur le préopercule; Hondelet a parfaitement indiqué cette disposition particulière au Cabot. i/iris est d'un jaune argenté. Le diami'tre de l'œil est contenu quatre lois et demie à cinq fois dans la longueur de la tète; il est à peu j)rès égal à l'espace préorbi taire ; il fait la moitié ou les trois cin(piièmes de l'espace interorbitaire. Les ouvertures de la narine sont relativement éloignées l'une de l'autre. L'orifice postérieur est le [dus grand; il est ovale; il se trouve au moins aussi rapproché de l'orbite que de l'orifice antérieur, qui est étroit et arrondi. Les ouïes sont largement fendues. Les pièces opcrculaires. ainsi que la joue, sont couvertes d'écaillés. Les interopercules ont le bord inférieur convexe ; ils ne se touchent, ou ne se recou- vrent dorsale est au MUGE DORK. l-^o moins aussi liante quo !a promière ; elle aie l)ord siipérieiir échancré ; elle compte une huitaine de rayons mous. La caudale est plutôt échancrce que fourchue; elle a quatorze grands rayons, plus trois ou quatre rayons basilaires. La pectorale est insérée au-dessus du milieu delà hauteur du tronc ; sa longueur est com- prise six fois et demie à sept fois dans la longueur totale ; elle est soutenue par dix-sept rayons ; à l'aisselle de la nageoire, est un appendice écailleux, triangulaire caréné, faisant à peu près le tiers de la longueur de la pectorale. La ventrale est de même longueur que la pectorale, ou peu s'en manque; l'appendice axillaire externe est triangulaire, il ne mesure généralement pas la moitié de la longueur de la nageoire; entre les ventrales est un appendice écailleux, assez développé, triangulaire. Hr. 6. — D. 4— 1/S ou 9; A. 3/8; C. 3 ou 4/14 ou 15/4 ou 3; P. 17; V. 1/5. Les dorsales et la caudale sont d'un gris foncé ; l'anale et les pectorales sont d'un gris plus pâle; les ventrales sont blanchâ- tres. Le corps est gris plus ou moins foncé sur le dos et les flancs, argenté sous le ventre ; six ou sept bandelettes brunâtres, parallèles, s'étendent le long des côtés. 11 y a seulement deux appendices pyloriques. Habitat. Méditerranée, très-commun, Nice, Cette. Océan, golfe de Gas- cogne, assez commun, Saint-Jean-de-Luz, Arcachon ; côtes du Poitou (Aunis), rare, la Rochelle, les Sables-d'Ûlonne. Je ne l'ai pas trouvé au nord de la Loire. Proportions: long, totale 0,218; tronc, haut. 0,043, épais. 0,027. Tète, long. 0,040, haut. 0,034. —Œil, diam. 0,010, esp. préorbit. 0,01 1 ,esp. interorbit. 0,020. — Maxillaire supérieur, long. 0,012. — Espace jugulaire, long. 0,019, larg. 0,004. Caudale, long. 0,045; pectorale, long. 0,030; ventrale, long. 0,027. — Ap- pendice écailleux delà: première dorsale. Ion g. 0,0 H ; pectorale, long. 0,010 ; ventrale, long. 0,011. LE MUGE DORÉ — MUGIL AURATUS. Syn. : Muge koré, Mugit auratus, Riss., Ichtli., p. 344, Hkt. ?i(tt., p. 390; Cuv. et Valenc, t. XI, p. 43, pi. 308, tcto, Rrf. an. ill., p. 10.^, pi. 7G. tip,-. 1 : Guichen., Expl. Alger., p. G7. 186 Mr(iiLii)i:s. MtGii. AiiuTis. Clip., ("/.. M" .'.18. F/i. ital., fig. ; Low-, Fis/t. Madeirn, p. I(i3, pi. 23; Gûiilli, I. IN, p. ^-i'i; Caiiestr., Fn. Jlal., p. 113. l,oN(;-Fix.\Ei) GnKY Mri.i-ET, Coucli., t. III, p. 10 N.vnig. : Mugou Uaurin, Daurin, Mec; (iaoula-roussa, Calaga, Celle. Long. : 0,30 à 0,4j. (ihoz le Muge doré, la hauteur du tronc est comprise cinq fois cl un li(M'sà si\ lois dans la longueur totale. La tète est large ; sa longueur est contenue cinq fois à cinq fois et demie dans la longueur totale. Le museau est large, déprimé, semi-circulaire en avant. La lèvre supérieure est assez grosse. La mâchoire supérieure est pourvue de petites dents sétiformes. Fig. 1(i7. — Tête de Muge doré vue en dessous. a, symphyse de la màchoin: inférieure; h, oxti'éiniti' du maxillaire suporiour; c, espace jugulaire; d, interoperc\ile gauche; e, sous-orbitaire. Li; iiiaxill.lirc .siipcricur est couvert à peu près complètement par le sous-orhilaiie, quand la bouche est fermée; parfois le maxillain; est tout a fait caché d'un côté, et un peu visible de l'autre. L'espace jugulaire est oval(>; il est plus grand que l'espace preorliilain' ; il dépasse en arrière \v |>r()longemenl du diamètre \erti(al de l'ceil. M. (JiintlKM' s'e.>^l trompe en disant (pi'une courte portion lanceidiT (hi nienlon n'est pas couveite pai' les os man- MUGE DORÉ. 187 dibulaires; il a confondu cette espèce avec une autre, ainsi que le prouve la figure jointe au texte. M. Gûnther donne l'esquisse d'une tète, qui assurément n'a jamais appartenu à un Muge doré. Une paupière adipeuse est fixée au bord de l'orbite; elle est étroite ; elle limite un espace libre circulaire. L'iris est argenté, avec une petite tache dorée en haut et en avant. Le diamètre de l'œil est compris quatre fois et quart à quatre fois et deux tiers dans la longueur de la tête ; il mesure la moitié environ de l'es- pace interorbitaire. Le bord antérieur du sous-orbitaire est droit, il n'est pas échancré, ni dentelé. Les orifices de la narine sont très-rapprochés l'un de l'autre ; rintervalle qui les sépare, est en général moins long que le grand diamètre de l'orifice postérieur. Les interopercules ont le bord inférieur courbe ; ils se recou- vrent en arrière, ils s'écartent l'un de l'autre en avant, et limi- tent la partie postérieure de l'espace jugulaire. Il y a dans la ligne longitudinale 43 à 45 écailles, et 14 ou 15 dans la ligne transversale. La première dorsale est plus haute que longue ; sa deuxième épine, qui est ordinairement la plus développée, mesure la moi- tié environ de la hauteur du tronc; l'appendice écailleux est long, il se termine un peu avant la membrane de la nageoire. La seconde dorsale est aussi élevée que la première; elle est aussi haute que longue. La pectorale est plus grande que dans le Capiton; sa longueur est contenue six fois et un tiers environ dans la longueur totale ; il n'y a généralement pas de tache noire à l'aisselle de la nageoire; l'écaillé axillaire est nulle ou excessi- vement réduite, sa longueur ne faisant guère que le septième de la longueur de la pectorale. La ventrale est beaucoup plus courte que l'autre nageoire paire. D. 4 — 1/8; A. 3/9; G. 14; P. H; V. 1/5. L'anale et les ventrales sont blanchâtres ; les autres nageoires sont d'un gris brunâtre. Le système de coloration est brunâtre J88 MUr.ILlDKS. sur le dos, gris foncé sur les lianes, avec six on se|tt bandes lonp^iludinales d'un brun assez l'once; le ventre est blanc argenté. Il V a une tacbe jaune derrière l'œil ; il s'en trouve une autre plus hu\Lre et plus brillante sur l'opercule. Habitat. Méditerranée, très-commun, Nice, Cette. Océan, golfe de Tias- cognc, assez commun, Arcaehon ; rare au-dessus de la Gironde. Manche très-rare. Dieppe, Saint-Valory-sur-Somine. Il est parfois apporté sur le marché de f'aris. Proportions: long, totale 0,43; tronc, haut. 0,074, épais. 0,042. Télo, long. 0,079, haut. 0,0o3. — Œil, diam. 0,018, csp"! préorbit. 0,023, csp. inleror!)it. 0,03o. — Espace jugulaire, long. 0,03;>, larg. (),00'>. Caudale, long. 0,087; pectorale, long. 0,000; ventrale, long. 0,0+0. — Ap- pendice écailleux delà : première dorsale, long. 0,031 ; pectorale, long. 0,010. LE MUGE CAPITON — MUGIL CAPITO. Syn. : Uamado, Riss., Ichth., Var. A du Muge céplialo, p. 314. Mk.h. h.vmada, Muge ramade, Riss., Hist. nat., p. 390. Le MifiE CAPITON, ou du Raniado, Mugil capito, Cuv. et Valonc, t. \I, jv 30, pi. 308, têtp, Règ. an. ilL, p. 1G5 ; Guichen., Expl. Alger., p. (iî ; Blancli., p. 248. Mi'fiM. CAPITO, CBp., Cat,, n" 510, Fn. ital., fig. ; GiiiUli., t. III. p. itO ; Oanestr., Fn. Ital., p. 113. MlGlL OCTO-RADIATIS, Guiltll, t. 3, p. 437. The Ghey Millet, Yarr., t. II, p. i7j; Coucli, t. III. p. C. N. vulg. : Ramada, Mce ; Vol nôgré et parfois Gaouta-roussa, Cette. Long. : 0,30 à 0,50, quelquefois plus. Cuvier a nettement démontré que le Capiton est une espèce distincte, et non pas une simple variété du Cépbale, ou du Muge à grosses lèvres, comme le supposait Risso. Le corps de ce Muge est couvert d'écaillcs à peu près aussi longues que larges; sa bauleur est comprise quatre lois et trois quarts à cin(i lois et trois quarts dans la longueur totale. Le nombre des vertè- bres est de vingt-quatre. La tète est large en arrière, rétrécie en avant; sa longueur est (•(Milcnue (pialre fois cl demie à cinq fois dans la longueur to- tale. Le museau est court, gros ; son bord antérieur figure un angle (d)tus. i^a IrNrc supérieure est bordée de cils d'une extiènu* lint'ssc;, a peine visibles. L'extrémité du maxillaire supérieures! courbe, elle dé|>asse le snus-nrbilaire, cl se montre à nu der- miGK CAPITON. 1S9 rière et sous la coiiiinissiii'o dos lèvres, inèiiie ([luuul l;i bouche est fermée. L'espace jugulaire est ovale, plus large en avant; sa largeur fait le cinquième de sa longueur, qui est environ deux, fois et demie plus grande que le diamètre de rœil. L'iris est argenté, il a souvent deux taches jaunâtres en avant. La paupière est étroite, circulaire. Le diamètre de l'œil est compris quatre fois et demie à six. fois dans la longueur de la tête, deux fois et demie, ou même plus, dans la largeur de l'es- pace inlerorbiîaire; il est moins grand que l'espace préorbilaire. Le bord antérieur du sous-orbitaire est en partie dentelé ; il est droit, sans échancrure arrondie. Les ouvertures de la narine sont voisines; l'orifice antérieur est plus rapproché de l'orbite que du bout du museau. Les interopercules limitent l'espace jugulaire dans la moitié à peu près de sa longueur; ils ont le bord inférieur convexe; l'interopercule gauche recouvre une partie de celui du côté opposé. Dans une ligne longitudinale on compte en moyenne qua- rante-cinq écailles. É., 1. long. 44 à 46; 1. transv. 14 ou 15. Généralement la première dorsale commence, chez le Capi- ton, plus en arrière que chez le Muge doré ; elle est plus haute que longue; elle présente parfois quelques anomalies, chez un individu examiné par Valenciennes elle avait cinq épines, elle n'en avait que trois chez un sujet que j'ai acheté sur le marché de Paris; le premier aiguillon est ordinairement plus élevé que les autres ; sa longueur égale au moins la moitié de la hauteur du tronc; l'appendice écailleux estbien développé, presque toujours il dépasse en arrière la membrane de la nageoire. La seconde dorsale est aussi haute, et même plus haute que la première; elle prend naissance un peu après l'origine de l'anale ; elle compte sept ou huit rayons mous. L'anale est assez longue; elle a le plus souvent neuf rayons mous, parfois elle en a huit seu- lement, ainsi que je l'ai constaté sur un sujet.: M. Giinther a cru trouver dans cette anomalie un caractère suffisant pour créer une espèce nouvelle, à laquelle il a donné le nom de iMufjii octo- l la dorsahv La jtec'torale Mlir.E SAUTEUR. 191 est courte, assez large, elle [)araU presque triangulaire; son appendice écailleux est très-réduit, presque nul. L'appendice écailleux de la ventrale est développé, il mesure près de la moitié de la longueur de la nageoire. D. 4 — 1/8; A. 3/9. La teinte générale est beaucoup plus pâle que dans les autres Muges. Les nageoires sont d'un gris pâle; la caudale est cepen- dant d'un gris assez foncé. Le dos est gris-brunâtre ; les côtés et le ventre sont argentés ; les bandes longitudinales des flancs sont grises, peu marquées. Les joues et les opercules sont nacrés. 11 y a sept appendices pyloriques assez courts, ils mesurent en moyenne O^^Olô. La vessie natatoire est pourvue de nombreux corps rouges. Proportions : long, totale 0,298; tronc, haut. 0,0o4, épais. 0,033. Tête, long. 0,0o8, haut. 0,043. — Œil, diam. 0,0103, esp. préorbit. 0,016, esp. interorbit. 0,0245. — Espace jugulaire, long. 0,0243, larg. 0,003. Caudale, long. 0,036; pectorale, long. 0,0373; ventrale, long. 0,03^. — Appendice écailleux de la : première dorsale, long. 0,020; pectorale, long. 0,007; ventrale, long. 0,0! 3. LE MUGE SAUTEUR — MUGIL SALIENS. Syn. : Muge sauteur, Mugil salions, Riss., Ichtft., p. 345, Hist. 7iat., p. 391 ; Cuv. et Valenc, t. XI, p. 47, pi. 30"J, tête, lieg. an. ilL, p. 1G5; Guiclion, Expl. Alger., p. 67. Mugil saliens, CBp., Cat., n- 51'J, Fn. ital., fig. ; Gûnth., t. III, p. 443; Canestr,, Fn. Ital., p. lit. N. vulg. : Mugou flavetoun,flavelin, flûte, Nice; Bayonetta, Russa, Cette. Long. : 0,20 à 0,30, quelquefois 0,40, d'après Kisso. Sa forme grêle, allongée fait distinguer facilement le Muge sauteur de ses congénères. La hauteur du tronc est comprise cinq fois et demie à six fois et quart dans la longueur totale. La longueur de la tête est contenue quatre fois et demie à cinq fois et demie dans la longueur totale. Le museau est relative- ment peu développé, il est étroit; la bouche est petite. La lèvre supérieure est peu épaisse ; la lèvre inférieure est fort mince ; chez les divers sujets que j'ai examinés, sujets d'assez grande 11)2 Mir.ii.inKs. laillo. L'ilcs lie i»orli'iil, ni lune ni laulro, aiuiuic trace dap- juMidicessétilormes. Le maxillaire supérieur est plus à découvert (|U(' dans le Muge capiton; il côtoie même, à partir de son angle, le sous-orbitaire, qui présente une échancrure arrondie sur la moitié externe de son bord antérieur. L'espace jugulaire est ovale; il est généralement plus long que l'espace préorbitaire. Ordinairement l'iris est rouge cuivré, un peu brunâtre en haut. Le diamètre de l'œil mesure environ le cinquième de la longueur de la tète, la moitié de l'espace interorbitaire, plus chez les jeunes animaux; il est d'un tiers ou d'un cinquième moins long que l'espace préorbitaire. Le sous-orbitaire est den- telé sur le bord inférieur, et sur le bord antérieur, principale- ment au niveau de l'échancrure. Les ouvertures de la narine sont voisines ; l'orifice postérieur est plus près de l'antérieur que de l'orbite ; l'orifice antérieur est un peu moins éloigné de l'orbite que de l'extrémité du museau. Il est inutile de dire que le bord inférieur de l'intcropercule est convexe. On compte dans une ligne longitudinale 44 à 46 écailles, et 14 ou 15 dans une ligne transversale, Un peu plus haute que longue, la première dorsale a ses deux épines antérieures égales, et à peu près aussi longues que la moitié de la longueur de la tête; l'appendice écailleux n'atteint pas tout à fait le bord postérieur de la membrane de la nageoire. La seconde dorsale est en avant à peine moins haute ([ue la pre- mière ; ses rayons décroissent graduellement, et par suite son jjord supérieur n'est presque pas échancré. La pectorale est assez (•(>nil(';sa longueur ordinairement est un peu inférieuic au septième de la longueur totale; l'appendice écailleux de la na- geoire est tres-peu développé. U. 4 — l/«; A. 3.9 ; C. 14; V. lo à 17 ; V. 1/5. l'nc taclu; noiic marque parfois, en haut, la base de la jieclo- rah". La C(d(irali(in est brunàlrc sur le dos, grisàlre sur les fiaucs, mugp: labéon. 193 qui, d'après Risso, sont parcourus par cin([ ou siv raies longi- tudinales azurées; ces raies semblent disparaître fort prompte- ment. Les pièces operculaires montrent plusieurs taches dorées. Selon Valenciennes, les appendices pyloriquessont au nombre de huit, disposés en deux groupes, cinq assez petits, et trois fort gros, deux fois plus allongés que les autres. Habitat. Méditerranée, assez commun, Nice; peu commun, Cette. Océan, golfe de Gascogne, rare, Arcachon. Je ne l'ai pas trouvé au nord de la Gironde. Proportions : long, totale 0,24; tronc, haut. 0,040, épaiss. 0,024. Tète, long. 0,OoO, haut. 0,034. — OEil, diam. 0,010, esp. préorbit. O,0ib, esp. interorJjit. 0,020. — Espace jugulaire, long. 0,018, larg. 0,004. Caudale, long. 0,04o; pectorale, long. 0,032; ventrale, long. 0,030. — Ap- pendice écailleux de la: première dorsale, long. 0,01 9; pectorale, long. 0,008; ventrale, long. 0,012. LE MUGE LABÉON — MUGIL LABEO. Syn. : Le Muge sadounié, Var. A, Riss , Ich'h., p. 34G. Mi'GiL PROVEXÇALis, MugG proveiiçal, Riss., Hist. nat., p. 391. Le Muge labéon, Mugil labeo, Cuv. et Valcnc, t. XI, p. 55, pi. 310. Ml'Gil labeo, CBp., Cat., n" 521, Fn. ital., fig. ; Giiiith., t. III, p. 453; Canestr., Fn. Ital., p. 115. N. vulg. : Sabounié, Nice. Long. : 0,15 à 0,20. Dans son IchtJtyologie, Risso a, le premier, donné une courte description de ce poisson, qu'il regardait comme une variété de son Muge provençal. Toujours de taille assez petite, le Labéon a le corps plus ou moins comprimé, couvert d'écaillés plus larges que longues. La hauteur du tronc est comprise quatre fois et un tiers à cinq fois dans la longueur totale. Relativement courte, la tête a sa longueur contenue cinq fois à cinq fois et trois quarts dans la longueur totale. Le museau est gros, tronqué en avant. La lèvre supérieure est fort épaisse, très- échancrée sur le milieu, à bord un peu crénelé, garni de cils très-courts et très-fins ; la lèvre inférieure est forte. Le maxil- laire supérieur dépasse de beaucoup le sous-orbitaire; il est fort m. 13 \>M ML(;il>IDÉS. '•rrli' L't lri's-coiil(»iii'ii('. L'espace ju^^iilaire est moins long que ledianii'lre «le Td'il ; il est linéaire, itres(jiie nul. Liiisest doré. Le diainètre de Tcvil est contenu trois fois et demie à (juatre lois dans la loniiueur de la tète ; il est aussi grand, (juelquelois même plus g^rand que l'espace préorbitaire; il me- sure environ la moitié de l'espace interorbitaire. Le sous-orbi- laire est lortemeiit échancré pour loyer l'extrémité inférieure et postérieure de la lèvre supérieure. Très-voisines l'une de l'autre, les ouvertures de la narine sont séparées par un intervalle plus petit (jue leur diamètre ; l'orilice anléri(>ur est un peu plus rapprocbé de l'orbite que du bout du museau. Les interopercules se toucbent par leur bord libre, qui est presque droit. La première dorsale est plus baule (jue longue; sa bauteur n'est cependant pas grande, car elle fait seulement un peu plus du tiers de la bauteur (hee de la caudale; que du nuiseau. Nous avons examiné un assez grand nombre de spécimens péchés dans la Méditerra- née', venant des côtes de France, d'Algérie, de Sicile, et chez la plupart d'entre eux, nous avons constaté que l'origine de la pre- mière; diirsah; n'est pas plus rapprochée; de la caudale ijue du museau, que; la nageoire occupe la môme position que chez les Muges chélejus de la Manche. La première dorsale prenel nais- MUGE A GROSSES LÈVRES. Î97 sance au-dessus du milieu de la ligne allant du bout du museau à l'insertion de la caudale^ parfois un peu en avant, parfois un peu en arrière. Elle est pins haute que longue. Ses deux pre- mières épines semblent moins fortes que chez le Muge raccourci ; leur longueur est égale, ou peu s'en manque, à la moitié de la hauteur du tronc. L'appendice écailleux n'atteint pas en général le bord postérieur de ta nageoire. La seconde dorsale est plus haute que longue ; elle est à peu près aussi élevée que la première. L'anale est composée de trois épines et de neuf rayons mous. M. Gûnther dit que la pectorale de son Muge septentrional est considérablement plus courte que celle du Muge chélon, que la longueur de la nageoire est à peu près égale à la dislance qui sépare l'orifice nasal postérieur de la fin de l'opercule ; nous avons relevé les proportions sur une quinzaine de Muges chélons venant soit de la Méditerranée, soit de la Manche, chez aucun d'eux nous n'avons trouvé la longueur de la pectorale plus grande que la distance séparant l'orifice postérieur de la narine du bord postérieur de l'opercule, nous avons même remarqué que généralement elle est plus courte. L'écaillé axillaire de la pecto- rale est mousse, courte. D. 4 — 1/8; A. 3/9; G. 16; P. 17; V. I/o. Le dos est gris bleuâtre, ainsi que les côtés, qui sont parcourus longitudinalement par six ou sept bandes d'un l)run parfois jaunâtre ; le ventre est argenté. Les pectorales sont ordinaire- ment jaunâtres avec une tache foncée vers la partie supérieure de leur base. Valenciennes indique sept appendices pyloriques ; j'avoue n'en avoir jamais trouvé que six, et je crois que c'est le nombre normal. Habitat. Ce Muge est commun sur toutes nos côtes, Méditerranée, Océan, Manche. Suivant M. Gûnther, le Muge chélon se trouve dans la Méditerranée, à Madère, aux Canaries; le Muge septentrional'se rencontre sur les côtes anglaises et Scandinaves. Le Muge chélon est très-souvent apporté au mar- ché de Paris, il est envoyé surtout des ports de la Manche. Proportions : long, totale 0,430 ; tronc, haut. 0,08o, épaiss. 0,060. I1I8 .MIGILIDKS. l'ùiii, long. (1,081, liuul. 0,(170. — Œil, diam. 0,01 ;>, esp. proorbit. 0,02o, esp. inlororhil. 0,o:W. — Espace jugulaire, long. 0,OiO, larg. 0.002. <:iiiui;iIo, long. 0,OS3 ; pectorale, long. O.Oo'J; ventrale, long. 0.044. — Ap peridicercailleux de la: première dorsale, long. 0,02,) ; pectorale, long. 0,01 ! ; N.'iilrali". o.ol!t. l.i: MIGK HACCOURCI — MIG/L CURTUS. V\s. lt)8. Syu. : \li (.11. Cl un s (SAor/ (^ry Mitllef . V;irr.. l. Il, ii. 18C. ; Coiicli.. t. III, p. 17 ; (.Bp., Cal., Il" :>I7 ; (iiiiitli., t. III, p. 439. Mcr.E UACcocnci, Mugil curtus, Ciiv. et Valenc, t. \!, p. 7f), pi- 311. N. vulg. : .\ul)Our niugé, Muge noir, Bayonnc. Long. : 0,i>Oà 0.28. An premier ahorti ce jtoissoiî parait un Muge chélon contrc- lait ; il csl tra[)u ; il a \c corps beaucoup plus haut, plus anjtié (pii' celui (les autres espèces. La hauteur sl lrès-visiltl(\ L"es|iace jugu- MU (JE HACCOlîRCl. I^»*^ lainï est linéaire, presque nul ; il est moins long que le diamètre (le l'œil. Fig. 169. Tête vue en dessous. Chez les sujets de grande taille, le diamètre de l'œil est con- tenu environ quatre fois et trois quarts dans la longueur de la tèle; il mesure les deux tiers de l'espace préorbitaire, un peu moins de la moitié de l'espace interorbitaire. L'iris est jaunâtre, teinté de brun à sa grande circonférence. L'œil est pourvu d'une paupière adipeuse, circulaire. Le sous-orbi taire a le bord anté- rieur légèrement échancré, et le bord externe finement dentelé. Les orifices de la narine sont rapprochés l'un de l'autre ; l'ori- fice postérieur est ovale, et plus grand que l'autre. L'opercule est entamé d'une échancrure assez large, au ni- veau de l'insertion de la pectorale. Beaucoup d'écaillés sont pourvues d'un petit canal. Ec, l. long. 38 ou 39; 1. transv. 14. La première dorsale est fort reculée, elle commence sur la se- conde moitié de la longueur totale, caudale non comprise ; le premier aiguillon paraît toujours plus allongé que le deuxième, sa longueur mesure à peu près la moitié de la hauteur du tronc; l'appendice écailleux de la base de la nageoire est bien déve- loppé, il dépasse en arrière la membrane de la dorsale. La se- conde dorsale est plus ou moins rapprochée de la première; 200 .Mr(.ii.ini:s. SCS ravons aiilérii'iirs sont a \)c\nv moins hauts ([ue le premier ai"uillon de l'autre najreoire ; son bord supérieur est Irès-échan- civ; il \ a huit layons mous. L'anale a neuf rayons mous; elle est écliancrée comme la seconde dorsale, à laquelle elle est op- posée à peu près comi)létemenl ; ses rayons antérieurs sont très- allongés; sa base est plus garnie d'écaillés que celle des autres Muges. La pectorale ne présente à l'aisselle ([uun assez court appendice écailleux; elle n'est pas très-longue; sa longueur fait environ le sixième de la longueur totale; son extrémité est plus éloignée; du bout du museau (jue de l'insertion de la caudale. L'aj)pendice écailleux externe de la \eiili'ale a une longueur su|M'rieure a la moitié de la longueur de la nageoire. I). 4 — 1/8; A. 3/0; C. 3/103; P. 17; V. 1/a. Les nageoires ont une teinte brunâtre, excepté les ventrales qui sont pâles. Le dos est d'un brun assez foncé ; les côtés sont gris ou plutôt d'un brun rougeàtre; le ventre est argenté. Habitat. Manche, excessivement rare; un individu pris dans la baie de la Somme, a été envoyé par Bâillon au Muséum de Paris. Océan, golfe de ('■ascogne, très-rare, Arcachon; peu commun, Hayonne, Saint-Jean de Luz; en db73, j'ai trouvé deux spécimens sur le marché de liayonnc. Mon ami A. Lafont m'a dit que ce Muge est commun sur la côte d'Espagne, à Saint- Sébastien. Proportions : long, totale 0,28; tronc, haut. 0,070, épaiss. 0,OiO Télé, long. 0,0(;:i, haut. 0,OoO. — (*:il, diam. 0,014, esp. préorbit. 0,021, esp. interorbit. 0,031. — Espace jugulaire, long. 0,008, larg. 0,001."). Caudale, long. 0,OG;j ; pectorale, long. 0,049 ; ventrale, long. 0,030. — Ap- pendice écailleux de la: première dorsale, long. 0^020 ; pectorale, long. 0,009 ; veniralc, long. 0,010. Les .Muges i)euvoiiL vivre dans les eaux douces et dans les eau\ rorlcmenl saumàlres ; ils se liennent dans les marais salants; ils remontent les lleuvcs, parfois ii une longue distance. Ils s'engagent dans la Loire et ses affluents, la Maine, la Mayenne, la Saillie, le Loir; dans ces rivières, écrit M. de Soland, la jiéche du Muge ra])ilon commence à la mi-mars et finit h la lin d'octobre ; dans la Charente, ijs dépassent Cognac; dans l'.Vdour, ils vont plus haut (pie iJax ; ils s'avancent dans le Ithône au-dessus d'Avignon. Us revi(!niient a la mer dès que les premiers froids se font sentir; mais ce retour dans les eaux salées n'est pas absolument indispensable à leur exis- lence, si l'on en jiigi' d'après le fail suivant rapporté par Duhamel : M. Poivre ATHÉRINIDÉS. 201 ayant mis des Mullets, pris à la mer, dans une rivière d'eau douce et cou- rante, qui traversait son jardin , non-seulement les poissons y ont vécu, mais ils s'y sont multipliés, et y sont devenus plus gros et meilleurs qu'ils n'étaient au sortir de la mer (Duham., Pèch., part. 2, sect. 6, p. 144). Nous n'avons pas à indiquer les différents arts de poche mis en usage pour la capture de ces excellentes espèces. On se sert de la fouane soit le jour, soit la nuit aux flambeaux; à Cette, aux Martigues, j'ai vu des hommes ma- nier cet instrument avec une adresse merveilleuse ; on emploie générale- ment les filets, seines, etc.; dans le Midi (étang de Thau, etc.) on a imaginé des systèmes de filets, disposés d'une façon très-ingénieuse sur des roseaux, et qui pour cela sont appelés cernas; il s'agit avec ces derniers engins, qui sont les meilleurs, d'entourer rapidement la bande que l'on poursuit. La pêche de ces poissons donne des produits fort avantageux dans le bassin d'Arcachon, et surtout dans les étangs salés qui se trouvent près du littoral de la Méditerranée, depuis Marignane jusqu'à Saint-Laurent de la Salanquc, ou de l'étang de Berre à celui de Leucate. La chair des Muges est très-recher- chée. 11 existe, depuis fort longtemps, aux Martigues une industrie dont parle Rondelet; on sale et on sèche les œufs de Muges; cette préparation est vendue sous le nom de Boutargue ou Poutargue; Méry n'oublie pas d'en célébrer le mérite : C'est de Martigues, écrit-il, que sort cette fameuse pou- targue, espèce de caviar provençal, qui peut facilement faire concurrence au véritable caviar moscovite. Famille des Athérinidés, Atherinidœ, Corps allongé, fusiforme, légèrement comprimé, couvert d'écaillés cycloïdes. Vertèbres nombreuses. Tête, aplatie en dessus ; bouche très-protractile, fendue obliquement ; mâchoire supérieure plus courte que la mandibule, n'ayant l'une et l'autre que de fort petites dents ; maxillaire supérieur terminé en pointe à son extré- mité postérieure. Appareil branchial; ouïes largement fendues; six rayons branchio- stèges; pseudobranchies; joue et pièces operculaires écailleuses. Ligne latérale nulle. Nageoires; deux dorsales éloignées l'une de l'autre; la première ayant de six à neuf aiguillons', commençant au-dessus, ou plus souvent en arrière de l'insertion des ventrales; seconde dorsale opposée à l'anale, comptant une épine et dix à douze rayons mous; anale ayant un ou plu- sieurs rayons mous déplus que la seconde dorsale; caudale fourchue; ven- trale composée d'une épine et de cinq rayons mous. Vessie natatoire allongée, se portant souvent, derrière l'anus, dans un canal formé par les vertèbres caudales. — Appendices pyloriques man- quant; estomac simple, membraneux, un peu plus large que l'intestin. Coloration; une liande argentée très-brillante s'étend le long des côtés. -Î&2 ATHÉRIMDÉS. GENRE ATIIÉHINE — JTHEHINJ. Caractères de la famille. \jC genre Athérine comprend cinq espèces : Opercule d'une teinte argentée avec un pointillé noi- râtre. Diamètre de l'œil faisant moins du tiers do la longueur de kl tCte 1. A. HEPSET. lotiers,ouplus,dela I longueurdolatc^to. \ iJtiàîiS.. 2. A. deBoyer. Écailles de la ligne '^ S8à63.. 3. A. prêtre. longitudinale j 13 à 4b.. 4. A. mochon. au nombre de uniforme, sans pointillé noirâtre ;i. A. deRisso. LATllKHliM-: HEPSEÏ ou SAUCLET — .4 77/^/?/iV>i HEPSETUS. Fig. 170. Syn. : Du Melet, Sauclcs, Rondel., liv. VII, r. ix. p. 180. Atheiuna iiEPSETi's, Liiii)., p. 519, sp. 1 ; Blncli, jil. 39.3, fifi- 3; Dclarocho, Ann. Muxihim, t. XIII, p. .3.J7, Mém., p, 71; CBp., Cat., n" r.OC, Vn. Hul., lig. ; Giintli.. t. III, p. .3'.).'$; Cancstr., Fn. liai., p. 115. I)t Sauclet, Duliam., l'èch., part. 2, soct. G, p. I.'>.">, pi. 4. li^- 8. L'ATHi;niNE joel, Atlierina liepsetus, Lacép., t. XII. j). 145 (confus.) ; Hiss , Ichth., p. :{.37, llist. mit., p. 4(i!). Le Salci.et, Atlio7-ina liopsctus, Cuv. et Valcnc , t. X, p. 4",';!, pi. 30".',fîg. 1 ; Guiclicn., Eafil. Ahjév.. p. (Ui. N. vulg. : Melk't, Nice; (^abassoun, Toulon; Saouclet, (^elle ; .loucil. i'ort-Vendros. Long. : 0,10 à 0,12, quelquefois (1,14. Trt'S-cominiiii sur nos cùlcs de la Méditerranée, le Sauclet a le corps .irnuidi. .illungé, avec le prolil du dos pres(|ihî di'oil cl celui du ventre tiii peu convexe. La haiiteiir du Ironc est coin l'rise six lois et deuiie a sept l'ois dans la louizueiir totale. I^'aniis ATHÉHINK HEPSET. 203 s'ouvre au milieu de la longueur totale; sa position semble peu variable. Le nombre des vertèbres est de cinquante-quatre à cin- quante-six. Plus petite, plus effilée que dans les autres espèces, la tête a sa longueur contenue cinq fois à cinq fois et demie dans la lon- gueur totale; elle est écailleuse excepté sur le museau, les mâ- choires, et sur l'espace interorbitaire en arrière duquel les écailles forment une ligne concave, une espèce de fer à cheval. La bouche est au bout du museau ; elle est fendue obliquement; elle s'ouvre seulement jusque sous les narines, cependant elle est grande, car la mandibule peut beaucoup s'abaisser. La mâ- choire supérieure se porte en arrière à l'aplomb du bord anté- rieur de l'orbite ; elle est plus courte que l'inférieure quand la bouche esl fermée, mais elle devient plus longue, lorsque les intermaxillaires, qui ont la branche montante fort développée, sont en protraction. L'apophyse supérieure de l'os dentaire est très-large et très- haute ; elle constitue en quelque sorte la paroi latérale de la bouche, lorsque la mandibule est abaissée. Les mâchoires ne sont pour ainsi dire pas armées, elles ne sont pourvues que de dents excessivement courtes, non visibles à l'œil nu. En général le diamètre de l'œil est compris trois fois et demie dans la longueur de la tête ; il est à peine plus grand que l'es- pace préorbitaire , il est égal à Tespace interorbitaire. La peau qui recouvre le front et l'espace interorbitaire est nue et criblée de pores. Le sous-orbitaire antérieur est très-développé; il gar- nit le côté du museau, et se porte sous l'orbite jusqu'au prolon- gement du diamètre vertical de l'œil. Les ouvertures de la narine sont étroites, arrondies, assez éloignées l'une de l'autre; elles sont en quelque sorte placées a chaque extrémité du tiers moyen de la ligne menée du bout du museau à l'orbite. L'orifice antérieur est assez difficile à voii\ Il y a six rayons branchiostèges. Les pièces operculaires sont assez peu distinctes ; ainsi que la joue, elles sont couvertes d'é- cailles. L'opercule est en forme de trapèze, à bord postérieur 201 ATIIÉRIMDKS. court, sensibltMiicnt arrondi, à bord inférieur très-oblique d'ar- rière en avant, et de haut en bas. Lo sous-opercule est mince, allongé; l'interopercule est allongé, triangulaire. Le préoper- cule a le bord postérieur presque droit, et perpendiculaire au bord inférieur. Les os pharyngiens sont garnis de petites dents coniques, légèrement crochues. Entre l'épaule et la caudale, on compte une soixantaine d'é- cailles.Éc,,l. long. 60; 1. transv., 11 ou 12, et même 14 d'après Valenciennes. Dans les mâles, la première dorsale paraît un peu plus avan- cée que chez les femelles ; elle commence au-dessus du milieu de la longueur des ventrales, un peu avant, ou parfois sur le milieu de la longueur du poisson, caudale non comprise ; elle est courte, plus haute que longue; elle est soutenue par huit ou neuf rayons épineux excessivement grêles. La seconde dorsale compte un petit aiguillon et une douzaine de rayons mous. L'anale est semblable et opposée à la seconde dorsale, La cau- dale est fort échancrée, presque fourchue ; elle a dix-sept grands rayons, plus trois rayons basilaires en dessus comme en dessous; sa longueur est comprise six fois et demie environ dans la lon- gueur totale, parfois un peu moins. La pectorale est insérée sur le tiers moyen de la hauteur du tronc; elle mesure le septième de la longueur totale ; elle est soutenue par une quinzaine de rayons. La ventrale est reculée, elle ne prend naissance qu'a- près ou à peine sous l'extrémité de la pectorale; elle se compose de cinq rayons inous, et d'un aiguillon fort grêle; de chaque côté de sa base est une écaille allongée, pointue. Br. C. — D. Sou 9—1/11 ou 12; A. 1/12 ;C. 2/17/3; P. lUou 10 ; V. l/.i. Le dos est grisâtre, tacheté de points noirs formant un trait régulier à la base de chacune des écailles; les côtés et le ventre sont blanchâtres. Une bande argentée, lisérée de bleu ver- dàtre, s'étend tout le long du corps; elle occupe, sous la pre- mière dorsale, la moitié inférieure de la quatrième rangée d'écaillés, la cinquièuK^ rangée, et la moitié snjtérieuro de la ATHÉRINE DE ROYER. 205 sixième rangée. Chez l'animal vivant le corps est à demi-transpa- rent, excepté au niveau de la bande argentée. La partie supé- rieure des opercules est marquée de points noirs, ainsi que le dessus de la tète. La joue et la partie inférieure des pièces oper- culaires sont d'un blanc argenté. Les nageoires sont d'un gris très-clair ; il y a souvent des points noirs arrondis à la base de la caudale, La vessie natatoire est longue, h parois très-minces. L'estomac est large, oblong. Les œufs sont relativement fort gros. Habitat. Méditerranée, le Sauclet est très-commun de Nice à Port- Vendres. Océan, golfe de Gascogne, assez rare, je l'ai trouvé à Arcachon, au mois de juillet i 869 ; je ne l'ai pas vu au-dessus de la Gironde. Proportions: long, totale 0,110; tronc, haut. 0,010. Tête, long. 0,021, haut. 0,013. — QEil, diam. 0,006, esp. préorbit. 0,0052, esp. interorbit. 0,006. L'ATHÉRINE DE BOYER ou JOËL — ATHERINA BOYERl . Syn. : Du Juoil, Ronde!., liv. VII, c. vrii, p. 179. Du JoL DE Languedoc, Duhani., Pêch., part. 2, sect. 6, p. 155, pi. 4, fig. 6. Atherina hepsetus, Var. 3, Cabasuda, Delaroche, Ann. Muséum, t. XIII, p. 357- 358, Mém., p. 71-72. Athérine de Boyer, Athorina Boyeri, Riss., Ichth., p. 338, Hisi, nat., p. 470; Guichen., Expl. Alger., p. G6. Le Joèl, Atherina Boyeri, Cuv. et Valenc, t. X, p. 432, pi. 303, fig. 2. Atherina Boyehi, CBp., Cat., n° 508, Fn. ital., fig. ; Giinth., t. III, p. 394; Canestr., Fn. Ital., p. 116. ?Boier"s Athérine, Gouch, t. III, p. 4. N. vulg. : Cabasuc, Nice ; Tjol, Cette; Cabot, Port-Vendres. Long. :0,0S à 0,10. Plus trapu que celui du Sauclet, le corps du Joël a sa hauteur comprise cinq fois et demie à six fois dans la longueur totale. Le rachis est composé seulement de quarante-quatre vertèbres, ra- rement de quarante-six. La tète est grosse, large, aplatie en dessus ; sa longueur est contenue quatre fois et demie à quatre fois et trois quarts dans la longueur totale. Le museau est court, obtus. La bouche est moins protractile que dans le Sauclet, La mâchoire supérieure devient verticale quand elle est en protraction ; la mandibule •200 AÏHÉRINIDÉS. est larLa'. Los ili'iils sont trôs-visibles ; elles forment une bande étroite sur les mâchoires, et sur le chevron du vomer. Le maxii- hiire supérieur dépasse en arrière la verticale tangente au bord antérieur de l'orbite. La mâchoire inférieure est creusée de pores beaucoup plus marqués que dans les autres espèces. Ainsi que le fait observer Delaroche, les yeux sont très-grands. Le diamètre de l'œil est compris deux fois et demie dans la lon- jjfueur de la tète ; il est d'un tiers au moins plus grand qua l'cs- ])ace préorbitaire ; il est égal à l'espace interorbilaire ; les pro- portions indiquées par Gùnther sont inexactes ; jamais, dans celle espèce, l'espace préorbitaire n'est égal à l'espace interorbilaire. L'iris est d'un blanc d'argent mat, teinté de jaune et de noir à sa partie supérieure. La l'ente des ouïes semble plus étendue que dans les autres espèces, elle s'avance jusque sous le bord antérieur de l'orbite. Il y a dans la ligne longitudinale 50 à 55 écailles, et 10 ou 1 1 dans la ligne transversale. llelativement les dorsales sont assez rapprochées Tune de l'autre. La première nageoire du dos commence souvent sur la seconde moitié de la longueur totale, caudale non comprise, au- dessus du tiers postérieur des ventrales; elle a sept ou huit rayons. La seconde dorsale s'élève un peu en arrière de l'ori- gine de l'anale ; elle compte une épine et une douzaine de rayons mous. L'anale a seulement un ou deux rayons mous de plus (jue la seconde dorsale. La caudale est moins échancrée que dans le Sauclet; sa longueur est comprise environ cinq fois et demie dans la longueur totale. Les pectorales ont une quinzaine de rayons. I). 7 ou S _ i/i2; A. 1/1:5 ou 14; C. 17; 1>. 14 ou 15; V. i jW. Le dos est gris clair, pointillé d'une façon régulière ; le ventre est gris blanchâtre, ou d'une teinte nacrée. La bande argentée (îst Inil liiillaiilc ; dlr est quelquefois bordée inféricurement par une liLiMc supéricui'c de l'opercule est iiiaiéiun, t, XIII, p. 357-358, Méi7i , p. 7 1-7 '2. Le Mochon, Atherina mochon, Ciiv. ot Valenc, t. X, p. 434, pi. 304, fig. 1 ; Guiclion., Expl. Alger., p. G6. Atherina mochon, CBp., Cat., n" 50D, Fn. ital., fig. ; Canestr., F??. Ifiil., p. 116. Atherina mocho, Gûnth., t. III, p. 306. Long. : 0,06 à 0,08. Delaroche regarde comme une variété de l'Hcpset une Atlié- rine que, dit-il, les pêcheurs d'Iviça pensent être une espèce distincte, à laquelle ils donnent le nom de Mocho ou Mochon. Le corps du Mochon est moins développé que celui de l'Hcpset ; il est couvert de grandes écailles. La hauteur du tronc est com- prise six fois et demie à sept fois dans la longueur totale. D'après Valenciennes, le nombre des vertèbres est de quarante-six, 23+ 23. La tête est assez forte; sa longueur est contenue quatre fois et demie à quatre fois et trois quarts dans la longueur totale. Le museau est assez large. L'ouverture de la bouche est très- oblique. Les mâchoires n'ont que de faibles dents, visibles tou- tefois à l'œil nu. La mâchoire supérieure se porte, en arrière, jusqu'à la perpendiculaire tangente au bord antérieur de l'or- bite. Voici les proportions de l'œil, telles que je les ai relevées sur des animaux rapportés par Delaroche. Le diamètre de l'œil est compris deux fois et demie à deux fois et deux tiers dans la lon- gueur de la tête ; il est d'un tiers ou d'un quart plus grand que l'espace préorbitaire ; il mesure à peine un cinquième de plus que l'espace interorbitaire, et parfois moins encore. Suivant M. Giinther, le diamètre de l'œil est un peu plus grand que l'espace préorbitaire, et beaucoup plus grand que l'espace inter- orbitaire; les proportions indiquées par ce naturaliste ne sont pas exactes. Dans le Mochon les écailles sont plus grandes, et par consé- III. 14 •210 ATHi:iUNIlti:s. qucnt moins nombreuses qiio dans les autres esj)èces. Ec, 1. \ong. in à 4:; : I. transv. 8. La |ii'(Miiit'rc dorsale coniincnco au-dessus du tiers postérieur de la ventrale, vers le milieu de la lonjïueur entière, caudale non comj)rise; elle a sept ou huit rayons. L'anale est complète- ment opposée à la seconde dorsale ; elle a généralement quinze rayons mous ; d'après le prince de Canino, elle est composée de div-luiit rayons; à ce propos, Giinlher prétend, sans preuve il est vrai, (|ue C. Bonaparte a copié la i'ormule des nageoires don- née par Valenciennes, I). 7 ou 8— l/ll ; A. l/lià 17; C. 17; I'. l,!; V. 1 /:i. Ainsi que le fait remarquer Delaroche, la bande argentée semble plus brillante que dans l'Alhérine liepset; elle est étroite; elle se trouve placée sur la quatrième, la cinquième et la sixième rangée d'écaillés, entre la première dorsale et les ventrales, par- fois sur la troisième, la quatrième et la cinquième série d'é- cailles. L'opercule est marqué de points noirs assez nombreux. Habitat. Mcdilcrranôc ; Celle, rare (Dnûmel ? Canestrini signale le Moflioii dans le golfe de (Jènes ; il dil nièiiic qu'il est excessiveiuenl ('oiuniun dans loiitcs les mers qui l)aigncMl les côtes d'ilalic. Proportions: long, totale 0,067; tronc, haut. 0,010. Tète, long. 0,01o, haut. 0,010. — Œil, diam. (i,00l!, esp. préorbit. 0,00 f, esp. inlcrorbit. 0,00o. L'ATHÉIUM-: 1JI-: ItlSSO — A/n/:7iL\A /USSO. Syn. : L'ATiiiiui\E de Risso, Atlierina Ilisso, (iuv. et Valonc, t. X, p. -iSô. Atheiiina Risso, CBp., Cat., 11° 511. Long. : 0,07 à 0,00. Sa forme est celle du Sauclet, dit Valenciennes; elle me paraît cependant nn peu jilus ramassée ; la bailleur du tronc n'est comjuise (|ue eimj l'ois à cinq fois et diMiiie dans la longueur totale. Le nombre des vertèbres est bien dill'érent dans cliacune des deux espèces; il y a seulement quarante-quatre vertèbres dans r.Atliérine de Kisso (CV.), taudis cpi'il y en a eiiupiante- (piatre a ciiKpiante-six dans le Sauelet. si'hyhi:midp:s. 2h La léte est (Uroile ; sa loiiiiiieiir l'ait le cinquième environ de a longueur totale. Le diamètre de Tœil mesure le tiers de la longueur de la tête; 1 est a peine plus grand que l'espace préorbitaire ; il est égal à 'espace interorbi taire. La première dorsale commence sur la première moitié de la ongueur totale, caudale non comprise, à peu près au-dessus, ou à peine en arrière du milieu de la longueur des ventrales ; elle a sept rayons. D. 7 — J/IO; A. i/il ou 12; C. 17; P, 15; V. I/o. La bande argentée est large, fort brillante; elle tranche vive- ment sur la teinte générale, qui est d'un brun un peu rougeâtre sur le dos, plus pâle sous le ventre. L'opercule est d'une couleur argentée uniforme, sans le moindre pointillé noirâtre à la partie supérieure. Habitat. Méditerranée, très-rare, Nice. Proportions : long, totale 0,087 ; tronc, haut. 0,017. Tète, long. 0,018, haut, 0,014. — Œil, diam. 0,006, esp. préorbit. O.OOo, esp. interorbit. 0,006. La délicatesse de leur chair fait partout rechercher les Athérines ; et comme elles se réunissent par bandes plus ou moins nombreuses, elles sont l'objet de pèches faciles, et parfois relativement assez productives. Sur nos bords de la Méditerranée, on prend en toute saison le Sauclet, qui est plus commun que le Joël, et qui, d'après Risse, fraye deux fois par an. 11 y a sur nos côtes de l'Ouest deux époques de l'année où l'Athérine prêtre se montre près du rivage, c'est de février à avril et de la fin de juillet à la fin de septembre. En Normandie, la pêche de ces petits poissons se fait princi- palement dans les avant-ports, à marée montante. Famille des Sphijrénidés, Sphyrsenidœ. Corps allongé, arrondi, couvert d'écaillés cycloïdes, petites et minces. Tête longue ; museau pointu; fente de la bouche à peu près horizontale ; mâchoire supérieure plus courte que la mandibule qui est terminée par un tubercule saillant ; mâchoires et palatins dentés, munis de quelques dents aiguës, tranchantes, plus grandes et plus fortes que les autres; vomer non denté. Appareil branchial ; ouïes largement ouvertes ; pièces operculaires écailleuses ; sept rayons branchioslèges. 212 SPIIVUKMKKS. Nageoires ; (it'u\ tlorsalc?, la première à cinq épines, répondant aux ven Irale^. cloii^nee de la seconde, qui est opposée à l'anale ; caudale l'ourchue ; \enlrale- en ariiére des pectorales, ayant un aiguillon et cinq rayons mous. Vessie natatoire grande, poinlue en ariière, bifurquée en avant. — Appendices pyloriques nonii)reu\. GEMIK SPIIYRÈM: — SPllYH/EAji, Klein. Taraclères de la lamille. U: SPKT m SPIlVriKM': SPKT SPHYRJ^NA SPEl l-ig. 171. Syn. : S;ûpaiva, Arist., trad., Camus, iiv. IX, c. ii, p. ."»42. Si'iiYu.icNA. Sudis. Boll., p. 1GÔ-1C7; Salvian., p. 70, P. 9. Du Spet, Rondcl., lis. VIII, c. i. p. 185; lîonnat., p. 173. Esox sPHVri.ENA, Liim., p. ^Ai), sp. !; Bloch, pi. 389; Brunn., Sfiot. mnr. Ai/riat., p. lOD, 11" 14, Ichth. Mass., p. 78. n" 95. La SpiivniîNE spet, Sphynrna spct, Lacép., t. XII, p. 104 ; Hiss., Icfif/t., p. 33?, Hist. nat., p. 4';i. Le Spet ou Sphykène he la .\Ii';diteriianée, Spliyrœiia vul^aris, Cuv. et Valonc, i. III, p. 327, l\èg. an. M., pi. 18, fig. 1 ; Gulclien., Expl. Alger., p. 37. SphyhvExa spet, CBp., Cat., n" .'>05, Fw. ital., fig. SPHYn.i:Ni vuLGAiiis, Giiiith., t. II, p. 334 ; Caiiestr. , Fn. Ital., p. 117. N. vulg. : i.ussi, Nice; Espel, Poisson-cheville, Marseille; Spet, Langue- doc; Mroulchel de mar, Celle; Peix escomcr, Pyrénées-Orientales. Long. : 0,30 à 0,40 cl parfois 1,00. Ses l'onnes (''lancées et sa bniichc l>ien armée ont fait eoni- jiarer la Spliviène au Brochet de rivière, et lui ont valu les noms (le Liissi, de Brochet de mer. Le corps est couvert de pe- tites écailles cycloïdes ; il est légèrement arrondi ; il est allongé; la longueur fait neuf à dix fois la hauteur. Le nomhre des \er- lébrrs esl de vitigl-(|ualre (CV.). I*rise a partir du IhuiI delà mâchoire supérieure, la lougiuMir de la Irlc es| conleuuc Irois lois el deuiie a (piaire lois dans la longueur lolale. La région supérieure du (làucesl aplatie, éeail- SlMIYHtNE SPET. 213 leiise. Le nuiseau est allongé, étroit, conique. La l'ente de la bouche est à peu près horizontale, elle ne s'étend pas jusqu'au tiers postérieur de l'espace préorbitaire. La mâchoire supérieure a le bout tronqué. La mandibule dépasse la mâchoire supérieure d'une longueur égale au tiers ou parfois à la moitié du diamètre de l'œil; elle est terminée par un tubercule qui est élastique, pointu, et relevé de façon à continuer la ligne du profil supé- rieur de la tête, quand la bouche est fermée. Les intermaxillaires sont armés, en avant, chacun de deux longues dents comprimées, tranchantes, aiguës, légèrement crochues ; latéralement ils ont une seule rangée de dents courtes et fines. Les palatins portent l'un et l'autre, en avant, trois ou quatre dents longues, pointues et tranchantes, à la suite desquelles vient une série de fort petites dents. A la mandibule, en arrière du tubercule terminal, il y a parfois deux longues dents pointues, inclinées en arrière; mais le plus souvent il n^existe qu'une seule dent; elle corres- pond aux longues dents de la mâchoire supérieure ; chez quel- ques individus, elle reste en avant, placée dans l'espèce d'en- coche qui sépare l'une de l'autre l'extrémité des deux mâchoires. Le vomer ne présente aucune trace de dents. L'iris est d'un jaune très-pàle, argenté. Le diamètre de l'œil varie suivant la taille des animaux; il est compris six à sept fois dans la longueur de la tête; il mesure le tiers, ou un peu plus, de l'espace préorbitaire ; il est à peu près aussi grand que l'es- pace interorbitaire. Les orifices de la narine sont rapprochés l'un de l'autre, et placés à une petite distance de l'orbite. Il n'existe pas de dentelures, ni d'épines sur les pièces opercu- laires, qui sont couvertes d'écaillés, ainsi qu'une grande partie de la joue. Les ouïes sont largement fendues. La membrane bran- chiostège est soutenue par sept rayons. La ligne latérale est bien marquée, légèrement saillante; elle est droite, à peine plus rapprochée du profil supérieur que du profil inférieur; ses écailles sont un peu plus fortes que les au- tres. Ec, 1. long. 150 environ ; 1. transv. 25 environ. ■211 sphyhi:mdés. La première dorsale commence au-dessus des ventrales, vers la lin de la première moitié de la longueur entière, caudale non comprise ; elle est triangulaire, courte, aussi haute que longue; elle est soutenue par cinq épines assez grêles. La seconde dor- sale est éloignée de la première; elle est placée au-dessus et un peu en avant de l'anale, à laquelle elle ressemble par la forme et la comiiosition ; ces nageoires onl (•Jiaciiiic un aiguillon et neuf rayons mous, dont le premier est si m pie mais articulé. Le tronçon de la queue mesure le sixième ou le seplième de la longueur totale. La caudale est fourchue; elle est à peu près de même longueur que le tronçon de la queue ; elle compte dix-sept rayons. Les pectorales sont courtes; leur longueur est contenue onze à douze fois dans la longueur totale ; leurs rayons sont au nombre de treize. Les ventrales sont encore un peu })lus courtes que les pectorales, dont elles sont éloignées ; elles sont libres, rappro- chées l'une de l'autre ; elles ont une épine et cinq rayons mous, qui sont à peu près égaux. Br. 7. — D. o — 1/9; C. 17; P. 13; V. 1/5. Les dorsales et la caudale ont une teinte brunâtre; l'anale et les nageoires paires sont d'un gris plus ou moins clair. La région supérieure du corps jusqu'à la ligne latérale est d'un brun ver- dàtre; la région inférieure est d'un blanc argenté. Les jeunes animaux, comme le font observer Cuvier et Valenciennes, ont des niMibrures brunâtres sur le dos et sur les côtés. Habitat. Méditerranée, assez rare, Nice, Cette. Les proportions que je vais iiKJiqiiei' ont été relevées sur une des Sphyrènes qui nTonl été envoyées de Celle. Proportions : long, totale (prise à la mâchoire supérieure) 0,3i)8; tronc, haut. 0,1)37, epuiss. 0,02o. Tôle, long. (màch. super.) 0,090, haut. 0,034. — Œil, diam. 0,0i;;, esp. préorbit. inàch. super. O.Oi-O, màch. inl'ér. 0,046, esp. iuterorbil. 0,01.;.— .Mâchoire sui)érieure, long. 0,033. Caudale, long. 0,032; pectorale, long. 0,031; ventrale, long. 0,02.;. Les Sphyrènes, ainsi que l'avait remarque Arislote, vont en troupes plus ou moins n(»mhr(Mises; elles attaquent avec violence les poissons qu'elles ronrontrpiit. suriniii les bandes dWnchois, do Sardines, les Cadcs de petite MALACOPTÉRYGIENS. 21o dimension. A défaut de poissons elles dévorent des mollusques et des zoo- phytes. On prétend parfois que la Hécune de la Martinique, espèce probable- ment identique à la Sphyrene d'Europe, devient vénéneuse quand elle s'est nourrie de Méduses. Sur nos côtes, je ne pense pas qu'il y ait jamais eu d'accidents causés par l'usage de la chair du Spet. Celte chair est blanche; elle est de goût délicat suivant les uns, de qualité médiocre suivant les autres; elle n'est généralement pas très-recherchée. Sous-Ordre des Malacoptérygiens, Malacopterygii. Nageoires; dorsale et anale sans véritables aiguillons; ventrales n'ayant pas de rayon épineux, pouvant manquer. Vessie natatoire nulle, ou plus ou moins développée, et tantôt pourvue, tantôt privée de conduit pneumatophore. Le sous-ordre des Malacoptérygiens est composé de trois tribus, caractérisées d'après l'absence ou la présence et la posi- tion des ventrales. manquant 1. Psecdapodes. Ventrales ,^ / g,^ avant ou au-dessous des pec- \ torales 2. Subrachiens. placées ; f en arrière des pectorales 3. Audominaux. TRIBU DES MALACOPTÉRYGIENS PSEUDAPODES, MALACOPTERYGII PSEUDAPODES. Cette tribu comprend deux familles : / libre 1 . Ammodytidés. Caudale l ' unie aux nageoires impaires 2. Ophidhdés, Famille des Ammodytidés^ Ammodytidœ. Corps allongé, à peu près cylindrique; peau tantôt couverte de très- petites écailles rangées par séries obliques, tantôt paraissant plus ou moins nue; anus reculé. Tête longue, conique; bouche grande; mâchoires non dentées; mâ- choire supérieure plus courte que la mandibule, qui est terminée en pointe. Narines à deux orifices. Appareil branchial ; fente des ouïes très-grande ; quatre paires de 216 AAIMOUVTIDES. lamelles respiratoires ; sept rayons branchiostègcs ; pseudobranchies; oper- cules allongés, développes, plus ou moins striés. Ligne latérale placée très-haut, près de la base de la dorsale. Nageoires; dorsale fort longue, composée ainsi que l'anale de rayons articulés, simples, non branchus, pouvant se loger dans un sillon ; caudale libre, lourchue; pectorales assez peu développées. Vessie natatoire mille. — Appendice pylorique unique. GE>RE AMMODYTE — AMMODYTES, Arted. Caractères de la famille. Le genre Auiinodyle coinprond trois espèces : / non protractile 1. A. lançon. Mâchoire \ supérieure * ( couverte d'écaillés disposées / protractile; J en séries obliques 2. A. éqcille. ^ peau J ' nue, ou peu écailleuse 3. A. cicerelle. Kn raison de l'habitude qu'ils ont de se tenir dans le sable, ces animaux sont appelés par les Anglais Sand Ecls {Sandtlz An;jlorum, Salvian., Gesner), dénomination que (iesner a traduite par celle d'Aiitiiiodytis. Sur nos eûtes de rOuesf, il y a deux espèces auxquelles on donne les noms d'Kquille, de Lançon, d'Anguille de sable, et parfois môme celui d'Appât de vase. Ces deux espèces, qui se trouvent aussi dans la mer du Nord, dans la Baltique, ont été confondues pendant longtemps, bien que Linné ait écrit: « Il me semlile qu'il existe en Suède deux espèces distinctes, comme en Angleterre Hay l'a jadis soupçonné ». Klein admet les deux espèces, mais à tort suivant nioch, qui n'en reconnaît qu'une seule. Le docteur Lesauvage de Caen a su le premier nettement indiquer les caractères qui distinguent l'Equille du Lançon ; en 1824, il envoya à H. Cloquct une note, qui est insérée dans le Bulletin des scioiccs par la Sociélé phdomutiquc de Vnvis^ 1824, p. 140. Nous donnons séparément la synonymie qui ne peut être rapportée d'une façon précise soit à l'Kquille, soit au Lançon. Syn. : Di: IMsce Sandilz dicto, Salvian., p. 70, b, P. 10. Dk Ammouvte pisce, Anglico Sandilz, Gesner, p. 1260. Amsioiivte.s Gesneiu, Willugh., p. 113, pi. G. 8, fig. 1. Ammodvtes TOBiANis, Lïnn., p. 430, sp. 1; Blocli [Lançon), pi. 75, fig. 2 ; Cuv., liofj , tin. 1817, 1. 11, p. 240. L'AiMAT DK VASE, Amiiiodytos tobianus, Donnât., j). 39, pi. 2G, lig. 88. I.'.Ammcii.^te APPAT, Aminodyips allicioiis, Lacép., t. \II. p. 130. AMMODYTE LANÇON- 217 L'AMxMODYTE LANÇON — AMMODYTE S LANCEOLXTUS. Syn. : Enchelyopus, Klein, Historiœ Piscium natwalis Missus, IV, p. 5G, n" 7, pi. 12, fig. 10. AMMODYTE LANÇON, Ammodytcs lanceolatus, Lefia.uyagc, Note sur mie espèce 7iouvelle du genre Ammoth/te, dans Ballet, se. Société philom. Paris, 1824, p. 140-lU. Le Lançon, Ammodytes tobianus, Cuv., Règ. an. ilL, p. 328, pi. IIO, fig. 2. Ammodytes TOBiANUs, JenyHS, Ma7i. Bnt. verteb. Anim., p. 482; CBp., Cat., n» 339. Ammodytes lanceolatus, Giinth., t. IV, p. 384. The Sand-Eel, Yarr.,t. I, p. 89. Lauger Launce, Couch, t. III, p. liO- Long. : (»,I5àO,30. Ainsi que le fait remarquer le D' Lesauvage, le Lançon a le corps plus long et plus grêle que l'Equille. La hauteur du tronc est contenue treize fois et demie à dix-sept fois dans la longueur totale. Les écailles sont excessivement petites, elles forment un nombre de séries plus considérable que chez l'Equille. Mesurée, comme toujours, de l'extrémité de la mâchoire su- périeure à la fin du battant operculaire, la longueur de la tête est comprise cinq fois à cinq fois et demie dans la longueur totale. La mâchoire supérieure n'est pas proiractile; la branche montante de l'intermaxillaire est très-courte. Lorsque la bouche s'ouvre largement, la mâchoire supérieure bascule sur le vomer, relève le bout du museau, qui, devenant vertical, se trouve placé dans le même plan perpendiculaire que les intermaxil- laires. La pointe de la mandibule est fort allongée. Sur le devant du vomer sont insérées deux dents crochues, à pointe tournée en arrière; parfois elles semblent unies par la base. L'œil est petit; son diamètre ne mesure guère que le septième de la longueur de la tête. Il y a de la ceinture scapulaire à la base de la caudale 105 à 180 séries d'écaillés. La dorsale commence au-dessus ou un peu en arrière de la pointe de la pectorale. La nageoire thoracique paraît un peu plus courte chez le Lançon que chez l'Equille. D. b5 à 61 ; A. 2'.» à 3.S ; C. 1?) ii 17 ; P. 13 à lli. •>IH A.MMODYTIDÉS. D'après Lesaiivagc, le Lançon a le dos verdàtre ; il nianciue de la tache cuivreuse, irrégulière, que l'on rencontre assez cons- taininciit près do l'anus de l'Equille. Habitat. Manche, rare et même très-rare, le Havre (Lennier); Caeii ; Cherbourg (Jouau) ; Agon, prés Coutaiices (deux spécimens donnés au Muséun) par Valenciennes). Océan, selon M. I.emarié, il est très-comniun aux Sables-d'Oloiine, malheureusement l'auteur indique comme seul carac- tère spécifique celui qui est tiré du point d'origine de la dorsale; Arcachon (A. Lal'ont). Proportions : long, totale 0,192; tronc, haut. 0,011-, épaiss. 0,008. TcM(',long. à partir: du museau 0,03G, de la mâchoire inférieure 0,040; haut. 0,012. — (fiil, diani. 0,005, csp. préorbit. 0,012. — Mâchoire supé- rieure, long. 0,012. Caudale, long. 0,016 ; pectorale, long. 0,013. — Distance du bout du mu- seau à : l'origine de la dorsale 0,049 ; la fin de la pectorale 0,048. L'AMiMODYTE ÉQUILLE — AMMODYTES TOBIAISUS. Fig. 172. Syn. : Enchelyopus, Klein, Hist. Pisc. Jiat. Miss., IV, p. 55. n» G, pi. 13, fig. 8-î). Ammodytes, Arted., Walb., Spec. Piscium. pars V, p. 5.'>. Ammouytes todianus, Animodyte-appàt, Équille, Losauv., Bull. se. Soc. philoni. Paris, 1824, p. lil. L'Equille, Ammodytes lancea, Cu\., Règ. an. ilL. p. ."Î^S. L'Equille commune, Ammodytes tobianus, Cuv. et Valcnc , Heg. on. ill., pi. 110, H- 2. Ammodytes lancea, CBp., Cat., n° 340. Ammodytes tobianus, Gûnth., t. IV, p. 385. The Sand-Launce, Yarr., t. I, p. 94. Lesseii Launce, Couch, t. III, p. 137. La figure donnée par Valenciennes dans l'atlas du Régne animal, repré- sente plub'il riMpiilIe que le Lançon ; il y a confusion dans la synonymie. N. vulg. : AllaiKon, Sables-d'Olonne ; Traouque-sable, Arcachon. Long. : 0,12 à 0,20. C'est a ri'](|uille évidemment ([ue doit être rapportée la des- cription de. l'Aminodyle faite jiar Artedi. En général, le corps de ri](piill(' est plus ramassé que celui du Lançon; la hauteur AMMODYTE CI C ERE L LE. 2d9 du tronc est contenue douze n treize l'ois dans la longueur totale. La peau est couverte d'écaillés disposées en séries obliques, moins nombreuses que chez le Lançon. D'après Artedi^ il y a soixante-trois vertèbres. La lonfjueur de la tête est comprise cinq fois à cinq fois et demie dans la longueur totale. La màclioire supérieure jouit d'une grande protractililé; elle s'abaisse lorsqu'elle se porte en avant; les intermaxillaires ont leur branche montante fort longue. Le vomer n'est pas denté; chez certains individus, l'extrémité interne du maxillaire supérieur est développée, rap- prochée de celle du côté opposé, et semble, avec elle^ former une espèce d'éminence bidentée sur le devant du vomer. On compte de l'épaule à la caudale cent quatorze à cent trente séries d'écaillés. Presque toujours la dorsale commence avant la fin de la pec- torale ; chez un sujet de grande taille, j'ai constaté que le pre- mier rayon de la nageoire du dos était placé juste au-dessus de la pointe de la pectorale. D. oi à 60 ; A. 26 à 30; C. lo ; P. 12. Le dos est bleu verdàtre; les flancs portent une large bande nacrée; il y a souvent près de l'anus une tache cuivreuse, ainsi que le fait observer Lesauvage. Habitat. Ce poisson est très-commun sur les plages de la Manche; il est commun sur les côtes de l'Océan, au moins jusqu'à l'embouchure de la Gironde; il paraît moins commun dans le golfe de Gascogne. Proportions : long, totale 0,182 ; tronc, haut. 0,013, épaiss. 0,013. Tète, long, à partir: du museau 0,03o, de la mâchoire inférieure 0,037 ; haut. 0,015. —Œil, diam. 0,00o, esp. préorbit. 0,0H, esp. interorbit. 0,006. — Mâchoire supérieure, long. 0,010. Caudale, long. 0,018; pectorale, long. 0,016. — Distance du l)out du mu- seau à : l'origine de la dorsale 0,049 ; la fin de la pectorale 0,050. L'AMMODYTE GIGERELLE — AMMODYTE S CICERELLUS. Syn. : Cicuiellus Messamexsis, P. Boccono, Recherches et observations naturelles, Amsterdam, 1674, p. 294, fig. pi. p. 287. Ammodytes CICERELLUS, Rafiiî , Carat., p. 21, sp. 52, pi. 9, fig. 4, hid. itt. sicil., p. .-{S, n" 28.3. 220 A.M.MODYTIDKS. Amuodyte ai'i-at, Ammodyics tobianus, Riss., fchtit.. j). 9.'). Amjiokytes ABOKNTEts, Amiiioclyte argenté, I\iss., Hist. nat., p. 209. AiiMor)YTBS SiciLLS, Swaiiisoii. Zoolo'jic. lUii.ttrations, t. 1, pi. G3, Tveal. Geoijr. Clasx. A'>i»i., p. 39; CBp., Cnt , n"34l ; Guiith.. t. IV, p. 386. Ammouytes tobiaxls, Costa, Fn. Napol., pi. 51; Caiiestr., Fn. Ital., p. 191. N. vulg. : Lussi, Mce. Long. : 0,10 à 0,lb. Hafinesque, dont les travaux ne sont pas toujours apprrfit'S autant qu'ils le mérilcnl, a iicltcniciil (liMnonlir (\y\c l'Ainmo- (Ivto vivant sur les côtes d'Italie est une espèce parfaitement dillrreiite de VA?mno(b/tos tobianus. Le CiccRclle a le corps lisse. La hauteur du tronc est contenue treize à seize l'ois dans la longueur totale. La peau n'est pas marquée de plis obliques ; chez beaucoup de spécimens, elle paraît avoir des écailles seu- lement vers le tronçon de la queue; chez d'autres, elle semble en manquer d'une façon absolue ; mais si l'on examine attenti- vement les animaux, on distingue, çà et là, des plaques légère- ment saillantes; en dégageant avec précaution l'épiderme qui les recouvre, on met à nu une certaine quantité d'écaillés. Il est probable que ces écailles deviennent caduques après avoir ac([iiis leur développement; il s'en trouve qui sont à peine vi- sibles, d'autres au contraire ont un ou deux millimètres de lar- geur. La longueur de la tête est comprise quatre fois et deux tiers à ciiKi lois et trois quarts dans la longueur totale. La mâchoire supérieure est protractile ; son extrémité postérieure arrive, ou peu s'en manque, sous le bord antérieur de l'orbite. Le vomer n'est pas denté. (jéneralement la dorsale commence a))rès la lin de la pecto- rale. 1). :j3 à .iit; A. 28 à 30 ; C. 1/19/i ; P. I i. Le d(is ot bliMiàtic ; uni! large bande argentée, fort In'illantc, s'étend sur tniil le côté : une tache Itlcne se montre frt'qncinnKMit siii- la partie supérieure du crâne. Ainsi que le fait observer |{.illne-<(pn'. il n'\ a p;is r|r l.iche foncée |>rès de l'anus. PII II) 11 DÉS. 221 Habitat. Mcdilerranéi', assez rare, Nice. Swaiiisoii prélend que VAm- modytes Siciilus est une espèce locale, qu'à cerlaiiies époques de l'année ce poisson est assez abondant pour fournir une large part à la nourriture des habitants de Messine. L'espèce n'est pas aussi localisée que le suppose Swainson ; Bocconedit que le Cicirellus Messaniensis se prend en plus grande quanlité au\ mois de février, mars, avril, qu'il se pèche par toutes les mers de Sicile et de Naples, où arrive le flux et le reflux du Phare de Messine. Rafinesque écrit également que VAmmodytes cicerellus se trouve à Naples. Enfin Canestrini rapporte que son Ammodytes tobianus se rencontre dans toutes les mers d'Italie. Nous avons comparé des spécimens de Nice avec des Cicerelles venant soit de Sicile, soit de Naples, nous n'avons pu voir aucune différence entre les uns et les autres. Il est fâcheux que Swainson, au lieu de conserver les anciennes dénominations spécifiques, ait cru devoir, pour indiquer, suivant lui, l'habitat de ce poisson, introduire dans la science un nouveau nom, qui ne représente rien d'exact. Proportions : long, totale 0,139; tronc, haut. 0,009, épaiss. 0,008. Tète, long, à partir: du museau 0,025, de la mâchoire inférieure 0,026; iuuit. 0,009. — Œil, diam. 0,004, esp. préorbit. 0,008, esp. interorbit. 0,003. — Mâchoire supérieure, long. 0,008. Caudale, long. 0,0H ; pectorale, long. 0,010. — Distance du bout du mu- seau à ; l'origine de la dorsale 0,039 ; la fin de la pectorale 0,033. Suivant Risso, Canestrini, la chair de l'Anmiodvte de lu Méditerranée a fort peu de goût, elle est peu recherchée. Cependant Boccone, dans sa lettre à L. Bellini, lui disait à propos du Cicirello : « Si j'avais la commodité de vous on envoyer, vous goûteriez de ce poisson, le plus délicat qui soit autour de la Sicile, » Sur nos côtes de la Manche, les Équilles sont regardées, et ajuste titre, comme d'excellents poissons; on les prend à marée basse, en soule- vant le sable avec des bêches, des pelles, des crochets ; dans le Calvados, à Arromanches,etc., on emploie une espèce de pioche, emmanchée d'un long bâton, appelée charrue, avec laquelle le chercheur creuse de longs sillons dans la grève. Famille des Ophidiidés, Ophidiidœ. Corps allongé, comprimé. Tête petite ; museau court ; dents sur les mâchoires, le vomer. Appareil branchial; fente des ouïes grande; sept rayons branchios- tèges; arcs branchiaux portant chacun une double série de lamelles respi- ratoires. Nageoires ; dorsale très-longue ; nageoires impaires réunies, à rayons articulés, non branchus. Vessie natatoire manquant de conduit pneumatophore, maintenue par des apophyses vertébrales. 222 OPHIDIIDKS. (Ipfic r.unillc est composai; de deux },^eniTS : / (]nnlrt' I. Oi'HiDiF. Harliilldiis sous lu gorge ' ' iii;m(|u;iiil "J. I"'ii-;h.\sfer. GEMU: OIMIIDIE, OU I)0>'ZI:lle — OPIIIDILM, Arted. Corps compriiin', ensiforinc, couvert de pcliles écailles cycloïdes ; anus placé bien en arrière des pectorales. Tête petite; dents sur les mâchoires, le vomer et les palatins; sous la gorge, quatre barinllons disposés par paires, et insérés sur une protubérance. Ligne latérale rapprocliée du profil supérieur du corps. Les itariùllons représentent les ventrales, qui ont éprouvé un léger chan- gement dans leur position, ainsi que l'a parfaitement indiqué le D'' Jobert (V. Jobert, Etudes sur les oi^ganea dutoucher, dans Ann. se. iiatiir., 1872, t. Itt, p. 95). Les os du bassin, il est facile de le voir au moyen de la dissection, conservent leurs rapports avec la ceinture scapulaire, ou plutôt avec le co- racoïdien; chacun d'eux montre une facette articulaire, sur laquelle vient se mouvoir la base de la ventrale ou du faux barl)illon. La vessie natatoire des Ophidies affecte une disposition des plus extraor- dinaires. C'est un appareil très-compliqué II est pourvu d'un squelette fort singulier, et d'un certain nombre de muscles; il présente, dans sa struc- ture et dans sa forme, les inodilications les plus prononcées non-seulement suivant les espèces, mais encore suivant 1 âge et le sexe des animaux; pour s'en convaincre, il suffit de consulter les travaux des différents auteurs que nous nous bornons à citer: Willugh. , Tïis^ Piscinm, p. 113; A. Broussonel, Phil. Tnaisad. London, 1781, t. 71, p. ilt5-4i-7, pi. 23, fig. i-, 0; Deliiroche, Atin. Muséum, 1809, t. 14, 275-278; J. Millier, Abhand. Akad. Wissen. Berlin, 1843 (1845), p. 15l-l5->, p. 1 OS, pi. 4, fig. 1-3,5; Costa, F». .\«/-o/., pi. 20"' A-B. Malgré les recherches auxquelles ont pu se livrer de savants naturalistes, l'examen que nous avons fait de la vessie natatoire chez plu- sieurs Ophidies, nous donne à penser que l'élude de cet organe est loin d'ôlre achevée. Des observations nouvelles sont nécessaires pour compléter les connaissances acquises sur un sujet qui est aussi intéressant pour l'a- natomiste (jue j)Our le physiologiste. I^e genre Opliidie csl l'oniU! de deux espèces : ,, ;' nu, barbillons très inéïaux i . O. ii.vHiii-. Ks|iare ( poslorbilaire I . ,, , , .,, , , ,. , •'caillciix, h.ii'hillnns a pi'u près égaux. .. . 2. (t. \.\ssai,i. UIMIIDIK I5AUBL. 223 L'OPHIDIE BARBU — OnillDIlIM liMiBATUM. Fig. 173. Syn. : Grillus vulgaris, AsellL species, Bell., p. 1.3'2-133. De la Donzelle, Rondcl., liv. XIII, c. ii, p. 310. Ophidium babbatum, Linii., p. 431, sp. 1 ; Brunn., IrMh. Mass., p. 15, n" ^.S ; Brous - sonet, Pln'osoph. Trnnsact. London, 1781, t. LXXl, p. 439, pi. 2:i; Bloch,pl. 159, fig. 1 ; Rosenthal, Ichthyol. 'Taf., pi. 22, flg. 7 ; Agass., Voiss. foss., t. V, part. 2*, p. 131, pi. H, fig. 1; J. Mûller, Abhand. Akad. Berlin, 1843 (1845), p. 151, pi. 4, fig. 1 (vessie nat.) ; CBp., Cat., n° 34G ; Costa, Fn. NnpoL, Var. a, O. acutirostre, pi. 20'"A, fig. G, pi. 20'" B, fig. 1; Kaup, Apodnl Fish, p. 155; Guntli., t. IV, p. 377 ; Jobert, Ann. se. nat., 1872, t. XVI, p. 95, pi. 8, fig. 66, 68-72 ; Canestr., Fn. Ital., p. 191». La Barbue, Ophidium barbatum, Bonnat., p. 40, pi. 26, fig. 89. L'Ophidie barbu, Ophidium barbatum, Lacép., t. VII, p. 135; Riss., Ichth., p. 9G. Hist. nat., p. 211. La Donzelle commune, Ophidium barbatum, Cuv., Règ. an. Ht., p. 32G; Guichen., Expl. Alger., p. 1 15. ?Ophidii:m Rochii, J. Miill., Abhand. Akad. Berlin, 1843, p. 152, pi. 4, fig. 2. The bearded Ophidium, Yarr., t. I, p. 76; Couch, t. III, p. 131. N. vulg. : Gulegneiris, Nice ; Donzèla, Doumaïzella, Celte. L-ong. : 0,13 à 0,2o, quelquefois 0,030. C'est avec raison que Béloii regardait la Donzelle comme une espèce de Gade. Chez ce poisson la hauteur du tronc est conte- nue sept à neuf fois dans la longueur totale. La tête est complètement nue ; elle est moins élevée que la ligne du dos, ce qui donne au poisson nu aspect légèrement bossu; sa longueur est comprise cinq fois et un tiers à cinq fois et trois quarts dans la longueur totale. L'ethmoïde est surmonté d'une crête triangulaire, qui se termine par une espèce de cro- chet à pointe mousse , dirigée en avant. Le museau est plus pointu et plus avancé que dans l'autre espèce. Les mâchoires portent une bande large de dents à peu près égales, fort aig^uës. La mâchoire supérieure n'arrive pas en arrière à l'aplomb du bord postérieur de l'orbite. Les barbillons sont blanchâtres ; ils •224 Ul'IlIDIiDÉS. sont tivs-inriraMx ; les barbillons antérieurs sont ilim tiers en- \iioii plus foiiris (jne les postérieurs. Chez le Barbu, l'espace poslorbitaire est nu. Le diamètre de l'œil mesure à peu près le quart de la longueur de la tète. Les orifices de la narine sont éloignés Tun de l'autre. L'ou- verture antérieure est fort étroite; l'ouverture postérieure est plus rapprochée de l'orbite que de la pointe du museau. La moitié inférieure du premier arc branchial porte, sur le bord externe, du côté opposé aux lamelles respiratoires, cinq ou six tubercules ou a|)pendi(.'es dentieulés. Ordinairement la dorsale commence en arrière de la termi- naison de la pectorale. La pointe des rayons de la pectorale, retournée en avant, n'atteint pas l'extrémité postérieure de la mâchoire supérieure. D. 135 à 140; A. 120; 1>. 20. Les nageoires impaires sont bordées de noir. Tout le corps est pointillé de noir; le dos est couleur chair, les flancs sont argentés. Habitat. Mcflitorrancc, commun, Nice ; assezcommun, Cette. Océan? Proportions: long, totale 0,22o ; tronc, haut. 0,032, épaiss. 0,021. Tôte, long. 0,042, haut. 0,031. — Œil, diain. 0,010, esp. préorbit. 0,0(i9, esp. interorbit. 0,007. — Mâchoire supérieure, long. 0,020. Pectorale, long. 0,020. — Barbillons, long. : antérieur 0,014, posté- rieur 0,022. L'OPHIDIE DE VASSALI — OPH IDIU VASSALl. Syn. : Opmidie de Vassali, Opliidiuin Vassali, Riss., Ichlh., p. !)7, pi ô, iiR. 1?, liist. nat., p. 212. La Donzelle duune, Ophidium Vassali, Guv., Ri';/, an. ilL, p. 320; Guidion., Expl. Alf/ér., p. 115. Opiiidiim Vassali, J. Millier, Abhniul. AIukI. Bn-lin, 184.'î-l84i, p. i:)2, pi. 4. fip;. .'» (vessie natatoire); (;Bp.. Cat., n°3i."); Kaiip, Apod. l'ish, p. l;')j; (;iiiitli., t. IV, p. 378; Canestr., Fn. ItaL, p. 190. Orini.HM HiKiissoNKTi, J. Miiller, Ahhand. Aka;iis en avant ; sa hauteur mesure environ le quart de la lon- gueur totale. La peau est couverte de très-petites écailles. L'anus est placé sous les premiers rayons de la deuxième dorsale. La longueur de la tète, qui l'emporte sur la hauteur, est com- prise trois fois et demie à quatre fois et quart dans la longueur totale. Le museau est obtus; la bouche grande. La mâchoire supérieure est plus longue que la mandibule; elles sont armées l'une et l'autre de dents en fortes cardes. Le barbillon est de longueur assez variable, tantôt plus long, tantôt plus court que le diamètre de l'œil. Relativement les yeux sont assez petits chez les sujets très- développés. L'iris est d'un jaune argenté, avec une teinte légè- rement rougeâtre à la partie supérieure. Le diamètre de l'œil est contenu six à. sept fois dans la longueur de la tète; il fait près de la moitié de l'espace préorbitaire. La ligne latérale décrit en avant une courbe très-allongée, se terminant sous la deuxième dorsale, puis elle se continue directe- mont jusqu'au milieu de la base de la caudale. La première dorsale est plus haute et moins longue que les suivantes. Les anales sont bien séparées l'une de l'autre. La ha II leur et la longueur du tronçon de la queue sont à peu près égales. La caudale est carrée ou à peine échancrée; elle est large et forte. La pectorale compte seize à dix-neuf rayons. D. 13 a i;j — 17 à !'.) — 18 à 21 ; A. 17 à 19 — 10 ou 17 ; C. 7/28/7; P. 10 à 19; V. 0. Ordinairement les dorsales et la caudale sont d'un gris jau- nâtre devenant brunâtre vers leur bord. Les anales sont d'un blanc jioiiilillc de l)riin ; leur bord libre est brunâtre. Les pec- toialcs sont tliiii gris jauiiàlre. Les ventrales sont blanchâtres, GADE ÉGLEFIN. 237 avec un pointillé brun. La teinte générale est verdàtre, ou d'un gris olive avec de nombreuses taches jaunâtres ou brunes sur le dos et sur les côtés. Habitat. Manche, assez commun. Océan, rare, côtes de Bretagne; très- rare, côtes du l^oitou; excessivement rare, golfe de Gascogne. Proportions : long, totale 0,570; tronc, haut. 0,140, épais. 0,000. Tète, long 0,142, haut. 0,110. — Œil, diam. 0,024, esp. préorbit. 0,0b0, •esp. interorbit. 0,034. — Mâchoire supérieure, long. 0,0o0. — Barbillon, long. 0,02o. Caudale, long. 0,092 ; pectorale, long. 0,078; ventrale, long. 0,070. — Dis- tance du museau à: la première dorsale 0,172; l'anus 0,2o2. — Base de la première dorsale, long. 0,074. LE GADE ÉGLEFIN — GADUS JEGLEFllSUS. Syn. : ^glefinus, teHia Asellonim specie^', Bell., p. 12G-127. De l'Egrefin, Rondel., liv. X, c. x, p. 219. Onos, sive Asinus Antiquorum, Willugli., p. 170, pi. L. m. 1, n. 2. G.'VDUS dorso tripterygio, ore cirrato, Arted., Sij^i., p. 30, sp. 7. Gadus ^GLEFiNis, Liiiii., p. 435, sp. 1 ; Blocli, pi. 62 ; Giintli., t. IV, p. 332 ; Sclilegel, p. 80, pi. 7, fig. 2. De l'An'on, Duliam., Péch., part. 2, sect. 1, p. 133, pi. 23, fig. 1 ; Donnât., p. 46, pi. 28, fig. 99. Le Gade jEGLefin, Gadus œglefinus, Lacép., t. VII, p. 255. L'Egrefin, Gadus œglefinus, Cuv., Règ. an. ilL, p. 291. Merlangus .EGLEFiNa's, GBp., Cat., n° 383. The Haddock, Yarr., t. I, p. 536; Couch, t. III, p. 62. N. Vulg. : Égrefm, Morue de Saint-Pierre, Morue noire. Long. : 0,035 à 0,60. Chez l'Églefin, les proportions semblent plus variables que dans la Morue; la hauteur du corps est comprise quatre fois et demie à six fois dans la longueur totale. En général, l'anus est placé directement sous le commencement de la deuxième dor- sale, rarement un peu plus en avant. Plus longue que haute, la tête a sa longueur comprise quatre fois à quatre fois et demie dans la longueur totale. Le museau est arrondi. La mâchoire supérieure est plus avancée que l'in- férieure ; elles ont Tune et l'autre des dents en cardes. Le bar- billon de la mandibule est ordinairement très-court. Le diamètre de l'œil mesure environ le quart de la longueur 238 GADIDÉS. do la lèlc, chez les sujets de moyenne taille ; il fait les deux tiers de l'espace préorbi taire. A partir de la tête jusque sous la lin de la deuxième dorsale, la ligne latérale décrit une longue courbure peu sensible, puis elle se continue directement jusqu'à la caudale; elle est bien marquée, noirâtre. Toutes les nageoires impaires sont nettement séparées les unes des autres. La première dorsale commence généralement au- dessus de l'insertion de la pectorale; elle est triangulaire ; plus élevée que les autres nageoires du dos ; sa hauteur l'emporte sur la longueur de sa base. La deuxième dorsale est la plus longue des trois. La première anale finit à peu près dans le même i)lan vertical que la deuxième dorsale. La caudale est légèrement échancrée. Les ventrales sont assez courtes. D. i4 à IG — 21 à23 — 19 ou 20; A. 2toii2o —20 à22;C. 23 ; P. 18; V. 6, Les dorsales et la caudale sont d'un bleu foncé; les anales et les nageoires paires, d'un gris pâle. La partie supérieure du corps est d'un gris foncé; la partie inférieure est blanchâtre, légèrement teintée de gris. Sous la base de la première dorsale, entre la ligne latérale et le bord supérieur de la pectorale est une tache noire très-marquée ; parfois cette tache s'étend au- dessus de la ligne latérale; elle est fort persistante ; elle se voit nettement chez des animaux conservés depuis longtemps dans l'alcool. Habitat. Manche, assez commun. Océan, assez commun jusqu'à l'em- bouchuro de la Gironde; assez rare dans le golfe de Gascogne. Proportions : long, totale 0,3o3; tronc, haut. 0,070, épais. 0,036. Tùlc, long. 0,08f;, haut. 0,061. — Œil, diam. 0,021, esp. préorbit. 0,030, esp. inlerorbit. 0,020. — Mâchoire supérieure, long. 0,029. — Barbillon, long. 0,004. Caudale, long. 0,073; pectorale, long. 0,0o4; ventrale, long. 0,039. Distance du museau ;i : la première dorsale 0,098 ; l'anus 0,140.— Base de la première dorsale, long. 0,041. MERLAN COMiMUN. 239 GENRE 3IERLAN — iMERLJNGUS, Ciiv. Tête ; pas de barbillon à la mâchoire inférieure. Le genre Merlan se compose de quatre espèces bien déter- minées : longue que rinfcrieure. \. M. commun. i longue que la troisième. Ma- ] / courbe en choire supérieure ) ,.^ ' 1 avant... 2. M. jaune. uorsaie | pi^g Ligne P^^is i ^ lâicT^le (droite.... 3. M. no[r. ^ courte que la troisième 4. M. poutassou. LE MERLAN COMxMUN — MERLANGUS VULGAHIS. Syn. : Du Merlan, Ronde!., liv. IX, c. ix, p. 218 ; Duliam,, Pédu, part. 3, sect. 1, p. 138, pi. 22; Donnât., p. i8, pi. 2!), fig. lOô. ASELLUS MOLLIS MAJOU SEL' ALBUS, Wlllugll., p. 170, pi. L. Dl. 1, n. 5. Gadus f/omo fripterygio, ore imberbi, Arted., Sj/n., p. ;U, sp. I. Gadus merlangus, Linn., p. 438, sp. S ; Blocli, p. G5 ; Gunth., t. IV, p. 334 ; Schle- gcl, p. 'i>, pi. 8, fig. 2. Le Gaue merlan, Gadus merlangus, Laccp., t. VII, p. 281. Le Merlan commun, Gadus merlangus, Cuv., Hèg. an. ilL, p. 202, pi. lOG, fig. 2. Merlangus vulgaris, CBp., Cat., n" 381. The Whiting, Yan-., t. I, p. 548; Coucli, t. III, p. "i. N. Vulg. : Léaud, île de Ré (Lemarié). Long. : 0,25 à 0,35, quelquefois 0,io. De tous les Gades qui se pèchent sur nos côtes de l'Ouest, le Merlan est sans contredit le mieuxconnu.il a le corps oblong, comprimé. La hauteur du tronc est contenue cinq à six fois dans la longueur totale. La peau est couverte de petites écailles, minces et molles. L'anus est placé sous le milieu de la première dorsale. La longueur de la tête mesure le quart environ de la longueur totale. Le museau est avancé, légèrement conique. La bouche est grande. La mâchoire supérieure est plus longue que la man- dibule; elles sont toutes les deux munies de dents fort inégales ; elles ont de longues dents fortes, crochues, écartées, entre les- 2i0 GADIDÉS. (Iiit'llos s'en trouvent {l'autros plus petites, et beaucoup plus nombreuses. Sous chacune des branches de la mandibule est une série de six a liuit por(>s très-visibles. Suivant la taille des animaux, le diamètre de l'œil est compris quatre fois à quatre fois et demie dans la longueur de la tcMe ; il fait les deux tiers, ou peu s'en manque, de resi)ace préorbilaire. L'iris est argenté. Les ouvertures de la narine sont grandes, voisines l'une de l'autre, phis rapprochées de l'orbite que du bout du museau. En avant, la ligne latérale est placée sur le tiers supérieur de la hauteur du corps ; elle dessine, jusque sous la deuxième dor- sale, une longue et faible courbure, puis elle se continue directe- ment jusqu'à la caudale ; sur le frais elle paraît jaunâtre. Les nageoires impaires sont bien séparées les unes des autres. Des trois dorsales la deuxième est de beaucoup la plus longue ; elle compte dix-huit à vingt-deux rayons; elle en a un nombre à peu près égal à celui de la troisième. D. lia IG —18 à 22 — 19 à 21 ; A.30 à3i — 20 à2i; C.30;P. 19 ou 20 ;V. fi. Les dorsales sont d'une teinte pâle légèrement jaunâtre ; les anales sont pâles, avec un très-fin pointillé brunâtre, et une bordure blanchâtre. La caudale est grisâtre à son origine, brune en arrière, La pectorale est d'un jaune très-clair nuancé de brun à son extrémité ; à la partie supérieure de sa base est une tache brune qui remonte sur le flanc; parfois cette tache est peu mar([uée, et môme elle peut manquer complètement. La ventrale est blanchâtre. Le dos est gris verdâlre ou jau- nâtre ; les côtés sont d'un blanc souvent teinté de jaune ; le ventre est blanc argenté. Habitat. Manche, Iros-commun. Océan, Iros-commun jusqu'à l'cinbou- chiiri' (le la Gironde; moins commun dans le golfe de Gascogne. Proportions : long, totale 0,:il8 ; tronc, haut. 0,0;;9, épais. 0,034. Tèle, long. (),i)lH, haut. 0,(»ii2. —Œil. diam, 0,019, esp, préorbit. 0,030, esp, interorhil. 0,019. — MAchoire supérieure, long. 0,03o, Nageoires, long, : première dorsale 0,039; deuxième dorsale 0,004; troi- sième dorsale 0,0 13 ; caudale 0,0:12; pectorale 0,OiJO; ventrale 0,03 L — Dis- tance entre la deuxième dorsale et la: première 0,013; troisième (i,007. MERLAN JAUNE. 241 LE MERLAN JAUxNE OU LIEU — MERLANGUS POLLACHIUS. Syn. : Asellus Huitixgo-Pollachius, Willagh., p. IGT. Gadus dovso tripteri/gio, ore imberbi, Arted., Syn., p. 35, sp. 3. Gabus POLLACHIUS. Liiiii., p. 439, sp. 10; Blocli, pi. 68; Giintli., t. IV, p, 338;SchIe- gel, p. 74, pi. 7,fig. 4. Du Lieu, Duliara., Pêch., part. 2, sect. 1, p. 121, pi. 20; Bonnat., p. 48, pi. 30, fig. 107. Le Gade pollack, Gadus pollachius, Lacép., t. VII, p. 27 i. Le Lieu o?< Merlan jau.ne, Gadus pollachius, Cuv., Règ. an., 1817, t. II, p. 214, Règ.an. ill., p. 293. Pollachius typus, CBp., Cat., n" 378. The Pollack, Yarr., t. I, p. 559; Couch, t. III, p. 80. N. vulg. : Colin, Cherbourg, Granville ; Égrefin, marché de Paris. Long. : 0,bO à 1,00, quelquefois 1,30. De forme oblongue, le corps du Lieu est assez comprimé; il est couvert de très-petites écailles. La hauteur du tronc est contenue quatre fois et quart à cinq fois dans la longueur totale. L'anus est placé sous la moitié antérieure de la première dorsale. La tête est comprimée, aplatie en dessus, formant une espèce de pyramide à quatre pans ; sa longueur, mesurée du bout du museau au bord postérieur du battant operculaire, est comprise quatre fois à quatre fois et demie dans la longueur totale. Le museau est large; la bouche, grande. La mâchoire supérieure est plus courte que l'inférieure ; elles portent l'une et l'autre des dents assez fines, très-oiguës, plus nombreuses à la mâchoire supérieure qu'à la mandibule. Le maxillaire supérieur est en partie caché par le sous-orbitaire quand la bouche est fermée ; il se prolonge, en arrière, jusqu'à la verticale tangente au bord antérieur de l'orbite. Chez les sujets de moyenne taille, le diamètre de l'œil est contenu quatre fois et quart à cinq fois dans la longueur de la tète; il mesure les trois cinquièmes de l'espace préorbitaire. L'iris est d'un brun jaunâtre, ou d'un blanc doré. Les ouvertures de la narine sont voisines l'une de l'autre ; l'orifice antérieur est plus rapproché de l'orbite que du museai» m. 16 242 GADIDÉS. Uno muqueuse rosée tapisse la chambre respiratoire. Les pièces operculaires sont peu distinctes les unes des autres ; elles sont couvertes de petites écailles, ainsi que les joues. L'opercule se termine en pointe mousse. A partir de la tète jusque sous le commencement de la deuxième dorsale, la ligne latérale décrit une courbure allongée, puis elle se continue directement vers le milieu de l'insertion de la caudale. La première dorsale prend naissance un peu en arrière de la verticale élevée sur le milieu de la longueur de la pectorale ; elle est triangulaire ; la deuxième dorsale est plus longue que les autres; elle est trapézoïde, ainsi que la troisième. La première anale commence sousla moitié postérieure de la première dorsale ; à la base, elle porte une bande de petites écailles. La caudale est peu écbancrée. Les ventrales sont beaucoup plus courtes que les pectorales. D. H à 13 — dC à 19— 15 à 17; A. 24 à 2G— IG à 18; C. 7/32/5 ; P. 17 ; V. 6. Chez les jeunes, les deux premières dorsales ont le fond azuré, traversé de deux bandes orangées; la troisième est de même teinte, mais ne porte qu'une seule bande orangée; ces nageoires sont lisérées de brunâtre; les anales sont rougeâlres, bordées do brun; la caudale est d'un rougeàtre teinté de brun ; les nageoires paires sont rougeàtres; il y a souvent une petite tache noire à l'aisselle de la pectorale ; le dos est rouge grisâtre ; les côtés sont rougeàtres, avec plusieurs rangées de taches ar- gentées, à peu près arrondies; le ventre est d'un rouge clair; parfois les taches argentées n'existent pas, et les côtés sont d'un gris argenté, avec un pointillé noirâtre. Chez les adultes, les nageoires sont d'un gris brunâtre plus ou moins foncé; le dos est d'un vert jaunâtre, ou d'un gris foncé à reflets jaunâtres ; les flancs sont gris argenté; le ventre est blanchâtre. Habitat. Manche, commun. Océan, très-commun, côtes de Rrotagne, du Poitou ; frolfc de Gascogne, assez commun, Arcachon, Saint-Jean-de-Luz. Proportions : long, totale 0,510; tronc, haut. 01 10. MERLAN NOIR. 243 Tête, long, à partir du museau, 0,121, de la mâchoire inférieure 0,130; haut. 0,100. — Œil, diam. 0,026, esp. préorbit. 0,043, esp. interorbit. 0,029. — Mâchoire supérieure, long. 0,S2. Nageoires, long.: première dorsale 0,0o2; deuxième dorsale 0,086; troi- sième dorsale 0,0(U ; caudale 0,087 ; pectorale 0,064 ; ventrale 0,030. — Dis- tance entre la deuxième dorsale et la : première 0,023 ; troisième 0,024. LE MERLAN NOIR OU COLIN — MERLANGUS CABBONARIUS. Syn. : Colfisch Anglorum, Bell., p. 133. AsELLUs NIGER, Cole-fish, Willugh., p, 1G8, pi. L. m. 1, n. 3. Gadus dorso tripteri/gio, imberbi, Arted., Sî/?i., p. 34, sp. 2. Gadus carbonarius, Linn., p. 438, sp. 9; Bloch, pi. CG ; Costa, Fn. NapoL; Schle- gel,p. 72, pi. 7, fig. 3. Gadus vikens, Lion., p. 438, sp. 7 ; Gûnth., t. IV, p. 339. Le Colin, Duliam., Pèc/i., part. 2, sect. 1, p. 125, pi. 21, fig. 1 ; Donnât., p. 48, pi. 29, fig. lOG. Le Sey, Gadus virens, Bonnat., p. 48 ; Lacép., t. VH, p. 274. Le Gade colin, Gadus colinus, Lacép., t. VIT, p. 271. Le Merlan noir, Gadus carbonarius, Cuv., Règ. an. ilL, p. 293. , POLLACHIUS CARBONARIUS, CBp., Ccif., n° 377. Pollachius virens, CBp., Cat., n" 379. Merlangus carbonarius, Canestr., Fn. Ital., p. 155. The Coalfish, Yarr., t. l, p. 554 ; Couch, t. IIL p. 84. YouNG Coal-Fish or Green Cod, Yarr., t. I, p. 557. Green Pollack, Couch, t. III, p. 87. N. vulg. : Charbonnier; Grelin ; Merlan vert. Long. : 0,-io à 0,oO, quelquefois 0,80. Pendant fort longtemps les ichthyologistes ont pensé que le Colin et le Sey constituent deux espèces distinctes ; on remarque, en effet, entre le Colin, qui est l'animal adulte, et le Sey, qui est le jeune, des dissemblances assez grandes soit dans l'en- semble des formes, soit dans le système de coloration. La hau- teur du tronc est contenue quatre fois et quart à quatre fois et trois quarts dans la longueur totale, La peau est couverte de petites écailles. L'anus est sous la fin de la première dorsale, quelquefois même un peu en arrière. Chez les adultes, la longueur de la tête est ordinairement plus grande que la hauteur du corps ; chez les jeunes, il n'y a parfois aucune différence entre les deux dimensions. Le museau est arrondi. La muqueuse tapissant la bouche et la chambre 244 r.ADIDKS. respiratoire est noirâtre ou d'un bleu très-foncé. La mâchoire sujiérit'ure est plus courte que l'inférieure ; chez les jeunes, la mandibule est à peine plus avancée que la mâchoire supérieure ; elles portent l'une et l'autre des dents en cardes. Suivant la taille des animaux, le diamètre de l'œil mesure les deux tiers ou les quatre ciiKpiièmes de l'espace préorbitaire, La ligne latérale est droite, bien iir]r(|uée, blanchâtre. Les nageoires impaires sont bien séparées les unes des autres. La première dorsale est triangulaire ; la deuxième est plus longue que les autres. La première anale paraît commencer à peine plus en avant que la deuxième dorsale. La caudale est tronquée, ou légèrement échancrée. I). 12 à 14 — 20 à •22 — 20 à 22 ; A. 2i à 27 — 20 à 22 ; C. 2G ; P. 20 ou 21 ; V. 6. Les dorsales, la caudale et les pectorales sont, chez les adultes, d'un brun plus ou moins foncé; les autres nageoires sont gri- sâtres; la région supérieure du corps est noirâtre ; la région inférieure est d'une teinte moins foncée. Chez les jeunes, la co- loration est verdâtre, ou d'un gris jaunâtre. Il y a généralement une tache noirâtre à l'aisselle de la pectorale. Habitat. Manche, assez rare. Océan, assez commun sur la cùto de Bre- tagne, baie d'Audierne ; beaucoup plus rare au-dessous de la Loire ; il est quelquefois pris dans le golfe de Gascogne, Arcachon. Proportions : long, tolale 0,2o4; tronc, haut. 0,0o6, épais. 0,035. Télé, long. 0,050, haut. 0,046. —Œil, diani. 0,012, csp. préorbit. 0,0lo, esp. interorbit. 0,014. — Mâchoire supérieure, long. 0,020. Nageoires, long. : première dorsale 0,02o ; deuxième dorsale 0,041) ; troi- sième dorsale 0,030; caudale 0,012; pectorale 0,033; ventrale 0,020. — Dis- tance entre la deuxième dorsale et la : première 0,010; troisième 0,012. MERLAN POUTASSOU. 245 LE MERLAN POUTASSOU — MERLANGUS POUTASSOU. Fig. 176. Syn. : Gade merlan, Gadus niorlangus, Riss., Ichfh., p. 116. Merlangus POUTASSOU, Merlan poutassou, Riss., Hist.nat., p. 227. Gadus melanostomus, Nilsson, Skandin. Fn., t. IV, p. 556. Merlangus melanostomus, Valenc, Collect. Muséum. Merlangus communis, Costa, F?i. Napol. ; Canestr., Fn.IfaL, p. 154. Merlangus poutassou, CBp., Cat., n» 380; Gunth., t. IV, p. 338. Merlangus vernalis, Canestr., Ai'chiv. zooL, 1863, t. II, p. 352. CoucHS Whiting, Yarr., t. I, p. 551. Poutassou, Coucli, t. III, p. 77. N. vulg. : Gros Poutassou, Nice; Merlan, Cette. Long. : 0,20àC,3o. Des naturalistes d'un talent incontestable, Costa, Canestrini, regardent le Poutassou comme étant de même espèce que le Merlan des côtes occidentales de l'Europe ; cependant il existe entre ces animaux des différences tellement prononcées qu'il est facile, à première vue, de les distinguer l'un de l'autre. Chez le Poutassou, l'anus est placé plus en avant que la première dorsale. Le corps est couvert de petites écailles, minces, généra- lement plus hautes que longues. La hauteur du tronc est con- tenue cinq fois et trois quarts à six fois et demie dans la lon- gueur totale. Beaucoup moins haute que longue, la tète est aplatie en des- sus, assez effilée, écailleuse ; sa longueur est comprise quatre fois à quatre fois et quart dans la longueur totale. Le museau est court, arrondi. La bouche est grande, à muqueuse bleuâtre, ou d'un violet foncé. La mâchoire supérieure est généralement moins avancée que l'inférieure ; elles portent, l'une et l'autre, une bande de très-petites dents, et une rangée externe de dents assez 246 GADIDÉS. fortes, crochues, espacées. Le vomera de chaque côté, ou plutôt sur les angles du chevron, une ou deux dents chez les grands in- dividus, trois ou quatre chez les jeunes, rarement une seule. La mâchoire supérieure dépasse en arrière le bord antérieur de l'orbite. Une tache noirâtre, arquée, se voit ordinairement sur la peau qui recouvre la partie supérieure du globe de l'œil. Liris est d'un jaune argenté assez pâle. Le diamètre de l'œil mesure le quart, au moins, de la longueur de la tète; il est aussi grand, ou peu s'en faut, que l'espace préorbitaire. Les ouvertures de la narine sont très-voisines; elles sont plus rapprochées de l'orbite que du museau. En avant de la narine, il y a souvent un pore assez large. Chez les adultes, la muqueuse de la chambre branchiale est d'un violet très-foncé, presque noirâtre; elle est, chez les jeunes, d'un violet pâle, rosé. Une tache noirâtre, peu marquée, se trouve sur l'opercule. La ligne latérale est droite, rapprochée du profil supérieur. Il existe entre les nageoires du dos une distance à peu près égale, ou supérieure à la longueur de la base de la seconde dor- sale, qui est plus courte que les deux autres ; la première dorsale commence en arrière du plan vertical dans lequel est placé l'anus; elle a, comme la deuxième, une douzaine de rayons; la troisième en compte de vingt-deux à vingt-quatre. La première anale est très-avancée, très-longue; elle est composée de trente- quatre à trente-huit rayons. La caudale est carrée, ou peu échan- crée. Les ventrales sont courtes. D. 12 ou ) 3 — 12 ou 13— 22 à 24; A. 34 à 38 — 20 à 23; C. 5/2b/6; P.20 ; V. 6. Les dorsales sont grisâtres ; les anales, d'un gris pâle ; les pectorales brunâtres. La teinte est d'un gris brunâtre, jjIus ou moins foncé, sur le dos, argenté sur les côtés et le ventre. Une tache noirâtre, plus ou moins marquée, se trouve assez souvent à l'aisselle de la pectorale ; quelquefois elle n'existe que d'un côté ; elle paraît manquer chez les jeunes animaux. MORINIENS. m Habitat. Méditerranée, assez commun, Nice, Cette. Océan ; excessivement rare. Proportions: long, totale 0,295; tronc, haut. 0,050, épais. 0,032. Tôle, long. 0,070, haut. 0,045. — Œ'û, diam. 0,019, Bsp. préorbit. 0,022, esp. interorbit. 0,018. — Mâchoire supérieure, long. 0,032. Nageoires, long. : première dorsale 0,023; deuxième dorsale 0,019, troi- sième dorsale 0,036 ; caudale o,035 ; pectorale 0,Oil ; ventrale 0,26. — Dis- tance entre la deuxième dorsale et la: première 0,020; troisième 0,042. Le Merlan printanier, Merlangus vernalis, Riss. Syn. : Merlangus verxalis, Merlan printanier, Riss., Uist. iiat., p. 228. Meiilakgus vernalis, CBp., Cat., n° 3S2 ; Kaup, Fa7n. Gadidœ, dans Ai-ch. Natttr., Wiegm., Troschel, 1858, t. I, p. 87. Quel est ce poisson décrit par Risso d'abord sous le nom de Gade sey {Ichth., p. 1 14), ensuite sous la dénomination de Merlan printanier? 11 est assez difficile de le savoir. Kaup regarde comme étant de même espèce le M. vernalis de Risso et le M. melanostomus de Valenciennes; c'est une grave erreur; le M. melanostomus de Valenciennes est le M. poutassou de Risso. Voici d'après Risso les caractères spécifiques du Merlan prin- tanier : mâchoires égales ; narines à trois ouverlurcs ; anus rapproché de la tête; corps transparent sur le dos, azuré sur les côtés, et argenté sous le ventre ; nageoires translucides. D. H —20 — 10; A. 24— IS à 20 ; C. 3